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Tuesday, June 01, 2010

Sauvegarde la Casbah d’Alger



La dégradation de la médina d’Alger a atteint son paroxysme, une situation qui témoigne d’une triple marginalisation physique, sociale et économique. L’État a décidé de mettre les grands moyens : 17 BET pour la prise en charge du bâti, 2 BET pour les édifices majeurs, les directions des services publics (VRD) pour la réparation et la mise à niveau, 19 bureaux assistés par le Cneru, 150 entreprises mobilisées. Ce sont là quelques données qui montrent, on ne peut plus clair, que la volonté est de mise pour l’application du plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur du secteur sauvegardé de La Casbah d’Alger (PPSMVSS). Ce plan, dont les grandes lignes ont révélé, lors de la journée organisée dimanche au siège de l’ex-CPVA par la direction de la culture de la wilaya d’Alger, à laquelle ont pris part des représentants de la société civile et des professionnels (architectes restaurateurs), vise à freiner le processus de dégradation et de marginalisation de la médina, mettre en place un processus opérationnel qui intègre La Casbah dans la nouvelle vision de la métropolisation d’Alger, intégrer une démarche concertée basée sur l’écoute qui doit accompagner l’ensemble du projet, tout en impliquant les acteurs socio-économiques.
Le document lu à l’assistance fait part des mesures d’urgence attendues à travers l’application de ce plan, à savoir l’étaiement intérieur et extérieur des constructions, la protection des ruines et des espaces vides, la réparation des fuites d’eau et curage des puits et djeb (réservoirs d’eau de pluie), évacuation des déblais et gravats, renforcement du nettoiement des ordures ménagères, sécurisation des réseaux énergétiques, tout en assurant l’alimentation.
On ne peut évidemment parler de mesures d’urgence sans avancer le diagnostic. Ce dernier, élaboré sur la base d’investigations sur site, menées par des équipes pluridisciplinaires, met en exergue principalement l’état de conservation du bâti et des réseaux, les surélévations et les constructions illicites, les constructions précaires. Il détermine les pathologies et fixe les causes de dégradation. Les mesures d’urgence concernent 36 bâtisses de catégorie 1, au stade de dégradation extrême à conforter de l’extérieur, 53 bâtisses de catégorie 2 murées et 66 à couvrir contre les intempéries, 188 bâtisses de catégorie 3 au stade de dégradation extrême et occupées, à étayer.
Un périmètre de plus de 105 hectares
C’est avec l’avènement de la loi 98/04 relative à la protection du patrimoine que la notion de secteur sauvegardé est née. Mais il faudra attendre 2003 pour que soit promulgué le décret exécutif n° 3/324 d’octobre 2003 relatif aux modalités d’établissement du plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur des secteurs sauvegardés, et enfin l’année 2005 qui voit la délimitation du secteur La Casbah d’Alger. La superficie totale est de 105 hectares, limitée au nord par la rampe Louni-Arezki et la rue Oudelha-Mohamed, à l’est par le môle El-Djefna (quai 7) parcourant dans l’axe six rues avant de rejoindre le Bastion Sud-Ouest de la caserne Ali-Khodja, et à l’ouest la rue Boualem-Bengana. Le secteur sauvegardé, classé patrimoine mondial en 1992, y compris l’Amirauté et une partie du port, déborde sur les communes limitrophes d’Alger-Centre et Bab El-Oued.
Les travaux de mesures d’urgence sont financés par l’État à 100%. La mission est prise en charge par le ministère de la Culture. Le budget a été dégagé en deux phases successives, dont la première à hauteur de 310 millions de dinars et la seconde d’un montant de 370 millions de dinars, soit une enveloppe globale de 680 millions de dinars qui recouvre les travaux, le paiement des BET et les entreprises. Pendant le déroulement des études, l’Unesco a dépêché plusieurs missions de contrôle. Parallèlement, deux représentations consécutives, en 2007 et en 2008, de l’étude en cours de niveau au Cneru et une représentation au niveau de l’Unesco en 2008.
Sur un autre plan, la vieille cité se trouve confrontée à une pollution hydrique urbaine, comme le soulignent les spécialistes. Si, en effet, la problématique de l’habitat, généré par un cadre bâti ancien et délaissé qui ne bénéficie pas des actions d’entretien, de rénovation ou de restauration et qu’en conséquence, La Casbah perd en moyenne 82 logements chaque année par suite d’effondrements, des eaux usées, des eaux ménagères, des eaux de ruissellement provenant des eaux pluviales, entraînant toutes sortes de déchets minéraux et organiques, sont aussi nuisibles, car contenant toutes sortes de bactéries. L’enquête sur le terrain fait ressortir que beaucoup d’avaloirs sont obstrués par des ordures et gravats. L’état d’assainissement interne est catastrophique. Les installations sanitaires ont été modifiées par les habitants. De même que l’utilisation des djeb comme fosses septiques entraîne le risque de cross-connexion entre les eaux potables des puits et celles des fosses.
En plus de ce plan de sauvegarde, un certain nombre de projets de restauration des monuments classés ont été pris en charge, comme la réhabilitation de la Citadelle (en cours), Dar El-Kadi (fin des travaux), du palais Dar Essadaqa (en cours), de la mosquée Ali-Bitchine (en cours), le mausolée Sidi Hlal. À partir de 2002, c’est la réhabilitation de Djemaâ Essafir, Djemaâ El-Barani, Djemaâ Sidi Abdallah, ainsi que les études de restauration des mosquées Ketchaoua, Sidi M’Hamed Cherif, Sidi Ben Ali (en cours depuis 2005). Les palais Dar El-Hamra, Dar Essouf et Dar Mustapha Pacha connurent une opération de réhabilitation, sans oublier le palais Hassan-Pacha en cours de restauration depuis 2005.
À noter enfin que les opérations de sauvegarde de La Casbah ont été lancées au lendemain de l’indépendance du pays. Il y a eu l’Atelier Casbah en 1968, le Comedor en 1972, le POG d’Alger, un projet d’étude et réalisation par une délégation d’experts en 1978 et le PDAU d’Alger, approuvé en 1995, qui a proposé une structuration de la ville d’Alger. Depuis, La Casbah est érigée en centre historique, culturel et touristique. Le wali d’Alger, Mohamed Kebir Addou, qui voue un culte à la mahroussa, accorde une attention toute particulière à la réhabilitation de la vieille cité.
source: Liberte

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