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Le lac Tchad est un grand lac peu profond d'Afrique dont les eaux sont douces, ce qui est rare pour un lac endoréique, c'est-à-dire dont les eaux ne rejoignent pas l'océan. Son rôle économique est très important, car il doit fournir l'eau à plus de 20 millions de personnes des quatre pays limitrophes : le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigeria Le bassin hydrographique du lac est théoriquement de 2 380 000 km², couvrant 7,8% du continent, mais le bassin actif n'est en fait que de 967 000 km². Le principal apport, pour 90 %, vient du fleuve Chari et de son affluent Logone, tous deux issus des montagnes de la République centrafricaine. Le Komadougou Yobé, issu du Nigeria, est affaibli par la présence de deux barrages qui ont fait chuter son débit de 7 km3 à 0,45 km3 par an. Bien qu'il ne participe que pour 10% aux eaux du lac, c'est la séparation provoquée en deux bassins, nord et sud, qui rendit précaire l'alimentation du nord. La perte hydrique en aval des barrages a de plus été compensée par un captage accru des puits. Jadis l'un des plus grands lacs du monde, le lac s'est réduit considérablement pendant les quatre dernières décennies. Dans les années 1960, il couvrait un secteur de plus de 26 000 km². En 2000, il était tombé à moins de 1 500 km². Le déficit de pluviosité combiné à une plus grande utilisation des eaux du lac et des rivières pour l'irrigation – la population du bassin a doublé dans l'intervalle, et l'irrigation a quadruplé entre 1983 et 1994 – expliquent ce recul. Sa faible profondeur, au maximum de 7 mètres, le rend fragile et très dépendant des fluctuations saisonnières. La navigation y est désormais impossible. Le recul du lac dans les années 1970-80 n'a pas eu que des inconvénients. Les nouvelles terres émergées, encore humides, ont permis d'entreprendre des cultures très productives surtout au sud du lac, côté tchadien. Les terres irriguées se montent à 135 000 hectares, dont 100 000 au Nigéria[1]. La NASA a financé une étude sur le lac Tchad dans le cadre de son système d'observation de la Terre. Les variations sont suivies par satellite artificiel, afin de prévenir les riverains des modifications attendues
Dépression nerveuse et schizophrénie, thème d'une rencontre à Alger : La dépression nerveuse chez l'enfant et l'adolescent et la schizophrénie ont constitué, hier à Alger, le thème des travaux de la 3e rencontre de psychiatrie de l'Hôpital central de l'armée (HCA). Organisée par la direction centrale des services de santé militaire du ministère de la Défense nationale, en collaboration avec le HCA et l'Ecole nationale de santé militaire, cette rencontre représente "un espace d'échange d'informations et d'expériences entre les spécialistes du domaine afin de garantir une meilleure prise en charge de cette pathologie", a expliqué le directeur de l'Ecole nationale de santé militaire, M. Souid Mohamed Bachir.Réunissant des acteurs directs de la formation, de la recherche et de la pratique psychiatrique "elle se propose de fixer l'échange nécessaire mais tout aussi critique sur les changements successifs intervenus dans les cursus de formation des psychologues et répondre à la question de savoir si les contenus de cette formation sont en réelle adéquation avec l'évolution de la société algérienne", a-t-il ajouté.S'agissant des questions devant être abordées lors de la rencontre, il a souligné que la dépression nerveuse sera parmi les maladies prédominantes dans les années à venir puisque, a-t-il dit, "d'ici 2020, le monde sera confronté à d'autres paradigmes et pathologies, dont la dépression nerveuse et les traumatismes induits par les guerres et les violences, d’où la nécessité d'y faire face ensemble".A ce titre, Mme Amel Kara, de l'Hôpital central de l'armée, a évoqué dans son intervention la dépression de l'enfant et les différents signes de dépression chez l'enfant, parmi lesquels l'anxiété, l'irritabilité, la panique, l'insomnie, la fatigue et la baisse d'énergie. Elle a précisé que la douleur morale chez l'enfant surgit principalement en classe et spécialement dans la narration, le dessin et le sport. A ce titre, la même spécialiste a plaidé pour une implication plus significative des parents et médecins des unités de dépistage scolaire (UDS) dans le recueil des symptômes de cette maladie à travers des questionnaires qu'ils auront à remplir sur l'état de santé corporel et mental de l'enfant, aussi bien à la maison qu'à l'école, "afin de détecter les changements de comportements le plus rapidement possible". De son côté, Mme Wahiba Rihane, psychiatre dans le même établissement, a indiqué que "la dépression nerveuse est un véritable problème de santé publique qui est à l'origine des échecs scolaires, mais aussi d'un grand nombre de cas de suicide". "Chez l'adolescent, les symptômes sont essentiellement la tristesse, l'agitation, l'agressivité, la colère, l'ennui et en particulier la perte d'estime de soi", a relevé la spécialiste L'adolescent est, selon Mme Rihane, "souvent fragile de personnalité et sensible face aux échecs et aux dépressions ce qui l'incite à se suicider" en utilisant différents moyens "notamment les produits chimiques comme les détergents nocifs, avant de recourir en dernier ressort à se couper les veines". Dans une communication, le Pr. Kacha, psychiatre à l'EHS de Chéraga (Alger), a évoqué l'évolution du concept de "psychoses aiguës" en relevant tout d'abord l'importance du traitement et de la prise en charge des malades mentaux afin de les préserver des rechutes "qui sont souvent imprévisibles". Il a abordé également "la schizophrénie" qu'il a qualifiée de "maladie latente qui provoque le désordre mental et détériore progressivement la fonctionnalité de la raison". Ce spécialiste s'est ensuite interrogé sur la meilleure méthode à apprendre aux résidents de cette filière médicale afin de mieux contrôler cette maladie mentale, améliorer le diagnostic de ses symptômes et la traiter d'une façon
Nikola Tesla (serbe cyrillique: Никола Тесла), né le 10 juillet 1856 à Smiljan, Empire d'Autriche (aujourd’hui en Croatie, et mort le 7 janvier 1943 à New York, États-Unis, d’origine serbe émigré aux États-Unis, est un inventeur et ingénieur, dans le domaine de l’électricité. Il est souvent considéré comme l’un des plus grands scientifiques dans l’histoire de la technologie, pour avoir déposé plus de 700 brevets (qui sont pour la plupart attribués à Thomas Edison)],[2 traitant de nouvelles méthodes pour aborder la « conversion de l’énergie ». Tesla est donc reconnu comme l’un des ingénieurs les plus créatifs de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Pour sa part, il préférait plutôt se définir comme un découvreur. Ses théories, son intérêt et son travail le plus connu, sur l’énergie électrique, l’amèneront à élaborer le courant alternatif, dont il est l’un des pionniers. Tesla s’est beaucoup intéressé au monde moderne et à l’électricité qui était le noyau de ses inventions. Il a exploré de nombreuses questions dans divers domaines de la science et s’en est servi pour améliorer les conditions humaines en se fondant sur les principes de l’évolution de l’industri moderne, tout en recherchant une compatibilité avec la nature. Pourtant nombre de ses travaux sont encore aujourd’hui controversés. Parmi les gens qui s’intéressent à Tesla, beaucoup voient en lui le père des travaux contemporains High frequency active auroral resear program (HAARP). Ces aspects encore mystérieux de la personnalité de Tesla (rayon de la mort) servent parfois de support à certaines recherches scientifiques (énergie du vide). Il aurait selon certains créé une voiture fonctionnant avec l’énergie du vide, qui serait alors captée via une antenne. Tesla a joué un rôle de pionnier dans de nombreux domaines, ce qui lui a valu d’être mal perçu par certains, pour qui l’énergie libre et gratuite pour tous représentait une menace pour leurs intérêts économiques et politiques
A l'occasion de la Saison de la Turquie en France (1er juillet 2009 jusqu'à fin mars 2010), la tour Eiffel sera illuminée aux couleurs de la Turquie début octobre, annonce la mairie de Paris, vendredi. Par ailleurs, tout au long de la période, de nombreuses animations et plusieurs spectacles seront organisés partout dans la capitale.
Créé en 1983, Le parc national d’El-Kala se situe à l'extrême nord-est de l'Algérie. D'une superficie de 76 438 ha, il est bordé au nord par la mer Méditerranée et à l'est par la frontière tunisienne. Il abrite de nombreux lacs et un écosystème unique dans le bassin méditerranéen. Le parc a été classé sur la liste du patrimoine national et réserve de la biosphère par l'UNESCO en 1990
En avril 2008, ce parc est menacé par le tracé d'une autoroute reliant la frontière tunisienne à la frontière marocaine. Si elle venait à se réaliser, cette infrastructure aurait des conséquences désastreuses et irréversibles pour cet écosystème. Diverses actions sont entreprises pour détourner cette autoroute et empêcher ce ravage. Toutefois, la société japonaise chargée des travaux a déjà entamé, sur 17 km, un important défrichage.
Vendredi 10 Juillet 2009 Union pour la Méditerranée : Nouvelle contribution de l'Union européenne [Fenêtre sur l'Europe] La Commission européenne a annoncé aujourd'hui une nouvelle contribution de 72 millions d'euros pour financer en 2009 et 2010 les projets prioritaires de l'Union pour la Méditerranée (UPM), lancée il y a tout juste un an, le 13 juillet 2008, lors du sommet de lancement de cette nouvelle Union censée redonner de l'élan aux relations euro-méditerranéennes. Les 43 chefs d'Etat et de gouvernement avaient alors défini six "projets régionaux concrets". Le coût de ces projets était estimé à plus de 2 milliards d'euros.La Commission a notamment débloqué 22 millions d'euros pour la dépollution de la Méditerranée, 7,5 millions pour la construction d'autoroutes maritimes et terrestres, 5 millions pour le plan solaire méditerranéen, 32 millions pour la FEMIP (Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat qui prête au secteur privé) et 1 million pour l'université euro-méditerranéenne de Portoroz en Slovénie. L'enveloppe totale de 72 millions d'euros porte à 90 millions d'euros la contribution du budget européen à ces projets, qui doivent également être financés par le secteur privé, les Etats participants et la Banque européenne d'investissement.S.M.
Le camion cinéma du Sénégal Un reportage d’Anne Gouraud et Olivier BonnetUne production : France 3 ThalassaÇa se passe quelque part au fin fond de la brousse sénégalaise. C’est l’histoire d’un camion 4X4 unique en son genre, qui sillonne les pistes pour plaider à sa façon la cause de la nature et de l’environnement.La faune et la flore du Sénégal peuvent lui dire merci. Ce camion-cinéma est leur meilleur allié : de film en film, de village en village, il dénonce la surpêche, et le gâchis de la pêche aux ailerons de requins…Il montre aussi le bon exemple en diffusant un documentaire sur la première aire marine protégée du Sénégal : dans l’AMP de Bambung, les poissons grandissent à l’abri des filets des pêcheurs.Ce road movie écologique ne serait pas complet sans incidents de parcours : entre Jean qui siphonne les fonds de réservoirs, le chauffeur Aziz qui se casse le pied et la mangrove qui emprisonne les hommes à marée basse…C’est toute une équipe d’écolos fantasques et motivés que l’on découvre au fil du voyage.
La Suède est un pays du nord de l'Europe qui fait partie de la Scandinavie. Sa capitale est Stockholm et ses 9 223 766 habitants sont appelés Suédois. La langue parlée est le suédois. Le finnois et le sami sont également parlés, principalement dans le nord du pays. Les variations régionales sont fréquentes. La Suède a une frontière avec la Norvège à l'ouest et une autre avec la Finlande au nord-est. Au sud, le Danemark, auquel le pays est relié par le pont de l'Öresund se situe à 4 km au large. Le nord de la Suède est occupé par la Laponie, appelée Sápmi par ses habitants, les Sames, qui furent les premiers habitants du nord de la Scandinavie. La Suède fait partie de l'Union européenne depuis 1995, mais pas de la zone euro. Avec ses 449 964 km2, la Suède est le troisième pays le plus grand d'Europe de l'Ouest. La Suède possède de faibles densités de population, excepté dans les zones métropolitaines. Le taux d'urbanisation est de 84 % alors que les villes n'occupent que 1,3 % du territoire. La sauvegarde de l'environnement et le problème des énergies renouvelables sont généralement la priorité des politiciens, ainsi que d'une grande partie du peuple. La Suède est depuis longtemps un grand exportateur de fer, de cuivre et de bois. L'industrialisation, qui a commencé dans les années 1890, a permis à la Suède de se développer, et d'obtenir constamment de nos jours une bonne place dans les classements européens sur l'Indicateur de développement humain (IDH). La Suède possède de grandes réserves d'eau potable, mais manque de ressources énergétiques fossiles comme le charbon ou le pétrole. La Suède moderne est issue de l'Union de Kalmar, créée en 1397. Le pays fut unifié au XVIe siècle par le roi Gustav Vasa. Au XVIIe siècle, la Suède conquiert de nouveaux territoires. L'empire suédois se forme. Cependant, la majeure partie de ces territoires devront être abandonnés au XVIIIe siècle. Au début du XIXe siècle, la Finlande et d'autres territoires sont perdus. Après sa dernière guerre en 1814, la Suède connaît la paix, adoptant une politique de non-alignement en temps de paix et de neutralité en temps de guerre. Selon l'indice de démocratie de The Economist, la Suède est en 2008 le pays le plus démocratique au monde avec un indice de 9,88/10[1]
L'Australie projette une centrale solaire record (src : ABC, Xinhua) Le gouvernement australien s'apprête à lancer le développement de la plus importante centrale solaire au monde. Le Premier ministre australien Kevin Rudd a annoncé un investissement de 1,4 milliard de dollars australiens (1,1 miliard d'euros) pour la construction d'un parc de production d'énergie solaire. Le projet comprendra jusqu'à 4 centrales qui, selon le Premier ministre, offriront autant de puissance qu'une centrale à charbon. Une puissance installée de l'ordre de 1 000 MW, soit trois fois celle de la plus importante centrale solaire californienne. Son développement s'inscrira dans le cadre du plan australien pour la réduction des émissions de dioxyde de carbone, d'un montant équivalent à 3,3 milliards d'euros. Les sites d'implantation devraient être déterminés dans le courant de l'année prochaine, a précisé le Premier ministre. Ils seront choisis en fonction de la proximité du réseau et de la qualité d'ensoleillement. Kevin Rudd a par ailleurs annoncé que l'Australie intégrerait L'Agence Internationale de l'Energie Renouvelable (IREA), qui regroupe actuellement plus de 80 pays. L'Agence tiendra sa première réunion en juin prochain.
L’autoroute Est-Ouest de l’Algérie achevée avant l’été 2010
La réalisation de l’autoroute Est-Ouest de l’Algérie devrait être achevée avant juillet 2010 selon le ministre des Transports.jeudi 9 juillet 2009. Le ministre des travaux publics, Amar Ghoul, a procédé hier à la mise en service d’un nouveau tronçon de l’autoroute est-ouest de l’Algérie, qui assurera, désormais, la liaison entre les wilayas d’Alger et de Boumerdès. Le ministre a eu également a inauguré la pénétrante de Rouiba vers l’autoroute. Sur linéaire d’une quarantaine de kilomètre, le tronçon autoroutier, réalisé par le groupement chinois CITIC-CRCC, va de la commune d’El-Hamiz (Alger), jusqu’à celle de Larbaatache (Boumerdès). Une livraison que le ministre a estimé d’« anticipée » tant qu’elle intervient un peu plus d’une année avant les délais initialement fixés pour la fin juillet 2010. M. Ghoul a assuré, à l’occasion, que l’autoroute Est-Ouest « sera livrée dans sa totalité avant les délais impartis ». Soulignant dans le même contexte, que le tronçon important, devant assurer la jonction entre Bouira et Boumerdès, sera « bientôt réceptionné » , Ghoul a affirmé que la « priorité » sera donnée à l’autre tronçon devant relier les deux wilayas de Bordj-Bou-Arreridj et Constantine. Accompagné par l’ambassadeur de la république populaire de Chine en Algérie, et des walis d’Alger et de Boumerdès, Ghoul s’est montré satisfait de la qualité des travaux de l’autoroute Est-Ouest. « Tous les tronçons livrés jusque-là répondent aux normes internationales de réalisation » , dira-t-il avant de préciser qu’aucun tronçon autoroutier n’a été livré avant de recevoir une « attestation mondiale de normes de réalisation ». Les projets parallèles à l’autoroute est-ouest de l’Algérie, à savoir les pénétrantes, les stations-services, les aires de repos…), ne sont pas moins importants, d’où l’insistance sur la nécessité d’accélérer la cadence des travaux afin de répondre aux attentes des usagers. Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com D’après le Jeune Indépendant
Près d’un million de logements construits en Algérie depuis 2004
Plus de 912 000 logements ont été construits et livrés en Algérie depuis 2004 selon le ministre de l’Habitat Noureddine Moussa.jeudi 9 juillet 2009. Le nombre de logements livrés en Algérie dans le cadre du programme quinquennal 2004-2009 a dépassé 912 000 unités au terme du premier semestre 2009, alors que 550 000 unités sont en cours de réalisation, selon le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Noureddine Moussa. « Ce résultat nous permet de dire que nous avons dépassé l’objectif de un million de logements escomptés dans le cadre de ce quinquennat », s’est-il félicité, hier à Alger, lors d’une réunion de travail avec les directeurs de l’urbanisme et de la construction, les directeurs de logement et des équipements publics ainsi que les directeurs des OPGI. Le ministre a insisté sur le respect des cahiers des charges qui définissent la qualité et les normes de construction. Par ailleurs, il a instruit les directeurs de l’urbanisme et de la construction de veiller à la finalisation, pendant l’été et le début de l’automne, de tous les travaux relatifs aux réseaux de viabilisation au niveau des sites qui ne sont pas encore aménagés. Evoquant les programmes de l’amélioration urbaine à travers l’Algérie, le ministre a signalé que l’enveloppe de 300 milliards de dinars accordée par l’Etat pour l’exécution de ces programmes a permis, entre autres, de réhabiliter plus de 12 000 sites. En outre, une enveloppe de 12 milliards de dinars a été consacrée en 2009 pour l’aménagement des programmes de logements ruraux, alors que 96 milliards de dinars avaient été affectés depuis 2008 pour la réalisation des réseaux et des équipements d’accompagnement des cités. Estimant que la bataille en termes de quantité est déjà gagnée, le ministre a souligné qu’il faut miser, pour le prochain programme quinquennal 2010-2014, sur le côté esthétique et urbanistique, en tirant l’expérience du programme précédent. Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com D’après le Jeune Indépendant
Autriche : une élue sourde et muette au parlement [Fenêtre sur l'Europe] Une élue handicapée vient de prêter serment au parlement autrichien. Helene Jarmer, Helene Jarmer, sourde et muette, membre des Verts, est la première députée avec ce handicap qui entre dans cette assemblée. La jeune femme de 38 ans prend la place de sa compatriote Ulrike Lunacek qui a été élue le 7 juin dernier au Parlement européen. Les parents de Helene Jarmer étaient sourds et muets mais, elle n'a perdu l'ouïe qu'à l'âge deux ans lors d'un accident de voiture. Elle est professeur de mathématiques et de dessin et elle a suivi des études spécialisées pour les sourds-muets en Autriche et aux Etats-Unis où elle a été diplômée de l'Université de Washington DC en language des signes américain.Elle milite activement pour l'intégration des sourds et muets dans la société autrichienne et en particulier dans le système scolaire depuis une dizaine d'années et a notamment créé un site internet d'information spécialisé.L'élue sourde et muette sera assistée en permanence d'une interprète en language des sourds. Et désormais tous les débats des séances du parlement autrichien seront traduits en language des sourds. Lors de son serment, tous les élus autrichiens l'ont vivement applaudi.Helene Jarmer est la troisième élue sourde et muette en Europe à siéger dans une assemblée, après l'élection du conservateur hongrois Adam Kosa au parlement européen et celle de l'indépendantiste belge flamande Helga Stevens au siège du parlement flamand.
René Tregouët L’électricité européenne viendra t-elle des déserts africains en 2030 ? Peut-être, si l’on en croit un projet très solide développé par une vingtaine de très grands groupes allemands. Ceux-ci vont créer un consortium en vue de développer le plus vaste champ de panneaux photovoltaïques de la planète. Le projet est pharaonique, aussi bien par la démesure des investissements prévus que par les objectifs fixés. Bientôt réunies au sein d’un consortium baptisé Desertec, ces entreprises veulent faire de l’Allemagne le champion incontesté de la lutte contre le réchauffement climatique en accomplissant un vieux rêve : transformer le soleil qui inonde les sables du Sahara en électricité. Les experts estiment à 400 milliards d’euros, l’équivalent d’une centaine de centrales nucléaires de nouvelle génération, le montant des investissements nécessaires sur une période de quarante ans. À elles seules, les méga-installations solaires coûteraient quelque 350 milliards d’euros. Le reste serait utilisé pour construire un réseau haute tension reliant l’Afrique au continent européen, afin de transporter l’énergie produite. Selon les prévisions, les premiers foyers allemands doivent être approvisionnés en électricité africaine d’ici à dix ans. Les initiateurs du projet estiment qu’ils pourraient être en mesure de produire 15 % de l’énergie consommée en Europe d’ici à quinze ans.Le concept est plus que séduisant puisque comme l’explique le physicien Gerhard Knies, inspirateur du projet TREC (Trans-Mediterranean Revewable Energy Cooperation) : “Les déserts chauds couvrent environ 36 millions de km2 sur les 149 millions de km2 de terres émergées de la planète. L’énergie solaire frappant chaque année 1 km2 de désert est en moyenne de 2,2 térawattheures (TWh), soit 80 millions de TWh par an. Cela représente une quantité d’ énergie si considérable que 1 % de la surface des déserts suffirait pour produire l’électricité nécessaire à l’ensemble de l’humanité.” Un projet ambitieux à étudier de près si l’on considère la demande mondiale croissante en énergie.Le Sahara deviendrait dès lors le terrain d’une gigantesque centrale solaire à concentration (CSP) qui alimenterait tout le Maghreb et même l’Europe. Ce plan solaire méditerranéen apporterait à la fois de l’électricité et des ressources financières aux pays d’Afrique du Nord. De plus, cela permettrait de donner à l’Europe une source énergétique susceptible de l’aider à remplir son objectif de 20 % d’électricité propre, contre 8 % aujourd’hui.Enfin, cette centrale pourrait couvrir 15 % des besoins en électricité de l’Europe en 2050. Les centrales solaires thermiques utilisent des centaines de miroirs pour concentrer la lumière du soleil dans l’eau. Cela produit de la vapeur d’eau qui peut à son tour faire tourner les turbines. Et ce sont ces turbines qui génèrent l’électricité. Les centrales solaires thermiques à concentration sont donc particulièrement adaptées pour des régions chaudes et sèches comme le désert du Sahara.Parmi les entreprises fondatrices du consortium, Deutsche Bank, E.ON, RWE et Siemens ont d’ores et déjà confirmé leur participation. Plusieurs ministères allemands, des responsables de la Commission européenne et du Club de Rome participeront à la réunion de lancement.« Nous voulons lancer cette initiative, afin de pouvoir poser sur la table des plans concrets d’ici deux à trois ans, a expliqué Torsten Jeworrek, président du conseil de surveillance de Munich Re à la Süddeutsche Zeitung. Nous sommes très optimistes quant à la participation de l’Italie et de l’Espagne. Nous avons aussi reçu des signaux encourageants d’Afrique du Nord. » « Desertec est un projet visionnaire et très excitant. Une surface de 300 kilomètres sur 300 kilomètres dans le Sahara, équipée de miroirs paraboliques suffirait pour couvrir les besoins en énergie de la planète entière », explique-t-on chez Siemens.Torsten Jeworrek juge qu’« à long terme le réchauffement climatique est un problème plus inquiétant que la crise financière ». D’après lui, le coût pesant sur les compagnies d’assurances lié aux catastrophes naturelles provoquées par le réchauffement climatique augmente de 3 à 4 % par an et deviendra insupportable à terme. En 2008, l’indemnisation de ces catastrophes a coûté 200 milliards de dollars aux assureurs.Selon la Fondation Désertec, le projet pourrait se réaliser dans les années à venir si les responsables politiques en créent les conditions. En effet, les contraintes ne sont pas seulement techniques : d’une part, les centrales doivent être installées dans des pays stables politiquement pour garantir la sécurité de l’approvisionnement en électricité ; d’autre part, il faut trouver les moyens de financer des investissements colossaux, d’autant que le projet est supposé pouvoir s’auto-financer à long terme.Au départ, il aura bien entendu besoin d’une sécurité d’investissements, par exemple une garantie d’achat à un prix fixé. Mais l’électricité ne doit pas être subventionnée dans la durée. Desertec devrait être concurrentiel d’ici 10 à 15 ans, selon Torsten Jeworrek.L’idée du projet Desertec est née au sein d’un réseau mondial de scientifiques, de responsables et d’entrepreneurs, le TREC, qui l’a développée en collaboration avec la branche allemande du Club de Rome. Le Centre allemand de recherche aérospatiale (DLR) a mené des études techniques, financées par le Ministère allemand fédéral de l’Environnement.L’étude a permis de conclure qu’en moins de 6 heures, les zones désertiques du globe reçoivent du soleil la quantité d’énergie que l’humanité consomme en une année. La fondation Désertec s’est ainsi lancé le défi d’exploiter cette énergie inépuisable à un coût raisonnable. Le projet prévoit la construction de vastes centrales solaires thermiques à concentration (CSP) en divers points d’Afrique du Nord.Les études ont montré qu’il suffirait d’installer des champs de collecteurs solaires sur environ 0,3 % des surfaces désertiques du globe pour couvrir l’ensemble des besoins mondiaux en énergie. En complément, il est prévu d’exploiter l’énergie éolienne le long de la côte marocaine et en Mer Rouge, et d’utiliser d’autres techniques solaires, telles que le photovoltaïque concentré.Quant au transport de cette électricité solaire jusqu’en europe, la technologie HVDC (High Voltage Direct Current) permet de transporter l’électricité sur des milliers de km en limitant fortement les pertes. Elles sont seulement de 3 % pour 1000 km à un coût standard (Les pertes peuvent être davantage réduites, jusqu’à 0,3 % pour 1000km, mais à un coût plus élevé).La perte globale du transfert Afrique du nord / Europe (3000km) est donc d’environ 10,5 à 11 %. D’après le groupe suisse/suèdois ABB, leader mondial de l’HVDC, le transfert HVDC de l’électricité solaire saharienne vers l’Europe (700 TWh) conduit à une augmentation du kWh CSP d’un demi centime d’euro, ce qui est presque négligeable. Un réseau connectant l’Europe, l’Afrique du nord et le Moyen-Orient est tout à fait envisageable techniquement, de plus, la technologie HDVC permet de réaliser des réseaux électriques très stables.Un projet de production et de transport d’électricité solaire est déjà à l’étude entre l’Algérie et l’Allemagne. D’une puissance de 6 000 Mégawatts, il nécessiterait l’installation d’un câble long de 3 000 km qui, partant de la ville de Adrar, traversera la Sardaigne, l’Italie du Nord et la Suisse pour atteindre Aachen (Aix-la-Chapelle).Le projet « Desertec » est tout sauf utopique, si l’on considère l’augmentation inexorable du prix des énergies fossiles, l’urgence d’une réduction massive des émissions mondiales de gaz à effet de serre et les progrès technologiques remarquables intervenus en matière de technologies solaires depuis 20 ans. En outre, un tel projet pourrait constituer le moteur durable d’un nouveau partenariat euro-africain et permettre enfin le décollage économique d’une des régions du monde les plus pauvres mais qui détient pourtant les gisements inépuisables d’énergie propre dont notre continent aura besoin au cours de ce siècle.
8ème Forum du Parlement Européens des Jeunes (PEJ) [Fenêtre sur l'Europe] Le forum du Parlement Européen des Jeunes ouvrent ces portes aujourd'hui à Fontainebleau. Comme chaque année, le Parlement Européen des Jeunes (PEJ-France) organise son Forum d’été. Pour cette 8e édition, plus de 150 jeunes, venus de toute l’Europe, se donnent rendez-vous entre le 9 et le 15 juillet prochain à Fontainebleau, ville de naissance du PEJ.Le forum est composé de trois temps forts : - le teambuilding, ensemble de jeux permettant aux jeunes de mieux se connaître ;- le travail en commission, temps de réflexion et de proposition organisé en groupes thématiques ;- l’assemblée plénière, débat et mise au vote des propositions rédigées par les différentes commissions.Les jeunes participants prendront notamment position sur les priorités de la nouvelle législature du Parlement européen et de la nouvelle mandature de la Commission européenne (2009-2014)Des moments de détente, festivités et échanges culturels, jalonneront ce forum, avec la tenue d’un Eurovillage, le vendredi 10 juillet au soir et d’un Euroconcert le mardi 14 juillet
E.ON poursuit l'exploitation du solaire en France (src : E.ON) Après la mise en service récente de sa première centrale solaire en France, près de Lauzet, le groupe allemand E.ON poursuit son installation sur le marché français avec le rachat de l'entreprise Conhillac Energies. E.ON a annoncé mardi le rachat de cette société fondée à Corbière en 2005. Elle est spécialisée dans l'installation clé en main de panneaux solaires, et loue des toitures, notamment aux agriculteurs. Elle enregistrait 500 000 euros de chiffre d'affaire en 2008. Ce nouvel investissement d'E.ON en France s'inscrit dans un programme d'investissement massif dans les énergies renouvelables : le groupe allemand prévoit en effet 8 milliards d'euros d'investissement dans les EnR entre 2007 et 2011. Cela devrait lui permettre d'atteindre les 10 GW de capacité mises en service d'ici 2015. 35 % de sa capacité installée devrait ainsi provenir de sources renouvelables en 2035, dont 25% à partir du vent, de la biomasse et du biométhane, et 10% d'hydroélectricité.
Une société d'énergie verte pour la Flandre (src : Het Nieuwsblad et De Standaard, via Belga) La Flandre compte se doter de sa propre société énergétique, consacrée au développement de la production d'énergie renouvelable. Le gouvernement flamand consacrera 515 millions d'euros dans cette société, baptisée provisoirement Vl.Energie. Dans un premier temps, la société devrait regrouper les participations du gouvernement dans différentes sociétés d'énergie renouvelables : La Société de participations flamande (PMV) est copropriétaire de Thenergo et de Biofer. Cette opération représente 315 millions d'euros. De plus, une injection de capital de 200 millions d'euros pourrait être réalisée, révèlent les quotidiens Het Nieuwsblad et De Standaard. Vl.Energie pourrait alors entrer au capital d'Aspiravi, société d'énergie éolienne, et à celui d'Enfinity (solaire). Lundi, la proposition était examinée en deuxième lecture, envisageant les aspects financiers. Un accord politique avait été conclu la veille.
Turquie : la Suède va devoir gérer le désaccord avec Paris [Fenêtre sur l'Europe] Le chef de l'Etat français a réitéré son opposition à l'intégration de la Turquie dans l'UE. En visite le 3 juillet à Stockholm où il a rencontré le Premier ministre suédois et président en exercice du Conseil européen Fredrik Reinfeldt, Nicolas Sarkozy a rappelé que, s'agissant de la Turquie, il était favorable à une association mais pas à une intégration.Le président français a indiqué que son pays ne s'opposerait pas à l'ouverture de nouveaux chapitres de négociation avec la Turquie sous présidence suédoise, à condition que ces chapitres permettent l'association, pas l'intégration. Pour sa part, M. Reinfeldt a souligné que la position de son pays n'avait pas changé. La Suède est l'un des plus fervents partisans d'une adhésion de la Turquie
Premier essai réussi pour le Métro d'AlgerPar ali idir , le 05/07/2009 réactions : 9 Les préparatifs pour la mise en service de la première ligne de 9 km du Métro d'Alger ont franchi dimanche 5 juillet une étape supplémentaire. Un essai dynamique a été réalisé pour la première fois sur toute la ligne, de la station Tafourah jusqu'à celle de Hai El Badr. Le voyage, qui a duré 9 minutes, s'est déroulé dans de bonnes conditions. L'essai a eu lieu, avec une rame de six voitures, en présence du ministre des Transports Amar Tou, selon la radio chaîne III. M. Tou a déclaré que « cette ligne sera mise en service avant la fin de l'année », selon la même source. Le président Abdelaziz Bouteflika devait prendre part à cet essai, mais le Chef de l'Etat était absent pour des raisons familiales. Comme nous l'avions révélé, son frère, malade, est hospitalisé à Genève, en Suisse.La ligne N°1 du métro d'Alger est constituée de dix stations. Elle reliera la Grande Poste à Hai El Badr, en passant par Khelifa Boukhalfa, la place du 1er mai, Aissat Idir, El Hamma, le jardin d'Essai, les Fusillés, la cité Amirouche et la cité Mer et Soleil. Les dix stations de la Ligne1 du Métro d'Alger seront surveillées par un important dispositif de sécurité constitué de 400 policiers, une centaine d'agents RATP El Djezair et des caméras de surveillance, selon des sources proches de l'Entreprise du métro d'Alger (EMA). Le français RATP est en charge de l'exploitation et de la maintenance du Métro d'Alger durant une période de huit ans à partir de sa mise en service. Cet important dispositif de sécurité est destiné à prévenir d'éventuels attentats terroristes et à lutter contre la délinquance. La sécurité dans le métro constitue en effet la principale préoccupation des Algérois. La capitale est particulièrement ciblée par les groupes terroristes et la délinquance dans ses rues a pris ces dernières années des proportions alarmantes, avec la multiplication des vols et des agressions. Les rames fabriquées par le groupe espagnol CAF passeront chaque trois minute, dans une première étape, et circuleront de 5H jusqu'à 23H30. Elles sont constituées de six voitures chacune pouvant transporter jusqu'à 1290 passagers dont 210 en places assises. Les quatorze rames qui circuleront sur la ligne Une de ce métro peuvent transporter entre 150.000 et 200.000 voyageurs par jour.Les Algérois peuvent découvrir leur métro, dont les maquettes sont exposées depuis samedi 4 juillet, à la station du 1e mai.
Istanbul fait voyager Lille et l'Europe le long du Bosphore Créé le 02.07.09 à 03h04 Mis à jour le 02.07.09 à 03h04 « Frontières invisibles ». S'il y a une ville-symbole de cette expo du Tri postal, c'est Istanbul. La cité de la Sublime Porte est habitée, plus que traversée, par les frontières. Entre deux continents, sur le Bosphore, entre la terre et la mer, entre l'Occident et l'Orient, les anciens et les modernes, les laïcs et les religieux, la tradition et l'ouverture : les points de passage sont sa raison d'être. Comme au temps de Constantinople, la ville attire de nouveau les coeurs et les investisseurs, les curieux et les envieux. « Depuis une dizaine d'années, les étrangers qui viennent ici repartent vraiment avec les yeux qui brillent. Ils sont séduits de l'intérieur », remarque Korhan Gümüs, architecte en charge de l'urbanisme dans le cadre d'Istanbul 2010, capitale européenne de la culture. Est-ce la porte d'entrée de l'Asie en Europe ? Un comptoir européen en Asie ? Quel rôle joue le Bosphore ? Korhan Gümüs a sa réponse : « La mer est un lien, pas une frontière. » A voir le ballet incessant des ferries entre les rives de la ville, on dirait que les Stambouliotes dansent sur le Bosphore plus qu'ils ne le traversent - pour le prix d'un ticket de métro. D'ailleurs, le chantier du tunnel ferroviaire qui doit relier l'Asie à l'Europe s'est arrêté... sur des vestiges de l'ancien port de Constantinople. Sur la terre ferme, c'est la frontière intérieur-extérieur qui est prise d'assaut : comme les chats que la ville affectionne, les Stambouliotes aiment les ambiances cosy, le nez dehors. Ce sont des fanatiques des terrasses en tous genres. Exquise ambiance XIXe au pied du palais impérial Dolmabahçe, tablées estudiantines dans les petites rues bon dées de Beyoglu, chaises en plastique tendance popu à Kadikoy, côté asiatique, tapis et thé à volonté en face de l'ancien phare Kiz Kulesi, qui marque l'entrée du détroit... Istanbul, ce sont ces rendez-vous multiples, aucune classe sociale n'en a fait son territoire. Toute la population s'y mêle le soir en une Movida à l'orientale, sans frénésie. « Ici, tout le monde va partout », résume Levent Akman, percussionniste du groupe turc pop-funk-dub Baba Zula. Sa compagne a ouvert un bar à vins (bio !) sur cinq étages, dans une maison traditionnelle en plein coeur du quartier de pêcheurs Besiktas. Dans la rue, on croise des ménagères qui reviennent du marché aux poissons, des étudiants qui amorcent leur soirée et des Roms, dont certains sont installés à dix dans une seule pièce depuis la destruction de leur quartier. La musique déborde encore de plusieurs échoppes après 3 h du matin. « On peut à peu près tout faire, il n'y a pas de pression de la religion, explique Murat Ertel, leader de Baba Zula. Bon, évidemment on ne peut pas vraiment boire de vin en pleine rue dans le quartier traditionnel de Fatih, mais c'est à peu près tout. » Le DJ Murat Maric, qui mixe pop et funk au club ultra-branché Babylon (lire ci-contre), acquiesce : « En Turquie la frontière culturelle passe à Ankara. A l'ouest, tout est plus ouvert ». Olivier Aballain, envoyé spécial à Istanbulphotos : olivier touron
ISTANBUL CORRESPONDANCE Avec le sourire et quelques bons mots, le nouveau ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, a lancé la Saison culturelle de la Turquie en France, en compagnie de son homologue turc, Ertugrul Günay, mardi 30 juin à Paris. "C'est la Turquie nouvelle et sa saisissante diversité que les Français vont connaître", a déclaré M. Mitterrand dans son premier discours de ministre.
Plus de 400 événements artistiques, scientifiques et économiques seront organisés de juillet à mars 2010 à travers la France. Mais les préparatifs de cette "saison turque", dont l'idée remonte à 2006, sous la présidence de Jacques Chirac, auront été pollués jusqu'au dernier moment par les bisbilles politiques entre les deux pays. La communication, difficile au sein du comité mixte d'organisation - Culturesfrance et la Fondation d'Istanbul pour la culture et les arts -, et le financement de certains volets, demeuré incertain jusqu'au dernier moment, en ont souffert. En France, la promotion de la saison turque a été discrète, après avoir été repoussée de plusieurs mois pour cause d'élections européennes... Au sein de l'organisation, on remarque également que la Turquie a droit à moins d'attention que la saison russe, programmée pour 2010. Deux semaines à peine avant l'ouverture, le bouillant premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, avait même posé la question à la télévision : "Devons-nous y aller ou pas ?" Il menaçait de tout annuler à la dernière minute, s'en prenant ouvertement à Nicolas Sarkozy et à la campagne menée en France ces dernières semaines, contre l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. A-t-il vraiment hésité ? Au cours d'une réunion ministérielle, dans la soirée du 17 juin, Egemen Bagis, le ministre chargé des négociations avec l'Union européenne, et Ertugrul Günay, celui de la culture, sont parvenus à infléchir la position de M. Erdogan. "Le gouvernement a décidé de continuer, c'était une décision critique, témoigne un diplomate turc. Il faut voir cette Saison culturelle comme une branche d'olivier brandie pour améliorer les relations franco-turques", estime-t-il. Les relations entre les deux pays étaient déjà fragilisées depuis 2000 par la reconnaissance française du génocide arménien. Puis les sorties répétées de M. Sarkozy sur la situation géographique de la Turquie - "Si elle était européenne, ça se saurait" - ont été perçues comme autant d'humiliations. Le ressentiment est grand dans un pays dont les élites culturelles sont largement francophiles. L'impopularité du président français en Turquie bat même des records. Selon le sondage publié le 29 juin par World global Opinion, 7 % des Turcs ont confiance en M. Sarkozy, et 73 % s'en méfient. Guillaume Perrier
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