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commission européenne 欧盟委员会

Commission européenne: "Commission européenne"

Friday, February 04, 2011

Mr le président Nicolas Sarkozy Union pour la Méditerranée (UPM) est toujours "indispensable"



L'Union pour la Méditerranée, "morte-né"
Nicolas Sarkozy a répété vendredi soir que son Union pour la Méditerranée (UPM) est toujours "indispensable". Pourtant le secrétaire général de l'organisation a démissionné le 26 janvier et, aujourd'hui, c'est le coprésident de l'UPM, Hosni Moubarak, qui se trouve sur la sellette. L'heure du (dépôt de) bilan semble avoir sonné.

"Devant la situation en Egypte, non seulement l'Union pour la Méditerranée est nécessaire, mais elle est indispensable." A en croire sa déclaration lors de sa conférence de presse au Conseil européen, vendredi soir, Nicolas Sarkozy croit encore à son bébé. Pourtant, les événements récents en Tunisie et Egypte semblent signer le deuil des ambitions euro-méditerranéennes du président français. Depuis son lancement en grande pompe le 13 juillet 2008, l'Union pour la Méditerranée (UPM) ne parvient pas à résoudre la double équation diplomatique et économique. Le coup de grâce est intervenu le 26 janvier dernier, avec la démission du secrétaire général de l'Union –basé en Tunisie–, le Jordanien Ahmad Massa'deh.

La déstabilisation et le départ annoncé –au plus tard en septembre 2011– d'Hosni Moubarak semblent rendre encore plus illusoire cette perspective. "Les protagonistes de l'UPM sont plutôt dans l'expectative", avoue Josselin de Rohan, sénateur du Morbihan et ancien patron du groupe UMP de la Haute-Assemblée, joint par leJDD.fr. L'Egypte, qui tient la coprésidence de l'UPM avec la France, est devenue de fait la pierre angulaire de l'organisation. "L'erreur fondamentale est d'avoir tout misé sur l'Egypte", affirme d'ailleurs Yves Aubin de la Messuzière, ancien ambassadeur de France en Tunisie. Axel Poniatowski, qui préside la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, est plus optimiste: "L'UPM n'est pas une question de personne et peut continuer d'exister après Hosni Moubarak", déclare-t-il au JDD.fr. Mais le remplaçant de l'actuel chef d'Etat égyptien conditionnera l'avenir de l'Union.

La faute à Israël?
Si l'Egypte a autant de poids, c'est avant tout parce que le régime d'Hosni Moubarak constitue un garant indispensable à la participation d'Israël dans l'UPM. "La coexistence entre l'Etat hébreu et les pays arabes reste le principal problème de la structure", explique Axel Poniatowski, qui estime toutefois qu'"intégrer Israël donne une chance supplémentaire au processus de paix au Proche-Orient". "De toute façon, exclure Israël de l'UPM, ce serait nier l'existence d'un pays qui compose pourtant le pourtour méditerranéen", balaie Antoine Basbous, directeur de l'Observatoire des pays arabes, joint par leJDD.fr. Reste que six mois après le lancement de l'UPM, le blocus de gaza par l'Etat hébreu a paralysé l'ensemble de l'organisation.

Mais il serait réducteur de résumer les maux de l'UPM au seul conflit israélo-palestinien. L'Union est un étrange attelage qui rassemble des démocraties européennes et des régimes autoritaires. Nicolas Sarkozy voulait privilégier la coopération. La paix politique grâce au développement économique en quelque sorte. Mais l'actuel président français s'est placé en contradiction avec son prédécesseur. Jacques Chirac avait en effet été à l'origine du processus de Barcelone, qui avait le même objectif que l'UPM mais fixait des exigences en matière de droits fondamentaux. "En créant l'UPM, on a sanctuarisé de fait des régimes de clans dont l'unique objectif est de conserver le pouvoir", déplore Antoine Basbous.

L'heure du bilan?
Le chef d'Etat français s'est ainsi décrédibilisé dans l'ensemble des pays arabes, en se mettant a contrario des aspirations démocratiques croissantes de certains peuples. "Les pays arabes ont davantage une approche pragmatique qu'une vision politique", nuance Axel Poniatowski, assurant que la France est toujours un partenaire naturel des pays maghrébins. Mais aujourd'hui, les Tunisiens comme les opposants égyptiens rejettent l'UPM, trop associée à l'ancien président Ben Ali ou à Hosni Moubarak. "Pour mettre en commun des projets, il faut avoir des valeurs communes", considère Antoine Basbous.

Que faire de l'Union pour la Méditerranée? L'ensemble des acteurs s'accordent à dire que "c'était une belle idée". "Mais entre le dire et le faire, il y a de la marge", souffle Josselin de Rohan. Des accords sur l'énergie solaire, le trafic maritime et les transports routiers. Une conférence sur l'eau en avril 2010. Il suffit de se rendre sur la page de l'UPM, sur le site Internet du quai d'Orsay, pour se rendre compte qu'en deux ans-et-demi d'existence, le bilan est un peu maigre. "La plupart des pays arabes ont le souhait de relancer l'UPM, certains projets de coopération, comme celui sur l'assainissement, leur étant essentiels", assure Axel Poniatowski. L'Elysée parage ouvertement l'espoir de relancer l'Union. "Mais cette belle idée est irréalisable", tranche Antoine Basbous, qui qualifie l'UPM de "projet mort-né". A mettre au compte des échecs de Nicolas Sarkozy.
"Devant la situation en Egypte, non seulement l'Union pour la Méditerranée est nécessaire, mais elle est indispensable." A en croire sa déclaration lors de sa conférence de presse au Conseil européen, vendredi soir, Nicolas Sarkozy croit encore à son bébé. Pourtant, les événements récents en Tunisie et Egypte semblent signer le deuil des ambitions euro-méditerranéennes du président français. Depuis son lancement en grande pompe le 13 juillet 2008, l'Union pour la Méditerranée (UPM) ne parvient pas à résoudre la double équation diplomatique et économique. Le coup de grâce est intervenu le 26 janvier dernier, avec la démission du secrétaire général de l'Union –basé en Tunisie–, le Jordanien Ahmad Massa'deh.

La déstabilisation et le départ annoncé –au plus tard en septembre 2011– d'Hosni Moubarak semblent rendre encore plus illusoire cette perspective. "Les protagonistes de l'UPM sont plutôt dans l'expectative", avoue Josselin de Rohan, sénateur du Morbihan et ancien patron du groupe UMP de la Haute-Assemblée, joint par leJDD.fr. L'Egypte, qui tient la coprésidence de l'UPM avec la France, est devenue de fait la pierre angulaire de l'organisation. "L'erreur fondamentale est d'avoir tout misé sur l'Egypte", affirme d'ailleurs Yves Aubin de la Messuzière, ancien ambassadeur de France en Tunisie. Axel Poniatowski, qui préside la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, est plus optimiste: "L'UPM n'est pas une question de personne et peut continuer d'exister après Hosni Moubarak", déclare-t-il au JDD.fr. Mais le remplaçant de l'actuel chef d'Etat égyptien conditionnera l'avenir de l'Union.

La faute à Israël?
Si l'Egypte a autant de poids, c'est avant tout parce que le régime d'Hosni Moubarak constitue un garant indispensable à la participation d'Israël dans l'UPM. "La coexistence entre l'Etat hébreu et les pays arabes reste le principal problème de la structure", explique Axel Poniatowski, qui estime toutefois qu'"intégrer Israël donne une chance supplémentaire au processus de paix au Proche-Orient". "De toute façon, exclure Israël de l'UPM, ce serait nier l'existence d'un pays qui compose pourtant le pourtour méditerranéen", balaie Antoine Basbous, directeur de l'Observatoire des pays arabes, joint par leJDD.fr. Reste que six mois après le lancement de l'UPM, le blocus de gaza par l'Etat hébreu a paralysé l'ensemble de l'organisation.

Mais il serait réducteur de résumer les maux de l'UPM au seul conflit israélo-palestinien. L'Union est un étrange attelage qui rassemble des démocraties européennes et des régimes autoritaires. Nicolas Sarkozy voulait privilégier la coopération. La paix politique grâce au développement économique en quelque sorte. Mais l'actuel président français s'est placé en contradiction avec son prédécesseur. Jacques Chirac avait en effet été à l'origine du processus de Barcelone, qui avait le même objectif que l'UPM mais fixait des exigences en matière de droits fondamentaux. "En créant l'UPM, on a sanctuarisé de fait des régimes de clans dont l'unique objectif est de conserver le pouvoir", déplore Antoine Basbous.

L'heure du bilan?
Le chef d'Etat français s'est ainsi décrédibilisé dans l'ensemble des pays arabes, en se mettant a contrario des aspirations démocratiques croissantes de certains peuples. "Les pays arabes ont davantage une approche pragmatique qu'une vision politique", nuance Axel Poniatowski, assurant que la France est toujours un partenaire naturel des pays maghrébins. Mais aujourd'hui, les Tunisiens comme les opposants égyptiens rejettent l'UPM, trop associée à l'ancien président Ben Ali ou à Hosni Moubarak. "Pour mettre en commun des projets, il faut avoir des valeurs communes", considère Antoine Basbous.

Que faire de l'Union pour la Méditerranée? L'ensemble des acteurs s'accordent à dire que "c'était une belle idée". "Mais entre le dire et le faire, il y a de la marge", souffle Josselin de Rohan. Des accords sur l'énergie solaire, le trafic maritime et les transports routiers. Une conférence sur l'eau en avril 2010. Il suffit de se rendre sur la page de l'UPM, sur le site Internet du quai d'Orsay, pour se rendre compte qu'en deux ans-et-demi d'existence, le bilan est un peu maigre. "La plupart des pays arabes ont le souhait de relancer l'UPM, certains projets de coopération, comme celui sur l'assainissement, leur étant essentiels", assure Axel Poniatowski. L'Elysée parage ouvertement l'espoir de relancer l'Union. "Mais cette belle idée est irréalisable", tranche Antoine Basbous, qui qualifie l'UPM de "projet mort-né". A mettre au compte des échecs de Nicolas Sarkozy.

Gaël Vaillant - leJDD.fr

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