阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门

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指出了圖像訪問阿爾及爾規劃信息

羅伯特·舒曼先生和歐洲的“歐洲不會在一夜之間發生,也順利......”

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Sunday, July 11, 2010

Algerie Biodiversité et patrimoine, deux atouts à valoriser





Le débat sur le tourisme revient comme un leitmotiv à chaque début de saison estivale. On parle alors exclusivement de tourisme balnéaire comme si celui-ci se limite uniquement à la baignade et à la mer.
«Toute la politique touristique de la wilaya est systématiquement réduite à la préparation de la saison estivale», critique le président de l’Assemblée populaire de wilaya (APW).
Pourtant, la région recèle un tas d’autres attractions et de curiosités qui peuvent aisément booster le secteur. Une certaine prise de conscience commence cependant à se manifester çà et là pour encourager l’écotourisme et le tourisme culturel. Les initiatives pionnières du mouvement associatif dans ce registre ont eu des échos aguichants. L’expérience de la restauration du village traditionnel de Djebla (Beni Ksila, côte ouest) a ouvert la voie à la mise en valeur de ce patrimoine.
Bénéficiant d’une aide de l’Union européenne, dans le cadre d’un projet d’appui aux associations, le village renoue avec sa vocation de station dédiée à l’écotourisme.
Bon nombre de maisons sont déjà entièrement restaurées. «Reconstruction des pans de murs tombés, crépissage, boiserie, soupente…Tout a été remis dans son état initial. Seules les étables ont changé de vocation, elles ont été reconverties en sanitaires ; unique dérogation d’ailleurs prise par mesure d’hygiène notamment, à l’endroit de l’architecture traditionnelle kabyle», annoncent fièrement les promoteurs de ce projet qui s’attendent à recevoir leurs premiers clients au cours de l’été prochain. Aït Amar Ouzeguène, un autre village pittoresque de la région d’Akbou, a également réédité cette expérience louable pour s’offrir une seconde jeunesse. A Tizi n’Berber, sur les hauteurs d’Aokas, une entreprise similaire a été récemment lancée par le comité du village. D’autres hameaux, plantés au milieu d’une nature luxuriante, innovent aussi en instituant des manifestations populaires ouvertes au grand public. Le festival agreste de Djoua (Boukhelifa), la fête de la poterie traditionnelle d’Aït S’maïl (Taskriout), celle de l’artisanat et de la vannerie à Barbacha, pour ne citer que ces trois événements, s’inscrivent dans cette logique de promotion de la villégiature en haute montagne.
Du coup, des sites naturels et historiques sont proposés pour la visite. Cascades, falaises abruptes, vestiges anciens, forêts peuplées d’animaux sauvages, lacs et retenues d’eau attirent les excursionnistes et les amateurs de la nature. La déconcentration des espaces culturels (musée de l’eau à Toudja) et la valorisation des stations thermales et climatiques existantes contribuent aussi à cette diversification naissante de l’offre touristique.
La seule fausse note dans cette dynamique embryonnaire reste incontestablement la dégradation des routes et des voies d’accès qui desservent ces zones montagneuses souvent enclavées. L’intervention de l’Etat dans ce domaine précis a été, à maintes fois, sollicitée par les citoyens et leurs représentants au sein des comités de village. L’appel attend toujours une réponse à la hauteur des attentes et des espoirs nourris çà et là.
K. A.

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