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Commission européenne: "Commission européenne"

Sunday, June 20, 2010

Une lettre de Mr le président Barack Obama aux membres du G20 : « Priorité à la reprise »



A quelques jours du sommet de Toronto, Barack Obama a mis en garde les autres membres du G20 contre le risque de freiner la relance en optant pour des mesures d'austérité excessives

PIERRE DE GASQUET, Les Echos
DE NOTRE BUREAU DE NEW YORK


L'Europe aurait tort de compromettre la reprise mondiale par une politique d'austérité précipitée. C'est, en substance, le message qu'a voulu faire passer Barack Obama dans une lettre adressée à ses partenaires du G20 à quelques jours du sommet de Toronto. Tout en exhortant ses alliés européens à ne pas freiner prématurément l'effort de relance, le président américain a insisté sur la nécessité de réaffirmer une « unité d'objectif » face à un éventuel ralentissement de l'activité économique et un fléchissement de la confiance. Une manière de réaffirmer la priorité absolue à la croissance face au risque de fragmentation du consensus au sein du G20. En revanche, Barack Obama a qualifié d « étape constructive » la décision de la banque centrale chinoise, annoncée ce week-end, d'assouplir le taux de change du yuan en mettant fin à son indexation sur le dollar.
« Nous devons être flexibles pour ajuster le rythme de la consolidation en tirant les leçons des erreurs importantes du passé où le retrait prématuré des plans de relance s'est traduit par de nouvelles épreuves économiques et une récession », souligne Barack Obama dans sa lettre publiée vendredi par la Maison-Blanche.
Cadrage
Sans nier la nécessité de poursuivre une politique fiscale crédible « à moyen terme », en réaffirmant notamment son intention de réduire de moitié (de 10 % à 5 % du PIB) le déficit budgétaire américain d'ici à 2013, et à 3 % du PIB en 2015, le président américain estime que « notre priorité absolue à Toronto doit être de sauvegarder et de consolider la reprise ».
La lettre de cadrage de Barack Obama vise à mettre en garde les Européens sur l'impact de leurs politiques de coupes budgétaires excessives. Elle reflète certaines divergences potentielles sur l'agenda de Toronto. Alors que Paris, Berlin et Londres ont tous opté pour des plans de réduction du déficit, l'administration Obama milite encore pour l'adoption au Sénat d'un nouveau plan de relance bis de 55 milliards de dollars pour l'emploi. Une priorité justifiée dans la lettre de Barack Obama par la nécessité de ne pas laisser la croissance « faiblir ou perdre de la vigueur ». Sur la réforme financière, il réaffirme la nécessité d'adopter de nouveaux ratios de capitaux plus contraignants pour les banques et de renforcer la régulation des marchés dérivés, mais sans faire allusion à la taxe sur les transactions et les activités bancaires défendues par Berlin et Paris.
Sans cacher sa préoccupation face à « la faiblesse de la demande du secteur privé », Barack Obama s'inquiète aussi de la forte dépendance aux exportations de certains pays, qui affichent de larges excédents extérieurs. Son appel en faveur de taux de change « flexibles » déterminés par le marché semble, dans un premier temps, avoir été entendu par Pékin. Tout en se félicitant de cette décision, qui a été communiquée à l'avance à Washington, le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, a insisté sur sa « mise en oeuvre vigoureuse ». Une manière de souligner que Washington ne se contentera pas de promesses verbales en la matière.

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