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commission européenne 欧盟委员会

Commission européenne: "Commission européenne"

Friday, February 25, 2011

Mr le président Nicolas Sarkozy refonder l'UPM l'Union pour la Méditerranée 2011


Par Charles Jaigu
Sarkozy promet de revenir «en famille» en Turquie

Le chef de l'État s'est efforcé de calmer la grogne des Turcs et a évoqué un «compromis possible» avec l'Union européenne.

À Ankara

Nicolas Sarkozy est arrivé à Ankara vendredi dans une ambiance de crise larvée, après les sorties martiales du premier ministre, Recep Tayyip ­Erdogan, qui a déploré la visite de «seulement» six heures du président français et stigmatisé son refus d'une adhésion de la Turquie. Il en est reparti dans un climat beaucoup moins belliqueux, après avoir accepté de revenir pour une visite d'État, «en famille», dès cette année si possible. «J'accepte avec enthousiasme», a dit Sarkozy, en émettant le vœu de visiter Istanbul.


«La franchise de l'amitié»

L'objectif de cette visite de travail était avant tout de préparer le rendez-vous du G20, à Cannes, en novembre prochain. «Les Turcs ont une diplomatie à 360 degrés, ils estiment qu'ils ont leur mot à dire sur tous les sujets du G20», assurait vendredi l'entourage du chef de l'État pour justifier cette visite, considérée comme risquée par son entou­rage. Au final, un séminaire sur la régulation du prix de matières premières devrait se tenir en Turquie «au mois d'avril», a annoncé Nicolas Sarkozy. Mais les Turcs et les Français avaient bien autre chose en tête: la présence du président français était l'occasion de s'expliquer sur le refus d'une entrée de la Turquie en Europe.

«Depuis dix-neuf ans, aucun président français n'était venu en Turquie», a rappelé Nicolas Sarkozy lors de la conférence de presse conjointe avec son homologue Abdullah Gül. Il a fait valoir que lui, au moins, a accepté de venir s'expliquer en Turquie «avec franchise», mais «en ami». «Encore faut-il que les dirigeants aient le courage de venir» , a-t-il glissé, en allusion à ses prédécesseurs. «Entre l'adhésion et l'association, il y a un chemin d'équilibre et un compromis possibles», a aussi plaidé Sarkozy. Il a avancé que la ­France ne s'opposait pas pour le moment à la poursuite de la négociation: «Nous avons ouvert deux chapitres sous la présidence française», a-t-il rappelé. Et si les négociations sont aujourd'hui au point mort, «ce n'est pas la France» qui en est la cause, a encore expliqué Sarkozy. Il a notamment rappelé que c'est la Commission européenne qui a gelé le processus tant que le gouvernement turc refusera de reconnaître la partie grecque de Chypre.


«Refonder l'UPM»

Il s'agissait aussi du premier déplacement de Nicolas Sarkozy dans un pays proche des zones de turbulences du Maghreb et du Moyen-Orient. L'occasion, pour lui, de proposer «une relance» de l'Union pour la Méditerranée portée avec faste sur les fonds baptismaux en juillet 2008, mais paralysée depuis. «Le temps est sans doute venu de refonder l'UPM. Jusqu'à présent et depuis la guerre, nous traitions avec des régimes autoritaires, sans alternative crédible», a-t-il analysé, en annonçant qu'il souhaitait demander «la réunion d'un Conseil européen sur cette question».

«C'est un tournant historique que personne n'avait prévu», a-t-il lancé, en visant notamment les commentaires qui couvrent d'éloges la diplomatie américaine et regrettent une France restée «sans voix». «Vous voulez que nous décidions à la place des Tunisiens et des Égyptiens ?», a-t-il interrogé, en mettant en garde contre toute tentative de récupération venue de Washington ou d'ailleurs, car «ce qui se passe au Moyen-Orient appartient d'abord aux peuples du Moyen-Orient». Il s'est notamment étendu sur les massacres perpétrés en Libye par le régime du colonel Kadhafi. «M. Kadhafi doit partir», a-t-il martelé. En ajoutant que la France souhaitait que l'on saisisse la Cour pénale internationale. Il s'est en revanche opposé à toute intervention militaire : «Il faut être prudent et ne pas donner de crédibilité à ceux qui crient au complot de l'étranger», a-t-il observé.

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