PATRICK LE BERRIGAUD EUROPE fédérale/UNION POUR LA MEDITERANNEE consultant ingenieur conseil
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Clôture du Salon régional des petits métiers Le salon a été une occasion, à travers les produits exposés par les 72 participants issus de 12 wilayas du pays, de mettre en relief la diversité d’opportunités d’emploi et de créativité à travers les travaux manuels et petits métiers et a permis d’encourager les jeunes à s’investir dans ce domaine d’activité. Il a été question également de valoriser, tout au long de ce salon qui a servi aussi d’espace de promotion commerciale des produits de petites activités, le travail accompli par de nombreux jeunes ayant monté des micro-projets avec l’appui de l’Agence nationale de gestion du micro crédit (Angem). La salle d’exposition de la Chambre de commerce et de l’industrie «M’zi» de Laghouat a, à cette occasion, abrité des ateliers de petits métiers propres aux régions de Laghouat, Djelfa, Médéa, M’sila, Ghardaïa, Tiaret, El-Bayadh, Tissemsilt, Tamanrasset, Adrar, Ain-Defla, Blida. Ces ateliers ont porté notamment sur l’habit et l’artisanat traditionnels, la verrerie, la céramique, l’art du sablage, le tissage, la draperie, la cuniculture, et l’apiculture. Le coordinateur de l'Angem de la wilaya de Aïn-Defla a mis en exergue ‘’le succès» du salon qui a offert, a-t-il dit, un cadre de rencontre, non seulement entre promoteurs, mais aussi entre différents types de petits métiers. Il a cité en exemple, à ce propos, la symbiose entre promoteurs de projets, qui, lors d’une rencontre artistique à l’issue du salon, ont mis en avant l’art de la décoration sur verre d’un exposant de Aïn-Defla qui a vu son produit embelli par une touche artistique d’un dessinateur de Laghouat et d’un autre ton d’empreinte tenté par un artiste de Blida. Pour le coordinateur de l'Angem de la wilaya de Ouargla, l’attrait suscité par le salon reflète aussi l’intérêt montré par les jeunes aux mécanismes du dispositif de l’Agence, en plus du cadre de rapprochement qu’il a créé entre les artisans de différentes régions du pays. Selon des responsables de l’Angem, le salon de Laghouat sera suivi de rencontres similaires à échelles régionale et nationale, et d’une exposition internationale. Agence 03-02-2010
Renouveau rural, patrimoine et entité culturelle par Abdessalem Lakhdar *
L'Algérie s'est engagée depuis l'année 2000, dans un vaste programme de modernisation de son économie. Le secteur de l'Agriculture, longtemps marginalisé et fragilisé par la succession de réformes qui l'ont touché, n'a pas du reste été épargné par les événements qui ont secoué le pays durant une quinzaine d'années, et a bénéficié d'une attention particulière de la part des décideurs politiques. C'est ainsi qu'un Plan National de Développement Agricole fût adopté. Cette stratégie d'intervention avait permis, certes, la relance effective des activités et des investissements dans le secteur agricole, mais sa réussite était confrontée à la fragilité et à la marginalisation de la société rurale, composée en général de paysans sans ressources suffisantes. Dans certaines régions du pays, la superficie des exploitations est comptabilisée en mètres carrés, alors que la politique de développement agricole était centrée essentiellement sur l'exploitation agricole et «l'acte de production», laissant de côté les aspects non agricoles, tels que la santé, la scolarisation, ainsi que d'autres petites activités agro-sylvo-pastorales, en somme génératrices de revenus. Conscient que le développement de l'agriculture ne peut se concevoir dans un milieu pauvre et mal préparé à valoriser son potentiel et ses ressources humaines et naturelles, le Gouvernement algérien a élargi en 2002, les missions du secteur agricole à celles du développement rural. La stratégie nationale de développement rural durable élaborée à cet effet, à partir de 2003, tente de définir la voie à suivre en vue d'harmoniser les interventions sectorielles et les rendre plus compatibles avec les réalités et les conditions socio-économiques des populations rurales partenaires à part entière du processus de développement engagé. Cette démarche se propose de «... fournir les modalités d'une revitalisation progressive des zones rurales par le biais d'une valorisation des activités économiques et des patrimoines naturels et humains».(1) Le recentrage et l'adaptation de la politique de développement agricole et rural a permis de mieux cibler les activités à développer concernant le développement rural. Notions et concepts liés au milieu rural Les notions d'espace ou de monde rural implique plus qu'une simple délimitation géographique ; elles se réfèrent à tout un tissu économique et social, comprenant un ensemble d'activités les plus diverses. Outre sa fonction de cadre de vie et d'activité économique, l'espace rural présente des fonctions vitales pour toute la société. En tant que zone tampon et espace de régénération, il est indispensable pour l'équilibre écologique, et il devient de plus en plus un lieu d'accueil privilégié pour les citadins en quête de repos. Or, le monde rural algérien a subi, depuis l'indépendance, une série de transformations et de mutations profondes, fragilisant l'équilibre qui existait entre ses différentes fonctions. Face à cette évolution, l'Algérie a opté depuis 2002 à la promotion d'un développement rural, qui maintient et réinstaure, dans certains cas, les fonctions historiques du monde rural. Trois préoccupations fondamentales ont guidé les choix en matière de développement rural : À La cohésion économique et sociale; À L'ajustement de l'agriculture aux réalités économiques du pays; À la protection de l'environnement et le maintien du patrimoine naturel du pays; C'est ainsi que sont nés les projets de proximité de développement rural intégré, qui sont à la fois pluridisciplinaires dans leur conception et plurisectoriels dans leur application. Ils sont réfléchis et conduits en étroite concertation avec les populations rurales. L'expérience confirme largement, que l'on ne peut réussir des programmes de développement rural sans impliquer ceux qui sont directement concernés. Terroir, environnement et patrimoine Le terroir, ou d'une façon plus générale, l'espace territorial d'une communauté, est un point de passage incontournable dès que l'on se propose d'intervenir dans la gestion des ressources naturelles. Cet espace constitue le fondement de l'existence des communautés, il forme leur base économique, il est un reflet de leurs structures sociales, il témoigne des relations de pouvoir entre les lignages et les individus, il constitue la référence identitaire des membres d'une même communauté, qui se différencient des autres lignages. Pour comprendre la construction du patrimoine d'une société, il est nécessaire d'avoir une vue d'ensemble des structures sociales de cette communauté, de son organisation, des activités qu'elle développe pour subsister, comment sont menées ces activités, l'organisation du travail, le rapport qu'elle entretien avec l'environnement. (2) Ces interactions aident à comprendre l'emprise de la société traditionnelle sur le comportement des individus. Parmi les objectifs énoncés dans la politique du renouveau rural, l'on peut déceler facilement les efforts qu'entreprend l'Etat en vue de : À D'instaurer une équité sociale entre les différentes régions du pays et entre les différentes catégories sociales; À La réduction de la pauvreté; À L'amélioration de la sécurité alimentaire; À La durabilité de l'environnement; À L'égalité de genre; À La participation des populations à leur propre développement. La protection de l'environnement naturel non seulement pour sa fonction écologique de régénération, mais comme atout particulier pour un développement progressif du tourisme, de l'agriculture et de la sylviculture, jouant à cet égard un rôle clé. Conserver le patrimoine culturel (architectural, folklorique, etc...) qui peut également constituer un élément clé dans le développement du tourisme. De l'antiquité préromaine à la veille de la conquête française, les collectivités humaines du Maghreb ont élaboré des civilisations agraires et des formes d'organisation sociale remarquablement adaptées tant aux contraintes du milieu qu'aux vicissitudes du contexte politique et économique. Quel que soit le mode d'habitat et de mise en valeur du milieu, les collectivités humaines recourent à une gamme de techniques extrêmement diversifiées mais présentant au moins deux points communs : l'adaptation étroite aux conditions écologiques et la faible productivité. Ces deux caractéristiques sont liées aux contraintes climatiques. Par ailleurs, l'organisation sociale contribue à entretenir la cohésion et la solidarité des groupes humains face aux multiples aléas qui limitent leur activité et menacent parfois leur survie. La discipline et la solidarité collective s'appliquent également à la conservation du patrimoine naturel : terres de culture ou de parcours, forêts, ressources en eau. Dans une étude intitulée «réinventer la Jma'a » et publiée en 1985, Pau Pascon fait l'histoire des pâturages au Maroc, il écrit entre autres «... Dans certaines fractions des Aït-Bougmez, se perpétuent encore actuellement des disciplines dont la pertinence et l'efficacité avaient été signalées par J-DRESCH, au début des années 1950 (DRESCH, 1953) ; les bois de chêne conservent des réserves de fourrages pour les périodes de neige et l'on veille à ce que les mêmes arbres ne soient ébranchés que tous les 3 ou 5 ans ». vert et de genévrier sont mis «en agdal », c'est-à-dire que le débranchage y est interdit, y est interdit en temps normal : le tagbiet. La dégradation des parcours dans certaines régions du Maroc est liée en grande partie, selon l'auteur, à la dissolution de l'ancienne organisation sociale, et à l'auteur de conclure «... la réhabilitation des milieux pastoraux ne peut se faire sans prendre l'appui sur la connaissance empirique des populations locales ». La connaissance des patrimoines ruraux vise leur préservation et leur valorisation, en vue d'en faire une source de revenus aux populations chargées de la sauvegarde de ces précieux «trésors ». Alors, quels sont ces patrimoines matériels et immatériels dont la préservation constitue une préoccupation majeure ? Quels sont ces «pans » de l'histoire civilisationnelle et culturelle des communautés rurales algériennes qui les différencient les unes des autres, et des communautés rurales d'autres pays ? Quelles sont ces façons de faire et ces savoir-faire, paysans parfaitement adaptés au milieu dans lequel ils sont exécutés et qui respectent l'environnement ? Ce sont autant de questions auxquelles les chercheurs et les agents de développement, qui s'intéressent au renouveau de l'économie agricole, tenteront de répondre et de matérialiser à travers des projets de développement rural intégrés. * Ingénieur agronome DPGS en vulgarisation agricole Note: 1. Stratégie de développement rural durable MDDR, juillet 2004. 2. Développement rural «la pauvreté cachée » Robert Chambers 1990. Un symbole nommé Germaine Tillion* 0 fois lus -->
Le CET de Mezaourou, une solution pour réduire la pollution à Ghazaouet
Le traitement des déchets solides est aujourd'hui une problématique à prendre en charge sérieusement. Dans la wilaya de Tlemcen et plus particulièrement à Ghazaouet, le centre d'enfouissement technique de Mezaourou constitue une solution pour la réduction des nuisances de la pollution. Dans ce sens, le ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Environnement et du Tourisme, Cherif Rahmani a insisté lundi sur l'achèvement de ce centre, situé dans la commune de Souahlia, pour permettre d'enfouir d'abord les 400.000 tonnes de résidus solides se trouvant actuellement à l'air libre à Ghazaouet. Il a ajouté que les autres aspects de pollution causés par l'usine d'Alzinc de Ghazaouet "doivent faire l'objet de beaucoup d'efforts afin de réduire leurs effets sur l'environnement et la santé de la population". De son côté, le P-DG de l'entreprise Alzinc a affirmé que la mise à niveau de l'outil de production de son entreprise et son adaptation aux critères de l'environnement constitue une "priorité" pour la réduction des nuisances dans la région. "Ce programme est devenu incontournable puisqu'il permet à l'usine de s'adapter en termes d'environnement et de préserver l'activité industrielle très importante pour la région et pour l'économie nationale", a-t-il estimé. L'usine Alzinc, qui rejetait des déchets liquides et gazeux, avait entamé en 1987 des programmes visant la neutralisation de ces déchets nocifs pour les habitants de la ville de Ghazaouet qui ont longtemps souffert des effets de la pollution atmosphérique. Le coût des investissements de 1987 à ce jour relatifs à la dépollution entamée par l'entreprise, est de 1.290 millions de DA, a-t-on indiqué. Le ministre en visite de travail et d'inspection dans la wilaya de Tlemcen s'est enquis également du fonctionnement du centre d'enfouissement technique, réalisé ces dernières années dans la région de Saf Saf (commune de chetouane), pour traiter les déchets urbains du grand Tlemcen. Sur place, M. Rahmani a appelé les responsables locaux du secteur à optimiser l'exploitation de ce CET, devant recevoir plus de 160 tonnes de déchets par jour. Il a ensuite pris connaissance de l'état d'avancement des schémas directeurs de gestion des déchets solides urbains dont le nombre est de six dont quatre sont déjà achevés, à savoir ceux du groupement urbain de Maghnia, de Ghazaouet-Nedroma, du groupement de Tlemcen et de Remchi. Les schémas des régions des hauts-plateaux de la wilaya ainsi que celui de Honaine sont en voie de lancement, a-t-on signalé. Ces schémas rentrant dans le cadre du programme national de gestion intégrée des déchets ménagers, ont pour objectif principal l'éradication des décharges sauvages et la réalisation de centres d'enfouissement technique pour les déchets ménagers.
Emploi : L'Union européenne va développer le microcrédit [Fenêtre sur l'Europe] La préoccupation quant aux taux de chômage élevés dans l'Union européenne a dominé la réunion du Conseil informel sur l'emploi et la sécurité sociale, qui s'est tenue les jeudi 28 et vendredi 29 janvier à Barcelone. Les ministres se sont accordés sur le besoin de chercher des stratégies plus concrètes et à court terme afin de répondre à ce problème, sans pour autant négliger la réflexion de fond en vue des politiques générales de la décennie, a expliqué le ministre espagnol du Travail, Celestino Corbacho, après avoir présidé les réunions."Le défi consiste à passer à l'action de façon immédiate et la Commission européenne (CE) travaille dès à présent sur une mesure concernant les microcrédits destinés aux jeunes entrepreneurs. Il existe une certaine possibilité d'arriver à un accord immédiat, le plus rapidement possible", a notamment M. Corbacho.L'idée est de destiner près de 100 millions d'euros sous forme de petits crédits à des personnes en difficulté, comme les jeunes et les chômeurs de longue durée, en fonction de critères non pas économiques, mais sociaux.
Du 15 au 20 février à Tamanrasset : Festival international pour les arts de l'Ahaggar
Les préparatifs de la 1ère édition du festival international Abalessa-Tin Hinan pour les arts de l’Ahaggar prévue du 16 au 20 février "vont bon train" à Tamanrasset, a-t-on appris hier, des organisateurs. Selon les responsables de l’Office du Parc National du Parc de l’Ahaggar (OPNA), ce festival, qui s'inscrit dans le cadre de la mise en valeur du patrimoine immatériel de la région, prévoit des communications et des conférences-débats autour du legs oral en matière de musique, de patrimoine artisanal local mais aussi d’usage des plantes médicinales du Hoggar. Ces rencontres, à être animées par des chercheurs algériens et étrangers, se dérouleront à la maison de la culture de Tamanrasset. Parallèlement, un concours national d’écriture sous la thématique de "Contes et légendes du patrimoine culturel saharien" a été lancé, à l’initiative du ministère de la Culture en direction des jeunes, des amateurs et des professionnels. Des concerts de chant sont également programmés dans des genres adulés et consacrés par les mélomanes de la région, à l’exemple de l’Imzad et du Tindé, avec des ténors algériens dont la majestueuse Baddy Lalla, très appréciée à Tamanrasset, ainsi que des invités de Djanet, Beni Abbès et Tindouf, et d'autres qui viendront spécialement pour l'évènement du Mali et du Niger. L'un des volets importants de la manifestation sera constitué par le "village d’ateliers" qui sera établi à Abalessa, une commune distante de quelque 120 km du chef-lieu de wilaya de Tamanrasset, et connue pour abriter le célèbre monument de la Reine touarègue Tin Hinan. Le "village" d'Abalessa sera consacré à des activités diverses et variées, dont des ateliers en bronze, en cuir, en argent et de multimédia. Il sera aussi le théâtre de soirées dédiées au "Conte et musiques africaines", animées par le "griot" femme (conteur africain) Beika Pakora et un méga-tindé avec la participation de la talentueuse Baddy Lalla. L’édition originelle du festival d'Abalessa s’est tenue du 23 au 25 février 2009, sous forme de rencontres, sous l'égide de la ministre de la Culture et du wali de Tamanrasset, a-t-on rappelé. "Suite à la demande des élus locaux d'Abalessa, ces rencontres ont été promues au rang de festival annuel institutionnalisé par le ministère de la Culture, avec pour objectif de faire la promotion du patrimoine culturel immatériel des nomades touareg et de constituer un lien de rencontre entre ces nomades et les chercheurs", a expliqué M. Ahmed Aouadi, directeur-adjoint de l’OPNA.
On ne le répètera jamais assez : l’économie mondiale traverse l’une des crises les plus sérieuses de son histoire contemporaine. La litanie des indices à la baisse ressurgit tel un serpent de mer. L’inquiétude s’installe et ce ne sont pas les formules alambiquées, mais guère rassurantes des économistes qui nous contrediront.Le contexte économique mondial est perturbé, chahuté par des turbulences tenaces. Fort heureusement, cette crise n’a pas eu d’impacts sur notre pays. Le processus de développement, entamé depuis une décennie, se poursuit avec la même persévérance et le même rythme à travers des plans quinquennaux concertés et structurés. Les résultats obtenus incitent à l’optimisme et instaurent la nécessité de poursuivre les efforts. Les indicateurs économiques sont positifs. La croissance économique est stable et soutenue. Le chômage recule de manière drastique, le niveau important des réserves de change, les aménagements apportés au cadre législatif et réglementaire, l’aisance financière, des avoirs logés au niveau du fonds de régulation des recettes, une inflation maîtrisée représentent une énumération non exhaustive des progrès importants enregistrés dans le domaine économique. L’Algérie a lancé de vastes chantiers de reconstruction et d’édification qui vont très certainement bouleverser le visage du pays, procéder à une nouvelle reconfiguration du paysage économique. Ce sont des projets de large envergure auxquels l’Etat a alloué des investissements publics colossaux. A titre d’exemple, le plan quinquennal 2010-2014 se voit doté d’une enveloppe budgétaire de 150 milliards de dollars pour maintenir le rythme de développement.Entre autres objectifs visés, on cite la création d’un million de logements supplémentaires et de trois millions de postes de travail pour combattre et en finir avec le chômage. L’effort de développement se maintient donc, malgré la baisse du prix du pétrole. Il est heureux aujourd’hui de constater qu’un débat s’instaure au sujet de la stratégie à adopter en matière de réindustrialisation du pays.La reconstruction d’un tissu industriel, novateur et innovant fait partie du programme présidentiel. Pour des raisons, qu’il est inutile d’évoquer, tant elles sont connues, l’Algérie a dû stopper pendant des années durant, son processus d’industrialisation qu’elle avait entamé au début de la décennie 70.Le retour de la croissance économique aidant, la stabilité recouvrée, se pose désormais la nécessité d’industrialiser le pays en ciblant des segments et des secteurs porteurs de plus-value et générateurs d’emplois. Le réflexion et les débats qui s’instaurent rendent compte d’un certain nombre de préalables indispensables au succès de cette politique de réindustrialisation du pays. Tout d’abord, veiller à s’éloigner du “gigantisme” budgétivore mais inefficace. L’Algérie a eu à payer rubis sur l’ongle une telle vision. L’option des PME-PMI est la plus envisagée, car elle facilite la gestion et la maîtrise des unités de production. En tout état de cause, les modèles d’industrialisation ne manquent pas. Il suffit juste de privilégier celui qui est le plus apte à garantir à notre processus de réindustrialisation, les meilleures conditions de son émergence et les bases les plus pérennes de sa consolidation. C’est d’autant plus perspicace, que l’Algérie s’attelle à sortir définitivement de sa dépendance vis-à-vis du secteur des hydrocarbures, en diversifiant son économie et ses sources de revenus hors hydrocarbures, dont l’épuisement ou le tarissement à longue échéance relèvent désormais de la certitude absolue. Les spécialistes et les experts se mettent au chevet d’une industrie pour lui assurer les fondements d’un essor incontestable, d’un développement durable. C’est aussi, une preuve supplémentaire que le pays ne veut plus marcher sur une seule jambe, au risque d’hypothéquer ses perspectives d’avenir.Mohamed Bouraïb
17e Conférence de la COPEAM du 8 au 11 avril 2010 à Paris Du 8 au 11 avril 2010, La Conférence Permanente de l'Audiovisuel Méditerranéen (COPEAM) se réunira à Paris du 8 au 11 avril prochain. Co-organisée par l'Institut National de l'Audiovisuel (INA), et placé sous le haut patronage de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, cette 17e Conférence générale aura pour thème : « Le pari de la Méditerranée ». Ce projet s'inscrit dans la perspective de la réunion des Ministres de la Culture puis des chefs d'Etat ou de gouvernement réunis en sommet de l'Union pour la Méditerranée en juin prochain. Elle a reçu le soutien du ministère des Affaires étrangères et du ministère de la Culture et de la Communication.La COPEAM est un acteur majeur de l'espace culturel méditerranéen et un partenaire privilégié des projets audiovisuels développés dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée. Cette année, la Conférence de la COPEAM aura un caractère exceptionnel puisqu'elle présentera notamment trois projets phares adoptés en avril 2009 lors de sa conférence du Caire : la chaîne pour la Méditerranée : première chaîne de télévision méditerranéenne, multiculturelle et multilingue, diffusée par satellite ; MeD MeM : premier portail Internet sur le patrimoine audiovisuel méditerranéen ; l'Université Audiovisuelle de la Méditerranée : premier réseau d'universités et d'écoles d'enseignement audiovisuel et de cinéma du bassin méditerranéen.La COPEAM, présidée par Emmanuel Hoog, PDG de l'Ina, réunit annuellement les opérateurs de l'audiovisuel et de la culture de la région euro-méditerranéenne. Son ambition est de regrouper l'ensemble des acteurs - publics comme privés - des médias (télévision, radio, Internet, producteurs), mais aussi de contribuer à l'organisation de manifestations culturelles et de festivals.Créée au Caire en 1996, la COPEAM est aujourd'hui un interlocuteur reconnu des instances dirigeantes des institutions européennes et arabes. Elle s'est affirmée, au fil des années, comme le « réseau des réseaux » en matière d'audiovisuel méditerranéen. Elle réunit plus de 130 entreprises audiovisuelles de 25 pays, parmi lesquels les principaux radio-diffuseurs publics de la région, ainsi que les deux grandes Unions de Radiotélévision européenne, UER (Union Européenne de Radio-Télévision), et arabe, ASBU (Arab States Broadcasting Union
Plusieurs infrastructures dédiées à la jeunesse et aux loisirs seront bientôt réalisées à Mascara. Dans ce sens, et selon les indications de la direction de la jeunesse et des sports de la wilaya, un centre de loisirs scientifiques ouvrira ses portes à Mascara, en février. Ce centre, le second du genre dans la région après celui de la daïra de Sig, constituera une bouffée d'oxygène et un espace bienvenu pour la jeunesse locale (étudiants, élèves et jeunes chercheurs). Il sera doté des équipements et des installations nécessaires aux activités scientifiques et culturelles, notamment une salle de conférences d'une capacité de 300 places, une bibliothèque pour enfants, un espace dédié à l'informatique et à l'internet et une crèche. A l'instar de celui de Sig ouvert en août 2007, le centre de loisirs scientifiques de la ville de Mascara offrira aux jeunes, des services et activités divers : sessions de formation en informatique, audiovisuel, arts plastiques, initiation aux langues, cours de soutien pour les élèves et autres activités récréatives. Par ailleurs, deux maisons de jeunes seront réceptionnées au mois de février prochain, au profit des communes de Khalouia et Bouhenni, selon la DJS. Les trois structures ont coûté, au trésor public, 200 millions de DA au titre du quinquennat 2005-2009, a-t-on précisé de même source. R.R.
Fin de la visite officielle de Abbas El Fassi Publié le : 30.01.2010 11h32
Le Premier ministre, Abbas El Fassi, a achevé, vendredi soir sa visite officielle en Pologne au cours de laquelle il a été reçu par le Président polonais, Lech Kaczynski.
Au cours de cette visite de trois jours (27-29 janvier), M. El Fassi a eu également des entretiens avec son homologue polonais, Donald Tusk qui a salué les prises de position du Maroc et son rôle dans la promotion de la stabilité et de la sécurité aux niveaux régional et international, soulignant que son pays considère que ce rôle revêt une importance primordiale.La visite de M. El Fassi et la délégation qui l'accompagne en Pologne représente un jalon important dans les relations maroco-polonaises, a indiqué le premier ministre polonais, soulignant qu'elle est intervenue dans une conjoncture économique positive pour les deux pays, vu qu'ils ont réalisé des taux de croissance importants au cours de l'année 2009, et ce malgré la crise économique financière et économique qu'a connue le monde.Les entretiens et séances de travail de M. El Fassi avec les responsables polonais, notamment les présidents de deux chambres du parlement, ont porté sur la promotion et le renforcement des relations bilatérales conformément aux aspirations des deux pays qui regorgent de grandes potentialités dans les domaines économique, commercial et touristique.Les relations politiques entre le Maroc et la Pologne sont marquées par une harmonie totale, avait indiqué M. El Fassi.Du fait que la Pologne est membre de l'Union européenne, a tenu à rappeler Abbas El Fassi, les entretiens ont porté également sur les relations avec l'UE, soulignant que le Maroc fait de son rapprochement avec cet ensemble un choix stratégique qui se justifie par la proximité géographique et le partage de valeurs communes consistant en le respect des droits de l'Homme, l'égalité entre l'homme et la femme, la justice, la solidarité et la consécration de l'Etat de droit.Les discussions ont, d'autre part, porté sur l'Union Pour la Méditerranée (UPM) et le partenariat entre l'UE et les pays de l'Europe de l'Est, a-t-il ajouté, faisant observer que les deux partenariats ne sont pas concurrentiels mais bien complémentaires.Eu égard aux excellentes relations existant entre le Maroc et les pays est-européens associés au partenariat avec l'UE, le Premier ministre a affirmé que cette initiative offre une précieuse opportunité au Maroc de renforcer davantage ses relations bilatérales avec les pays membres.Il a, également, indiqué avoir évoqué avec les responsables polonais la question palestinienne, en insistant particulièrement sur le soutien constant que le Maroc accorde aux aspirations légitimes du peuple palestinien à établir son Etat souverain et viable avec Al-Qods Al-Charif, comme capitale aux côtés d'Israël, dans le cadre de la paix et de la sécurité partagées.Il a, dans cette optique, appelé la communauté internationale à oeuvrer davantage pour instaurer une paix juste et durable dans la région, conformément à la légalité internationale, à la feuille de route du Quartette et à l'initiative de paix arabe.Cette visite a été marquée par la signature d'un mémorandum d'entente pour la promotion des relations commerciales bilatérales, signée le ministre du commerce extérieur, Abdellatif Maâzouz et son homologue polonais et d'une convention de partenariat qui prévoit le lancement d'une liaison aérienne entre Varsovie et Casablanca-Agadir à partir du mois d'avril prochain.Au cours de cette visite officielle, M. El Fassi était accompagné d'une importante délégation composée, outre Abdellatif Maâzouz, de Yassir Znagui, ministre du tourisme et de l'artisanat, et Latifa Akharbach, secrétaire d'Etat auprès du ministre des affaires étrangères et de la coopération.La délégation marocaine était composée également de responsables d'établissements publics et d'opérateurs économiques.
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