PATRICK LE BERRIGAUD EUROPE fédérale/UNION POUR LA MEDITERANNEE consultant ingenieur conseil
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L'Espagne est en discussion avec la France et l'Egypte pour lancer une initiative politique afin de faire redémarrer le processus de paix au Moyen-Orient dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée (UPM), a déclaré samedi à Paris le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos. Le chef de la diplomatie espagnole a fait ces remarques lors d'un colloque international du forum de Paris, intitulé "l'Europe, les Etats-unis et la Méditerranée", qui a eu lieu les 9 et 10 avril dans la capitale française sous le haut patronage du président français Nicolas Sarkozy. Le ministre espagnol a fait savoir que plus de quarante pays de la Méditerranée participeront le 7 juin au deuxième sommet de l'UPM à Barcelone (Espagne). M. Moratinos, cité par l'AFP, a annoncé que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu, palestinien Mahmoud Abbas et syrien Bachar al-Assad y sont notamment attendus. L'UMP a été créée en 2008 à Paris à l'initiative du président français et rassemble 43 pays riverains de la mer Méditerranée et la Ligue arabe, dont 27 membres de l'Union européenne. Le siège de l'UPM se trouve à Barcelone.
Méditerranée - Médias: Les dix projets de la COPEAM I - La chaîne de la Méditerranée En janvier 2010, une délégation de la COPEAM a présenté le projet d’une chaîne euro-méditerranéenne aux ambassadeurs de l’Union pour la Méditerranée (UPM), réunis à Bruxelles. Cette proposition a été accueillie favorablement, et les représentants des pays adhèrent à l’UPM ont chargé la COPEAM d'élaborer un cahier des charges concernant le développement du projet. Cette chaîne de télévision multiculturelle et multilingue, que la COPEAM appelle de ses voeux, devra produire, exploiter et valoriser les émissions de divertissements et la diffusion de documentaires culturels, scientifiques et économiques et les reportages à "vocation méditerranéenne et culturelle" dans un esprit de service public.Ont adhéré à ce projet de nombreux diffuseurs, parmi lesquels France Télévisions, EPTV/Algérie, Télévision Tunisienne, TVE/Espagne, RAINEWS24/RaiMed. En 2010, ARTE France et PBS/Malte les ont rejoint. Skylogic/Eutelsat est partenaire technologique. II - MeD MeM : au carrefour des mémoires MeD MeM (Mémoires Audiovisuelles de la Méditerranée), qui sera lancé fin 2011, est un site Internet trilingue (français, anglais, arabe) dédié au patrimoine matériel et immatériel des pays de la Méditerranée proposant un accès aux archives audiovisuelles méditerranéennes à vocation culturelle, éducative, scientifique et professionnelle. Il regroupe 18 partenaires et associés*, dont 10 télévisions de la méditerranée, des institutions scientifiques et des organismes professionnels de l’audiovisuel. * COPEAM, Ina (France), RAI (télévision italienne), EPTV (Entreprise publique de télévision algérienne), SNRT (Société Nationale de Radiodiffusion et de Télévision marocaine), JRTV (télévision jordanienne), ERTU (Egypte), LJBC (Libye), IBA (Israël), PBC (Palestine), ERT (Grèce), HRT (Croatie), CMCA, UER (Union Européenne de Radiotélévision), MMSH (Maison méditerranéenne des Sciences de l’Homme), Bibliotheca Alexandrina, UNINETTUNO (Italie), Bibliothèque virtuelle pour la Palestine. III - L’Université audiovisuelle de la méditerranée (UAM) L’UAM envisage la création d’un espace de partage des compétences et des pratiques professionnelles, dont la formation initiale aux métiers de l’audiovisuel et du cinéma. Des écoles et universités dédiées aux métiers de l’image et du son, sont d’ores et déjà intégrées au comité de pilotage du projet : Algérie : Ministère de la Culture, Institut Supérieur des Métiers des Arts du Spectacle et de l’Audiovisuel, Alger (ISMAS) Espagne : Universidad Carlos III, Madrid Fundacion para la Investigacion del Audiovisual, relevant de l’Universidad Internacional Menendez Pelayo, Valence France : Ina Sup et le Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) Paris-Est, Paris Université de Provence (Aubagne et Aix-en-Provence) Université de Nice Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme, Aix-en-Provence Liban : Ecole de Cinéma de l’Académie Libanaise des beaux-Arts, Beyrouth Maroc : Ecole Supérieure des Arts Visuels, Marrakech Tunisie : Ecole Supérieure de Cinéma et d’Audiovisuel, Gammarth, relevant de l’Université du 7 Novembre de Carthage Italie : Uninettuno (Università Telematica Internazionale) IV - Le renforcement des échanges d'information avec le développement des projets EuroMed News et ERN-Med - EuroMed News (initié en janvier 2009), est une initiative de la Commission européenne tendant à valoriser le partenariat audiovisuel euro-méditerranéen. Il vise à produire et échanger des flux d'informations, de magazines et de documentaires à caractère régional et à informer les populations du sud de la Méditerranée des actions soutenues par l’Union européenne au bénéfice de la zone de voisinage. Cette initiative contribue au renforcement du dialogue inter-culturel entre les deux rives. L’objectif est de produire et diffuser 300 news, 40 magazines et 9 documentaires d’ici fin mai 2010. Aujourd'hui, les deux tiers des objectifs ont été atteints: 210 reportages d'actualité et 23 magazines ont été diffusés, souvent co-produits et échangés entre télévisions publiques. Un consortium a été créé à cet effet : il réunit autour du chef de file, France Télévisions, trois organisations internationales (ASBU, COPEAM, UER), et six télévisions publiques du sud de la Méditerranée (EPTV en Algérie, SNRT au Maroc, JRTV en Jordanie, ERTU en Egypte, ORTAS en Syrie et Téléliban au Liban) qui se sont engagées à produire des reportages, magazines et documentaires illustrant le partenariat euroméditerranéen sous toutes ses formes, et à diffuser ces produits audiovisuels sur leurs propres antennes. V - Appui au transfert de compétences et renforcement d’une politique de formation et de dialogue entre les professionnels de la région. Le transfert de compétences, entre les professionnels de l’audiovisuel du Nord et du Sud de la Méditerranée, ainsi que leur formation, constituent une des bases du succès de la construction d’un espace de dialogue interculturel et interprofessionnel. Les projets sont : - établir une cartographie des besoins de formation des journalistes, monteurs, cadreurs... méditerranéens dans plusieurs domaines (ex. archives, production, journalisme, etc.), d’ici 2011, - pérenniser l’Université de la COPEAM, la formation consacrée aux nouveaux formats télévisuels et l’élargissement des partenariats par l’adhésion de nouveaux acteurs régionaux, - développer des projets de formation impliquant l’utilisation des nouvelles technologies et des outils web 2.0 (ex : e-journalism, blogs, social networks, etc.). VI - Favoriser la mise en place d’un cadre juridique partagé La COPEAM souhaite favoriser la mise en place de règles juridiques partagées dans le domaine de la diffusion, de la production et de la protection des programmes audiovisuels et radiophoniques ; ainsi que le développement d’un cadre harmonisé de régulation par la mise en oeuvre des textes adoptés par le RIRM (Réseau des instances de régulation méditerranéennes), en novembre 2008. Il s’agit de : - garantir la liberté de transmission de services audiovisuels sans considération de frontières, - élargir les garanties de régulation d’ores et déjà apportées par les normes européennes aux pays méditerranéens situés hors de leur champ d’application, tout en ménageant leurs différences culturelles, - définir la mission de service public, - élaborer des lignes directrices de régulation des médias relatives aux nouveaux moyens de contrôle du contenu, - promouvoir la création audiovisuelle méditerranéenne et son patrimoine au moyen de quotas de diffusion et de production. VII - La création d'un Observatoire méditerranéen des médias L’objectif de l’Observatoire méditerranéen des médias est d’avoir une bonne connaissance de la réalité du paysage audiovisuel méditerranéen pour en renforcer la cohérence et le dynamisme. VIII - L'élaboration d'un accord-cadre visant à multiplier les projets de coproduction multilatérale Les membres de la COPEAM souhaitent développer un outil juridique commun comportant un ensemble de règles de propriété intellectuelle qui offre à l’audiovisuel méditerranéen une stabilité juridique. Des accords-cadre devront être élaborés, offrant des modèles, des références juridiques et économiques qui permettent d’établir les bases de la production audiovisuelle dans le Bassin méditerranéen. Ces conventions favoriseront tous les genres : documentaires, fictions, films d’animation, magazines, reportages et nouveaux formats d'écriture. Cet ensemble de règles en matière de propriété intellectuelle doit offrir à l’audiovisuel méditerranéen une stabilité qui constitue une des conditions préalables à son développement. Des accords bilatéraux existent entre professionnels méditerranéens mais portent, pour l’essentiel, sur la création et la production cinématographique. Un contrat-type de coproduction entre partenaires euro-méditerranéens a vocation à être adopté. Il tiendra compte des accords bilatéraux existants et des règles communautaires auxquelles sont liés de nombreux membres de la COPEAM. IX - Soutenir la production en développant les coproductions multilatérales. Création d’un outil professionnel d’aide à la production. La COPEAM soutient la production audiovisuelle en coordonnant la mise en oeuvre de coproductions multilatérales. Elle s’attache à identifier des projets d’intérêt commun, du documentaire, au magazine et au reportage, jusqu’à la création d’un groupe d’étude de nouveaux formats. Pour soutenir la production et développer les coproductions bilatérales ou multilatérales, il est nécessaire de créer un fonds de soutien au financement de production méditerranéenne. X - L'adoption d’une politique tarifaire favorisant l'accès aux archives méditerranéennes La COPEAM, à partir d'une analyse exhaustive et fine des pratiques tarifaires existantes, proposera une grille homogène et opposable garantissant à tous ses membres, aux acteurs audiovisuels et à ses partenaires un accès facilité aux archives et une juste rémunération des détenteurs de fonds et leurs ayants-droit. La circulation de ces archives, qui permet la valorisation d’un véritable patrimoine commun aux pays de la Méditerranée, est freinée par l’absence d’un accord-cadre précisant les conditions contractuelles et par des pratiques commerciales disparates.
L’université de Tizi Ouzou se dote d’une station de calculs informatiques L’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou vient de se doter, en termes de structures de recherche, d’une station «ultra sophistiquée» de calculs informatiques, réalisée au niveau du centre de calcul du campus universitaire Hasnaoua I, a-t-on indiqué au vice-rectorat chargé de la recherche scientifique et de la post-graduation. Cette station de calculs informatiques sera dotée de processeurs ultrarapides, a-t-on précisé de même source. Des équipements de haute technologie devant permettre aux enseignants chercheurs d’effectuer des calculs de simulation à même d’établir les scénarios à expérimenter. Parallèlement, les responsables de l’université comptent inaugurer une nouvelle structure devant abriter les 20 centres ou laboratoires de recherche jusque-là localisés sur les différents campus universitaires. Lesquels laboratoires de recherche seront regroupés, dès l’achèvement de cette infrastructure, selon les mêmes responsables, précisant qu’un budget de 100 millions de DA y a été dégagé pour la concrétisation de ce projet. Une fois mis en service, il permettra «une meilleure rationalisation des moyens de recherche, affectés, jusque-là, sur plusieurs laboratoires et/ou unités de recherche inadéquates. Sur un autre registre, et en vue d’assurer une meilleure fonctionnalité de cette nouvelle infrastructure de recherche scientifique, le département de Rachid Harraoubia a décidé de réaliser sur le même site, «une plateforme technique de recherche et d’essai des différents types de matériaux», un projet inscrit et retenu pour une enveloppe financière de 50 millions de DA. Par ailleurs, 500 millions de DA ont été alloués à l’université pour l’équipement de cette structure en «matériel lourd» pour, a-t-on indiqué, «les besoins d’une recherche de haute précision», citant, entre autres, les microscopes électroniques à balayage et les microscopes atomiques. R. M.
Exploiter les potentialités naturelles d'Aïn El kerma
Les efforts de développement menés à Ain El Kerma (wilaya d'Oran) visent surtout l'amélioration du cadre de vie des citoyens et l'exploitation des potentialités naturelles pour faire de cette commune côtière un pôle touristique par excellence, selon les responsables de cette collectivité locale. La commune, située à 45 km à l'extrême ouest du chef-lieu de wilaya, et qui englobe cinq agglomérations (Cap blanc, Sidi Bakhti, Ain Tassa, Msila et Bakouk), a déjà concrétisé 25 opérations dans le cadre des plans communaux de développement (PCD) ayant touché plusieurs secteurs, notamment l'aménagement urbain, l'assainissement, et la santé, pour une enveloppe estimée à 198 millions de dinars, selon le bilan de l'exercice 2009. L'aménagement du lotissement 51 dans la localité de Ain Tassa, et celui de l'agglomération de Bakouk, l'aménagement et la réfection des routes au niveau de ces deux localités et de la commune mère Ain El Kerma, en plus de la généralisation de l'électrification rurale, qui constituait l'une des préoccupations de la population d'Ain Tassa, figurent au nombre de ces opérations. Le président de l'APC, M. Sardi Souleimane, a indiqué que toutes les fermes éparses à travers les agglomérations de la commune disposent désormais de l'éclairage. Les travaux de réalisation de 40 logements sociaux locatifs au niveau de la commune mère, et de 80 unités du même type et 100 habitations rurales réparties entre les exploitations rurales Hamdoun Kouider et Bouachkha, sont en cours d'exécution, a-t-il ajouté. La concrétisation d'une polyclinique, projet qui progresse à un rythme "soutenu", soulagera la commune d'Ain El Kerma, car cette structure, explique-t-on, contribuera non seulement à améliorer la couverture sanitaire, mais réduira aussi la pression sur la clinique de la commune de Boutélis, sachant que tous les centres ruraux de la municipalité sont dotés de salles de soins. Par ailleurs, le transport des élèves vers le CEM de la commune mère et le lycée de Boutlélis ne pose pas problème pour cette année, malgré les difficultés nées de l'éparpillement des centres d'habitation, mais la prochaine rentrée scolaire s'annonce difficile en raison de la détérioration des routes entre Cap blanc et le chef-lieu de daïra de Boutlélis, a estimé pour sa part le vice-président de l'APC. R.R.
Création d'espaces de loisirs et de détente à la forêt de Nesmoth
L'Algérie dispose d'un couvert végétal luxuriant qui attire de nombreux citoyens en quête de lieux de détente. Néanmoins, les infrastructures d'accueil font défaut. C'est dans ce contexte que la forêt limitrophe de la commune de Nesmoth dans la daïra de Hachem (60 km au sud du chef-lieu de la wilaya de Mascara) a bénéficié de la réalisation de structures de loisirs et un espace touristique et de détente réservé aux familles. Selon l'attaché de presse de la wilaya, l'objectif de ce projet, qui entre dans le cadre du partenariat algéro-espagnol ayant un rapport avec le transfert de l'expérience espagnole dans le domaine du développement rural, est de créer un espace touristique en milieu naturel, afin de sensibiliser la population sur l'importance de l'environnement et du développement de la forêt. Il a été réalisé dans ce sens des aires de jeux et de divertissement sur une surface de 1,5 ha, en vue d'attirer les citoyens en quête de détente pour profiter du paysage naturel de la région. Les travaux, qui ont nécessité un montant de 4,463 millions de DA ont porté sur des espaces de confort équipés de tables en bois et de moyens de distraction et de jeux pour enfants, ainsi que l'aménagement de 15 hectares de forêts, l'ouverture de pistes et le renforcement de la signalisation pour guider les visiteurs. Une cafétéria et un espace réservé à des expériences botaniques, une espèce de réserve protégée contenant des plantes médicinales et d'ornement, ont été également réalisés. A noter que les travaux se poursuivent pour l'achèvement de ce projet, avec l'objectif de concrétiser un musée où seront exposés des produits de la vie rurale, des moyens de travail de la terre tels que les charrues, les moulins à vent et des produits artisanaux de laine et d'Alfa, en plus des ustensiles en bois et celles fabriqués à base de peau de chèvre comme la "Chekoua" et "Guerba" (bouillotte) pour faire refroidir l'eau. Le programme de coopération algéro-espagnol, qui concerne l'introduction d'une forme de développement rural mené depuis 2007 au profit de la daïra de Hachem, compte six projets pour accompagner l'activité agricole et le développement rural dans cette région sélectionnée en tant que daïra pilote. Ce programme, dont la gestion est prise en charge par le centre espagnol des études de développement rural et agricole, est financé par l'agence espagnole de coopération internationale et de développement, a indiqué le coordonnateur dudit programme, Benarba Brahim. Une enveloppe de plus de 1,2 million d'euros a été consacrée à ces opérations portant sur la réalisation d'une unité de production de fromage de chèvre, d'un espace pour cultiver les plantes médicinales et d'une unité de transformation et de commercialisation dans la commune de Zelamta, alors que la commune de Nesmoth a bénéficié de l'équipement de ses terres en système d'irrigation goutte-à-goutte et de la réalisation d'une unité de conservation des olives réputés dans cette région. Une unité de production de couscous, entrée en phase de commercialisation de ses produits, a été créée également au profit des femmes de la daïra. Il a été procédé également à l'installation de panneaux d'information des sites naturels et historiques de la région de Hachem. R.R.
Une programmation plus soutenue et plus diverse qui réactualise notre regard sur la culture italienne. L’Institut culturel italien d’Alger qui ne dispose que d’un siège modeste, composé de quelques bureaux, fait parler davantage de lui en matière de programmation culturelle. Jusque-là, le sigle de l’ICI renvoyait surtout aux cours d’italien. Cette activité qui se poursuit commence à porter quelques fruits avec la multiplication des classes d’italien dans les lycées et l’ouverture de nouvelles chaires de cette langue dans les universités algériennes. Mais c’est surtout dans l’action culturelle que l’institut se démarque en ce moment avec une programmation plus régulière, plus décentralisée et surtout plus visible par le choix des disciplines et thématiques. Chaque mois, l’ICI propose au moins une manifestation. Ainsi, Oran a accueilli, du 1er au 10 avril, un séminaire de formation des comédiens en collaboration avec l’Académie nationale de l’acteur de Rome et la fondation Abdelkader Alloula. Intitulée « La construction du personnage avec la méthode Hansen », cette rencontre a été animée par Maria Giovanna Rosati Hansen qui a mis au point cette méthode. Cette semaine à Alger, on notera le cycle « Nuevo cinéma italien » (du 12 au 17 avril au Mougar, 20 h). La manifestation plaira sans doute aux cinéphiles, et notamment les plus jeunes, en leur faisant découvrir de nouveaux réalisateurs italiens primés dans les plus importants festivals de cinéma. Un rendez-vous que les spectateurs algériens, toujours férus de cinéma italien, ne manqueront pas d’honorer. Le mois de mai sera très actif pour l’ICI. Festival culturel européen oblige, l’institut contribuera avec le spectacle de danse Aladin 2010, de la compagnie Astra Roma Ballet qui a plus de 600 représentations en Italie et dans le monde. Créée en 1985 par Diana Ferrada, première danseuse étoile de l’Opéra de Rome, véritable école moderne de danse et de chorégraphie, cette compagnie se distingue par sa maîtrise et son talent (21 mai, salle Ibn Zeydoun). Toujours dans le cadre européen, il est prévu le 23 mai dans la même salle, la projection du fameux Terra Madre (La Terre, notre mère) de Ermanno Olmi, tourné en 2006 sur la question cruciale de la nourriture dans le monde. Très attendus, la projection du film L’Affaire Mattei de Francesco Rosi et la conférence qui portera sur la vie et l’œuvre du grand patron de l’ENI (société italienne des pétroles), personnage haut en couleurs qui soutint les mouvements de libération, dont celui de l’Algérie. Durant le même mois, l’ICI montera une exposition exceptionnelle sur l’art et l’architecture dans la Sicile arabe des 11e et 12e siècles. C’est le Bastion 23 qui accueillera, du 27 mai au 17 juin, ce périple audiovisuel interactif à travers les héritages méditerranéens qui ont produit en terre sicilienne, une symbiose particulière. Puis, sans doute, l’ICI, très méditerranéennement, sera pris dans la folie mondiale du football… Informations et contacts : ICI. 48, Chemin de Poirson, El Biar, Alger. www.iicalgeri.esteri.it Par Slimane Brada
Sous le titre « A l’ombre chaude algérienne », des images qui dévoilent avant tout un talent du regard. Bruno Hadjih n’est pas totalement inconnu en Algérie. Il y a exposé la première fois au Mama lors de l’exposition photo organisée pour Alger 2007, capitale de la culture arabe. Le voilà de retour pour une expo individuelle au CCF d’Alger. Né en 1954 en Algérie, il vit à Paris et travaille dans le monde entier. Ses études de sociologie, spécialisées dans les religions et notamment le soufisme, demeurent un de ses thèmes de prédilection, visible dans ses grands reportages sur les Aïssaouas du Maroc, l’institution Al Azhar, les Ouïgours, musulmans chinois… Sa perception même de l’acte photographique s’en ressent du point de vue des compositions et cadrages. Il a ainsi affirmé : « Je travaille avec le vide (vide apparent). Ce vide n’est pas une lacune. C’est un espace agissant où la réalité reste mouvante et en suspens. C’est un vide au sens où l’entend Ibn Arabi... ». Mais il a photographié de nombreux autres sujets et endroits. On lui doit notamment un reportage sur les traces du grand voyageur Ibn Battouta. A mesure que sa notoriété s’est établie, il a eu besoin de revenir plus souvent au pays natal, depuis le début des années 90, ce qui a donné des reportages marquants et remarqués : Oran, la Kabylie, les Aurès, l’architecture d’Alger, le Marathon du Hoggar, Ghardaïa, etc. Il a participé aussi au numéro spécial Algérie de la revue Géo. Il a en outre cosigné avec l’auteur Aziz Chouaki l’ouvrage Avoir 20 ans en Algérie. Bruno Hadjih est régulièrement sollicité par la presse internationale. En 2000, il a obtenu le Grand Prix de la meilleure couverture magazine pour une photo publiée à la une du Magazine de l’Air. Ses œuvres ont fait l’objet d’expositions un peu partout dans le monde (Arles, Paris, Madrid, San Francisco, Bruxelles, Paris, Ramallah, Copenhague…) et son nom est désormais référencé dans le monde de la photographie. Avec « A l’ombre chaude algérienne », il présente des images d’une réalité que nous connaissons, mais qui demeurent étonnantes par leurs points de vue et compositions. « Ayant été absent de ce pays pendant plusieurs années, affirme-t-il, ma perception des choses n’en est que plus exacerbée. (…) J’ai abordé ce pays sans préjugé, comme je pourrais approcher n’importe quel autre. Sans excuse ni a priori. L’excuse d’y être né, de ne pouvoir photographier la nuit, les Casbahs, les banlieues, ferment de tous les excès, la rue face à l’hostilité des regards : l’excuse du danger. J’ai beaucoup photographié la nuit parce qu’elle voile avec pudeur ces ruelles improbables, ces cafés de voyageurs attardés. » Il y a là une vision mais également de l’art, avec un jeu sur les vides, une orchestration des sujets par son placement dans l’espace, des équilibres et déséquilibres qui se parlent entre eux et interpellent le regard comme la pensée. A voir, à regarder et à contempler. CCF Alger. Rue du Capitaine Hassani. Du dimanche 11 avril à 19 h au jeudi 29 avril. Vernissage en présence de l’artiste. Par Bachir Aïdi
Un chouia d’amour” Par : Sara Kharfi Quelques grammes de poésie, une richesse dans les sonorités et des artistes pleins de talent et de promesses. C’est le résumé du concert organisé par l’ONCI, avant-hier soir à la salle El Mouggar, avec Akim El Sikameya et Castigroove. Lui, il joue du violon debout. Eux, ce sont sept talentueux musiciens sur scène. Il a une voix aiguë et mélancolique. Leur musique est la somme de toutes leurs influences. Il se produit pour la première fois en Algérie. Eux, ce sont des habitués de la scène et entameront bientôt l’enregistrement de leur album. Il a choisi de s’appeler Akim El Sikameya. Ils ont opté pour Castigroove comme un petit hommage à leur région d’origine Bousmaïl. Akim El Sikameya et Castigroove ont offert au public de la salle El Mouggar une soirée exceptionnelle. Akim El Sikameya a été le premier à se produire — pour la première fois en Algérie — et faire rêver l’assistance, relativement nombreuse. Bête de scène, ce petit lutin, muni de son violon et en compagnie de ses quatre musiciens (mandole, guitare, basse et percussions), Akim El Sikameya nous a offert un voyage incessant entre tradition et modernité. Classée dans le registre des musiques du monde, on retrouve pourtant des senteurs de la Méditerranée dans son œuvre, un brin de nostalgie, une richesse dans les sonorités et un très grand sens de la scène et du spectacle. Akim El Sikameya a revisité ses plus grands succès, issus de ses trois albums : Atifa (1999), Aïni Amal (2004) et un Chouia d’amour (2009), notamment Nouzha, Sika Meya et Samia et Selma sbab hbali. Il a également interprété les plus beaux standards algériens… maghrébins, comme Sidi Hbibi ou encore Ya Qelbi khelli el hal. Le public qui ne connaissait pas Akim avant ce concert a fini debout, sur la piste de danse. Artiste accompli, Akim El Sikameya a fait ses classes dès l’âge de 8 ans, à l’école Nassim Al Andalous, où il a appris les bases de la musique andalouse. Après quatorze ans d’école, il a choisi de se lancer dans une carrière professionnelle en France, et sa rencontre avec Philippe Eidel — le réalisateur entre autres de l’album Didi, de Khaled — bouleversa sa vie. Il a pourtant attendu une dizaine d’années pour se produire en Algérie et pour que le public algérien puisse découvrir cet artiste et mesurer toute l’ampleur de son talent. Aiguë, la voix d’Akim El Sikameya est exceptionnelle ; et ses textes sont empreints de nostalgie. Classerait-on sa musique dans le registre de la chanson de l’exil ? Pas automatiquement, puisqu’il est surtout question de métissage et de dialogue des cultures. Une rencontre et une communion entre les sonorités d’ici et d’ailleurs. Une certaine joie de vivre des sonorités et qui contraste avec la tristesse et la mélancolie des textes. Le seul petit bémol dans cette première partie de soirée est le choix des titres. Le public qui ne connaît pas l’artiste n’aurait pu le connaître avant-hier soir puisque les chansons interprétées ne montrent pas tout le talent de l’artiste et la richesse des sonorités, fruits de ses diverses expériences et différents voyages. La deuxième partie de la soirée a été animée par le groupe Castigroove. Une excellente formation qui se situerait à mi-chemin entre Gnawa Diffusion et Index. La comparaison peut déplaire parfois, mais l’originalité des sonorités fait réellement penser à Gnawa Diffusion. Toutefois, n’enfermons pas ce groupe pétri de talent et plein de promesse dans cette catégorie. Castigroove a un style qui rassemble toutes leurs influences, qui vont du blues, au rock en passant par le ragga et même le chaâbi. Le mélange est explosif ! Les textes de Castigroove sont emprunts d’humour, de dérision, mais qui rendent compte de la réalité sociale, de manière exceptionnellement décalée. La soirée de jeudi passé à la salle El Mouggar est de celles qui comptent. Une excellente soirée, avec un public de qualité et d’excellents musiciens.
Les jeunes du Djurdjura à la découverte de Ouargla Par : Kocila Tighilt
Suivant un programme tracé par la direction de la jeunesse et des sports, l’auberge Djurdjura d’Aïn El Hammam (Tizi Ouzou) a organisé, la semaine dernière, une sortie sur Ouargla, à 850 km de la capitale du Djurdjura, une activité entrant dans le cadre des échanges de jeunesse entre diverses wilayas du pays. Ainsi, un groupe de 30 personnes a été, en effet, dernièrement, l’hôte de la ville de Ouargla. Ce qui a permis aux jeunes du Djurdjura de découvrir une immense richesse culturelle et sociale et une beauté insoupçonnée du vaste désert de l’Algérie. Cette découverte était pour certains une porte ouverte sur un horizon pittoresque, une étendue de sable et de poésie.Après avoir visité des endroits dans la ville de Hassi Messaoud, tel le premier puits de pétrole découvert dans la région, ou encore des sites d’entreprises activant dans la wilaya, le groupe a ensuite rejoint la ville de Ouargla. Située à plus de 650 km de la capitale, cette ville offre un panorama ocre-jaune, tant les constructions en argile brut respectent le cachet local.L’ancienne ville, dite Ksour, est toujours là. Une forteresse à sept portes qui représente aussi l’ancien village d’Ouargla. Ce dernier est composé de trois arouch (tribus) qui sont les Béni Sissi, les Ouagis et les Brahims. Les bâtisses sont faites de timchent, sorte d’argile qui entre dans la construction locale des habitations, actuellement protégées par l’Unesco et dont certaines sont en voie de réhabilitation. À défaut d’une prise de conscience des habitants, ce patrimoine matériel est, avouons-le, livré au vandalisme. Certains construisent leurs maisons sur les ruines d’un patrimoine protégé et sans respecter, de surcroît, les normes requises de construction. “Comme vous le voyez, les gens ne sont pas conscients de cette richesse, cela bien que le site soit classé patrimoine de l’humanité. Ils construisent anarchiquement et en totale rupture avec les structures d’origine”, nous fera remarquer notre guide. Cela sans parler des odeurs suffocantes qui règnent et dont les habitants se plaignent depuis la réalisation des égouts d’assainissement dont, semble-t-il, on n’a nullement tenu compte de la spécificité des lieux et des normes d’usage. “On observe de plus en plus de fissures sur les maisonnettes et des effluves pestilentiels ; autrement dit, tout ce qu’aurait dû éradiquer le plan d’assainissement”, ajoute un habitant dans cette zone.Le fort, d’une superficie de 30 hectares, est habité par plus de 18 000 personnes, toutes issues d’Ouargla ou des régions limitrophes. L’architecture est typique, l’on retrouve des systèmes d’aération traditionnels, genre d’ouvertures entre les ruelles couvertes de dalles tout le long des ksour. Les portes, askif, sont faites très basses pour assurer la fraîcheur à l’intérieur des habitations ; on retrouve un séjour au centre de chaque demeure. La forteresse compte 27 mosquées, rien qu’au centre-ville, en plus d’une dizaine de zaouïas ! Elle compte également une tadjmaât, une place du village traditionnelle où les gens se réunissent, un souk, ainsi qu’une église, actuellement fermée. “Dans le temps, des sœurs blanches vivaient ici, elles donnaient des cours de tissage aux jeunes filles et initiaient les habitants à des activités d’intérêt social”, témoigne-t-on. Il arrive à Ouargla, connue pour ses belles fêtes de mariage, d’abriter plus de quarante mariages par jour ! Au cours de ces cérémonies, les mariés sont notamment guidés en pèlerinage vers El-Guelta, un lac à la sortie de la ville, où, dans la soirée, des dizaines de couples sont conduits. Les mariées sont habillées à la mode traditionnelle, suivant la coutume locale. Parmi les communes d’Ouargla, celle de Touggourt. Elle représente l’une des anciennes agglomérations de la ville. D’une superficie de 215 81 km, elle est habitée par plus de 41 818 âmes. Touggourt compte également son ksar, appelé La Casbah. Ce ksar, qui daterait de plus de huit siècles, est construit par Mohamed El-Kaci, d’origine marocaine. On raconte que ce personnage avait été amputé d’une main par le roi du Maroc qui voulait ainsi l’empêcher de bâtir une construction similaire à celle qui existerait au Maroc sous la même forme. Le lieu est en restauration suivant des méthodes anciennes pour lui garder son cachet historique. La nouvelle ville, en plein essor, compte des structures plus modernes, notamment un programme de logement, un stade, une auberge…, des commodités qui vont permettre de promouvoir le tourisme dans la région.La vie est paisible, les dunes se déplacent selon la volonté du vent, les chameaux errent souvent en quête d’eau et de nourriture dans ce désert qui invite à tous les voyages, un désert où les hommes souffrent en dépit des richesses incommensurables recouvrant son territoire. La rencontre avec la région et ses habitants était plus qu’instructive pour les jeunes du Djurdjura. Des similitudes humaines et culturelles ; il y a des montagnes au destin de sable et des sables au destin de roc ; la montagne c’est aussi le désert.
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