阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门

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指出了圖像訪問阿爾及爾規劃信息

羅伯特·舒曼先生和歐洲的“歐洲不會在一夜之間發生,也順利......”

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commission européenne 欧盟委员会

Commission européenne: "Commission européenne"
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Monday, September 06, 2010

Algerie quand les dirigeants algériens voient l’avenir en noir



Les dirigeants algériens portent-ils un regard pessimiste sur l’avenir du pays ? Même si officiellement, le gouvernement est optimiste, des mots et phrases glissés dans les textes de loi ou prononcés pour commenter des statistiques officielles trahissent une angoisse certaine. Dernier exemple en date, le texte de loi sur la concurrence.

Dans l’article 5 consacré à la lutte contre la spéculation, le rédacteur écrit : « Peuvent être également prises, dans les mêmes formes, des mesures temporaires de fixation ou de plafonnement des marges et des prix des biens et services, en cas de hausses excessives et injustifiées des prix, provoquées, notamment, par une grave perturbation du marché, une calamité, des difficultés durables d’approvisionnement dans un secteur d’activité donné ou une zone géographique déterminée ou par des situations de monopoles naturels ». Le texte contient plusieurs références angoissantes : calamité, grave perturbation, difficulté durable d’approvisionnement…

A la lecture de ce texte, on comprend bien que le gouvernement ne prévoit pas un avenir radieux pour les Algériens. On croyait la situation actuelle, marquée par des perturbations sur le marché des produits de large consommation, temporaire en attendant la mise en place de mécanismes de régulation et d’encouragement de la production nationale. Mais en réalité, le gouvernement semble prévoir un avenir au moins aussi difficile, voire sombre. Un pessimisme qu’aucun indicateur sérieux ne peux expliquer : les climatologues ne prévoient pas une grande catastrophe en Algérie de type sécheresse durable ; notre pays n’est pas menacé comme l’Iran par un conflit durable avec les grandes puissances ou un embargo international et le terrorisme islamiste ne peut plus constituer une menace aussi sérieuse que dans les années 1990.

Pire : l’Algérie dispose d’importantes réserves de change et de ressources naturelles dont l’épuisement n’est pas prévu avant 2050, selon les prévisions les plus pessimistes et une population jeune. Au lieu de prévoir des textes de loi capables de mettre tous ces atouts au service de la prospérité de la nation, le gouvernement semble se préparer au pire.

Cette vision angoissée de l’avenir, on la retrouve également régulièrement dans les propos du ministre des Finances et du Gouverneur de la Banque d’Algérie. Chez ces deux responsables, chaque communication sur les réserves de change de l’Algérie est systématiquement suivie d’une précision sur le nombre d’années d’importation couvertes par les sommes disponibles. Avec 140 milliards de dollars dans les caisses, l’Algérie peut « tenir » trois ans d’importation. Là encore, au lieu de chercher à trouver le meilleur moyen de faire fructifier ces sommes et de réduire la dépendance du pays à l’égard des importations et des hydrocarbures, le gouvernement donne l’impression de se préparer au pire : la fin des ressources en devises.

En fait, cette façon de regarder l’avenir a peut-être une explication. La majorité des dirigeants actuels, à leur tête Ahmed Ouyahia, ont commencé leur carrière au sommet de l’Etat au début des années 1990, au moment où l’Algérie était sous la double menace des terroristes et de la cessation de paiement. Ils semblent avoir gardé des séquelles de cette triste période où l’Etat algérien a failli s’effondrer. Aujourd’hui, ils peinent à gérer des situations d’opulence financière.

Algerie un mouvement réel



La mise en place de l'action politique en vigueur pour exploiter toute occasion et agir dans le cadre d'un développement juste et équilibré, est désormais garantie par le soutien populaire. Elle est de nature à concevoir la concrétisation d'un objectif commun qui consiste à libérer le pays de son sous-développement. Un devoir qui impose d'œuvrer par l'utilisation de tous les moyens et de " sauter " " sur toutes les opportunités pour la couverture des rendez-vous du moment, soit l'exploitation de chaque " rayon " d'espoir inexploré. Le pays, en prenant sa propre direction et pousser trop loin son développement, vise le fond de ce problème qui est bien économique et qui devrait se révéler très significatif et d'autant plus logique qu'il correspond parfaitement à la vocation de ce programme-action. Là encore, les faits et les réalisations confirment l'interprétation la plus logique de l'enchaînement des acquis. Nul n'ignore, en Algérie ou ailleurs, que ladite action vers un futur assuré, menée durant ces dernières années, explique le caractère à la fois planifié et d'ouverture du moment déclenché in extremis de remise à niveau dans tous les secteurs, devenu une plate-forme avec des réformes en position de " combat " pointant un processus extrêmement national, " taillons " sur mesure un " couvert " d'accroissement et de redéfinition des instruments efficaces pour " bâillonner " les difficultés de la société avec des outils et des arguments " fer de lance " pour la sauvegarde des intérêts de la nation. Tels sont les fondements de cette politique offensive dont l'autorité s'exerce de façon directe sur des éléments favorables. Elle reflète la détermination du " politique " à maintenir la société algérienne dans les " pages " de l'actualité et des préoccupations. Elle reflète également la conviction croissante des autorités dans leur capacité affichée à développer le plus grand nombre d'atouts, ce qui postule à obtenir un avantage social et économique plus large avec le concours financier direct des pouvoirs publics.
Après tout, et en bonne logique du reste, la dimension de la stratégie en question constitue un des apports majeurs à la société moderne. L'éventail est immense, il suffit pour les uns et les autres de comprendre en profondeur ce " mouvement " de modernité qui forge le destin de la Nation. Tout un mouvement réel " cramponné " à une conduite homogène. Et si les projecteurs sont braqués sur l'imminence, d'une respectueuse sérénité socioéconomique généralisée, il y a toujours ce souci constant des autorités politiques à se préoccuper de trouver des solutions constructives susceptibles, à plus ou moins terme, de sortir le pays et la société de l'engrenage infernal de certaines tensions, estimant que, dans la conjoncture actuelle, il n'y a pratiquement pas d'autre issue. Car, et c'est là un fait facilement incontestable, le programme politique, qui s'est emparé de " valider " le futur de la Nation, et aussi à la faveur des succès qui renforcent le développement, un plateau qui offre beaucoup d'alternatives. Tout ce qui se fait depuis 1999 confirme, en effet, que la propulsion de ce climat de sérénité a irrémédiablement ouvert la voie à toutes les perspectives et à entreprendre des actions cohérentes à tous les niveaux. Il y a donc plus d'atouts à saisir pour joindre le geste à la parole et accélérer les changements. A la faveur de ce même programme, les décisions, qui sont prises à l'heure actuelle au profit des populations, confirment pleinement toute cette capacité à surmonter toutes les situations et surtout à mettre fin à toutes les lacunes contrariantes au développement, en même temps que se confirme cette forte détermination à conduire à leur terme les réformes en cours. En ce sens, c'est par un véritable " dispositif " économique, social et culturel que se présente l'étape 2010/14 pour assurer la " succession " d'acquis et de réalisations. Une continuité qui prend toute la signification lorsque l'on sait que ce dispositif suscite, à juste titre, une mesure foncièrement appréciée par les populations et marque l'approfondissement de tout le processus économique dans un climat politique toujours en éveil sur les problèmes à résoudre et à éliminer les pesanteurs afin d'imprimer à cette action plus d'efficacité, de rapidité et de simplicité et permettre à tous les intervenants d'avoir en main tous les instruments d'animer directement ces changements et ce développement global. En d'autres termes, des moyens plus importants sont mobilisés pour garantir à la phase à venir de réussir, à davantage de rigueur dans sa gestion et à une répartition plus équitable des sacrifices exigés par la conjoncture.
B. Chellali

Saturday, September 04, 2010

Près de deux millions de logements sont concernés La délicate réhabilitation du vieux bâti





Le problème posé par la gestion et la réhabilitation du vieux bâti se pose à l’échelle nationale.

Toutes les agglomérations urbaines, tous les villages, hameaux et fermes hérités de la colonisation sont concernés par ce phénomène qui concerne près de 2 millions de logements.

La préservation du vieux bâti, si tant est qu’il existe une politique dans ce sens, implique en priorité la participation financière des propriétaires. «Une vieille maison, non fonctionnelle, qui menace ruine, qui représente un danger pour ses occupants et le voisinage, est une maison qui doit être logiquement démolie», explique

M. Naït Saâda, inspecteur général du ministère de l’habitat, qui remet en cause la «sacralisation» que l’on se fait souvent du vieux bâti et, surtout, la naïveté de l’approche qu’ont certains Algériens sur la question.

«C’est une affaire complexe car elle concerne près de 1,8 million de bâtisses, construites à différentes périodes avant l’indépendance du pays, qui présentent des signes inquiétants de vieillissement», relève M. Naït Saâda. Mais, poursuit-il, «il faut s’entendre sur la signification du concept : c’est quoi le vieux bâti ? C’est quoi une vieille bâtisse ?

Est-ce parce que des constructions sont vieilles qu’on est dans l’obligation de les restaurer ? Pourquoi ne pas les démolir ?»

A son sens, les vraies questions à poser sont de savoir «qui doit faire quoi, avec quoi, quand et comment ?».

L’inspecteur général dit ne pas admettre certaines confusions entretenues, à tort ou à dessein, sur un problème commun aux villes et aux campagnes.

«Si nous devons un jour procéder à la réhabilitation des vieilles constructions, nous le ferons partout et pour tous. C’est une question de principe et d’équité», indique M. Naït Saâda qui précise, toutefois, que l’Etat ne peut prendre en charge seul la réhabilitation du vieux parc immobilier, sachant qu’il est détenu à 100% par les particuliers.

«Dans les conditions actuelles, il n’est pas raisonnable que l’Etat remette en état des bâtisses que leurs propriétaires ont décidé de laisser à l’abandon.

Sinon, quelle sera la réaction de tous ces citoyens qui logent mal, qui habitent des bidonvilles ou qui n’ont pas de logement du tout ?», insiste-t-il, estimant qu’«il n’est pas concevable de restaurer avec les deniers publics des immeubles privés loués à des avocats, des médecins ou des représentations de grosses entreprises multinationales».

Que faire alors devant le danger public que représentent ces dizaines de milliers de bâtisses menaçant, d’un jour à l’autre, de s’écrouler sur leurs occupants et les passants ?

Une question de priorité

Pour l’inspecteur général du ministère de l’Habitat, il faut au préalable un recensement de ce genre de constructions, une opération qui n’a jamais eu lieu à ce jour, précise-t-il, car elle est subordonnée à une expertise technique et à la mobilisation de moyens financiers considérables.

Longue et coûteuse, et quand bien même serait-elle indispensable, sinon pour sauvegarder le cachet architectural de nos cités, du moins sécuriser les occupants, la réhabilitation du vieux bâti n’est pas jugée prioritaire. «Pour l’Etat, ce qui importe le plus, c’est la réalisation de programmes d’habitations neuves pour répondre à ceux qui cherchent un toit», soutient notre interlocuteur.

Mais l’écroulement de plusieurs bâtisses dans les principales villes du pays, et les drames qu’ils ont provoqués, ont fini par tirer la sonnette d’alarme sur la nécessité d’apporter des solutions urgentes au problème.

Au début des années 1980, le gouvernement engage un programme de réhabilitation du vieux bâti de 7 grandes agglomérations (Annaba, Skikda, Constantine, Blida, Oran et Sidi Bel Abbès) où le vieillissement du tissu urbain se fait préoccupant.

Des infrastructures obsolètes situées en milieu urbain (les halles d’Alger, la remonte de Blida ou le quartier des écuries de Skikda) sont rasées, des usines, hangars entrepôts, les caves et autres constructions industrielles sont délocalisées, et les terrains ainsi récupérés vont servir à la construction de milliers de logements pour abriter en priorité les familles occupant le vieux bâti.

Différemment appréciée, mal assumée, l’opération a toutefois suscité beaucoup d’espoirs quant à la résolution rapide d’un problème qui ne fait que s’aggraver. La crise pétrolière de 1985-1986 et la chute drastique des rentrées en devises du pays ont fini par tout dissiper.

Il faut attendre l’embellie financière des années 2000 pour que la question refasse l’actualité, notamment après l’effondrement de plusieurs bâtisses à Alger, Oran, Constantine et Skikda.

Le séisme de 2003 révélera la fragilité extrême des vieilles villes, d’où le lancement d’une opération de diagnostic de près de 195 000 logements concentrés pour l’essentiel dans les centres-villes d’Alger, Oran, Constantine et Annaba.

«Les instruments font défaut»

Au ministère de l’Habitat, on ne fait pas secret de la difficulté de cette entreprise. Selon M. Naït Saâda, le diagnostic des vieilles constructions implique nécessairement l’intervention de bureaux d’études et d’entreprises spécialisés.

Ces deux instruments font actuellement défaut, dit-il, expliquant qu’il faut penser dès à présent à la formation d’ingénieurs spécialisés dans les techniques de restauration et de réhabilitation et à encourager la création d’entreprises spécialisées dans ce créneau.

«C’est en déterminant les conditions de stabilité des vieilles constructions que l’on peut par la suite élaborer des études techniques pour leur confortement ou, à défaut, de leur démolition», indique l’inspecteur général du ministère de l’Habitat pour qui un programme national de réhabilitation du vieux bâti est inconcevable sans la participation des propriétaires et de l’Etat.

«Il faut mettre en place des mécanismes de prise en charge du vieux bâti définissant clairement les modalités d’attribution de l’aide de l’Etat, la quote-part à payer par les propriétaires, et le rôle des banques dans le financement de l’opération».

L’autre condition indispensable à la préservation du bâti, celle d’assurer la gestion du patrimoine immobilier national. Cette question pose problème depuis la cession des biens vacants, notamment au niveau des immeubles collectifs. Aux yeux de l’inspecteur général du ministère, il est clair que «l’entretien, la maintenance et la réhabilitation du bâti, qui sont des opérations permanentes, relèvent de la responsabilité des propriétaires».

Autrement dit, les propriétaires doivent s’organiser pour assurer la gestion de leurs biens, soit à travers la constitution de syndics d’immeubles, le recrutement de concierges ou la délégation de la gestion à des entreprises spécialisées. On en est loin pour le moment.

A. L.

Algerie la sous-traitance en Algérie


Un secteur à l'état embryonnaire

Dans de nombreux secteurs, les professionnels plaident pour une intégration des entreprises nationales dans les contrats concédés aux partenaires étrangers

La sous-traitance en Algérie peut être un vecteur d’export, l’Algérie deviendrait alors une véritable force de co-traitance avec une main-d’œuvre qualifiée et des prix compétitifs. Il faut cependant bien surveiller les questions liées aux normes et au suivi de qualité et celles liées à l’attractivité des investisseurs. Néanmoins, il reste beaucoup de choses à faire dans ce domaine. Son développement reste encore insignifiant et seules quelque 500 entreprises sont recensées dans la filière. Intervenant à la Radio nationale en juillet dernier, Bensaci Zaïm, président du Conseil national consultatif pour la promotion de la PME a estimé le marché de la sous-traitance à 3,5 milliards de dollars et n'a pas manqué de relever les potentialités importantes à développer dans divers secteurs d'activité tels que l'énergie, la pétrochimie, la métallurgie, l'industrie mécanique ou agroalimentaire.

Cependant, faute d'une réglementation de l'activité et d'une culture d'évolution collective, l'activité de sous-traitance ne connaît pas l'essor voulu. Il faut souligner qu’à l’exception des rares entreprises nationales qui sous-traitent localement certaines de leurs activités, la majorité des groupes industriels confie une partie de leurs plans de charge aux entreprises étrangères, et ce, au détriment du savoir-faire local et de sa valorisation. Dans de nombreux secteurs, les professionnels plaident pour une intégration des entreprises nationales dans les contrats concédés aux partenaires étrangers, et ce, pour un transfert de savoir-faire, la création d’emplois et l’accroissement de la productivité. Dans ce contexte et dans le cadre de son action visant à améliorer l’offre d’informations aux entreprises algériennes sur les échanges mondiaux, l’approche des marchés extérieurs et les secteurs porteurs à l’international, le programme Optimexport et l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex) présentent le 19 septembre prochain au siège de l’agence un panorama sectoriel prospectif sur la filière sous-traitance.

Il s’agit de procéder à l’analyse du potentiel de l’offre algérienne sur un plan macroéconomique et microéconomique, à l’examen des objectifs de la filière en identifiant les marchés cibles à l’exportation et le positionnement de la concurrence, à l’étude des exigences réglementaires en matière de mise à niveau qualitative et quantitative. Cette formation animée par un expert international de Formatex France, en l'occurrence Jean-Jacques Rechenmann, sera appuyée par des cas concrets. Le monde des affaires en général et le secteur industriel en particulier exigeant de plus en plus une haute technologie et une grande expertise et la sous-traitance est devenue, aujourd’hui, l’un des modes de délégation d’activités et de services le plus utilisé. Il existe deux principaux types de sous-traitance.

La sous-traitance de spécialité lorsqu’une entreprise estime ne pas avoir la qualité requise pour fabriquer une partie ou la totalité du produit et s’adresse à une autre entreprise sous-traitante pour en assurer la réalisation. La sous-traitance de capacité ou une entreprise fait appel à un sous-traitant parce qu’elle n’est pas en mesure d’honorer la totalité de ses commandes dans les délais prévus.


Kamel Benelkadi

EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE SUR LA PALESTINE


EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE SUR LA PALESTINE : Des images pour raconter la souffrance d’un peuple

Le Comité Palestine Sénégal a organisé, mercredi, au siège de l’Institut islamique de Dakar une exposition photographique montrant les souffrances du peuple palestinien victime des attaques israéliennes depuis plusieurs décennies.

Les photos inédites. Les images choquantes. Accrochées dans la grande cour de l’Institut islamique de Dakar, les photos montrent partout des blessés qu’on achemine d’urgence, des cadavres déchiquetés, des éclatements de bombe et des villes entièrement ruinées, en décombres. Les hôpitaux sont débordés. Les visages expriment la désolation. La douleur profonde. Comme ce père de famille qui fait face à ses trois enfants morts à cause des bombes. Cette autre image qui montre un enfant en pleurs, seul près de la chambre de ses parents. Il fait désormais partie de la longue liste des enfants orphelins de Gaza. L’exposition photographique du Comité Palestine Sénégal consacrée aux souffrances du peuple palestinien dans le conflit l’opposant à l’Etat israélien ressemble à une ambiance apocalyptique.

En dépit de toute cette souffrance, des blessés montrent tout de même des signes d’espoir et renouvellent leur allégeance à Allah. C’est le cas de ce bonhomme atteint par une bombe qui, néanmoins, fait un signe au ciel. Ce sont ainsi 56 photos prises entre la dernière Intifada et 2008 à nos jours que les membres du Comité Palestine ont exposé pour faire connaître aux Sénégalais la spirale de violence qui règne dans cette partie du monde. Et les grosses pertes subies par le peuple palestinien. « Nous avons choisi les photos pour sensibiliser les sénégalais. Parce que c’est la meilleure façon pour nous de montrer la réalité que vit le peuple palestinien », souligne Mouhamadou Top, commissaire de l’exposition.

Les photos sont encore exposées jusqu’au au 22 septembre à l’Institut islamique de Dakar, mais les sénégalais peuvent encore la voir dans différents autres endroits. Une décentralisation est prévue dans les quartiers de Dakar comme Parcelles Assainies, Guédiawaye et Yeumbeul. Aussi, ce Comité a décidé de montrer cette exposition à l’occasion des « magal » et des « gamou » pour sensibiliser les chefs religieux. C’est en commémoration de la journée d’Al Qods (libération de Jérusalem), célébrée hier, que le Comité Sénégal a initié cette exposition sur les souffrances du peuple palestinien, une première au Sénégal.

Peuple martyr

Le président du Comité Palestine Sénégal, Mballo Chérif a indiqué que c’est une manière d’exprimer la solidarité des Sénégalais au peuple opprimé de la Palestine. « Les objectifs de cette exposition photos sur la Palestine vise à vulgariser la souffrance du peuple frère de la Palestine victime des assauts de l’Etat d’Israël. Elle est organisée chaque année à la veille de la journée mondiale d’Al Qods, c’est-à-dire le dernier vendredi du mois de ramadan », a expliqué Mballo Chérif à la presse. « Il n’y a pas, a-t-il dit, aujourd’hui en Palestine, une famille qui ne souffre pas de séquelles infligées par Israël. Exode, tissu économique rompu, liens sociaux éclatés, sont, entre autres, les maux dont souffre ce peuple de martyr.

Les ambassadeurs de la Syrie, de Turquie, du Soudan, d’Irak et d’Algérie, ainsi que plusieurs membres de la société civile, des organisations de défense des droits de l’homme et la presse ont assisté à ce vernissage.


Maguette NONG et Maké DANGNOKHO

Europe admet que l’algérie subventionne le prix de l’énergie



L’europe admet que l’algérie subventionne le prix de l’énergie

Lors de la 21 e session annuelle du forum de Crans Montana, qui se tient actuellement à Bruxelles, le ministre d’Etat, représentant personnel du président de la République, M. Abdelaziz Belkhadem, a exposé la perception de l’Algérie vis-à-vis des questions qui étaient abordées lors de cet événement.

Dans une déclaration à la presse, le représentant personnel du président a indiqué, jeudi, que le problème du double prix a été débattu avec les Européens et qu’il a été convenu que l’Algérie dispose d’un avantage comparatif.

« Les Européens comprennent la nécessité pour l’Algérie d’avoir un prix intérieur pour la consommation des ménages et le secteur industriel à partir du gaz », a-t-il affirmé à l’APS. Le différend entre les deux parties, faut-il le rappeler, est lié aux exigences de l’Union européenne de mettre fin à la subvention du prix du gaz destiné à l’industrie.

L’UE reproche, en effet, à l’Algérie de subventionner le prix des carburants sur son marché local. Mais cette dernière refuse de lever la subvention sur le gaz et d’aligner les prix des carburants sur les prix internationaux pour conserver le seul avantage qu’elle possède, à savoir un prix compétitif de l’énergie. Ceci afin d’attirer plus d’investissements dans le secteur de l’industrie et également de rendre les produits algériens issus de la pétrochimie plus compétitifs sur les marchés internationaux.

Ainsi, si l’on se tient aux déclarations de M. Belkhadem, tout est rentré dans l’ordre concernant ce litige entre l’Algérie et l’Europe, les deux parties restant, toutefois, « très fortement » liées par la coopération énergétique.

Ace sujet, le ministre tient à rassurer sur « la disponibilité de l’Algérie à garantir la sécurité énergétique de l’Europe pour peu que les prix négociés soient des prix qui permettent à l’Algérie de rentabiliser ses infrastructures et de tirer profit de cette ressource financière qui constitue une bonne partie de nos recettes d’exportations », a-t-il affirmé.

« L’Algérie a consenti des investissements lourds pour assurer cette sécurité énergétique de l’Europe, à travers une augmentation substantielle de ses capacités de production et d’exportation dont la construction des gazoducs (GALSI et MEDGAZ) et des infrastructures pétrolières et gazières et attend légitimement un retour sur ces investissements par le biais d’un prix rémunérateur et des contrats permettant d’assurer une sécurité énergétique sur le long terme », a-t-il justifié.

Cependant, un problème demeure et qu’il faut résoudre, a-t-il relevé. « C’est celui de la directive communautaire européenne sur l’Energie qui, a-t-il estimé, devrait prendre en considération les intérêts de l’Algérie et de tous les pays qui alimentent l’Europe en gaz ».

« L’Algérie réitère sa préoccupation par rapport aux difficultés que ses entreprises rencontrent pour l’accès aux marchés européens de distribution de gaz et d’électricité afin de rééquilibrer, un tant soit peu, l’asymétrie des relations avec son partenaire européen », a-t-il martelé.

Apropos de l’Union pour la Méditerranée (UPM), le ministre d’Etat a estimé qu’ »elle ne peut avoir d’avenir que si elle apporte un plus au processus de Barcelone, c’est-à-dire, si les mécanismes financiers mis en place par le processus de Barcelone sont améliorés et si les problèmes politiques pendants trouvent une solution ». Dans ce sens, il a rappelé que le processus de Barcelone est venu après, à un moment où il y avait une lueur d’espoir chez les Européens pour arriver à résoudre le conflit arabo-israélien.

« Il est malheureux de constater que nous n’avons pas évolué d’un iota. Il y a eu une dégradation, puisqu’on parle maintenant du mur, d’implantation de colonies, des différents barrages érigés en terre palestinienne pour empêcher la libre-circulation des Palestiniens et de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie et d’une autre autorité à Ghaza », a-t-il déploré.

« C’est-à-dire que la situation s’est aggravée pour le peuple palestinien et nous ne voyons pas l’emprise européenne sur la scène moyen-orientale pour participer activement au processus de paix, bien que les Arabes eurent proposé, en 2002, une initiative de paix », a-t-il expliqué.

« Nous estimons que l’Europe, de par son poids et son influence, devrait s’impliquer dans la relance des efforts diplomatiques en vue d’une résolution juste et durable », a-t-il ajouté, appelant les grandes puissances à « agir pour mettre fin au blocus contre Ghaza et en condamnant les attaques israéliennes barbares contre la flottille de la paix ».

Dans le même ordre d’idées, M. Belkhadem a réaffirmé, à l’occasion de ce forum, que la ville d’El Qods faisait partie intégrante des territoires palestiniens et qu’on ne pouvait pas parler de « Jérusalem ville ouverte ».

Pour l’Algérie, « El Qods-Est fait partie du territoire palestinien et, selon le droit international et les résolutions de l’ONU, on ne peut pas parler de +Jérusalem ville ouverte+ parce que le problème de la souveraineté se posera », a-t-il précisé à la presse.

« Sous qu’elle souveraineté sera cette « ville ouverte », d’autant que nous, en Algérie, nous considérons que la Palestine libérée devra avoir une capitale que les Palestiniens choisiront eux-mêmes bien sûr et qu’El Qods orientale fait partie de la Palestine », a-til ajouté.

« Il se trouve malheureusement que les thèmes dans leurs dénominations n’appellent pas à un débat approfondi comme par exemple sur le problème du Moyen-Orient où on parle de processus de paix depuis 19 ans, c’est-àdire depuis la conférence de Madrid et où on parle également de « Jérusalem ville ouverte »", a-t-il expliqué.

Ferhat Y.

Friday, September 03, 2010

Le taux de chômage des jeunes en Algérie est estimé à 25%



La Banque mondiale a appelé dans son dernier rapport l’Algérie et l’ensemble des pays de la région MENA à se conformer aux conseils portant sur la nécessité de fournir plus d’efforts dans les réformes économiques, accorder plus d’opportunités pour les secteurs producteurs privés et créer des postes d’emploi réels au profit des jeunes. Dans le même sillage, les experts de la Banque mondiale ont critiqué la mauvaise performance du secteur privé dans la région, qui n’a pas contribué au changement et à l’achèvement des réformes engagées, mais bien au contraire le secteur privé n’a cherché que de profiter de la rente.
Dans ce sens, la banque mondiale a constaté dans son rapport que le taux de chômage au sein de la catégorie des jeunes dans la région MENA dont l’Algérie reste très élevé. En Algérie, par exemple, ce taux dépasse la moyenne et il est estimé à 25%, sachant que la moyenne de la demande annuelle d’emploi en Algérie se situe entre 300 et 350 mille nouveaux postes. Le rapport de la banque mondiale a appelé les opérateurs privés et les autorités à faire plus d’efforts afin de booster les réformes. Par contre, il a valorisé le développement de certains secteurs pendant la dernière décennie, tout en recommandant plus d’efforts pour relever les défis auxquels fait face la région.
La banque mondiale a suggéré l’encouragement des investisseurs privés, les hommes d’affaires et les opérateurs privés, considérant que cette catégorie devrait prouver sa présence et défende ses intérêts.

Mr le Président Lula Brésil et environnement


Mr le Président Lula part, la durabilité reste

Le monde à l'envers. Ou à l'endroit ? Le Brésil se situe géographiquement dans l'hémisphère Sud et c'est donc déjà l'hiver ici. Question de conventions aussi, cette grande nation, malgré sa position de 9e économie mondiale, est encore considérée comme un pays du Sud, économiquement parlant.

Rio (Brésil)
De notre envoyé spécial

Rio à l'envers, à Copacabana sur la longue avenue qui borde cette plage mondialement célèbre, les feux rouges sont alignés dos à dos, ce qui surprend le visiteur. En fait, il faut le savoir, l'avenue Atlantica change de sens deux fois par jour afin de s'adapter aux flux directionnels du trafic automobile. Il y a près de 1,5 million de voitures à Rio et les stations-service de l'avenue qui change de sens annoncent toutes «alcool», par un petit écriteau placardé au dessus des pompes. Il ne s'agit pas de ce liquide enivrant, bête noire des islamistes présents par ailleurs dans quelques favelas de Rio, mais d'éthanol, un biocarburant tiré du soja et qui ne dépend absolument pas du pétrole. Ce n'est pas un luxe, ici au Brésil, plus de 90% des voitures sont équipées de moteurs hybrides, essence/éthanol.

Ce n'est pas uniquement de l'écologie non plus, mais aussi une histoire de coût ; le litre d'éthanol est deux fois moins cher que le litre d'essence et donne pratiquement les mêmes performances que le précieux combustible noir, source de guerres et de pollution. «On ne peut pas vivre sans Caïpirinha (un cocktail typique de Rio à base de rhum local), plaisante le pompiste, mais on peut vivre sans pétrole». Alors que partout ailleurs on essaie encore d'installer la logique éthanol dans les mentalités, le Brésil en est déjà à expérimenter l'éthanol 2, nouvelle génération de biocarburant, encore plus performant et économique, ainsi que le biodiésel, produit tout neuf.
Gengis Khan, c'est son vrai nom, 30 ans à peine, né d'un père fou d'Histoire, traîne sur les plages à la recherche d'une bonne affaire. «Le bio ? On n'en n'a pas l'air comme ça», montrant les favelas qui s'entassent en haut sur les mauros (collines) de Rio. «Mais on l'est».

L'écologie dans les mœurs

Copacabana. La plage est belle et au loin, dans la mer, on aperçoit quelques plateformes offshore de pompage pétrolier, appartenant à la compagnie nationale des hydrocarbures Petrobras. Le Brésil s'est développé sans pétrole mais depuis quelques années, il en est devenu un producteur sérieux et ses réserves sont estimées à 90 milliards de barils. Avec toutes les conséquences fâcheuses ; tout le monde a en souvenir la marée noire issue d'un accident de plateforme, la plus grosse jamais construite au monde. Petrobras avait subi les foudres de sa population et du monde entier mais n'a pas abandonné la production. Le Brésil a le pétrole et les idées. Il pompe de l'or noir mais roule à l'éthanol.

Lagoa, grande lagune bleue près du centre de Rio, autour de laquelle s'articulent de charmants quartiers, immeubles résidentiels blancs, parcs, innombrables kiosques à fruits, magasins de fitness et cliniques de chirurgie esthétique et dentaire dont les Brésilien(ne)s sont de bon(ne)s client(e)s. Ici, au bord de cet espace enchanteur et naturel, on vient courir, faire du sport, de la voile ou boire (et manger) une noix de coco. Bref, tout ce qui est lié au fameux culte du corps des Cariocas. Si le Brésil n'est pas un pays très développé en comparaison avec la Scandinavie ou l'Europe de l'Ouest, le sentiment environnemental est inscrit dans la mentalité.

D'ailleurs, les gens fument très peu à Rio, sont idéalement métissés, pensent globalement bio et sont généralement beaux. Non, plus sérieusement, tout n'est pas aussi idyllique. Si dans les quartiers riches, le Cialis, une molécule érectile qui aide à être un homme en face d'une femme, est en vente libre, on apprend que la belle plage de Botafogo est une plage artificielle, et que la nouvelle égérie des telenovelas est une métisse, une première puisque cela n'était pas concevable avant. D'ailleurs au Brésil, loin du cliché interracial, les dirigeants sont des Blancs et les femmes de ménage des Noires. Au Balconné, sur l'Avenudas Atlantica, dans ce bar à ciel ouvert qui est le plus gros centre de prostitution du quartier, un genre de Tidjelabine du sexe, Padre, un habitué des lieux explique : «Le bio, c'est pour les touristes. Ici, c'est misère, prostitution, meurtres et cocaïne, tourisme sexuel et pédophilie.»

Padre exagère peut-être, mais les chiffres sont éloquents ; si depuis son arrivée le président Lula a concentré beaucoup d'efforts pour réduire de 40% la pauvreté et la criminalité, la violence a tué 25 000 personnes ces trois dernières années, uniquement dans l'Etat de Rio, le plus mortel du Brésil avec 23 meurtres pour 100 000 habitants selon les chiffres collectés par l'ONG Rio de Paz. Muito Muito (beaucoup), avoue Gengis Khan, qui a lui-même vécu dans une favela.

Les 300 favelas de Rio

Santa Thérésa. Dans ce charmant petit quartier historique de la ville, à mi-hauteur et tout en lacets doux, on déguste du poisson et on voit Rio en bas, noyée dans une brume marine. C'est le refuge de la classe moyenne, qui depuis l'arrivée de Lula, a grossi en récupérant 40 millions de personnes issues des classes pauvres à l'échelle du pays. Ici, presque toutes les vieilles maisons ont été transformées en petits restaurants pour accueillir touristes et Cariocas à la recherche de tranquillité. La nuit tombée, les coups de feu retentissent d'un autre flanc de colline, venus de la favela voisine «Règlements de comptes», annonce le serveur, qui a visiblement l'habitude d'avoir cette bande sonore en fond. Plaines et collines, c'est ainsi que Rio est agencée. Mais contrairement aux Kabyles, ce sont les pauvres qui habitent les hauteurs, dans des favelas qui s'accrochent dangereusement aux flancs glissants des montagnes, et les riches résident dans les plaines, sur les terres basses, près de la mer.

Les favelas ne sont pas des bidonvilles, comme le suggère la traduction française, c'est-à-dire des baraquements fait de tôles et de matériaux de récupération. Les favelas sont des quartiers à l'urbanisation sauvage, mais les maisons sont en dur, briques ou parpaings, comme à Baraki ou aux Eucalyptus. De la plage chic d'Ipanéma, Gengis Khan montre la favela Rocinha, la plus grande d'Amérique du Sud, située au sud de Rio sur le bord de mer, à côté des quartiers riches de Gavoa et dans laquelle vivent 400 000 personnes sous le joug du Comando Vermelho, un gang de narcotrafiquants particulièrement redoutable et avec lequel le gouvernement traite directement.

Cette célèbre favela connue pour sa violence, n'existe ni sur la carte de la ville ni sur les plaques des arrêts de bus qui, pourtant, s'arrêtent tous à Rocinha. Pourtant, on peut y vivre relativement correctement depuis que Lula a intégré les favelas dans son «programme d'accélération de la croissance» et s'est inspiré de l'exemple de Medellin en Colombie pour améliorer le niveau socioéconomique de ces quartiers. A Alemao par exemple, un gros ensemble de 12 favelas au nord de Rio où s'entassent 170 000 personnes sous le contrôle du Comando Rouge, il y a un centre de soins, des écoles, et même du wifi, internet haut débit et gratuit pour tous. On y organise des visites pour touristes, en bus, et les seules consignes sont de ne pas prendre de photos, pour ne se pas retrouver avec un chef de gang dans son appareil, et de ne pas aborder les filles en dehors des bars et lieux prévus pour cela, des fois que l'une d'entre elle serait la copine d'un chef.

Les Comandos, c'est ainsi que l'on appelle les gangs de narcotrafiquants, se disputent à coups de M-16 et de AK-47 l'immense marché de la drogue qui arrive de Colombie par la forêt amazonienne, et est distribuée dans le monde entier, Amérique, Afrique puis Europe. Lula et le gouverneur de l'Etat de Rio affirment que les favelas sont pacifiées. Ce n'est pas entièrement vrai, affirme Gengis, et tout peut redémarrer, à l'exemple récent du Mexique, où un accrochage entre les forces de l'ordre et les narcotrafiquants de Ciudad Juarez a tourné à la guerre sanglante. «Les choses ont changé, oui, avoue Gengis, c'est du développement, mais est-il durable ?»


Le pneu, moteur et malheur

Luiz Ignacio Lula Da Silva, plus connu sous le nom de Lula, est un président très pris. Pour le voir, il faut se rendre à 40 km de Rio, au Challenge Bibendum, manifestation à mi chemin entre l'industrie automobile et l'environnement. C'est à Rio même où a été signée la convention de 1992, premier «Sommet de la Terre» sur la biodiversité, ratifié par 188 pays. Pour ce challenge, le défi pour les organisateurs est de continuer à développer l'automobile tout en essayant de limiter l'impact sur l'environnement. Pour le président brésilien, passer de la 9e à la 5e économie mondiale tout en gardant le capital écologique brésilien. Dès son entrée en scène, l'ex-ouvrier syndicaliste de Sao Paulo parle propre, bio, avenir mais finit par lâcher la feuille de son discours pour se mettre à fustiger les Américains et leur hégémonie.

Dans la bouillonnante Amérique du Sud qui cherche encore à s'unir, on dit que «Chavez ose, Uribe (président de la Colombie, à la solde des Américains) dispose et Lula propose», confirmant sa position d'habile négociateur sur la scène internationale. Mais Lula, «chef de l'Etat le plus populaire de l'histoire de ce pays» pour Gengis Khan et de nombreux Cariocas, est partant cette année, il ne briguera pas de troisième mandat. Justifiant sa décision par un cinglant «le Brésil a mis du temps à devenir une démocratie, ne comptez pas sur moi pour arrêter ce processus» que l'on croirait adressé à l'Algérie ou à tout autre pays installé dans le règne durable. Il quitte donc le pouvoir à la fin de l'année et sa dauphine annoncée, Dilma Roussef, du même Parti des travailleurs, devrait lui succéder à la tête de l'état. Développement durable ?

Lula a installé un mode de gouvernance et une vision, en 8 ans, 20 millions de Brésiliens ont été tirés de la pauvreté pour intégrer la classe moyenne. «Rio est une marque liée à la durabilité», comme le dit Eduardo Paes, le maire d'opposition de Rio qui est quand même venu avec Lula au Challenge Michelin. Car Rio a déjà une vieille histoire avec l'environnement et Michel Rollier, le patron de Michelin, souligne que «il y a 20 ans que le Brésil s'est engagé dans le développement durable. Même si le moteur à essence a encore de beaux jours devant lui et les rares voitures électriques tirent souvent leur énergie d'un transfert de pétrole ou de charbon pour produire de l'électricité». La pile à combustible ? Encore loin, déclarent l'ensemble des participants à ce challenge, même si tout le monde est d'accord pour dire que l'on avance quand même, aujourd'hui, la meilleure voiture électrique possède 400 kilomètres d'autonomie pour 1 heure seulement de chargement.

Les Brésiliens ont réglé le problème, ils roulent à l'éthanol. Mais ce sont quand même des voitures et au-delà de la pollution liée au combustible, le problème du pneu demeure central. Ce qui pousse le directeur de Michelin de la zone Afrique-Inde-Moyen-Orient, Prashant Prabhu, qui gère donc l'Algérie et l'une des rares usines du groupe, implantée à Alger, à se poser la question : «Mobile et propre ? C'est l'idéal.» Mais les difficultés sont liées à notre mode de vie. «Ou alors une voiture sans roues donc sans pneus», plaisante-t-il, «comme un train, mais c'est très compliqué à mettre en œuvre sur les routes». La solution est évidemment de ne pas rouler, ou le faire en vélo. « Qui est prêt à abandonner la mobilité pour protéger l'environnement ?» se demande encore Prashant Prabhu. Qui ? A Rio, on roule à l'éthanol et l'énorme statue du Christ du mont Corcovado vient d'être restaurée et de nouveau, elle attire, concentre les prières, les demandes et les vœux pieux. «Ça roule, et un jour tout ira bien», annonce positivement Gengis Khan, reparti en quête d'une affaire.

En attendant, le directeur de Michelin préconise d'utiliser les vieux pneus comme combustible pour produire de l'énergie : «Ça brûle bien, il n'y a qu'à voir toutes les émeutes dans lesquelles on utilise de vieux pneus ». Oui, on connaît bien cette utilisation en Algérie. Et on est moins écolos que les Brésiliens. Selon une récente étude, Alger a été classée la 3e ville la plus sale. Alors que c'est le même indicatif ; pour appeler Rio il faut faire le 021. Comme pour Alger. Lula part, mais à Alger on ne sait pas encore partir. On sait juste arriver. En voiture à pétrole.

Chawki Amari

Algerie Union européenne



Accord sur la supervision financière


Les pays de l'Union européenne, le Parlement européen et la Commission européenne sont parvenus à un accord de principe jeudi après des mois de négociations sur un projet emblématique visant à renforcer la supervision financière, suite à la récente crise mondiale. Au terme d'une ultime séance de tractations jeudi après-midi, les eurodéputés, la présidence belge de l'UE et la Commission européenne ont trouvé un terrain d'entente pour cette réforme, qui nécessitait un accord entre institutions européennes, selon les participants. "Nous venons de franchir une étape essentielle: nous avons trouvé un consensus politique sur la création d'une supervision financière européenne", a déclaré le commissaire européen aux Services financiers, Michel Barnier, après cet accord. "Cette nouvelle architecture de supervision est une étape essentielle dans notre effort pour tirer les conséquences de la crise", a-t-il ajouté. La récente crise "a été une faillite de la supervision dans les années précédentes", a argumenté M. Barnier, "nous avons besoin d'une tour de contrôle et des écrans radars" pour en éviter une autre, ce que l'accord devrait permettre. Des discussions intensives avaient repris depuis début juillet pour tenter d'arracher un compromis sur ce projet, qui prévoit notamment la mise en place de trois nouvelles autorités supranationales chargées de surveiller les banques, les assureurs et les marchés. Jusqu'ici, cette mission de surveillance est pour l'essentiel du ressort national dans l'UE. Mais Parlement européen et Etats de l'UE avaient échoué à trouver un accord avant la pause estivale, et avaient repris les discussions cette semaine. L'accord devra maintenant être validé par les ministres européens des Finances, lors d'une réunion à Bruxelles mardi, puis par le Parlement européen, à qui il sera présenté fin septembre. Un tel calendrier est jugé nécessaire afin de permettre une mise en place de la réforme en janvier 2011, comme prévu par la Commission et les Etats.Après l'adoption cet été aux Etats-Unis de la loi Dodd-Frank, qui réforme en profondeur le secteur financier américain, les autorités européennes étaient sous pression pour aboutir vite sur ces textes, un an et demi après leur présentation initiale par la Commission européenne. La perspective du sommet du G20 de novembre en Corée du Sud a également joué, l'UE voulant se prévaloir d'un rôle moteur dans ce domaine. Selon les termes de l'accord, 4 nouvelles autorités sont créées : un comité européen du risque systémique, qui s'intéressera aux risques pesant sur l'ensemble de l'économie, et trois autorités supervisant respectivement la banque, l'assurance et les marchés. La première autorité sera basée à Francfort, alors que les trois autres auront leur siège respectivement à Londres, Francfort et Paris. Les autorités disposeront dès leur création d'un pouvoir direct de supervision sur certaines entités dites paneuropéennes, comme les agences de notation, et ces pouvoirs pourront être étendus à d'autres institutions ou activités au fil des nouvelles législations sectorielles. Le président du Comité européen du risque systémique sera la président de la Banque centrale européenne pour un premier mandat de cinq ans, avant que le caractère ex officio de cette nomination soit précisé lors d'une révision des textes, prévue pour dans trois ans. Il pourra, au côté de la Commission, demander aux Etats membres de déclarer une situation d'urgence en cas de crise afin d'octroyer des pouvoirs extraordinaires à ces autorités. Ces pouvoirs consisteront notamment, sous certaines conditions, en l'interdiction temporaire d'activités ou de produits dits toxiques, comme cela a été le cas pour les ventes à découvert à nu au début de la crise actuelle. Dans ces situations d'urgence, les autorités pourront également s'adresser directement à un établissement financier sans passer par le superviseur national ou à l'encontre d'une décision de ce dernier, afin de s'assurer du respect du droit communautaire. En cas de désaccord entre deux autorités nationales, les autorités européennes disposeront d'un pouvoir de médiation contraignant dans une série de domaines.
R.I.

Algerie l'entrepreneuriat social


Un nouveau défit pour le développement de l'économie nationale dans les années à venir

A l'occasion de la 5ème session du cycle des " soirées ramadanesques " des institutions allemandes, la Chambre algéro-allemande de commerce et d'industrie et la fondation Friedrich Naumann pour la liberté ont organisé, jeudi à l'hôtel Sofitel, une conférence ayant pour thème : " entreprendre autrement : l'entrepreneuriat social ".
A ce titre, M. Samir Hariche, président de Mozaik RH cabinet de recrutement-conseil en RH associatif, spécialiste dans la promotion de l'égalité des chances et de la diversité, a illustré, à travers des exemples, la diversité des métiers et des enjeux de l'entrepreneuriat social qui pourrait constituer un nouveau défi pour l'économie algérienne et sûrement un plus pour son développement durable dans les années à venir. Plusieurs définitions sur l'entrepreneuriat social ont été élaborées, M. Hariche a cité comme référence celle de l'OCDE qui la définit comme telle : toute activité privée d'intérêt général organisée à partir d'une démarche entrepreneuriale et n'ayant pas comme raison principale la maximisation des profits mais la satisfaction de certains objectifs économiques et sociaux, ainsi que la capacité de mettre en place, par la production de biens et de services, des solutions innovantes aux problèmes d'exclusion et de chômage. Dans ce sens, le principe de base de l'entrepreneuriat social est simple : l'entreprise sociale offre une solution à un problème social, mais fonctionne en même temps en tant qu'entreprise agissant dans le cadre de l'économie de marché en réalisant des profits. Ces profits seront, après déduction des charges, utilisés pour des projets purement sociaux et non lucratifs. L'entrepreneuriat social est une notion assez récente qui a émergé dans les années 90 aux USA, avec notamment la " sociale entreprise initiative " lancée en 1993 par la Harvard Business School, suivie ensuite par d'autres grandes universités américaines (Columbia, Yale,..etc.) et diverses fondations qui mettent sur pied des programmes de formation et de soutien aux entrepreneurs sociaux et aux entreprises sociales. En Europe, l'entrepreneuriat social fait son apparition également au début des années 90. En 1991, l'Italie crée un statut spécifique de " coopératives sociales " qui se développent alors fortement, notamment pour répondre à des besoins non ou mal satisfaits par les services publics. Les nouvelles initiatives entrepreneuriales à finalité sociale qui ont émergé à cette période furent de natures différentes, elles partageaient cependant certains critères : création de nouveaux statuts, mobilisation des pouvoirs publics, apparition de nouveaux dispositifs et de nouveaux secteurs (comme la sociale entreprise coalition en Angleterre ou l'avise en France, développement des secteurs dynamiques (environnement, services de proximité, commerce équitable…etc.) M. Hariche s'est inspiré des débuts de l'entrepreneuriat social dans le monde, pour fonder Mozaik RH où il a mis ses compétences au service de l'efficience du service public (collectivités territoriales). Désormais, son cabinet Mozaik RH spécialiste en recrutement, comprend 10 salariés et 100 bénévoles, avec un budget de 0.6 M d'euros, rémunéré selon le type de services qu'il offre à l'entreprise. Ce cabinet a été fondé en 2006, au sein de l'association "Agir pour la citoyenneté", la première agence de recrutement spécialisée dans la promotion de la diversité.
En 2007, il a crée Mozaik RH, cabinet de placement associatif, pionnier sur les questions de diversité et les outils de placements innovants. Son expérience acquise durant ces années lui a permis de développer ses idées dans d'autres pays que la France, à savoir le Canada, le Maroc, USA,…et l'Algérie et cela dans des secteurs porteurs et générateurs de richesses.
Nassim I.

Chambre algéro-allemande de Commerce et d'Industrie


Chérif Memmoud

Les Allemands plaident pour un entrepreneuriat social Le directeur général de la Chambre algéro-allemande de commerce et d'industrie, M. Andreas Hergenröther, a appelé, jeudi à Alger, les entrepreneurs des deux pays à orienter leurs initiatives entrepreneuriales vers des finalités sociales sans pour autant se départir des objectifs lucratifs, qui restent l'essence de l'économie de marché. M. Hergenröther, lors d'une conférence animée conjointement avec les représentants de la fondation allemande Freiderich-Nauman, a estime que l'entreprise économique ne peut connaître de réussite si elle ignore ses responsabilités envers la société. “J’invite les entrepreneurs des deux pays à adopter cette orientation vers l'entrepreneuriat social, parce que j'estime que l'entreprise économique ne peut guère réussir si elle ne prenne pas au sérieux ses responsabilités envers la société”, a-t-il dit.
Pour M. Hergenröther, le principe de base de l'entrepreneuriat social est simple puisque, dit-il, “l’entreprise sociale offre une solution à un problème social, mais fonctionne en même temps en tant qu'entreprise réalisatrice de profits, lesquels profits seront, après déduction des charges, utilisés pour des projets purement sociaux et non lucratifs”.
Plus explicite, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qualifie d'entrepreneuriat social “toute activité privée d'intérêt général organisée à partir d'une démarche entrepreneuriale et n'ayant pas comme raison principale la maximisation des profits mais la satisfaction de certains objectifs économiques et sociaux, ainsi que la capacité de
mettre en place (...) des solutions innovantes aux problèmes d'exclusion et de chômage”.
Assez récent, n'ayant émergé qu'à partir des années 1990, ce type de gestion socioéconomique s'inscrit pleinement dans la logique du développement durable, qui, en dépit de son émergence à travers le monde, continue de rencontrer plusieurs obstacles.

Wednesday, June 24, 2009

Air Algerie une vraie performance





Air Algérie dans le groupe B

La compagnie aérienne nationale Air Algérie fait partie du groupe B des compagnies ayant un niveau correct dans la sécurité aérienne.mardi 23 juin 2009.
La compagnie nationale aérienne Air Algérie vient d’être classée dans la catégorie B (niveau correct) en matière de sécurité aérienne suite à une enquête du site Internet spécialisé (www.securvol.fr). Les enquêteurs se sont basés et sur les avis des voyageurs et sur la banque de données fournie par l’Observatoire de la sécurité aérienne et du tourisme (Obssat) qui note les compagnies aériennes. Sur les 6.200 sociétés de transport aérien déclarées dans le monde, l’Obssat a une visibilité sur 1.480 compagnies regroupées dans 5 classes de sécurité. Le nouveau classement des compagnies aériennes a été effectué selon de nombreux critères de sécurité : âge des avions, maintenance effectuée, nombre d’incidents rencontrés et la matière dont ils ont été traités.
Le classement de la compagnie nationale aérienne Air Algérie dans la catégorie B est une vraie performance, vu que cette catégorie compte de grandes compagnies étrangères, à l’exemple d’Air France (déclassé après le crash du vol Rio-Paris), Aigle Azur, Britair, XL Airways et Turkish Airlines. Dans le groupe A (bon niveau) on retrouve les compagnies les plus fiables en matière de sécurité aérienne, notamment asiatiques (Singapore, Qatar, Cathay, Emirates) et la low-cost Easyjet. Parmi les atouts de la compagnie nationale aérienne, il y a d’abord l’extrême maîtrise des pilotes algériens, le lancement d’un programme de modernisation de la flotte et l’obtention de la compagnie de la certification Iata.
Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com D’après Le Financier