阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门

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指出了圖像訪問阿爾及爾規劃信息

羅伯特·舒曼先生和歐洲的“歐洲不會在一夜之間發生,也順利......”

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Friday, August 27, 2010

La Méditerranée, terre de médias




La Méditerranée, terre de médias
Dans un monde où les échanges se multiplient comme jamais auparavant dans l’histoire de l’humanité, mais où l’on voit aussi apparaître des antagonismes, des tensions, voire des conflits nouveaux, le nécessaire rapprochement des pays du bassin de la Méditerranée apparaît comme une évidence. Héritiers d’une longue histoire commune et d’un patrimoine culturel exceptionnel, nos pays et nos cultures n’ont d’avenir qu’au sein d’un espace méditerranéen partagé, fort de son unité et riche de sa diversité.

Sur ce chemin plein de promesses, des étapes importantes se profilent pour la Grèce. En juin prochain, les chefs d’État ou de gouvernement se réuniront à Barcelone pour le deuxième sommet de l’Union pour la Méditerranée, qui sera précédé cette année d’une rencontre de tous les ministres de la culture. Plus qu’un symbole, cet heureux enchaînement exprime une véritable nécessité : pour construire une action commune ambitieuse en Méditerranée, il est d’abord nécessaire de retrouver le sens de l’échange et du partage, dont la culture est à la fois l’expression et le vecteur idéal. Dans ce processus, les médias ont un rôle essentiel à jouer.

C’est dans cette perspective que, du 8 au 11 avril, la Conférence permanente de l’audiovisuel méditerranéen (COPEAM) se réunira à Paris, sous le haut patronage du Président de la République. Ce rendez-vous réunissant des professionnels de Grèce et de tous les pays de la région s’inscrit dans un contexte particulièrement propice à une coopération renforcée. En effet, les paysages audiovisuels méditerranéens sont aujourd’hui confrontés à des évolutions convergentes : arrivée d’Internet et de la télévision numérique terrestre, développement spectaculaire des télécoms et de leurs services de médias, émergence de chaînes à rayonnement international… Face à ces nouveaux enjeux, il est urgent de définir des règles communes, afin que le marché d’avenir qu’est l’audiovisuel méditerranéen puisse tenir toutes ses promesses.

Outre le développement des infrastructures (Internet haut débit, fibre optique), une première nécessité s’impose : mettre en place un cadre de protection juridique commun, qui favorise la circulation des œuvres tout en les protégeant contre le piratage. Il faut toutefois dépasser ce nécessaire effort de régulation, pour lancer des initiatives volontaristes capables d’insuffler une nouvelle vie à notre culture méditerranéenne, fruit d’un héritage séculaire. C’est dans cet esprit que trois projets emblématiques seront présentés lors de la conférence.

Le premier d’entre eux, l’Université audiovisuelle de la Méditerranée, vise à jeter des ponts entre les professionnels et étudiants du secteur issus de tous les pays, pour qu’ils puissent non seulement s’adapter ensemble aux évolutions rapides de leurs métiers, mais aussi apprendre à confronter et à enrichir leurs regards sur les œuvres audiovisuelles. Le deuxième chantier que nous proposons s’adresse à un public plus large : au service de la connaissance de l’autre, MeD MeM sera un portail Internet regroupant des archives audiovisuelles des télévisions publiques de toute la région, une véritable bibliothèque d’Alexandrie moderne ouverte à une mémoire partagée.

La Grèce sera ainsi à l’honneur avec des images, par exemple, de Santorin, île de la mer Egée et de ses sites archéologiques, du cinéaste Nico Papatakis ou des traditions culinaires.

Le troisième projet – le plus ambitieux peut-être – consiste en la création d’une chaîne de télévision culturelle, internationale et multilingue. Ce qu’ARTE a accompli dans le cadre de la coopération franco-allemande et européenne, nous pouvons le réaliser à l’échelle de la Méditerranée. Nourrie de contributions venues de tous les pays, une telle chaîne transformerait l’espace euro-méditerranéen en une réalité tangible. Ne serait-ce pas là un formidable moyen de conjurer l’antique malédiction de Babel, selon laquelle Dieu « confondit le langage de tous les habitants de la terre », alors que ceux-ci ne constituaient auparavant qu’« un seul peuple » ?

Certains répondront peut-être que ce n’est pas là la priorité, qu’en ces temps de crise généralisée, la culture peut attendre un peu. Nous pensons au contraire que c’est notamment grâce à elle que nous pourrons aller de l’avant et faire de l’Union pour la Méditerranée une réalité pour tous les peuples de la région. « Si c’était à refaire, je commencerais par la culture. » On sait que cette citation attribuée à Jean Monnet est purement imaginaire. Est-ce pour autant une raison de ne pas la prendre au sérieux ?

Emmanuel Hoog

[1] La COPEAM, présidée par Emmanuel Hoog, PDG de l’nstitut national de l’audiovisuel, réunit annuellement les opérateurs de l’audiovisuel et de la culture de la région euro-méditerranéenne.

Friday, August 06, 2010

La Méditerranée, mer la plus menacée au monde


Par LEXPRESS.fr avec AFP

La biodiversité méditerranéenne est sous le joug de multiples dangers.

La faune et la flore de Méditerranée, parmi les plus riches au monde, sont aussi les plus menacées. C'est ce qu'indique une étude publiée ce lundi 2 août et qui pointe du doigt la dégradation des habitats, la surpêche, et l'augmentation des espèces invasives favorisée par le réchauffement climatique.

La mer Méditerranée est l'une des plus étudiées au monde. Et pourtant, alors que "les évaluations précédentes faisaient état de 8000 à 12 000 espèces", ce recensement de la vie marine, qui rassemble des études de centaines de scientifiques, en répertorie désormais 17000. Bien d'autres restent à découvrir, indique le rapport, publiée dans la revue scientifique en ligne Plos One. Une riche biodiversité exposée à de nombreuses menaces, plus fortes en Méditerranée qu'ailleurs.

Les mammifères ont payé un lourd tribut

"Les impacts des activités humaines sont proportionnellement plus importants dans la Méditerranée que dans les autres mers du monde", écrit ce rapport. L'explication? Son histoire -une région habitée depuis des millénaires- et sa géographie -une mer quasiment fermée.

Les mammifères marins, comme les cachalots et les dauphins, ont déjà payé un lourd tribut. Et certaines espèces emblématiques, comme le phoque moine de Méditerranée, ont quasiment disparu.

Parmi les menaces, "la dégradation et la perte de l'habitat est la plus répandue aujourd'hui", écrivent les experts, citant comme causes "le développement des côtes" du bassin méditerranéen, ou encore la pollution. La surpêche est la seconde menace pour la biodiversité, et devrait croître encore dans les 10 prochaines années, indique le rapport.

Les espèces invasives et le réchauffement menacent toujours plus

La particularité de la Méditerranée est néanmoins la présence particulièrement importante d'espèces invasives, "un facteur crucial qui va continuer à modifier la biodiversité". Venues d'autres mers, elles sont estimées à plus de 600, soit 4% du total des espèces recensées.

Le réchauffement climatique devrait également accentuer leles menaces qui pèsent sur la biodiversité méditerranéennes. Une mer plus chaude va attirer de nouvelles espèces tropicales. Les populations déjà présentes en Méditerranée vont quant à elles migrer vers de nouvelles zones, qui pour l'heure ne leur sont pas favorables, écrit le rapport.

"Une menace" pour la biodiversité, mais aussi une nouvelle richesse dans certaines zones, écrivent les experts. "De manière générale, l'établissement d'espèces exogènes d'origine tropicale pourrait entraîner la perte du caractère particulier des communautés méditerranéennes".

Et les chercheurs de conclure qu'il "est nécessaire de développer une vaste analyse des initiatives à prendre en matière de conservation pour préserver la biodiversité méditerranéenne", ajoutant que cette mer peut devenir, à ce sujet, "un modèle pour les océans du monde".