阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门

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指出了圖像訪問阿爾及爾規劃信息

羅伯特·舒曼先生和歐洲的“歐洲不會在一夜之間發生,也順利......”

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commission européenne 欧盟委员会

Commission européenne: "Commission européenne"

Friday, February 18, 2011

Union pour la Méditerranée n'est-ce pas le moment de redéfinir l'UPM 2011


le blog Par Pierre Rousselin
Union pour la Méditerranée: c'est le moment ! 2011
Depuis son lancement en juillet 2009, l'Union pour la Méditerranée s'est enlisée dans les conflits proche-orientaux. L'idée était pourtant prémonitoire. Au vu de la révolte arabe, le projet consistant à établir un partenariat égalitaire entre les deux rives de la Méditerranée, fondé sur des projets concrets, est plus nécessaire que jamais. Qui peut douter de l'enjeu que constitue la réussite ou l'échec d'une démocratisation du pourtour méditerranéen, en termes de stabilité politique, d'opportunités économiques ou de flux migratoires?

S'il était difficile de mobiliser les énergies pour aider des régimes largement corrompus, il devrait être désormais plus aisé de convaincre les Européens. Les détracteurs de l'UPM diront que ce n'est qu'une coquille vide dont les piliers étaient, justement, l'Egypte de Moubarak et la Tunisie de Ben Ali. Et bien, n'est-ce pas le moment de redéfinir l'UPM pour tenir compte du moment historique que traverse le bassin méditerranéen ?


L'ancien premier ministre réformateur algérien, Mouloud Amrouche, soulignait récemment à Paris que l'on ne peut demander à l'UPM de « résoudre les problèmes qui se sont accumulés depuis cinquante ans », le conflit israélo-arabe ou bien les divisions du Maghreb. L'actualité nous montre que les jeunes du monde arabe sont plus intéressés par leur avenir que par le passé, qui, lui, obnubile leurs dirigeants vieillissants.


C'est une occasion à saisir. Des élections ne suffisent pas à installer une démocratie. Il faut des institutions efficaces, des partis politiques qui jouent leur rôle, une administration autonome, une presse indépendante... Cela ne s'improvise pas. Qu'attend-on pour préparer des programmes en direction des sociétés civiles arabes pour favoriser une telle transformation ?

L'alternative serait de nous présenter comme une Europe forteresse, paralysée face à l'évolution du monde. Ainsi nous favoriserons ce que nous avons le plus à redouter : qu'après avoir balayé ses dirigeants, la révolte arabe se tourne contre nous. La France a un rôle particulier à jouer en ce moment historique pour le monde méditerranéen.

Retrouvez l'intégralité de cette note ainsi que l'ensemble de mes éditos sur ma page Mon Figaro

Mr le président Nicolas Sarkozy inaugurera le G20 Finance sous présidence française ce vendredi




Mr le president Nicolas Sarkozy recevra aujourd'hui, vendredi 18 février 2011 à 18h00 au Palais de l'Elysée, les ministres des Finances et les gouverneurs de banques centrales du G20, réunis à Paris à l'occasion de la première réunion ministérielle de la présidence française du G20.

A cette occasion, le chef de l'Etat prononcera un discours.

Union européenne Algerie énergies renouvelables


Portail Algérien des ÉNERGIES RENOUVELABLES
L’UE veut participer aux projets d’énergies renouvelables destinés à l’exportation
Vendredi 18 février 2011.

L’Union européenne étudie la possibilité de participer au financement des projets de production d’énergies renouvelables dans la rive sud de la méditerranée, destinés à l’exportation, a révélé jeudi à Alger un haut responsable de la commission européenne. "L’UE souhaite un partenariat gagnant-gagnant dans les projets des énergies renouvelables, des travaux sont en cours pour en clarifier les conditions-cadres et les aspects commerciaux" , a déclaré M. Fabrizio Barbaso, directeur général adjoint à la commission européenne, chargé de l’énergie et du transport. " Il faut que l’UE assure une partie des financements de ces projets, mais seulement s’ils ont une vocation d’exporter la production comme c’est le cas avec le plan de développement des énergies renouvelables de l’Algérie", a ajouté M. Barbaso lors d’une conférence débat sur "la politique énergétique européenne et la méditerranée"..

Il est nécessaire, selon lui, "d’avancer sur la question des financements par des investissements à grande échelle"..

M. Barbaso a cependant ajouté qu’il est possible pour l’UE de participer à travers des partenariats industriels, dans des projets de production d’électricité destinés aux marchés locaux..

L’Algérie avait affirmé au début du mois qu’elle est prête à financer en partenariat des projets destinés à l’exportation, soulignant qu’elle refusait de prendre seule le risque de financement..

L’Algérie projette de produire d’ici à 2030 environ 22.000 MW, dont 10.000 MW seront destinés à l’exportation, selon son plan de développement des énergies renouvelables, adopté récemment par le gouvernement..

M. Barbaso a par ailleurs affirmé que "l’UE souhaite une coopération énergétique plus étroite avec l’Algérie, qui est et restera un partenaire stratégique"..

Grand fournisseur de l’Europe en gaz, l’Algérie lui assure près de 14% de sa consommation énergétique..

Selon les chiffres fournis par ce responsable européen, la dépendance de l’UE des hydrocarbures importés va augmenter d’ici à 2030 à 94% pour le pétrole et à 83% pour le gaz..

D’ici à 2020, l’UE projette de porter la part des énergie renouvelables dans le ’’mix’’ énergétique à 20%, de réduire de 20% la consommation de l’énergie et de baisser aussi les émissions de gaz à effet de serre de 20% ..
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Egypte UE 2011



Egypte : l’UE doit passer à la vitesse supérieure, selon le Parlement
Gel des avoirs, augmentation de l’aide : si les députés se sont montrés plus cléments à l’égard la Haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères, ils appellent l'UE à passer à la vitesse supérieure pour éviter que la révolution égyptienne « ne devienne une nouvelle dictature », selon les termes de l’eurodéputé roumain Adrian Severin (S&D).


Le débat sur ce sujet, qui a eu lieu le 16 février en session plénière à Strasbourg, a débouché sur l’adoption d’une résolution commune de soutien à la transition démocratique en Ég

laissons travailler le chef de l'état Mr Nicolas Sarkozy 2011

Thursday, February 17, 2011

Banque Européenne d’Investissement (BEI) l’Union Pour la Méditerranée



la Banque Européenne d’investissement pourra financer la démocratisation en Tunisie ou Egypte
A l’occasion de la révision du mandat externe de la Banque Européenne d’Investissement (BEI), le Parlement européen s’est prononcé en faveur d’une utilisation accrue des prêts de la BEI en soutien aux mouvements de démocratisation au Sud de la Méditerranée, et appelle à la création d’une nouvelle institution financière pour la région.

A l’initiative des socialistes, le Parlement européen a ainsi approuvé l’octroi d’une enveloppe additionnelle de 1 milliard d’euros de prêts à destination de cette région. « C’est un premier pas encourageant, souligne Vincent Peillon, rapporteur en commission des Affaires étrangères sur ce dossier et responsable du suivi de l’Union Pour la Méditerranée. Cet argent doit aller prioritairement à des projets aux effets visibles et rapides sur les conditions de vie des populations ; dans cette optique, le soutien au micro-crédit doit être un axe d’action privilégié ».

Mais au-delà de ces mesures immédiates, les eurodéputés ont appelé l’UE à répondre aux changements historiques en cours en soutenant la proposition de Vincent Peillon de création d’une institution financière spécifiquement dédiée à la Méditerranée. « Après l’écroulement de l’ex-URSS, la création de la BERD (Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement) avait permis de faciliter la transition économique et démocratique des pays de l’Est de l’Europe, rappelle celui-ci au nom de la Délégation socialiste française. Alors que la rive Sud de la Méditerranée est en train à son tour de reconquérir sa liberté, l’UE doit se montrer à la hauteur de l’enjeu en proposant rapidement, sur le même modèle, la création d’une Banque euroméditerranéenne de co-développement et d’investissement. »

Cette institution, en associant les pays partenaires au capital et à la gestion des projets, les rendrait ainsi copropriétaires et coresponsables de l’action menée sur place – ce qui avait alors grandement contribué au succès de la BERD. « Une telle initiative montrerait que l’Europe n’est pas condamnée à rester spectatrice et commentatrice de l’histoire en mouvement, et pourrait constituer le socle d’une relance nécessaire du projet historique d’une union entre les deux rives de la Méditerranée. En soutenant cette proposition, le Parlement européen envoie aujourd’hui un signal politique fort aux Etats européens et à nos partenaires du Sud », conclut Vincent Peillon.

Patrick le berrigaud recherche travaille mi temps accepté

Expérience professionnelle
Ajouter une autre expérience2006 - 2010Consultant bénévole Euromed Union pour la méditerranée »
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bénévole, Association EUROMED

Développer le projet « Union pour la méditerranée »

Référencement, modérateur

Secteur : Radio

2000 - 2002Consultant Administrateur bénévole, Chambre Belgo-Algérienne, Belgique
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Administrateur bénévole, Chambre Belgo-Algérienne, Belgique

● Développer la coopération PME Algéro-Belge

Secteur : Conseil, Organisation et stratégie

1994 - 1996Consultant fin de serie Gilli international
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consultant fin de serie pour marques

Secteur : Textile - habillement -accessoires

1990 - 1993Consultant Responsable d’agence de voyages, ALLER RETOUR,
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Responsable d’agence de voyages, ALLER RETOUR, Paris

Création de voyages touristiques auprès des CE

Négociation de prix (équipe de 5)

Secteur : Tourisme Loisirs

1990 - 1991Animateur auprès du public Animation tour de france auprès de grandes surface
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Secteur : Grandes surfaces

1988 - 1992Consultant MEDIA Consultant, J’ANNONCE PLUS, Groupe AGL
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Consultant, J’ANNONCE PLUS, Groupe AGL, Paris

Commercial auprès des différents kiosques, annonceurs

Participation à la conception du journal

Secteur : Communication et Médias

1987 - 1988Consultant communication Consultant, La Tirellerie
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Consultant, La Tirellerie, Paris

Journal d’annonces gratuites pour particuliers

Commercial auprès des différents annonceurs

Participation à la conception du journal

Secteur : Communication et Médias

1985 - 1990Vendeur Vendeur de fripes américaines
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Vendeur de fripes américaines, Puces Clignancourt/Forum des Halles, Paris

Gestion de caisse Relation clients

Secteur : Textile - habillement -accessoires

1985 - 1986Communication auprès des clients Consultant, Choc 75
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Conception, réalisation, distribution publicitaire

Création d’une agence publicitaire

Conseils en communication auprès des clients

Secteur : Communication et Médias

1981 - 1983Independant Distribution de prospectus
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1981/1983 Artisan, Société de distribution de prospectus

● Conception, réalisation de prospectus

● Distribution de prospectus ciblé

● Affichage « sauvage » (équipe de 3)

Secteur : Publicité

1981 - 1983Independant Distribution de prospectus
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1981/1983 Artisan, Société de distribution de prospectus

● Conception, réalisation de prospectus

● Distribution de prospectus ciblé

Union pour la Méditerranée Algerie Luxembourg.


Union pour la Méditerranée : Une délégation parlementaire algérienne à Luxembourg
Représentant l’Assemblée populaire nationale, M. Imad Djaafri, président du groupe parlementaire des indépendants et le député Tahar Abdi prendront part à la réunion de la commission des affaires économiques, sociales et éducatives de l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée, qui aura lieu aujourd’hui et demain à Luxembourg.
L’ordre du jour de cette réunion comprend : l’adoption des déclarations ; de l’agenda de la commission et le procès-verbal de la réunion précédente, avant de procéder à la discussion des trois thèmes principaux suivants :
1. - “Les financements islamiques dans le monde : règles et expertises.”
2. - “Prévisions de la banque de développement euro-méditerranéenne.”
3. - “Les relations économiques avec les pays euro-méditerranéens”.

Wednesday, February 16, 2011

Ariane 2011


LEMONDE.FR avec Reuters et AFP
Décollage réussi pour la 200e mission du lanceur "Ariane"

Le lanceur européen Ariane 5 a mis sur orbite, mercredi soir, un véhicule de ravitaillement pour la station spatiale internationale (ISS) à l'occasion de sa 200e mission.La fusée a décollé à 18 h 50 heure locale (22 h 50 à Paris) du pas de tir du centre spatial de Kourou, en Guyane française. Elle s'est élevée dans la nuit avant de disparaître rapidement dans la couverture nuageuse et de poursuivre sa route vers l'espace.
Un peu plus d'une heure plus tard, le véhicule de transfert automatique (ATV) Johannes-Kepler se trouvait en orbite basse.

La mission s'est achevée sous les applaudissements de la salle de contrôle Jupiter, au centre spatial guyanais. Ce 200e vol d'Ariane est l'occasion de franchir une "étape particulièrement importante pour l'Europe spatiale", a déclaré Jean-Yves Le Gall, le patron d'Arianespace. C'était aussi "le 42e succès d'affilée d'Ariane 5", a relevé M. Le Gall, évoquant un "lancement exceptionnel". Pesant plus de 20 tonnes, Johannes-Kepler représente la plus forte charge jamais transportée par Ariane.

Les deux modules (un de service et un de fret) qui constituent l'ATV ont été construits par Astrium, à la tête d'un consortium d'industriels européens. Le véhicule s'arrimera le 24 février à la station spatiale internationale. Il assurera le ravitaillement de l'ISS en eau, air, vivres, ergols, pièces de rechange et matériels pour les expériences.

Mr le président Nicolas sarkozy laïcité et la place de l'islam en France


Par Solenn de Royer

Sarkozy souhaite fixer des règles à l'islam en France

L'UMP organisera une convention sur la place des religions le 5 avril. Un préalable à des mesures concrètes.

Ce sera l'un des grands sujets du printemps, puis de la rentrée prochaine. Nicolas Sarkozy souhaite que des mesures concrètes soient prises sur la laïcité et la place de l'islam en France, à l'issue du débat que lancera l'UMP sur ce sujet, le 5 avril. «On a payé très cher la cécité sur l'immigration dans les années 1980. C'était un débat tabou. Avec la laïcité et l'islam, il se passe la même chose», a martelé le président mercredi devant les députés UMP, reçus à l'Élysée. «Il y a un décalage croissant entre les médias et les préoccupations des Français, a-t-il ajouté. Les racistes d'hier sont devenus les populistes d'aujourd'hui. Notre formation politique puis le Parlement doivent s'occuper de ces sujets.»

Comme à la télévision, jeudi dernier, le chef de l'État a répété qu'il voulait un «islam de France» mais pas un «islam en France». «Quelles sont les limites que nous mettons à l'islam?, s'est-t-il interrogé. Il n'est pas question d'avoir une société française qui subirait un islam en France. Nous sommes une société laïque. On a eu un débat sur la burqa, on a bien fait. Nous devons avoir un débat sur la prière dans la rue. Dans un pays laïc, il ne doit pas y avoir d'appels à la prière. Il faut aboutir à un corpus idéologique sur la place des religions, en 2011.»


«L'islam, sujet phare de la présidentielle»

Inquiet de la percée du Front national dans les sondages, Nicolas Sarkozy refuse de laisser le parti d'extrême droite préempter la question de la laïcité, notamment la délicate question des prières dans la rue, abordé par Marine Le Pen cet automne. «La force de Nicolas Sarkozy, c'est d'avoir toujours été leader dans le débat, analyse un conseiller du président. Pendant un temps, c'est Marine Le Pen qui a eu ce rôle. Elle a habilement mis en scène un vrai sujet. C'était un danger qu'il nous fallait éviter.»

Ces derniers mois, le chef de l'État a également été alerté par des élus, mais aussi les services de renseignements, inquiets d'un durcissement de certaines revendications communautaires, et d'une multiplication de prêches anti-Occident dans les mosquées. Le mois dernier, lors d'une réunion rassemblant plusieurs directeurs de cabinet, celui d'Alain Juppé, Jacques Gérault, a raconté son expérience comme préfet de Rhône-Alpes: «Un grand imam de même que le responsable local du culte musulman (CFMC) m'ont dit qu'il arriverait un moment où ils ne pourraient plus contenir leurs troupes…» Le témoignage a glacé l'assistance. «L'islam sera un sujet phare de la présidentielle», analyse un participant à cette réunion.


Trouver des solutions

À charge pour l'UMP de déblayer le terrain. Au lendemain de sa nomination à la tête du parti, Jean-François Copé a vu longuement Nicolas Sarkozy pour parler «stratégie». Les deux hommes ont listé un certain nombre de sujets «à purger» avant 2012, dont celui - récurrent depuis dix ans et ultrasensible - de la compatibilité de l'islam avec la République. Lundi, le chef de l'État a validé la tenue d'une convention sur ce sujet, comme l'a révélé mardi Le Figaro. Mercredi, Jean-François Copé a précisé que l'UMP poserait à cette occasion «un certain nombre de problèmes de fond sur l'exercice du culte musulman et de sa compatibilité avec les lois de la République». Une série de questions seront abordées: le nombre des lieux de culte, la formation des imams, le contenu des prêches et la langue dans laquelle ils sont tenus, le financement du culte musulman. Le débat associera experts et personnalités civiles et religieuses. Le patron de l'UMP s'est défendu de chercher à exploiter un thème lancé par la présidente du FN: «Marine Le Pen soulève des problèmes mais travaille assez peu les solutions», a-t-il taclé.

Des «solutions» qui ne seront pas aisées à trouver non plus pour le gouvernement. À l'Élysée, on confirme que le président veut des «propositions concrètes dans les mois qui viennent.» «Celles-ci couvriront un vaste champ, depuis l'école jusqu'aux prières dans la rue», indique un conseiller du Château. La question de la nationalité des imams et de la langue qu'ils utilisent sera sans doute l'une des plus délicates à régler, de même que celle de l'interdiction des prières dans l'espace public. D'autant que cette dernière ferait ressurgir le débat, vieux d'un siècle, qui avait opposé l'Église et l'État, soucieux d'interdire les processions religieuses.

Pour l'heure, aucune déclinaison précise n'a été arrêtée: loi, résolution parlementaire, arrêtés municipaux ou solution à l'amiable trouvée avec les responsables du culte musulman? «L'idée, c'est plutôt que l'interdiction par la loi ne soit utilisée qu'en dernier recours», glisse un proche du dossier. Le débat ne fait que commencer.



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Ce que prévoit réellement la loi de 1905

«La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte», proclame le célèbre article deux de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l'État. Pour autant, précise l'article premier de la loi, «la République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes, sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public».

Ces restrictions sont notables. «Il est interdit, à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux (…) en quelque emplacement public que ce soit» sauf les cimetières. «Il est interdit de tenir des réunions politiques» dans les lieux de culte. En outre, «les sonneries des cloches seront réglées par arrêté municipal».

En 1905, l'État s'est déclaré propriétaire de la majorité du patrimoine immobilier des Églises alors existant. Afin de garantir le libre exercice des cultes, la puissance publique a ensuite concédé ces locaux à des «associations cultuelles» bénéficiant d'avantages fiscaux e t autorisées à percevoir des dons et des legs .

Devenu un pilier de notre ordre juridique - sauf en Alsace-Moselle, où subsiste le Concordat de 1801 -, la loi de 1905 interdit donc à l'État et aux collectivités locales de financer la construction de nouveaux lieux de culte. Pour autant, dès les années 1920, l'État - sensible à «l'impôt du sang» payé par les catholiques pendant la Grande Guerre - a recherché des accommodements avec la loi dans un souci d'apaisement. En 1932, la Ville de Paris, des communes de banlieue et le conseil général de la Seine ont réservé des terrains pour la construction d'églises avant de les louer par bail emphytéotique à l'association diocésaine de Paris pour un loyer modique. En 1961, la loi a autorisé les départements et les communes à se porter caution pour des dépenses liées à la construction de lieux de culte.


Nombreux défenseurs

Plus récemment, l'État a accordé une subvention de 5 millions de francs pour la construction de la cathédrale d'Évry (Essonne) inaugurée en 1996, arguant de la présence d'un centre culturel, un centre d'art sacré, dans l'enceinte du lieu de culte. Cas exceptionnel, la municipalité des Lilas (Seine-Saint-Denis) a même récemment financé la construction d'une église moderne destinée à prendre la relève d'une église du XIXe siècle dont elle était propriétaire et qui était devenue vétuste.

La Grande Mosquée de Marseille, pour sa part, censée être inaugurée cette année, devrait être construite au moyen d'un bail emphytéotique de 99 ans conclu avec la Mairie, qui a cédé 8600 m2 d'anciens terrains municipaux pour la réalisation de l'édifice.

En 2005, à l'occasion du centenaire de la loi, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, s'était interrogé sur l'opportunité de maintenir l'interdiction faite aux collectivités publiques de financer des nouveaux lieux de culte. Une commission de réflexion présidée par Jean-Pierre Bachelon, doyen de la faculté de droit de l'université Paris-V, avait alors recommandé «d'autoriser formellement l'aide directe» des collectivités publiques «à la construction de lieux de culte».

L'esprit initial de la loi de 1905 conserve toutefois de nombreux défenseurs, comme Jean-Hélène Kaltenbach et Michèle Tribalat, auteurs de La République et l'islam. Entre crainte et aveuglement (Gallimard). Seules exceptions: les deux départements d'Alsace et de la Moselle, où subsiste le Concordat de 1801.