阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门

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指出了圖像訪問阿爾及爾規劃信息

羅伯特·舒曼先生和歐洲的“歐洲不會在一夜之間發生,也順利......”

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commission européenne 欧盟委员会

Commission européenne: "Commission européenne"

Friday, January 21, 2011

2011 Google Mr Eric Schmidt remplacement Par Mr Larry Page Youtube BFMTV



Lawrence Edward Page dit Larry Page, né le 26 mars 1973 à Ann Arbor dans le Michigan, est un informaticien américain, cofondateur du site internet et moteur de recherche Google avec Sergey Brin. Il est actuellement président et directeur des produits de l'entreprise, et occupera les fonctions de PDG à compter du 4 avril 2011. Avec un patrimoine estimé à près de 22 milliards de dollars, il fait partie des trente plus grosses fortunes mondiales
Eric Emerson Schmidt, né le 27 avril 1955, est le PDG (CEO) de Google à partir de 2001.A partir du 4 avril 2011, il quittera cette fonction, pour occuper celle d'Executive Chairman, et sera remplacé par Larry Page, co-fondateur de Google. Il est également membre du conseil de surveillance de l’université de Princeton dans le New Jersey.

Zone euro réformer le Fonds de soutien 2011



Romandie News
Zone euro: les tractations s'intensifient pour réformer le Fonds de soutien
Bruxelles (awp/afp) - La zone euro mène des discussions tous azimuts sur une mutation qui pourrait donner à son Fonds de secours des allures de véritable Fonds monétaire européen pour mieux affronter la crise, et permettre aux politiques économiques nationales de converger davantage.

"On réfléchit, on lance des idées", a indiqué à l'AFP une source diplomatique européenne, selon qui une conférence téléphonique des ministres des Finances de la zone euro pourrait avoir lieu la semaine prochaine pour faire le point.

Le débat porte sur une éventuelle augmentation des moyens du dispositif mis en place en mai 2010 mais aussi sur un élargissement de sa palette d'outils.

Réunis cette semaine à Bruxelles, les ministres des Finances de la zone euro ont progressé vers un accord visant à augmenter la capacité effective de prêt, sans relever l'enveloppe globale.

Le dispositif est doté sur le papier de 440 milliards d'euros. Mais il ne peut lever effectivement qu'environ 250 milliards, le reste devant être mis de côté du fait de garanties nécessaires pour obtenir des conditions de prêt attractives.

Il s'agirait donc de porter cette capacité de prêt effective à 440 milliards d'euros, ce qui pourrait contraindre les différents pays à relever les garanties nationales qu'il apportent.

Concernant les nouveaux pouvoirs du Fonds, il est question notamment de l'autoriser à accorder des lignes de crédit aux pays de manière plus souple que prévu actuellement, ou à racheter de la dette publique des pays en difficulté sur les marchés. Cela afin de soulager la BCE qui s'en charge actuellement.

Plusieurs journaux allemands ont fait état cette semaine d'un autre mécanisme à l'étude. Il s'agirait de permettre au Fonds de prêter de l'argent aux pays en difficulté pour que ceux-ci puissent eux-mêmes racheter leur propre dette sur le marché, à un moindre coût par rapport à son prix lors de l'émission.

Selon la presse allemande, Berlin pousserait pour un tel plan afin de permettre une restructuration de la dette grecque. Ce qu'Athènes, Berlin et la Commission européenne ont démenti.

"Il y a beaucoup d'options techniques qui vont être explorées d'ici le Conseil européen (sommet)" des 24 et 25 mars, "ça ne veut pas dire qu'elles vont toutes aboutir", souligne-t-on dans l'entourage de la ministre française des Finances, Christine Lagarde.

Le président de la Commission, José Manuel Barroso, fait pression de son côté pour que des décisions soient prises au plus vite, ce qui lui vaut le courroux de l'Allemagne, principal contributeur du Fonds.

"Nous devons maintenant montrer clairement aux marchés qu'on ne fait pas que des déclarations, mais que nous prenons des décisions. Ce n'est pas seulement l'avis du président de la Commission européenne (...) c'est aussi celui du président de la BCE", a-t-il martelé vendredi dans le journal allemand Stuttgarter Zeitung, indiquant "ne pas comprendre" les "réticences" allemandes.

L'Allemagne, elle, estime qu'il n'y a "pas d'urgence" à agir, et préfèrerait attendre mars.

Ces réticences s'expliquent en partie par des enjeux de politique nationale: la chancelière Angela Merkel doit composer avec une opinion publique réticente à payer pour les autres pays endettés, alors qu'elle affronte plusieurs élections régionales cette année. Elle doit aussi compter avec son partenaire libéral au sein de sa coalition, rétif à renforcer le Fonds.

L'Allemagne et la France voudraient par ailleurs s'assurer qu'en contrepartie d'une amélioration du Fonds, les pays de la zone euro s'engagent à plus de discipline budgétaire et de coordination de leurs politiques économiques. En particulier dans le domaine fiscal (harmonisation de l'assiette de l'impôt sur les sociétés par exemple) et social (réformes de retraites). Objectif: doter enfin l'Union monétaire d'une vraie gouvernance économique.

cha

(AWP/21 janvier 2011 13h20)

Istanbul les Six et l'Iran 2011


Début des négociations nucléaires entre les Six et l'Iran à Istanbul
Les négociations entre les Six et l'Iran portant sur le programme nucléaire de celui-ci ont débuté vendredi à Istanbul, en Turquie.
La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton dirige la délégation représentant les six (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne). L'Iran est représenté par son négociateur nucléaire Saïd Jalili. 

Aucun journaliste n'a eu accès à cette session cruciale, placée sous haute sécurité.

Les Six s'efforcent une nouvelle fois de persuader Téhéran de renoncer à son programme nucléaire, et des avancées sont cette fois-ci attendues .

Certains diplomates affirment que les négociations de deux jours tenues à Istanbul se révèleront plus fructueuses que celles tenues le mois dernier à Genève.

Juste avant que le coup d'envoi des négociations tenues à Istanbul ne soit donné, le ministre assistant chinois des Affaires étrangères Wu Hailong a confié à Xinhua : "Je pense que nous pouvons parvenir à quelques avancées si toutes les parties concernées font preuve d'une certaine flexibilité dans les discussions".

Les Six espèrent que cette nouvelle série de discussions avec l'Iran permettra de favoriser le dialogue sur le programme nucléaire iranien controversé. Téhéran a qualifié ces discussions de "dernière chance pour l'Occident".

Ces discussions se tiennent à peine plus d'un mois après les dernières négociations conduites sur cette question début décembre à Genève.

Au cours des pourparlers en décembre, significatifs, car constituant une reprise du dialogue entre l'Iran et les Six après 14 mois d'interruption, les parties prenantes ont convenu de tenir un autre round de négociations à Istanb

Algerie principes d'interaction positive 2011



La société algérienne est en attente de nouveaux éléments nécessaires à son développement en vue d'aboutir au "global" qui l'intéresse dans les domaines politiques, économiques, sociaux et culturels, et surtout de s'adapter à la situation actuelle particulière, tout en forçant l'homme à être un acteur déterminant. La juste et équitable résolution des questions d'emploi et de logements représentent une priorité et doivent s'appuyer sur les engagements pris qui prévoient une pleine et entière concrétisation dans le moyen et long termes devant incarner également les valeurs de l'interaction créative d'une "culture" économique menant le pays vers le chemin de l'embellie. Il s'agit là d'un vrai développement durable à faire émerger et auquel aspire le peuple et dont l'essence demeure unique. Un développement où le principe constitue la valeur première et essentielle, qui rend possible une forte harmonisation qui traduit à son tour impérativement les changements et les évolutions en cours, mais pour garantir dans les meilleures conditions l'existence de vie de l'individu, dès lors " attributaire " d'accompagnement permettant la libération des forces vives et des acteurs économiques assurant un développement et une promotion en accord avec le vouloir et l'espérance du peuple. La précision du rôle de l'Etat n'est plus à définir ou à expliquer du moment qu'il intègre pleinement la dimension sociale du développement et permet la pleine valorisation des ressources humaines et matérielles. C'est aussi un meilleur "palier" pour anticiper sur la préparation de l'avenir et un examen de passage vers plus de performances dont les "profondeurs" s'avèrent indispensables pour relever le taux de croissance du revenu national et l'amélioration des politiques de création d'emplois, la lutte permanente pour l'éradication du chômage, le maintien et le développement des services sociaux. L'Algérie caractérisée par la croissance en hausse de sa jeunesse, l'afflux de nouveaux demandeurs sur le marché du travail, fait de ces questions des éléments essentiels à la mise en œuvre d'un cadre prioritaire afin de confirmer l'importance des engagements qui servent à l'établissement d'un développement exhaustif aussi bien économique que social. Les mécanismes clairs élaborés à ce sujet et assortis de " calendriers " favorisent la mise en œuvre des dispositions et des mesures arrêtées. C'est logiquement le rôle incitatif de l'Etat dans le domaine économique qui est mis en relief de créer un environnement favorable à l'investissement avec une forte participation des secteurs public et privé. Dans cette perspective il y a lieu d'encourager la créativité et attirer l'investissement nécessaire pour la recherche et le développement des secteurs productifs et des services à grand rendement. C'est aussi un développement harmonieux, qui fonde une société forte et cohérente à réputation d'accéder au progrès et de participer à l'évolution nationale. L'atteinte de ces objectifs implique de progresser dans certains domaines qui influencent négativement l'évolution de la société et qui doivent être remplacés par les principes d'interaction positive.
B. C.

l'UE face à l'envoûtement du Maghreb 2011




Effluves de jasmin tunisien : l'UE face à l'envoûtement du Maghreb
[Fenêtre sur l'Europe]

Ce mercredi 19 janvier se tenait à Charm el-Cheikh, en Egypte, le 2ème Forum consacré aux affaires économiques et sociales réunissant les dirigeants du monde arabe.


Tout au long de cette manifestation inter-étatique majeure, seul Amr Moussa -en sa qualité de secrétaire général de la ligue arabe- a osé évoquer le cas de la Tunisie en déclarant que les pays arabes devraient tirer une leçon des incidents observés en Tunisie. Les dictateurs, rois et présidents des pays arabes craignent d'évidence une « contagion » du renversement politique tunisien dans leur pays respectif. L'expression d'une solidarité générale des élites arabes envers le peuple tunisien ne semble dès lors pas être à l'ordre du jour … à ce titre, l'UE peut-elle jouer un rôle d'influence conséquent ?

Depuis plusieurs jours, force est de constater que les évènements en Tunisie ont ravivé des espoirs quant aux défis politiques, économiques et sociaux des pays du monde arabe. Le renversement du gouvernement Ben Ali et la situation de transition politique en Tunisie enthousiasment tout particulièrement les peuples du Maghreb et finissent même par susciter de nouvelles revendications. Car nombreux sont les pays en difficulté. En Algérie, la flambée des prix des denrées de base n'a fait qu'accentuer le dégoût de la population vis-à-vis du système et de la corruption de politiciens vieillissants. Symbole de ces indignations : l'immolation par le feu de 4 citoyens algériens. Malgré une révision à la baisse des prix des produits concernés, la contestation des émeutiers n'en reste pas moins vivace. En Mauritanie, au Maroc et en Egypte, de nombreux témoignages recueillis par la presse européenne rendent compte d'une recrudescence de revendications de même nature, en matière de libertés fondamentales notamment.

Sur ce dossier brûlant, une déclaration commune de Catherine Ashton -haute-représentante de l'UE- et Stefan Füle -commissaire européen en charge de la politique de voisinage de l'UE- du 17 janvier rend compte d'un engagement européen tâtonnant : "l'UE se tiendra aux côtés des Tunisiens dans la réalisation de leurs aspirations pacifiques et démocratiques. La Tunisie veut devenir une démocratie stable, qui respecte pleinement les droits et libertés fondamentaux. Elle veut des élections libres, équitables et ouvertes à tous. Nous la soutiendrons dans les efforts qu'elle déploie pour atteindre cet objectif (...).". Le cas tunisien pourrait-il, dès lors, constituer une première mise à l'épreuve du SEAE, tout nouveau dispositif diplomatique européen ?

Algérie cabinet Oxford Business Group.secteur tourisme 2011



L’Algérie mise sur le tourisme pour diversifier son économie
L’Algérie ambitionne de développer son secteur du tourisme pour diversifier son économie selon le cabinet Oxford Business Group.
jeudi 20 janvier 2011.
L’Algérie prévoit de placer le tourisme en première position dans sa politique tendant à diversifier l’économie, attirer les investissements directs étrangers et créer des emplois, indique un rapport publié par le cabinet international d’études Oxford Business Group (OBG). Près de 1,9 million de touristes ont visité l’Algérie en 2009, soit une augmentation de près de 8%, par rapport à 2008, tandis que les revenus générés par le tourisme en Algérie pour 2009 sont estimés à 330 millions de dollars, selon les statistiques publiées par OBG.

Le rapport mentionne les principaux axes du Schéma directeur d’aménagement touristique (SDAT) lancé en 2008 et "visant à accroître le nombre de touristes à 2,5 millions en 2015". Ces axes consistent en la promotion de l’Algérie comme destination touristique de premier choix, le développement des centres touristiques de haute qualité, l’introduction de contrôles de qualité, la promotion des partenariats public-privé et, enfin, l’encouragement des investissements dans le secteur du tourisme en Algérie.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après APS

Mr Nicolas Sarkosy programme de travail du G20



Nicolas Sarkozy présentera au corps diplomatique, le 24 janvier le programme de travail du G20
[Fenêtre sur l'Europe]

Il s'agira notamment de la réforme du système monétaire international,de la modernisation de la gouvernance mondiale et de la régulation des prix des matières premières.


Nicolas Sarkozy compte s’appuyer sur l’Allemagne avec laquelle la France travaille déjà beaucoup (lutte contre les produits financiers dérivés, évaluation des stocks de matières premières, élaboration d’indicateurs sur les balances commerciales).

Thursday, January 20, 2011

Mr Kemal Derviş



Kemal Derviş (10 janvier 1949 à Istanbul) est un économiste et homme politique turc. Il était administrateur du Programme des Nations unies pour le développement jusqu'en mars 2009.

De père turc et de mère allemande, Kemal Derviş a fait ses études à la London School of Economics à l'université américaine Princeton. Après 24 ans passés à la Banque mondiale, il a été nommé ministre turc de l'économie en 2001 où il met en place d'importantes réformes économiques. Il a démissionné en août 2002. Il est membre du Parti républicain du peuple (CHP) depuis septembre 2002 et est élu député au parlement le 2 novembre 2002 sur la liste de CHP. Il a fait partie de la Convention européenne.

Il a été pressenti par le gouvernement Adalet ve Kalkınma Partisi pour diriger les négociations d'adhésion à l'Union européenne en 2005. Mais le 5 mai 2005, l'Assemblée générale de l'ONU, l'a élu administrateur du Programme des Nations unies pour le développement. Son mandat de 4 ans a commencé le 15 août 2005.

D'après la liste arrêtée au 11 novembre 2003, il est membre du Comité d'orientation scientifique de l'association fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn, À gauche en Europe.

l'économiste Mr Kemal Dervis explique que le rattrapage de l'Occident par les pays émergents



Kemal Dervis, économiste de la Brookings Institution, à Washington

"Comment redistribuer la nouvelle richesse ?"
Dans un entretien accordé au Bilan du monde (en vente en kiosques depuis le 17 janvier), l'économiste Kemal Dervis explique que le rattrapage de l'Occident par les pays émergents est un fait acquis. Mais ce basculement de l'histoire laisse entier le problème des inégalités entre les nations, comme en leur sein.

Les économistes se disputent pour savoir si la bonne santé économique des pays du Sud est encore liée à celle des pays du Nord, ou s’ils ont acquis une dynamique propre qui signifierait, à terme, le déclin de la domination économique occidentale au profit des nouvelles nations émergentes. Quelle est votre opinion ?


Kemal Dervis : En termes de produit intérieur brut (PIB), il y a bien une convergence entre pays avancés et émergents depuis la fin des années 1980 : ces derniers croissent plus vite que les premiers. Mais cela ne devient globalement le cas, en PIB par tête, qu’à partir de 1999, une fois passée la crise asiatique de 1997.

Cette convergence s’accélère à partir de 2008, parce que la crise touche d’abord et plus fortement les pays avancés ; et elle devrait encore s’accélérer dans les cinq années à venir, si l’on en croit les prévisions du Fonds monétaire international, en PIB comme en PIB par tête.

C’est donc une tendance durable et inédite, et non une période intermédiaire, en attendant un rebond spectaculaire des pays avancés ou un ralentissement marqué de la croissance des pays émergents. Nous sommes bel et bien entrés dans une nouvelle ère historique.

Pourtant, les pays émergents aussi ont vu leurs performances érodées par la crise, tout comme les pays avancés.

Certes, mais le découplage concerne les tendances structurelles de la croissance, et non les cycles économiques de court terme. Si l’on élimine les effets de ces cycles des tendances longues, il s’avère que le découplage des taux de croissance intervient dès les années 1980 pour les pays d’Asie de l’Est et du Sud-Est, et à partir de 2000 pour l’ensemble des pays émergents comme pour les pays les moins avancés (PMA, les plus pauvres de la planète). Il y a aussi une plus forte corrélation entre les émergents et les PMA qu’entre les émergents et les pays riches.

A l’inverse, si l’on ne considère que les évolutions cycliques, alors, le couplage demeure, en raison de l’interdépendance croissante entre les économies de la planète, due à la progression des échanges et des flux financiers mais aussi aux facteurs psychologiques : la panique financière, tout comme l’exubérance, est contagieuse.

Comment expliquez-vous cette convergence ?

La technologie travaille désormais en faveur de la convergence, parce que les transferts de technologies sont de plus en plus rapides. La mondialisation a accéléré le rattrapage technologique de beaucoup de pays émergents.

De plus, surtout en Asie, le taux d’épargne y est beaucoup plus élevé que dans les vieilles économies du Nord. Cela leur permet d’investir beaucoup plus, d’importer les technologies à grande échelle et de réaliser des gains de productivité impressionnants. Au cours des dix dernières années, la part de PIB consacrée aux investissements par les pays de l’Asie émergente s’est élevée à 37% en moyenne, contre 20% à 22% dans les autres pays émergents et 18% seulement dans les pays avancés. Ces augmentations de productivité liée à l’investissement et à l’adaptation de technologies importées se développent aussi à l’intérieur d’un même pays, entre les régions, voire entre les entreprises.

Les réserves de productivité demeurent encore très importantes, même en Chine, parce qu’il reste beaucoup de régions et d’entreprises qui pourront suivre l’exemple des régions et des entreprises les plus avancées. Les facteurs démographiques sont aussi un avantage important. Sauf en Chine, la population est plus jeune que dans les pays avancés, et un pourcentage plus élevé de la population peut donc être économiquement actif.

Cela signifie-t-il un déclin des économies occidentales ?

Non, les pays avancés ne vont pas s’appauvrir, mais ils croîtront moins vite, et il sera difficile pour leurs populations, psychologiquement et politiquement, de voir le PIB par tête augmenter trois fois plus vite dans d’autres pays, même si leur niveau de vie moyen restera plus que trois fois supérieur.

Pour la première fois depuis des siècles, les plus grandes puissances économiques mondiales ne seront plus, dans dix ou vingt ans, celles qui auront le plus haut niveau de vie moyen. Cela ne manquera pas de créer des tensions majeures dans l’ordre économique international. Le mouvement du G7 vers le G20 reflète le début de ce rééquilibrage.

Existe-t-il un lien entre ce basculement de la création de richesses et l’accroissement du chômage et des inégalités dans les pays avancés ?

Oui, car l’accélération des échanges entraîne une compétition sur le travail par la baisse des coûts, ce qui engendre des délocalisations et restructurations qui contribuent souvent à une concentration des revenus au sein des économies nationales.

Les nouvelles économies d’échelle et la mondialisation sont plus favorables au capital et au travail qualifié, plus mobiles que le travail peu qualifié. La croissance des inégalités, non seulement au sein des pays avancés, mais aussi dans beaucoup des pays émergents, est le facteur le plus préoccupant de cette nouvelle donne.

Mais il existe des moyens politiques d’y remédier. Après tout, les mêmes forces de la mondialisation et de la diffusion technologique ont touché également l’Europe et les Etats-Unis ; pourtant, la distribution des revenus y est sensiblement différente, surtout avec les pays scandinaves, parce que d’autres aspects entrent en jeu : les institutions, les rapports de forces politiques et sociaux, la façon dont les politiques publiques sont capturées ou pas par des intérêts économiques privés.

Certains économistes "intégristes" du marché sous-estiment l’importance de la politique et de la négociation sociale dans la détermination de la distribution des revenus. Du côté des émergents, on peut également lutter pour une meilleure redistribution : regardez l’exemple du Brésil de Lula qui a réussi à faire baisser les inégalités, bien qu’elles y demeurent élevées !

Mais le rythme de croissance actuel des pays émergents est-il soutenable ?

Beaucoup de variables sont difficiles à prédire. Mais je pense qu’à moyen terme, sur les dix ou vingt prochaines années, les grandes tendances que j’ai évoquées plus haut sont assez claires, bien que, dans chaque pays, des circonstances particulières peuvent freiner ou accélérer le mouvement. La gestion politique de l’équilibre social va jouer un rôle important. Sur le plus long terme, je ne pense pas que, même à l’horizon de la seconde moitié du XXIe siècle, il y aura nécessairement une pénurie de ressources naturelles qui bloquerait la croissance.

Mais nous aurons besoin de technologies révolutionnaires pour protéger le climat et économiser certaines ressources limitées. Et ces technologies ne pourront se développer à temps que si les politiques économiques encouragent leur développement, ainsi que des comportements respectueux de l’écologie de notre planète.

La croissance économique est-elle le seul indicateur à considérer ?

Bien sûr que non, même s’il est important.

Les pays qui ont connu la plus forte croissance de leur revenu national sur la période 1970-2010, par exemple la Chine, ne sont pas forcément ceux qui ont connu la plus forte croissance de leur indicateur de développement humain (IDH, qui inclut des données sur l’espérance de vie, le niveau d’éducation…), comme Oman ou le Népal.

Par ailleurs, le PIB moyen par tête masque souvent une inégalité croissante des revenus à l’intérieur d’un même pays, voire un appauvrissement des groupes les plus vulnérables, souvent lié a l’insuffisance de ce que l’Organisation internationale du travail appelle le "travail décent". Ce qui pose une fois de plus la question de la répartition de cette nouvelle richesse et de la gestion de l’équilibre social. Et cette question n’est pas seulement économique, elle est aussi politique.

Propos recueillis par Antoine Reverchon

Algérie regard sur la Tunise 2011



Algérie: les yeux rivés à l'est vers la révolution à la tunisienne
(AFP)

ALGER — L'Algérie, elle-même secouée début janvier par des émeutes sociales, a les yeux rivés sur la "Révolution du jasmin" qui a balayé le régime autoritaire de la Tunisie voisine et pourrait faire des émules chez elle.

L'exemple tunisien "hante l'esprit des autorités", écrivait jeudi Le Quotidien d'Oran, et pourrait encourager aussi une population algérienne exposée aux mêmes problèmes, notamment une jeunesse diplômée et sans emploi.

Les étudiants de l'Université Mouloud-Mammeri, à Tizi-Ouzou, principale ville de Kabylie à une centaine de kilomètres à l'est d'Alger, ont ainsi annoncé qu'ils soutiendraient une marche interdite, mais maintenue pour samedi dans la capitale. Elle est organisée par un parti d'opposition, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, 19 députés sur 385) pour réclamer une ouverture démocratique.

L'état d'urgence en vigueur depuis 1992 interdit tout rassemblement de ce type.

"L'impressionnante mobilisation du peuple tunisien, particulièrement celle de la jeunesse" doit "inspirer et motiver tous les patriotes de l'Afrique du nord", soulignent les étudiants dans communiqué, se disant prêts à en découdre avec "un demi-siècle d'autoritarisme, d'oppression et de mépris".

"Nous en avons assez des promesses, nous voulons du concret car les solutions conjoncturelles au profit des jeunes ont montré leurs limites", proclamait Mounir, invité à un forum sur la jeunesse mercredi au Parlement et cité par El Watan.

La Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (Laddh) et quatre syndicats autonomes algériens devaient se rencontrer vendredi pour trouver les moyens d'"empêcher la marginalisation d'un nombre de plus en plus important de jeunes et, par la même occasion, empêcher que le pays ne s'enfonce encore plus dans le chaos", indiquait un communiqué.

A en croire Le Quotidien d'Oran, "les services de sécurité sont en état d'alerte maximum et les walis (préfets) et les administrations locales ont été instruits d'avoir à ne prendre aucune décision ou initiative risquant d'envenimer la tension sociale".

Le gouvernement avait réagi très vite aux cinq jours d'émeutes début janvier qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés, presque tous des policiers. Il a fait baisser les prix de première nécessité, huile et sucre, qui flambaient depuis le début de l'année.

Il a assuré la population qu'il continuera à subventionner d'autres produits, dont la farine, et vient d'acheter environ un million de tonnes de blé en quinze jours.

Mais ces mesures n'ont pas calmé les esprits dans ce pays richissime en hydrocarbures. En une semaine jusqu'à mercredi, huit personnes se sont immolées par le feu, même si certains cas ont été qualifiés de "psychiatriques" par les autorités locales.

Ce "suprême recours d'un citoyen désespéré qui ne trouve point une oreille attentive", ainsi que le qualifie le sociologue Saïb Musette, rappelle le geste du jeune Tunisien le 17 décembre qui avait ainsi mis le feu aux poudres dans son pays.

Le malaise social touche, tout comme en Tunisie, d'abord les jeunes qui voient leur avenir bouché: nombre d'entre eux sont diplômés mais au chômage. Un chômage qui touche au moins 20% d'entre eux alors que 15 millions des quelque 36 millions d'Algériens ont moins de 30 ans, selon les autorités.

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