阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门

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羅伯特·舒曼先生和歐洲的“歐洲不會在一夜之間發生,也順利......”

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commission européenne 欧盟委员会

Commission européenne: "Commission européenne"

Friday, November 12, 2010

Quelles sont les perspectives de la politique industrielle et de la privatisation des entreprises publiques en Algérie


Poste par faycal
La faculté des sciences économiques, des sciences de gestion et des sciences commerciales de l’Université d’Oran a fait soutenir un travail de recherche approfondi mettant en relief différentes expériences historiques( pays développés et pays en transition) en comparaison avec l’expérience récente algérienne qui peut être utile
pour les décideurs du pays, mémoire d e magister de Mademoiselle Amina MOKRETAR AROUSSI avec succès en ce début de novembre 2010, intitulé «bilan, difficultés et perspectives de la privatisation des entreprises publiques » que j’ai eu l’honneur de diriger et d’encadrer avec mon collègue et je puis dire avec fierté mon ancien
étudiant (l’élève pouvant souvent dépasser son maître) Bachir BOUNOUAR, Doyen de la faculté des Sciences économiques, de gestion et des sciences commerciales de l’Université d’Oran, présidé par notre collègue Habib BENBAYER, également mon ancien étudiant dans les années 1980 et dont je suis également fier de son ascension.Cela montre à l’instar d’autres facultés de toutes les régions du pays un début de dynamisme dans la recherche appliquée au niveau des sciences sociales, loin des schémas théoriques abstraits. Sujet que je connais assez bien puisque dé jà en1980 , j’ai été chargé par les autorités du pays à l’époque avec des cadres supérieurs de l’Etat, des universitaires d ‘Alger et d’ Oran (juristes, sociologues et économistes) de diriger l’audit sur la place du secteur privé dans l’économie nationale qui a conduit par la suite à bon nombre de texte législatifs entre 1984 et 1995 ’10 volumes) et dont certaines parties ont été déposés à cette date aux universités d’Alger et d’Oran, et enfin avoir été le président du conseil national de la privatisation entre 1996/2000, mais n’ayant jamais quitté l’enseignement supérieur, ma racine de toujours depuis 1974. Je livre les axes stratégiques de ce travail de recherche qui j’espère sera approfondi.

1- Quelle politique industrielle pour l’Algérie ?

Il convient de souligner au préalable que faute d’une planification stratégique, depuis des années, les lois de finances, souvent modifiées par une complémentaire sont devenues une référence pour comprendre la politique socio-économique de l’Algérie. En matière de relance de l’industrie nationale, le programme d’actions du ministère
de l’Industrie et de la Promotion des Investissements découle des orientations issues du document portant « Stratégie et politiques de relance et de développement industriels ». Ce document prévoyait une action sur trois plans complémentaires : valorisation des ressources naturelles, densification du tissu industriel et promotion
de nouvelles industries en insistant sur le fait que le déploiement industriel, ne peut plus se confiner à la configuration actuelle des zones industrielles et devra obéir à une vision plus moderne et à des notions plus fécondes, telles que les Zones de développement industriel intégré (ZDII), les Technopoles ou les Zones spécialisées.

Certains de ces espaces auraient été localisés et leur mise en place se ferait progressivement. Leur développement permettrait de créer des synergies en exploitant la concentration spatiale des activités économiques et en mettant en réseaux les entreprises, les établissements publics de régulation ainsi que les structures de recherche, de formation et d’expertise. Grâce aux synergies qui seraient ainsi créées, ces nouveaux espaces auraient pour effet d’engendrer un véritable microclimat d’affaires et d’intensifier l’investissement en continuant dans la politique d’encouragement des industries de substitution à l’importation, avec en parallèle le
développement d’une industrie orientée vers l’exportation.

Pour cela, un certain nombre d’activités industrielles aurait été identifiée, dont notamment l’agroalimentaire, les industries mécaniques, la mécanique de précision, l’électromécanique, l’électricité, la pétrochimie, la chimie organique et la pharmacie. Les secteurs de la pêche et du tourisme, jusqu’ici délaissés par les programmes publics, ont été intégrés à cette stratégie. Le choix porté sur ces secteurs serait justifié par le fait qu’ils présentent des avantages comparatifs face à la concurrence, ces branches étant soutenues par l’Etat en vue de les rendre plus compétitives.

L’ex ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements en 2009 se proposait de créer «treize champions nationaux » implantés dans des secteurs aussi divers que la pétrochimie, la pharmacie, la sidérurgie ou le transport aérien, qui devaient naître de la fusion de plusieurs entreprises d’un même secteur, publiques ou privées, y
compris des PME. Il était envisagé dans l’industrie pharmaceutique, un pôle d’entreprises qui pourrait être agrégé autour du groupe SAIDAL. Et dans le secteur de la mécanique, la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) jouerait ce rôle de fer de lance. Ce document est–il suffisant et réaliste d’autant plus que l’ex ministre n’a pas donné de projets précis se limitant à des entités globales, ni un calendrier précis pour le lancement de ces nouveaux fleurons ni précisé les moyens dont ils disposeront. Et se pose cette question : l’Algérie a-t-elle véritablement une stratégie industrielle ? Quelle est la stratégie des filières quel est la place de la recherche
développement ? Et les objectifs tracés pour le quinquennat 2010-2014, visant la promotion de 200.000 PME génératrices d’emplois productifs seront –ils atteints ? La restructuration du secteur public industriel et marchand permettra-t–elle des programmes d’investissement, pour les transformer en véritables leviers économiques permettant l’émergence de secteurs dynamiques compétitifs dans le cadre des avantages comparatifs mondiaux dont la prise en compte des industries écologiques et de l’épuisement des hydrocarbures car qu’adviendrait-il de toutes ces activités économiques fonctionnant au pétrole/gaz si demain il y a pénurie devant raisonner non en termes de réserves mais en termes de rentabilité économique, d’où l’urgence d’un nouveau modèle de consommation énergétique dont l’avenir appartient aux énergies
renouvelables.

Par ailleurs, dans plusieurs déclarations officielles de Ministres algériens entre 2008/2009, il a été question de la construction d’une voiture avec une intégration à 100% algérienne qui serait un des axes de la nouvelle politique industrielle. Or, il s’agit de tenir compte que l’Algérie est face à un marché mondial oligopolistique de production de voitures. A l’heure actuelle, les plus grandes multinationales sont General Motors malgré sa restructuration récente, Toyota, Volkswagen et Nissan, qui depuis son alliance avec le constructeur français Renault, Chrysler, FIAT, Honda, Mitsubishi et Mazda et que les six premiers constructeurs mondiaux qui, tous, ont une capacité de production supérieure àquatre millions de véhicules, représentent 61 % du marché mondial de l’automobile, suivi des sociétés sud coréennes Hyundai,
Daewoo, Kia, Ssang Young et Samsung qui ont rejoint les rangs des constructeurs indépendants, capables de financer, de concevoir, de produire leurs propres véhicules, la Chine et l’Inde s’ étant lancé récemment dans des gammes de voitures compétitives en partenariat .

Aussi, si l’on veut le gaspillage des ressources financières, cela suppose que l’on réponde au moins à six questions :

- construit-on actuellement une usine de voitures pour un marché local régional, ou mondial afin de garantir la rentabilité financière face à la concurrence internationale ? Cette filière n’est–elle pas internationalisée des sous segments s’imbriquant au niveau mondial et une intégration à 80/100% est–elle possible pour l’Algérie ? La production locale sera-t-elle concurrentielle en termes du couple coûts/qualité dans le cadre de la logique des valeurs internationales ? Et qu’en sera t-il de la technologie adoptée au moment où au niveau mondial se développe les voitures dites propres.

Par ailleurs, c’est comme un parfum ou un habit griffé, le consommateur achète également la marque, comment s’appellera la voiture algérienne ? La demande étant fonction du pouvoir d’achat, avec le nivellement par le bas des couches moyennes trouvera t- on acquéreur au niveau local et le gouvernement algérien ne sera t–il pas contraint d’avoir au recours à nouveau au crédit à la consommation du fait de la détérioration du pouvoir d’achat des ménages, supposant que plus de 80% de la population active algérienne touche un revenu moyen inférieur à 25.000 dinars ? Cette industrie étant devenue capitalistique, quel est le nombre d’emplois directs et indirects créés, puisque qu’un certain nombre d’empois indirects restent les mêmes (garages, magasins) ? L’Algérie a-t-elle la qualification nécessaire tenant compte des nouvelles technologies appliquées àl’automobile , cela s’appliquant à tous les autres segments industriels, et d’un réseau dense de PMI/PME devant passer par une
innovation interne soutenue et des partenariats bien ciblés qui ramènent la technologie et le savoir-faire ? Dès lors comment rendre performant par une mise à niveau plus de 90% des entreprises, en majorité des PMI/PME estimées par le Ministère de tutelle à 431200 fin 2009 (contre 320.000 en 2007), sur un total de 593.000
employant 1.490.00 personnes contribuant à 48%de la valeur ajoutée, ayant peu de savoir faire managérial et technologique, et qui de surcroit ne sont pas insérées dans le cadre des valeurs internationales comme le montrent les données au niveau du registre national du commerce pour fin 2008, la structuration des entreprise y
compris publiques étant la suivante : – 49,90 % personnel -32,14 % SNC -13,32 % SARL -4,64 % SPA dont Sonatrach et Sonelgaz.

En effet, 4 à 5% des 593.000 entreprises disposent d’un site web, les sociétés spécialisées dans la création de sites Internet représentant moins de 1 % et la certification aux normes internationales (systèmes de management ISO 9001, ISO 22000, ISO 14000) étant négligeable ? Et même si les pays développés et émergents ouvraient leurs portes aux produits algériens qu’exporterait l’Algérie en dehors des hydrocarbures tenant compte de la concurrence internationale ? Et surtout l’Algérie a-t-elle un système financier adéquat qui réponde à la nouvelle logique industrielle car sans réformes de ce système, actuellement se limitant à une redistribution de la rente donc un enjeu de pouvoir, impulser des secteurs restructurants constitue un mythe. D’où l’importance de se mettre au diapason des normes
internationales boursières et bancaires dont l’extension du crédit-bail souvent considéré comme un substitut de l’endettement tant des entreprises que des particuliers écartées des formes traditionnelles d’emprunt en raison de leur risque. En effet, les petites et moyennes entreprises (PME) jouent un rôle vital dans le développement économique et sont souvent confrontées à plusieurs défis en matière de croissance, qui varient des environnements macroéconomiques peu favorables aux barrières administratives et à la bureaucratie, le plus grand obstacle demeurant leurs capacités limitées à avoir accès aux services financiers.

Les financements bancaires à long terme habituels sont généralement inaccessibles pour les PME, faute de garanties, ce qui rend les actifs mobiliers peu sûrs pour l’accès au crédit. Cette situation, ajoutée au niveau élevé des coûts de transaction liés à l’obligation de vigilance, amène les banques commerciales à continuer de privilégier les prêts aux marges, les entreprises bien établies.

Comme d’ailleurs, il faudrait songer à impulser le marché de la finance islamique dont récemment les USA et la France viennent de lui accorder une importance stratégique, ayant bien résisté à la crise mondiale ayant atteint au niveau mondial les 1000 milliards de dollars dès 2010 et étant appelé à croitre. D’ailleurs certains savants musulmans ont pu émettre l’idée du cycle de d’investissement concernant la durée de détention d’un titre de société intervenant par exemple dans le domaine agricole qui correspond au temps nécessaire pour semer, récolter et commercialiser, la décision de vente du titre étant alors justifiée par une véritable stratégie d’investissement mesurée par le retour sur investissement post cycle de récolte .

L’objectif de la réforme du système financier afin de dynamiser les secteurs à valeur ajoutée et donc la condition d’accompagnement de la politique industrielle, afin
de promouvoir l’investissement dans des actifs tangibles, les investissements devant être adossés à des actifs réels, le banquier ne devant pas être seulement prêteur mais co-investisseur et partenaire du projet financé, ses revenus correspondant à une quote-part des résultats issus du projet financé, permettent d’atténuer le risque selon le principe des 3P (Partage des Pertes et Profits) .

2- Une stratégie claire de la privatisation comme facteur de développement

Il ne s’agit pas d’avoir une vision négativiste vis à vis des entreprises publiques qui évoluent dans un environnement concurrentiel (voir les travaux d’A. Mebtoul sur l’Algérie et de D. Labaronne sur les pays de l’Est en transition). Mais force est de reconnaitre que le grand problème en Algérie reste le secteur industriel notamment
public. Ce n’est pas une question de finances qui empêche son évolution du fait que le budget algérien lui a consacré plus de 40 milliards de dollars entre 1991/2009 avec des résultats mitigés, une fraction des entreprises publiques produisant, en effet, en permanence des déficits entraînant dans leur sillage les banques qui restent malades de leurs clients ayant nécessité plusieurs milliards de dollars de recapitalisation des banques.

L’absence de discipline imposée aux entreprises publiques par la concurrence dans le cadre de marchés ouverts a engendré des effets graves : niveau artificiel des
prix dictés par l’administration ; excédents d’effectifs: les employés n’étant pas rémunérés en fonction de leur performance, cela induit le désintéressement, la mauvaise qualité et la faiblesse de la productivité du travail et de compétitivité : dès lors se pose un problème important: doit-on maintenir sous perfusion ces unités en alimentant l’inflation ou les fermer entraînant un chômage croissant ?

Il y a lieu de ne pas confondre démonopolisation avec la privatisation qui à la lumière des expériences historiques peut être défini soit comme un transfert partiel, ou total vers la propriété privée, ou un transfert du management et comme restructuration globale de l’économie évitant la vision micro-statique de restructuration industrielle pouvant toucher certes l’industrie mais également, l’agriculture, les banques, les services et certains segments dits biens publics où est introduit la mixité. Elle est complémentaire à la démonopolisation qui impulse des segments nouveaux des secteurs privés réduisant ainsi dans le temps la part du secteur public.

La question qui se pose est la suivante : la privatisation s’assimilerait t–elle à un simple transfert de propriété ou n’est–elle pas l’instrument privilégié de la
restructuration de l’outil de production permettant l’accroissement de la valeur ajoutée interne dans le cadre d’une libéralisation maîtrisée ? Comme toute comparaison doit être replacée dans son contexte historique évitant de comparer la mixité algérienne avec une mixité de l’économie occidentale qui est dominée par le mode de
gestion privée dans un environnement concurrentiel, l’Algérie souffrant du monopole bureaucratique. Il s’agit pour rendre opérationnel ce processus complexe éminemment politique d’avoir une vision systémique inséparable de la politique socio-économique d’ensemble.

C’est dans ce contexte que la réussite de ce processus complexe implique de tenir compte tant de l’environnement national qu’international. Sur le plan interne, l’on peut invoquer trois facteurs fondamentaux afin de dynamiser ce processus. Premièrement, les relations entre la privatisation et le système fiscal. La fiscalité applicable aux revenus de l’épargne investie en actions et en obligations est un critère essentiel pour tout investisseur national ou étranger.

Ceci vise la fiscalité des dividendes et des revenus d’obligation, le régime fiscal applicable aux plus et moins values sur cessions de titres, le taux d’une éventuelle retenue à la source sur les revenus des actions et obligations. Deuxièmement la relation entre la privatisation et le système douanier. Tout pays à pour souci constant de préserver et protéger sa production nationale tout en laissant la libre concurrence se développer. Le problème peut résider dans le degré de loyauté d’une telle concurrence. Dans ce cadre le système douanier joue un rôle central à travers les droits de douane applicables à telle ou telle importation. L’exemple le plus
typique est celui où les taxes douanières applicables à un produit fini sont plus faibles que celles frappant les contrats composant ce produit fini. La fluidité du système douanier est un facteur déterminant dans la prise de décision d’un investisseur et cela est lié à une bonne gestion des aéroports et ports.

La mauvaise gestion des ports algériens génère des surcoûts considérables qui se répercutent sur le Trésor public et les consommateurs. En 2009, selon
les statistiques douanières l’Algérie a payé aux partenaires étrangers 750 millions de dollars de surestaries sous forme de remboursements des coûts supplémentaires sur les bateaux qui restent en rade au niveau des ports algériens.

Troisièmement, les relations entre la privatisation et les investissements nouveaux. C’est que dans une économie de marché véritable, il n’existe pas de code
d’investissement, le marché étant l’élément de régulation à travers la bourse des valeurs. Cependant dans les économies en transition un code des investissements favorable tant aux investisseurs nationaux qu’étrangers existe afin de rendre le pays attractif à ces investisseurs et de leur assurer une stabilité dans le temps des
avantages, notamment fiscaux, qui peuvent être à l’origine de leur décision d’investissement dans ce pays. Ce code des investissements doit être connecté avec la législation et les règles régissant le processus de privatisation.

Faute d’une telle connexion, tout investisseur mettra en concurrence les avantages liés au code des investissements s’il réalise un projet neuf comparativement à
l’acquisition d’un investissement de même nature à travers le processus de privatisation. Dans la plupart des pays qui ont engagé avec succès la privatisation, il y a eu décote d’environ 20 % par rapport à la valeur déterminée, (en comparaison à des projets neufs) pour attirer les investisseurs nationaux, internationaux.

En fait, la réussite de ce processus complexe est conditionné par une nette volonté politique de libéralisation afin de déterminer qui a le pouvoir de demander l’engagement d’une opération de privatisation; de préparer la transaction; d’organiser la sélection de l’acquéreur; d’autoriser la conclusion de l’opération; de signer les accords pertinents et de mettre en œuvre les accords et s’assurer de leur bonne exécution.

Afin de lever les contraintes, je recense plusieurs facteurs de réussite : nécessité de la définition de l’entité à privatiser, posant la problématique des filialisations opérées devant éviter la logique administrative (primat de l ‘offre)alors que c’est la logique du marché qui est le guide directeur; la délimitation précise de la
propriété réelle, posant le problème des titres de propriété, existant des différences entre la valeur inscrite dans le bilan et la superficie accaparée par l’entreprise, induisant en erreur certains acheteurs plus intéressés par la valeur du terrain surtout dans les grandes agglomérations que par la valeur réelle des actifs de l’entreprise ; la résolution de l’endettement tant externe qu’interne face aux fluctuations monétaires et des taux d’intérêts et la spécification de l’organisme chargé du suivi de la partie échelonnable lorsqu’il existe des dettes tant au niveau intérieur qu’extérieur, pour ce dernier cas posant la problématique des fluctuations du taux de change , le repreneur remboursant en dinars; la préparation de l’entreprise à la privatisation c’est à dire l’intégration de la dimension du dialogue social et politique; la privatisation est un processus politique géré par le Gouvernement et s’agissant d’un programme politique il importe que celui-ci soit soutenu non seulement par les groupes directement affectés mais également par la population en général.

D’où l’importance de la transparence la plus totale de cette opération complexe et délicate, la cohérence dans sa démarche par une communication active et enfin
le pragmatisme tenant compte tant des expériences historiques que de la réalité sociale algérienne ; l’allégement des long circuits bureaucratiques du fait du nombres importants d’organes prévus alors que le temps c’est de l’argent afin d’éviter le dépérissement des actifs entre le moment de la décision de privatiser et l’acte final
de transfert de propriété. Il ya lieu donc lieu de tenir compte de ces facteurs déterminants, la privatisation n’étant pas une technique neutre mais ayant des incidences économiques, sociales et politiques, car déplaçant des segments de pouvoir.

Les gagnants de demain ne sont pas forcément ceux d’aujourd’hui d’où des résistances naturelles des forces sociales rentières. Comme il y a lieu d’être attentif à la concurrence internationale, existant un marché mondial de la privatisation et il est utopique et incorrect de parler de privatisation partielle et totale en donnant naissance à des structures administratives qui se télescopent ce qui entretient la confusion, comme dans les années passées. La règle d’or est d’éviter d’attribuer à différents organes des compétences concurrentes sous peine de voir adopter des politiques ou approches contradictoires, où de se trouver face à d’interminables marchandages bureaucratiques ou luttes de pouvoir, qui porteraient préjudice à la crédibilité du programme de privatisation.

3- Conclusion : l’Algérie doit s’adapter aux mutations mondiales

L’économie algérienne face aux nouvelles contraintes tant internationales qu’internes a-t-elle la possibilité de modifier le régime de croissance pour atteindre un double objectif, aujourd’hui apparemment contradictoire : d’une part, créer les emplois nécessaires productifs, d’autre part, améliorer la compétitivité internationale.
C’est que la structure productive actuelle rend la croissance volatile et soumise aux chocs externes, la ressource financière, l’importance des réserves de change n’étant pas synonyme de développement.

La position extérieure de l’Algérie reste donc dominée par la faiblesse inhérente à sa spécialisation dans les hydrocarbures, n’ayant pas de prise sur ses propres comptes extérieurs, qui ne dépendent que des cours du pétrole/gaz et du taux de change du dollar, le PIB par habitant évoluant de manière chaotique. Disposant d’une
richesse naturelle éphémère, celle-ci étant amenée à s’épuiser, l’Algérie doit à la fois préserver cette ressource pour les générations futures et progressivement trouver des sources de revenus différents. Il s’ensuit que les niveaux de croissance reposant sur des filières à forte valeur ajoutée nécessaires pour entraîner une
amélioration significative de la situation, estimés à 7/8% par an jusqu’en 2015/2020, semblent difficiles à atteindre à court terme en raison du retard dans la réforme globale.

C’est qu’au cours de son histoire moderne, entre 1963/2010, l’ Algérie a connu nombre de transformations et de changements structurels fondamentaux, du socialisme spécifique (1965/1979), puis à une phase d’économie de marché spécifique, (19802007) puis depuis 2008/2009 à une volonté de retourner au tout État gestionnaire en restreignant les libertés économiques, l’Etat voulant tout régenter, limiter l’autonomie des entreprises publiques, nommer, soumette le secteur privé local à sa
propre logique et limiter le secteur privé international avec une vision bureaucratique (juridisme) de peu d’efficacité.

Or, l‘objectif stratégique pour relancer la machine économique passe par un management rénové, plus de libertés pour les opérateurs publics et privés locaux et pour les étrangers encourager tout investissement devant reposer sur une balance devises positive, un apport managérial et technologique et non limiter l’investissement étranger à partir de critères juridiques peu efficaces. Cela implique de dépasser la logique rentière actuelle, qui entretient des relations dialectiques avec la sphère informelle contrôlant 40% de la masse monétaire en circulation avec des institutions et une intermédiation financière informelle, à partir d’une autre gouvernance consistant à démocratiser la décision économique et politique.

C’est dans cette optique, qu’il s’agit d’avoir une vision d’ensemble que je qualifierai de stratégie d’adaptation puisque que l’on ne peut pas parler scientifiquement de stratégie au sens strict pour un pays dont la majeure partie de la consommation tant intermédiaire que finale, est importée.et qui reste tributaire d’une seule ressource les hydrocarbures dont la fixation des cours lui échappe. C’est que nous avons deux scénarios horizon 2010/2030, c’est dire demain, avec une population qui approchera 45/50 millions d’habitants presque sans hydrocarbures déflagration sociale ou développement et quel sera le poids de l’Algérie dans les relations internationales ? Pour cela, la valorisation du savoir et toujours la valorisation du savoir, et un bon management stratégique seront déterminants, tributaires d’un certain nombre de réformes politiques, sociales et économiques solidaires.

La pleine réussite implique un contrat social entre le pouvoir d’une part et les différentes sensibilités sans exclusive de la société d’autre part afin de s’adapter aux mutations mondiales comme les pays émergents. Aussi, je souligne l’importance d’un débat national ouvert à toutes les sensibilités sans exclusive, sur l’avenir de l’économie algérienne où des questions fondamentales doivent être traitées dans la plus grande transparence notamment la gestion de la rente de Sonatrach, la gestion des réserves de change et la quantification de l’impact de la dépense publique.

L’objectif est de réaliser un consensus national minimal entre les différentes forces sociales ce qui ne saurait signifier unanimisme signe de décadence de toute société. Méditons cette phrase pleine de sagesse du grand philosophe Aristote : « le doute est le commencement de la sagesse ».

Abderrahmane MEBTOUL, économiste

Thursday, November 11, 2010

Jean-Pierre Raffarin se rendra le 24 novembre en Algérie




Raffarin en Algérie le 24 novembre, chargé de mission par Sarkozy :
Jean-Pierre Raffarin se rendra le 24 novembre en Algérie dans le cadre de la mission de consolidation des relations économiques entre Paris et Alger que lui a confiée Nicolas Sarkozy, a-t-on appris dans l'entourage de l'ancien Premier ministre.

Le 2 septembre dernier, M. Raffarin avait été chargé par le chef de l'Etat "d'identifier et de lever les obstacles entre la France et l'Algérie pour leurs investissements économiques respectifs", selon le sénateur UMP.

Le thème du développement des échanges économiques entre les deux pays, dont les relations sont souvent houleuses, avait notamment été évoqué par le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant et le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia, les 21 février et 20 juin, lors d'entretiens à Alger.

"Notre pays demeure l'un des tout premiers partenaires économiques de l'Algérie. Pour autant, nul acquis n'est définitif et nous devons veiller à maintenir et autant que possible accroître nos positions de marché", écrivait le président Sarkozy dans sa lettre de mission.

Quand une radio locale devient universelle



La nostalgie du bled semble s’atténuer au détour d’un programme d’une radio locale.

Vous écoutez radio Jijel. Nous vous souhaitons de passer d’agréables moments avec nous», lance une animatrice de cette radio locale destinée officiellement aux habitants de cette wilaya côtière. Pourtant, nous ne sommes pas à Jijel, mais à 400 km de cette ville, à Blida plus précisément. La diffusion de cette station sur la FM est très limitée dans l’espace. Néanmoins, et grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, notamment l’Internet et le satellite, cette radio est captée non seulement dans la ville des Roses mais un peu partout dans le monde.

A Blida, la «communauté» des «Jijlis» est importante.Connus pour être de bons cuisiniers, la plupart d’entre eux détiennent des restaurants. Mohamed est un restaurateur qui a ouvert son commerce, il y a quelques années, au cœur de la ville des Roses. Ayant toujours sa ville natale et d’origine dans le cœur, il lit régulièrement les éditions locales d’El Watan sur Internet afin d’être au fait de ce qui se passe à Jijel. Aussi, il branche souvent son téléviseur sur le satellite Atlantic Bird 3 (5°West) afin de pouvoir capter la radio d’une région qui lui manque et d’avoir de la manière la plus instantanée de ses nouvelles, même s’il s’agit du quartier le plus reculé de la ville.

«Je ne peux pas rester sans nouvelles de ma ville. Parfois, je me sens dépaysé même si Blida est une région accueillante et cosmopolite. A vrai dire, les ondes venant de Jijel ont un effet magique sur moi ; ils me font remonter le moral lorsque ma famille et toute ma région me manquent», reconnaît-il, avant de poursuivre avec un air plaisantin : «Capter Radio Jijel dans mon restaurant, c’est aussi promouvoir ma région auprès de mes clients blidéens.»

En fait, la radio de la Perle de l’est du pays n’est qu’un simple exemple de cet engouement de nos concitoyens vers tout ce qui est en rapport avec leur région d’origine. Les radios locales restent donc un cordon ombilical par excellence qui maintient les liens, tout en soulageant les «souffrances de la nostalgie» pour les personnes «sensibles» habitant au pays et surtout à l’étranger.
Pour le moment, elles sont une quinzaine de radios locales relevant de l’ENRS qui diffusent sur Atlantic Bird 3 (5°West) et leur écoute est donc «universelle» et ce, à l’instar de radio Ahaggar, radio Saoura, radio Tlemcen, radio Adrar, ainsi que les stations de Ghardaïa, d’Illizi, de Batna et de Souk Ahras.

Plusieurs autres radios locales émettent aussi sur Internet et peuvent être captées aux quatre coins du monde.
D’autres radios semblent bien comprendre cet «enjeu» puisque nous avons appris que la station de Tipasa, à titre d’exemple, va lancer, d’ici à la fin de 2010, ses émissions par satellite et inaugurer ainsi son site Internet. Les concepteurs de radio Blida, laquelle sera opérationnelle durant le premier trimestre de 2011, pensent déjà à «l’universalisation» de cette station dont la vocation est pourtant régionale.Le monde ne cesse de devenir donc un petit village…

Mohamed Benzerga

Quand une radio locale devient universelle



La nostalgie du bled semble s’atténuer au détour d’un programme d’une radio locale.

Vous écoutez radio Jijel. Nous vous souhaitons de passer d’agréables moments avec nous», lance une animatrice de cette radio locale destinée officiellement aux habitants de cette wilaya côtière. Pourtant, nous ne sommes pas à Jijel, mais à 400 km de cette ville, à Blida plus précisément. La diffusion de cette station sur la FM est très limitée dans l’espace. Néanmoins, et grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, notamment l’Internet et le satellite, cette radio est captée non seulement dans la ville des Roses mais un peu partout dans le monde.

A Blida, la «communauté» des «Jijlis» est importante.Connus pour être de bons cuisiniers, la plupart d’entre eux détiennent des restaurants. Mohamed est un restaurateur qui a ouvert son commerce, il y a quelques années, au cœur de la ville des Roses. Ayant toujours sa ville natale et d’origine dans le cœur, il lit régulièrement les éditions locales d’El Watan sur Internet afin d’être au fait de ce qui se passe à Jijel. Aussi, il branche souvent son téléviseur sur le satellite Atlantic Bird 3 (5°West) afin de pouvoir capter la radio d’une région qui lui manque et d’avoir de la manière la plus instantanée de ses nouvelles, même s’il s’agit du quartier le plus reculé de la ville.

«Je ne peux pas rester sans nouvelles de ma ville. Parfois, je me sens dépaysé même si Blida est une région accueillante et cosmopolite. A vrai dire, les ondes venant de Jijel ont un effet magique sur moi ; ils me font remonter le moral lorsque ma famille et toute ma région me manquent», reconnaît-il, avant de poursuivre avec un air plaisantin : «Capter Radio Jijel dans mon restaurant, c’est aussi promouvoir ma région auprès de mes clients blidéens.»

En fait, la radio de la Perle de l’est du pays n’est qu’un simple exemple de cet engouement de nos concitoyens vers tout ce qui est en rapport avec leur région d’origine. Les radios locales restent donc un cordon ombilical par excellence qui maintient les liens, tout en soulageant les «souffrances de la nostalgie» pour les personnes «sensibles» habitant au pays et surtout à l’étranger.
Pour le moment, elles sont une quinzaine de radios locales relevant de l’ENRS qui diffusent sur Atlantic Bird 3 (5°West) et leur écoute est donc «universelle» et ce, à l’instar de radio Ahaggar, radio Saoura, radio Tlemcen, radio Adrar, ainsi que les stations de Ghardaïa, d’Illizi, de Batna et de Souk Ahras.

Plusieurs autres radios locales émettent aussi sur Internet et peuvent être captées aux quatre coins du monde.
D’autres radios semblent bien comprendre cet «enjeu» puisque nous avons appris que la station de Tipasa, à titre d’exemple, va lancer, d’ici à la fin de 2010, ses émissions par satellite et inaugurer ainsi son site Internet. Les concepteurs de radio Blida, laquelle sera opérationnelle durant le premier trimestre de 2011, pensent déjà à «l’universalisation» de cette station dont la vocation est pourtant régionale.Le monde ne cesse de devenir donc un petit village…

Mohamed Benzerga

Alger. Résidence algéro-européenne des photographes



Alger. Résidence algéro-européenne des photographes
Objectif,le patrimoine culturel et archéologique

En l’espace de quatre jours, dix-huit photographes algériens et étrangers sont conviés à immortaliser, par une série de clichés, le patrimoine culturel et architectural algérois.

Dans le cadre de ses activités culturelles, en partenariat avec le ministère de la Culture, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) et les services culturels des Etats membres, la délégation de l’Union européenne en Algérie organise, du 9 au 12 de ce mois, une résidence de photographes sur le thème «Le patrimoine culturel et architectural algérois» à la villa Abdeltif. Pas moins de 18 photographes algériens et étrangers prendront part à ce rendez-vous artistique. Un événement qui se veut avant tout un espace d’échange et de dialogue autour du thème du patrimoine culturel et architectural algérois.

Au cours d’une conférence de presse animée, hier, au niveau de la villa Abdeltif, Mme Laura Baeza, ambassadrice, chef de la délégation de l’Union européenne, a rappelé à l’assistance que cette résidence algéro-européenne de photographes fait suite à la rencontre des femmes écrivaines qui s’est déroulée en octobre dernier à Alger. «Cette résidence s’inscrit dans le cadre du dialogue interculturel que l’Union européenne encourage à travers différents programmes nationaux et régionaux. Algériens et Européens vont travailler ensemble, échanger des expériences et surtout développer un dialogue autour d’un métier qui les passionne», dit-elle.

La conférencière a indiqué que cette résidence est une première étape d’un projet qui a pour objectif d’offrir aux Algérois et à tous ceux qui s’intéressent au patrimoine un regard croisé des professionnels de la photo sur Alger, et ce, à travers une exposition photographique qui sera organisée, probablement au musée du MaMa en 2011.

Déclic pittoresque

Un livre d’art sera également édité avec les photographies réalisées dans le cadre de cette résidence. Parmi les artistes européens, citons l’Allemande Marion Beckhausser, l’Espagnol Juan Angel De Corral, la Française Coralie Grandjean, le Polonais Radoslaw Kazmierczack, le Britanique Jason Oddy, le Belge Charles Paulicevitch, l’Autrichien Christian Wachter, le Belge Charles Paulicevitch et l’Italienne Elisabetta Zavoli. Côté Algérie, on retiendra les noms de Rachida Adaou, Sarah Bellache, Farid Djema, Sid Ali Djenidi, Mohamed Guesmia, El Hadi Hamdikène, Rafik Laggoune, Louiza Sid Ammi, Rafik Zaïdi et Réda Samy Zazoun.

La plupart des photographes sélectionnés pour cette résidence sont des professionnels ayant une expérience dans le domaine. En effet, ce sont des photographes issus de différentes écoles de photographie. Certains sont spécialisés dans la photo d’art. D’autres sont des reporters photo ou encore des plasticiens pétris de photographie.«Durant leur séjour, ils vont focaliser leur travail sur le patrimoine algérois, au sens le plus large du mot, et saisir les images qui à leurs yeux sont les plus significatives de cette richesse», ajoutera Mme Baeza.

Il est à noter que les photographes retenus pour cette résidence seront armés de leur boîtiers afin d’immortaliser des clichés se rapportant au patrimoine culturel et architectural algérois. Le programme des visites prévoit des haltes au niveau du Bastion 23, La Casbah d’Alger, la Grande-Poste, l’hôtel El Djazaïr, Djemâa El Djedid, Djemâa El Kebir, Sidi Abderrahmane, Dar Aziza, Fort Tamentefoust, Notre-Dame d’Afrique, le Théâtre national d’Alger, aqueduc du Val d’Hydra. Des lieux historiques, mythiques, que la mémoire ne saurait oublier.



Nacima Chabani

Wednesday, November 10, 2010

Algerie Loi de finances 2011



Les recommandations du FCE aux députés
Le Forum des chefs d’entreprises (FCE) préconise une dizaine d’amendements à la loi de finances 2011 dont le vote devrait intervenir dimanche prochain. Dans une note présentée devant la commission des finances de l’assemblée dont TSA a pu se procurer une copie, le FCE recommande ainsi concernant l’investissement et le partenariat d’apporter un complément à l’article 45 de la loi de finances complémentaire 2010. Les dispositions contenues dans l’article en question stipulent que toute « modification de l’immatriculation au registre de commerce entraîne, au préalable, la mise en conformité de la société aux règles de répartition du capital ». Mais elles ne s’appliquent pas dans les cas de «modification du capital social qui n’entraîne pas un changement de l’actionnariat et de la répartition du capital entre les actionnaires ; la suppression d’une activité ou le rajout d’une activité connexe ; la désignation du gérant ou des dirigeants de la société ; « le changement d’adresse du siège social ».

Or pour le FCE, ces dispositions « auront immanquablement pour conséquence d’empêcher la mobilité du capital puisqu'un simple changement de l’actionnariat entraînera obligatoirement la mise en conformité de la société aux nouvelles règles de répartition du capital (51/49). « Ainsi, dans le cas d’investissements réalisés antérieurement à la promulgation de la loi de finances complémentaire pour 2010 et dans lesquels des partenaires algériens minoritaires détiennent de faibles parts, le partenaire étranger étant déjà majoritaire à plus de 51 %, les actionnaires algériens se trouveraient dans l’incapacité de vendre leurs actions au partenaire étranger et se trouveraient liés contre leur gré à celui-ci ; ils ne pourront pas non plus vendre leurs parts à un partenaire algérien sans provoquer la mise en conformité de la société aux nouvelles règles de répartition du capital (51/49) », note le FCE.

Dès lors le FCE propose à ce qu’il soit ajouté un alinéa « Toutefois, ne sont pas astreintes à cette obligation, les modifications ayant pour objet : les opérations de cession des parts de l’actionnariat national minoritaire au partenaire étranger majoritaire ou à un ou plusieurs partenaires nationaux résidents lorsque les investissements concernés ont été réalisés antérieurement à la promulgation de l’ordonnance n°10-01 du 26 août 2010 ».

D’autre part le FCE suggère la « souplesse » et « une démarche sélective » concernant l’obligation faite aux investisseurs étrangers de passer nécessairement par le conseil national de l’investissement. « Opérer une distinction entre d’un côté les investisseurs qui s’installent avec pour seul objectif d’activer au bénéfice des maisons mères en s’accaparant des marchés et en développant un simple réseau commercial et d’autre part ceux qui s’installent effectivement pour produire ; moduler l’exigence d’un bilan devises positif selon les secteurs d’activité ; encourager les investissements étrangers qui participent au transfert effectif de "know how" ou qui produisent des biens avec un taux d’intégration égal ou supérieur à un niveau à définir », soutient le FCE.

Concernant les mesures d’ordre fiscal, le FCE recommande la réintroduction de l’exonération de l’impôt sur les bénéfices réinvestis. Il a également préconisé l’unification de la TVA au taux unique de 10 %, la « réduction de 17% actuellement à 7% du taux de TVA auquel est assujetti la position tarifaire 72-07 concernant la matière première dénommée « billette » servant à la production du rond à béton", de procéder à la suppression totale de la taxe sur les activités professionnelles, de porter le plafond de chiffres d’affaires à 10 millions de dinars dans le cadre de l’impôt forfaitaire unique. Dans le même contexte, le FCE recommande la réduction de 15 % du taux de droit de douanes et l’aménagement des droits de douanes frappant les matières premières. Enfin, sur le registre des exportations, le FCE demande de prévoir de ré-autoriser l’exportation de couscous et de pâtes alimentaires.

Algerie Soutien à la PME/PMI



La BEA lance un fonds d’investissement avec une banque portugaise et une société française

Les acteurs économiques s'engagent à travailler l'image de l'Algérie


Clôture des premières journées internationales sur le marketing et le tourisme

Les premières journées internationales sur le Marketing et le Tourisme, qui se sont déroulées les 7 et 8 novembre dernier à l'hôtel Aurrasi (Alger) avec la participation des spécialistes algériens et étrangers, ont pris fin sur des notes satisfaisantes et bien optimistes. Mais, le Directeur général de RH international Communication, M. Rachid Hassas, organisateur de ces journées, refuse totalement de parler de " clôture " de ces journées. Pour lui, il s'agit en fait " de la signature d'un contrat entrer le marketing et les opérateurs économiques. C'est une sorte de convention où les acteurs économiques doivent respecter et surtout s'engager pour travailler l'image de l'Algérie en matière de tourisme, explique M. Hassas, avant de remarquer qu'il a été confirmé à travers ces journées que l'Algérie n'a vraiment rien à envier à nos pays voisins ". Et pour bien soigner l'image de l'Algérie en matière de tourisme, il faut dont bien avoir recours à cet outil qui est le marketing dans le but de fidéliser, séduire et surtout faire de la destination " Algérie ", une destination privilégiée.
Ceci étant l'un des premiers résultats découlant des travaux de ces deux journées riches en enseignements. Par ailleurs, et puisque l'Office national du tourisme (ONAT) a mis en place un plan de communication pour développer et promouvoir le tourisme dans les différentes régions du pays, les agences de voyages se doivent donc de faire la promotion des destinations de ces régions. Et c'est en quelque sorte le 2e résultat atteint lors de ces journées. En évoquant l'outil marketing, on ne pourrait occulter l'un de ses bras d'articulation, à savoir le recours à Internet. Et c'est de ce côté que l'on retrouve le 3e bénéfice tiré de ces journées, puisque les débats riches ayant caractérisées ces journées ont permis d'attitrer l'attention sur le nécessité de mettre en place des sites web et donc des sites professionnels devant servir de référence et de repère pour les utilisateurs avec bien évidement l'actualisation des programmes. De là à passer au e-commerce, il n'y a qu'un pas à franchir. Et c'est ce qui ressort de ces journées également, et il s'agit donc de faire en sorte que les agences de voyage utilisent Internet pour permettre aux clients d'acheter leurs billets et ne point se déplacer, comme cela se fait de part le monde.
Le volet formation a eu également sa part dans les débats entre les conférenciers et les spécialistes du marketing et du tourisme, puisqu'il a été retenu d'utiliser une politique de séduction et de culture tout en faisant très attention pour qu'il n'y ait point de fossé entre la théorie et la pratique. En d'autres termes, il ne faut aucunement que la théorie l'emporte sur la pratique, car la culture algérienne et le sens de la création et la mobilisation sont autant d'axes qui feront de la destination " Algérie " une destination d'accueil et promotionnelle de façon à permettre à notre pays de se positionner sur le podium avec les autres concurrents. Pour le directeur de RH International communication, " ces journées ont prouvé que les compétences existent, que le savoir-faire existe aussi et rien ne manque pour porter l'image de l'Algérie qui peut offrir ce que les touristes attendent et surtout exigent" ; et pour ce faire, M. Hassas, déclare qu'il " faut arrêter le bricolage. Arrêtons de ne penser qu'à faire de l'argent et des gains faciles. Chaque dépense ou entrée doit avoir auparavant servi le touriste à se positionner sur la destination Algérie et il faut que cela serve à faire passer le message le plus important, à savoir que l'Algérie ne doit plus être le pays qu'on regarde d'un seul œil ", conclut le directeur de RH International communication, organisateur de ces premières journées sur le marketing et le tourisme. Alors vivement les deuxièmes journées pour faire le bilan de ce qui se ferait d'ici là.

Saïd Ben

Algerie Agences de voyages et de tourisme


Smaïl Mimoune veut assainir le secteur

Les agences de voyages et de tourisme du Centre ont rencontré hier à l’Ecole nationale supérieure du tourisme (ENST) Smaïl Mimoune, ministre du Tourisme et de l’Artisanat.

Officiellement, il s’agit d’une rencontre qui entre dans le cadre de la politique de concertation et d’évaluation du secteur, en vue de la mise en place d’une stratégie sur le tourisme réceptif visant à attirer les touristes. Mais les agences ont plutôt axé leurs interventions sur le très contesté décret exécutif portant organisation du travail des agences de tourisme et de voyages amendé en juin 2010 et qui sera applicable en début de l’année 2011. Il stipule qu’il est nécessaire pour les agences de renouveler leur agrément tous les trois ans (alors qu’il était auparavant d’une durée indéterminée) et oblige tous les propriétaires d’agences de voyages à présenter une demande pour le renouvellement de leur agrément 3 mois avant son expiration.

Il exige, par ailleurs, la signature d’un contrat entre l’agence et le client, ainsi que la signature d’un contrat notarié entre l’agence mère et la filiale, afin d’éviter d’éventuels problèmes. La licence d’exploitation d’une agence de tourisme et de voyages comporte deux catégories : la catégorie A pour les agences de tourisme et de voyages qui désirent activer principalement et/ou exclusivement dans le «tourisme national» et le «tourisme réceptif» ; la catégorie B est destinée aux agences de tourisme et de voyages qui désirent activer principalement et/ou exclusivement dans le tourisme émetteur de touristes au plan international.

Ces mesures sont justifiées par les autorités par le fait qu’il faut tendre vers plus de réceptif, c’est-à-dire ramener des touristes étrangers vers notre pays, source d’entrées de devises appréciable, et fidéliser les nationaux pour éviter la sortie des devises.
A titre de rappel, un million d’Algériens visitent la Tunisie par an. Ainsi, au lieu de favoriser la relance du secteur en Algérie, les sommes énormes soutiennent le tourisme d’autres pays. Selon les statistiques officielles que nous nous sommes procurées pour l’année 2009, il a été constaté une hausse de 9% dans le flux des sorties des nationaux à l’étranger. Ils étaient 1 677 000 Algériens à partir sous d’autres cieux contre 1 539 406 en 2008.

Le total des entrées est de 1 911 506 touristes, soit une hausse de 7,89% (1 771 749 à fin 2008). Ces touristes ont généré des recettes estimées à 330 millions de dollars. A titre comparatif, il faut savoir que la Tunisie a 3,4 milliards de dollars de recettes, soit 15% des exportations. 800 agences de voyages activent dans le domaine en Algérie, mais avec une majorité qui s’est contentée jusque-là de «faire» la omra et le hadj ou de la simple billetterie (essentiellement pour le compte de compagnies aériennes). Les nouvelles règles ne sont pas du tout du goût des agences qui l’ont fait savoir au ministre.

Les mêmes griefs lui avaient été soumis lors de ses déplacements à Ghardaïa et Constantine. Le représentant du gouvernement, sans nier le rôle primordial et incontournable de l’agence de voyages pour la canalisation des flux touristiques attendus, a toutefois avancé que ces mesures visent à aller vers la professionnalisation. Il a souligné que ce décret a été promulgué dans l’objectif d’«assainir le secteur de ses parasites» et que les agences qui «fonctionnent selon les normes n’ont pas à s’inquiéter».

Parmi les autres préoccupations soulevées figurent la difficulté dans le transfert des devises, l’insuffisance de l’infrastructure touristique, les tarifs «excessifs» d’hébergement, de transport et de restauration et la lenteur dans les procédures administratives. Le ministre s’est engagé à prendre en charge les doléances des agences de voyages qu’il a estimées «objectives et réalistes» et les a appelés à ouvrir le dialogue avec son département ministériel pour «définir les priorités du secteur et trouver des solutions aux problèmes posés».


Kamel Benelkadi

Algerie Union pour la Méditerranée



L’Algérie conduit les débats sur les statuts de la nouvelle entité
L’Union pour la Méditerranée (UPM), qu’on croyait morte mille fois, semble ressusciter.

Un sommet euroméditerranéen des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires, devrait s’ouvrir aujourd’hui à Rome, en présence de quelque 150 représentants de conseils des 16 pays de l’espace euroméditerranéen, dont l’Algérie. Le sommet annuel de deux jours, devrait débattre entre autres thèmes, la mise en place d’une assemblée des conseils et institutions de l’Union pour la Méditerranéen (UPM), selon le programme de la réunion.
Le débat autour de ce projet, prévu jeudi, devrait être conduit par le président du Conseil économique et social d’Algérie, Mohammed Seghir Babes, qui a été également désigné membre du groupe de travail chargé d’élaborer le projet de statut de cette future assemblée, selon la même source.

A cette occasion, une présentation du projet de statut de l’assemblée sera faite par des représentants des CES faisant partie de ce groupe de travail, a souligné l’agence APS. «L’initiative de créer une assemblée a été proposée par le Comité économique et social européen (CESE) et ses partenaires dans l’UE et dans les pays partenaires méditerranéens», a-t-on indiqué. Il s’agira de «fournir une structure institutionnelle permanente» pour le réseau existant des conseils économiques et sociaux et institutions similaires euroméditerranéens, créé en 1995 dans le cadre de la Déclaration de Barcelone, selon ses promoteurs.

La future assemblée aura le statut d’un organe consultatif au sein de la structure institutionnelle de l’UPM, à l’instar de ce qui a été réalisé au niveau de l’Assemblée parlementaire de cette institution et de l’Assemblée régionale et locale euroméditerranéenne (Arlem). «L’idée d’une assemblée pour la société civile avait déjà été soulevée dans une résolution du Parlement européen du 19 février 2009, dans laquelle il est demandé d’assurer la participation de la société civile au sein de la structure institutionnelle appropriée de l’Union pour la Méditerranée», a-t-on précisé.

La proposition actuelle prévoit une présidence et un bureau rotatifs entre pays membres, ainsi qu’une «répartition égale» des sièges entre, d’une part, les CES nationaux ou institutions similaires de l’UE et le CESE et, d’autre part, les CES nationaux ou institutions similaires des 16 pays partenaires «afin de garantir un équilibre Nord-Sud», a-t-on indiqué.
Cela fait déjà plus d’une année que l’Union pour la Méditerranée est en mal de statuts et de missions. Lancée en grande pompe le 13 juillet dernier, l’UPM avait pour ambition de «transformer l’espace méditerranéen en région de ‘’paix et de prospérité’’ par le biais de réalisations concrètes, comme la promotion de l’énergie solaire, le transport maritime, l’éducation…»

Certains pays du sud de la Méditerranée, à l’instar de l’Algérie et de la Libye, ont exprimé des réticences à l’idée prônée par Nicolas Sarkozy, estimant que seuls les pays du Nord tireraient les avantages d’une telle opération.
Alors qu’un coup dur a été donné lors de l’offensive israélienne à Ghaza, les tensions semblent, pour l’heure, apaisées.


A. B.