阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门

阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门
指出了圖像訪問阿爾及爾規劃信息

羅伯特·舒曼先生和歐洲的“歐洲不會在一夜之間發生,也順利......”

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commission européenne 欧盟委员会

Commission européenne: "Commission européenne"

Wednesday, November 10, 2010

Algerie Agences de voyages et de tourisme


Smaïl Mimoune veut assainir le secteur

Les agences de voyages et de tourisme du Centre ont rencontré hier à l’Ecole nationale supérieure du tourisme (ENST) Smaïl Mimoune, ministre du Tourisme et de l’Artisanat.

Officiellement, il s’agit d’une rencontre qui entre dans le cadre de la politique de concertation et d’évaluation du secteur, en vue de la mise en place d’une stratégie sur le tourisme réceptif visant à attirer les touristes. Mais les agences ont plutôt axé leurs interventions sur le très contesté décret exécutif portant organisation du travail des agences de tourisme et de voyages amendé en juin 2010 et qui sera applicable en début de l’année 2011. Il stipule qu’il est nécessaire pour les agences de renouveler leur agrément tous les trois ans (alors qu’il était auparavant d’une durée indéterminée) et oblige tous les propriétaires d’agences de voyages à présenter une demande pour le renouvellement de leur agrément 3 mois avant son expiration.

Il exige, par ailleurs, la signature d’un contrat entre l’agence et le client, ainsi que la signature d’un contrat notarié entre l’agence mère et la filiale, afin d’éviter d’éventuels problèmes. La licence d’exploitation d’une agence de tourisme et de voyages comporte deux catégories : la catégorie A pour les agences de tourisme et de voyages qui désirent activer principalement et/ou exclusivement dans le «tourisme national» et le «tourisme réceptif» ; la catégorie B est destinée aux agences de tourisme et de voyages qui désirent activer principalement et/ou exclusivement dans le tourisme émetteur de touristes au plan international.

Ces mesures sont justifiées par les autorités par le fait qu’il faut tendre vers plus de réceptif, c’est-à-dire ramener des touristes étrangers vers notre pays, source d’entrées de devises appréciable, et fidéliser les nationaux pour éviter la sortie des devises.
A titre de rappel, un million d’Algériens visitent la Tunisie par an. Ainsi, au lieu de favoriser la relance du secteur en Algérie, les sommes énormes soutiennent le tourisme d’autres pays. Selon les statistiques officielles que nous nous sommes procurées pour l’année 2009, il a été constaté une hausse de 9% dans le flux des sorties des nationaux à l’étranger. Ils étaient 1 677 000 Algériens à partir sous d’autres cieux contre 1 539 406 en 2008.

Le total des entrées est de 1 911 506 touristes, soit une hausse de 7,89% (1 771 749 à fin 2008). Ces touristes ont généré des recettes estimées à 330 millions de dollars. A titre comparatif, il faut savoir que la Tunisie a 3,4 milliards de dollars de recettes, soit 15% des exportations. 800 agences de voyages activent dans le domaine en Algérie, mais avec une majorité qui s’est contentée jusque-là de «faire» la omra et le hadj ou de la simple billetterie (essentiellement pour le compte de compagnies aériennes). Les nouvelles règles ne sont pas du tout du goût des agences qui l’ont fait savoir au ministre.

Les mêmes griefs lui avaient été soumis lors de ses déplacements à Ghardaïa et Constantine. Le représentant du gouvernement, sans nier le rôle primordial et incontournable de l’agence de voyages pour la canalisation des flux touristiques attendus, a toutefois avancé que ces mesures visent à aller vers la professionnalisation. Il a souligné que ce décret a été promulgué dans l’objectif d’«assainir le secteur de ses parasites» et que les agences qui «fonctionnent selon les normes n’ont pas à s’inquiéter».

Parmi les autres préoccupations soulevées figurent la difficulté dans le transfert des devises, l’insuffisance de l’infrastructure touristique, les tarifs «excessifs» d’hébergement, de transport et de restauration et la lenteur dans les procédures administratives. Le ministre s’est engagé à prendre en charge les doléances des agences de voyages qu’il a estimées «objectives et réalistes» et les a appelés à ouvrir le dialogue avec son département ministériel pour «définir les priorités du secteur et trouver des solutions aux problèmes posés».


Kamel Benelkadi

Algerie Union pour la Méditerranée



L’Algérie conduit les débats sur les statuts de la nouvelle entité
L’Union pour la Méditerranée (UPM), qu’on croyait morte mille fois, semble ressusciter.

Un sommet euroméditerranéen des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires, devrait s’ouvrir aujourd’hui à Rome, en présence de quelque 150 représentants de conseils des 16 pays de l’espace euroméditerranéen, dont l’Algérie. Le sommet annuel de deux jours, devrait débattre entre autres thèmes, la mise en place d’une assemblée des conseils et institutions de l’Union pour la Méditerranéen (UPM), selon le programme de la réunion.
Le débat autour de ce projet, prévu jeudi, devrait être conduit par le président du Conseil économique et social d’Algérie, Mohammed Seghir Babes, qui a été également désigné membre du groupe de travail chargé d’élaborer le projet de statut de cette future assemblée, selon la même source.

A cette occasion, une présentation du projet de statut de l’assemblée sera faite par des représentants des CES faisant partie de ce groupe de travail, a souligné l’agence APS. «L’initiative de créer une assemblée a été proposée par le Comité économique et social européen (CESE) et ses partenaires dans l’UE et dans les pays partenaires méditerranéens», a-t-on indiqué. Il s’agira de «fournir une structure institutionnelle permanente» pour le réseau existant des conseils économiques et sociaux et institutions similaires euroméditerranéens, créé en 1995 dans le cadre de la Déclaration de Barcelone, selon ses promoteurs.

La future assemblée aura le statut d’un organe consultatif au sein de la structure institutionnelle de l’UPM, à l’instar de ce qui a été réalisé au niveau de l’Assemblée parlementaire de cette institution et de l’Assemblée régionale et locale euroméditerranéenne (Arlem). «L’idée d’une assemblée pour la société civile avait déjà été soulevée dans une résolution du Parlement européen du 19 février 2009, dans laquelle il est demandé d’assurer la participation de la société civile au sein de la structure institutionnelle appropriée de l’Union pour la Méditerranée», a-t-on précisé.

La proposition actuelle prévoit une présidence et un bureau rotatifs entre pays membres, ainsi qu’une «répartition égale» des sièges entre, d’une part, les CES nationaux ou institutions similaires de l’UE et le CESE et, d’autre part, les CES nationaux ou institutions similaires des 16 pays partenaires «afin de garantir un équilibre Nord-Sud», a-t-on indiqué.
Cela fait déjà plus d’une année que l’Union pour la Méditerranée est en mal de statuts et de missions. Lancée en grande pompe le 13 juillet dernier, l’UPM avait pour ambition de «transformer l’espace méditerranéen en région de ‘’paix et de prospérité’’ par le biais de réalisations concrètes, comme la promotion de l’énergie solaire, le transport maritime, l’éducation…»

Certains pays du sud de la Méditerranée, à l’instar de l’Algérie et de la Libye, ont exprimé des réticences à l’idée prônée par Nicolas Sarkozy, estimant que seuls les pays du Nord tireraient les avantages d’une telle opération.
Alors qu’un coup dur a été donné lors de l’offensive israélienne à Ghaza, les tensions semblent, pour l’heure, apaisées.


A. B.

Algérie - Portugal : 9 accords de coopération et de partenariat signés


L’Algérie et le Portugal déterminés à hisser leurs relations bilatérales au rang de partenariat privilégié.”
Les travaux de la 3e réunion de haut niveau algéro-portugaise ont débuté hier à Lisbonne sous la co-présidence du Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, et son homologue portugais, M. José Socrates. Peu avant le début des travaux de cette réunion, une cérémonie d'accueil officielle a été organisée au fort Sao Juliao Da Barra par M. Socrates en l'honneur de M. Ouyahia, suivie d'un entretien entre les deux Premiers ministres.

L’Algérie et le Portugal ont signé hier, à Lisbonne neuf accords de coopération et de partenariat dans plusieurs domaines et secteurs à l’issue des travaux de la 3e réunion de haut niveau algéro-portugaise. Ces accords ont été signés en présence du Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, et son homologue portugais, M. José Socrates.
Ces accords et mémorandums d’entente portent sur la coopération dans les domaines de la communication numérique, des travaux publics, des ressources en eau, de la culture et de la communication.
Les deux pays ont signé également un programme de coopération pour la période 2011-2012 dans les domaines scientifique, des technologies de l’information et de la communication, de l’éducation, de la culture et des sports. Dans le domaine de la communication, l’Algérie et le Portugal ont signé des accords de coopération portant sur l’échange d’informations et d’expériences entre les entreprises de télévision et de radio sonore, ainsi que les deux agences de presse publiques des deux pays. S’agissant du secteur de l’énergie, les deux parties ont convenu d’un échange d’expériences en matière d’énergies nouvelles et renouvelables en vue d’explorer de nouvelles perspectives de coopération entre les deux pays.
A l’issue de la cérémonie de signature, le Premier ministre portugais a souligné l’importance de ces accords qui vont donner, a-t-il dit, une nouvelle dynamique à la coopération entre les deux pays.
Il a indiqué, à cette occasion, que les relations algéro-portugaises ont connu un "saut qualitatif" depuis la signature, en 2005, du Traité d’amitié, de coopération et de bon-voisinage, rappelant que depuis, les échanges commerciaux entre les deux pays se sont accentués et le partenariat bilatéral a franchi des "étapes importantes", avec notamment la présence d’une centaine d’entreprises portugaises en Algérie.
Qualifiant l’Algérie de "partenaire stratégique" pour le Portugal, M. Socrates a souligné le partenariat "exemplaire" entre les deux pays, appelant à la nécessité d’œuvrer au renforcement et à la consolidation de la coopération bilatérale.
Pour sa part, M. Ouyahia a mis l’accent sur l’importance de la coopération algéro-portugaise, estimant que la signature de ces accords ouvre de nouvelles perspectives sur la voie du renforcement de cette coopération.
Il a ajouté que l’Algérie "veut des relations fortes et pérennes avec l’Europe, dont le Portugal, pays ami avec lequel nous entretenons des relations très anciennes".
Pour M. Ouyahia, il s’agit de "jeter de vraies passerelles pour consolider les relations économiques avec nos partenaires", afin d’explorer des perspectives nouvelles, notamment dans les domaines des énergies renouvelables et des technologies de l’information et de la communication.
Il a assuré, à ce propos, que l’Algérie s’engage à œuvrer pour l’application de tous les accords qui ont été signés car, a-t-il expliqué, "nous voulons de véritables partenariats gagnant-gagnant qui soient bénéfiques aux deux parties".

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Ouyahia reçu à Lisbonne par le Président Anibal Cavaco Silva
Le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, a été reçu hier après-midi à Lisbonne, par le Président de la République du Portugal, M. Anibal Cavaco Silva. L’audience a eu lieu en présence du ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, et le ministre des Ressources en Eau, M. Abdelmalek Sellal.

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Entretiens Ouyahia-Socrates
Le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, a eu hier à Lisbonne des entretiens avec son homologue portugais, M. José Socrates.
Les ministres des Affaires étrangères des deux pays, MM. Mourad Medelci et Luis Amado, ont assisté à ces entretiens qui se sont déroulés peu avant le début des travaux de la 3e réunion de haut niveau algéro-portugaise.

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Ouyahia : “L’Algérie veut des partenariats "gagnant-gagnant" avec le Portugal”
L’Algérie veut développer des partenariats "gagnant-gagnant" avec le Portugal, notamment dans les domaines des technologies de l’information et de la communication et des énergies nouvelles et renouvelables pour pouvoir "aller ensemble de l’avant et renforcer davantage les relations économiques entre les deux pays", a affirmé hier, à Lisbonne le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia.
"Nous souhaitons que les Portugais nous aident dans des partenariats gagnant-gagnant pour que l’Algérie puisse faire partie de l’économie de la connaissance qui est à sa 4e génération de développement", a précisé M. Ouyahia devant la presse à l’issue des travaux de la 3e réunion de haut niveau algéro-portugaise, sanctionnée par la signature de plusieurs accords de coopération et de partenariat entre les deux pays .
"Nous sommes venus consolider les acquis déjà existants et nous sommes heureux de constater que le chemin tracé se porte bien, comme en témoignent la série d’accords que nous avons signés aujourd’hui", a souligné le Premier ministre. "Nous sommes venus aussi pour approcher nos opérateurs économiques qui, grâce aux décisions prises de part et d’autre, viendront consolider les rencontres qui ont eu lieu ici à Lisbonne entre les opérateurs des deux pays", a-t-il ajouté.
Saluant le "niveau de développement" et le "courage" de ses dirigeants pour avoir "affronté les moments difficiles de la crise économique", M. Ouyahia a fait observer que l’Algérie a connu, elle aussi, ce genre de moments difficiles, mais elle connaît beaucoup plus, a-t-il dit, "des problèmes structurels de développement".
C’est la raison pour laquelle, a-t-il poursuivi, "nous souhaitons avoir le soutien des entreprises portugaises dans le cadre de partenariats avec les entreprises algériennes, non seulement pour avoir des marchés et aider au développement de notre pays, mais développer l’outil industriel et l’outil de réalisation algériens".
Mieux encore, "notre souhait le plus large, est de développer ensemble des échanges dans les domaines des technologies de l’information et de la communication et des énergies nouvelles renouvelables, pour pouvoir bénéficier du potentiel dont nos deux pays disposent dans ces domaines", a-t-il suggéré.
M. Ouyahia a cité, dans ce sens, l’introduction de l’outil informatique dans les établissements scolaires, ainsi que la gouvernance électronique, "un chantier grand ouvert en Algérie".
Il a réaffirmé, à cette occasion, la volonté du gouvernement algérien à £uvrer pour la concrétisation de tous les engagements pris avec tous ses partenaires, en premier lieu le Portugal.

Monday, November 08, 2010

L’Algérie et l’intégration économique régionale en débat


Par : Meziane Rabhi
Fondation Friedrich-Ebert
l’expérience algérienne de coopération et d’intégration économique régionale a été au centre d’une table ronde, animée jeudi dernier par des chercheurs, au siège de la Fondation Friedrich-Ebert, autour d’un exposé de Nachida Bouzidi, professeur à l’ENA et spécialiste de la question.

Mme Bouzidi a, d’emblée, annoncé que la première tentative de l’intégration maghrébine avait commencé en octobre 1964 à Tunis par la création du comité permanent consultatif maghrébin. L’expérience a tourné court en raison des dissensions politiques entres les pays membres. Il aura fallu attendre 15 ans, à la faveur de la crise économique qui a frappé tous les pays maghrébins, pour que le train de l’intégration économique maghrébine redémarre à travers la création de l’Union du Maghreb arabe, en juin 1988, à Zéralda. Le train de la construction avait pris le départ. Des décisions importantes ont été prises. Vingt et un ans après, le bilan est décevant, dans un contexte mondial fortement marqué par les regroupements régionaux. La Banque maghrébine pour l’investissement et le commerce extérieur, prévu dès 1991 et dont le siège est à Tunis, n’a toujours pas été mise en service. L’UMA est quasiment gelée, même si les 114 groupes de travail continuent de fonctionner. Mais le conseil de la présidence, organe suprême de l’union, n’a pas tenu de réunion depuis 1994. Par ailleurs, l’objectif d’intensifier les échanges n’a pas a été atteint.
Le volume des échanges commerciaux intermaghrébins est toujours insignifiant, à peine 2 à 3% du commerce global de chacun des pays. Comparé aux 25% de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), 19% pour les pays Mercosur (Communauté économique des pays de l’Amérique du Sud) et même les 10% de la Cedao (Communauté économique des pays d’Afrique de l’Ouest), le processus d’intégration maghrébine est un échec. Le manque à gagner de cette non-intégration coûte entre 2 à 3 points de croissance pour chacun des pays de la région. Pour Nachida Bouzidi, “le blocage est politique. le motif principal : la question sahraouie”.
Mme Bouzidi estime qu’en matière de construction du projet maghrébin, “ce sont les considérations politiques qui ont prévalu sur les préoccupations économiques”. Mais cette explication n’est pas satisfaisante, notamment pour Abdelaziz Rahabi, présent à Marrakech en février 1989, pour le coup d’envoi. La construction de l’UMA avait pour finalité aussi de favoriser le règlement de la question sahraouie. “Dire aujourd’hui, 20 ans plus tard, que la question sahraouie est à l’origine du blocage de l’UMA n’est pas tout à fait vrai. Au contraire, cela a été pris comme un prétexte à l’époque pour construire le Maghreb”, a affirmé M. Abdelaziz Rahabi, relevant l’absence de solidarité entre les pays du Maghreb. “Pendant que l’Algérie vivait la crise des années 1990, il n’y a pas eu de solidarité des autres pays. Le Maghreb se construit sur la solidarité. Le Maroc a signé l’accord d’association en 1996. Les Tunisiens l’ont fait en 1995. Le dialogue politique entre le Maroc, la Tunisie et l’Otan a commencé entre 1994 et 1995 au moment où l’Algérie était en crise”, rappelle M. Abdelaziz Rahabi, indiquant que “les États ont des mémoires”. Faut-il attendre d’autres contraintes économiques pour que des compromis politiques soient trouvés pour construire l’intégration régionale ? En tout état de cause, comme le souligne aussi M. Rahabi, les élites tunisiennes et marocaines sont plus pragmatiques que les élites algériennes. “En Algérie, la question maghrébine est très romantique. Elle est perçue comme un rêve de nos grands-parents. En Tunisie et au Maroc, c’est perçu par les nouvelles élites, les hommes d’affaires et les banquiers comme des opportunités commerciales”, relève M. Rahabi. Mais l’Algérie ne fait pas mieux en matière de coopération économique avec l’Union européenne. L’Accord d’association signé avec l’Union européenne fait l’objet de vives contestations de la part du gouvernement algérien.
L’Algérie a déposé, en septembre, une demande de révision du schéma de démantèlement tarifaire pour environ 2 000 positions tarifaires, pour une période de 5 ans. Mme Nachida Bouzidi parle de remise en cause de l’Accord d’association. “L’avenir de l’Accord d’association semble être, pour le moins, compromis”, estime Mme Bouzidi. Enfin plus 15 mois après son adhésion à la zone de libre-échange, l’Algérie en est déjà à plus de 1 500 produits. L’histoire des tentatives de coopération et d’intégration économique régionales de l’Algérie, montre “l’absence de volonté politique”, conclut Mme Bouzidi. Y a-t-il incompréhension des enjeux ou simplement un refus de mettre fin au statut d’une économie rentière ? s’interroge Mme Nachida Bouzidi.

Tourisme : Favoriser le marketing comme mode de gestion


Les travaux des 1eres journées internationales sur le Marketing touristique, organisées par RH international communication, ont débuté, hier, à l’hôtel El-Aurassi, en présence du SG du ministère du Tourisme et de l’Artisanat, d’experts dans la communication événementielle et de cadres du secteur qui sont revenus, au cours de la 1re Journée, sur le marketing, comme vecteur de relance et de promotion du tourisme.
L’ONT prépare un plan triennal de marketing 2010/2013 pour la promotion de la destination Algérie.

Les travaux des 1eres journées internationales sur le Marketing touristique, organisées par RH international communication, ont débuté, hier, à l’hôtel El-Aurassi, en présence du SG du ministère du Tourisme et de l’Artisanat, d’experts dans la communication événementielle et de cadres du secteur qui sont revenus, au cours de la 1re Journée, sur le marketing, comme vecteur de relance et de promotion du tourisme. Dans son allocution, le représentant de la tutelle a tenu à préciser que la destination Algérie recèle des richesses qui lui permettent aujourd’hui, de se placer sur le marché du tourisme, avant de poursuivre qu’il existe actuellement une volonté de l’Etat de développer ce secteur stratégique pour en en faire une alternative aux hydrocarbures.
Le SG du ministère du Tourisme, estimera, en effet, que des efforts considérables sont consentis pour booster l’activité touristique et la commercialisation de la destination Algérie, en particulier, à travers la participation de l’Algérie aux rendez-vous internationaux mais aussi l’institution d’un prix de l’artisanat pour récompenser les meilleurs produits.
Il relèvera, en outre que l’Algérie, constitue, de par sa position géographique et son immensité, un continent, à part entière qu’il faut aujourd’hui, exploiter pour redorer le blason de ce secteur. Intervenant de son côté, le directeur général de l’Office national du tourisme, M. Ahmed Bouchdjira qui annonce qu’un plan triennal de marketing 2010/2013 est en cours d’élaboration pour la commercialisation de la destination Algérie, qui se doit désormais de prendre en considération les données du marché du tourisme et la compétitivité pour convaincre le consommateur. Il rappellera, par ailleurs que la loi de 2003 relative au développement durable du tourisme avait comme principal objectif de donner un aspect compétitif et concurrentiel à l’Algérie pour l’inscrire parmi les destinations internationales. Cette même loi consacre ainsi, l’amélioration de l’image de l’Algérie, au travers le marketing mais également le partenariat et l’encouragement des investissements dans le domaine du tourisme.
Cette manifestation, organisée sous le haut patronage du ministère du Tourisme et de l’Artisanat qui s’adresse essentiellement aux professionnels du secteur et qui se veut, à la fois un espace et un outil pour la valorisation du marketing touristique et la communication, en tant que support, voire même une stratégie pour la commercialisation des produits touristiques, dans un contexte qui s’oriente de plus en plus vers une diversification de l’offre et une personnalisation de la relation entre les voyagistes et le client potentiel, se décline par la présentation de plusieurs communications sur le marketing et la communication, le tourisme régional, les tendances actuelles, le tourisme on line, les expériences tunisienne et française en termes de communication institutionnelle et évènementielle et enfin des ateliers autours de la promotion du tourisme par l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication.
Deux jours durant, les participants à cet évènement débattront ainsi, du marketing comme mode de gestion, devenu incontournable pour se positionner sur le marché du tourisme où seule la qualité et le savoir-faire priment. La rude concurrence qui caractérise l’activité touristique, à l’échelle internationale rend aujourd’hui, inévitable l’utilisation des nouvelles technologies de communication pour accrocher le consommateur.
Les acteurs du tourisme et les agences de voyage, en particulier sont tenus de s’adapter aux impératifs d’optimisation des facteurs externes, pour la construction d’une image de marque on line, en vue de fidéliser le touriste, d’autant plus que la promotion d’une destination, passe aussi par le recours à la notion de proximité pour gagner des parts du marché du tourisme.
Il faut dire, que la nouvelle feuille de route du secteur du tourisme, à l’horizon 2025, accorde un intérêt capital au marketing touristique pour l’amélioration de l’image de marque de la destination Algérie.
Samia D.

Sunday, November 07, 2010

Un nouveau facteur efficace et prometteur en Algérie



Les travaux des 1ères journées internationales du marketing touristique ont débuté, hier, à l'hôtel Aurassi, Alger. Au cours de cette rencontre de deux jours, divers thèmes ont été abordés par les différents opérateurs touristiques, à savoir le développement durable du tourisme et son devenir, la signification du marketing touristique, ses différentes formes de développement ainsi que sa place et son rôle dans le développement économique.
Dans ce sens, le directeur général de l'Office National du Tourisme (ONT), Ahmed Boudjedira, a fait savoir que " l'utilisation de nouvelles technologies de communication et d'information et contribuer avec les autres secteurs à leur généralisation sont autant de facteurs qui généralisent la promotion du potentiel touristique ". Aussi, M. Boudjedira, a indiqué que " la politique du développement du tourisme en Algérie vise la structuration d'une destination touristique productive économiquement et socialement, compétitive sur le plan international avec un positionnement qui différencie l'Algérie de ses autres concurrents ".
" A l'instar des grands pays touristiques du monde, le tourisme algérien est à représenter dans les principaux bassins émetteurs de clientèles et d'autre part fédérer toutes les énergies dans un cadre défini par une stratégie de marketing efficace et porteuse ", a-t-il ajouté. S'agissant du même contexte, il est à noter que cette dynamique, qui conçoit une destination compétitive et concurrentielle à distinguer par l'authenticité, s'inscrit dans un processus appelé Plan Marketing de la Destination Algérie, qui désigne la stratégie de marketing, de promotion et de communication. Par ailleurs, pour un nouveau positionnement du tourisme en Algérie et pour une reconsidération de la place et du rôle que doit jouer le tourisme dans une perspective de maîtrise des enjeux fondant toute la politique du développement durable, cinq dynamiques ont été abordées, par le DG de l'ONT.
Elles consistent, entre autres, à promouvoir une économie alternative aux hydrocarbures, réunir les conditions d'un développement touristique durable, promouvoir le riche patrimoine naturel, historique, et cultuel du pays, valoriser l'image de l'Algérie partout dans le monde, promouvoir la croissance par les effets d'entraînement du tourisme sur les autres secteurs de l'économie nationale. Dans ce sens, ces cinq dynamiques, ont été mises en évidence dès l'approbation par le Conseil du gouvernement de la nouvelle politique de développement du tourisme algérien.
En outre, une exposition abritant les institutions et offices du tourisme, les agences de voyage, les compagnies aériennes, les hôtels, les banques, les agences de publicité, les agences spécialisées dans la conception et la réalisation de films et spots publicitaires, a été inaugurée à la faveur de cette rencontre.

Nassim I.

L’Autriche est prête à établir un partenariat gagnant-gagnant


Portail Algérien des ÉNERGIES RENOUVELABLES
Son Excellence l’ambassadrice d’Autriche à Alger, Aloisia Wôrgetter, aborde dans cet entretien les relations bilatérales algéro-autrichiennes qualifiées d’excellentes par les deux parties. Elle évoque également les entretiens avec le ministre des Transports avec lequel elle a passé en revue la coopération technique entre les deux pays, surtout pour ce qui est des chemins de fer où les ingénieurs et techniciens autrichiens participent activement à l’électrification des voies ferrées. Mme Wôrgetter et Amar Tou ont insisté sur « l’exigence d’un partenariat véritable », soulignant que l’Autriche est prête à établir un partenariat gagnant-gagnant en acceptant de nous associer à son savoir-faire. Tou a abordé avec Son Excellence le projet d’une usine de rail en Algérie, « un secteur en pleine croissance et en pleine mutation en Algérie où le réseau ferroviaire national comptera plus de 10 000 km au terme du plan quinquennal 2010-2014 », selon Tou. Mme Wôrtgetter a mis l’accent sur la disponibilité des sociétés autrichiennes à véhiculer leur savoir-faire en matière de nouvelles technologies, notamment dans le BTP et les énergies renouvelables. Avec l’accord bilatéral du 29 septembre 1987 régissant les relations bilatérales, l’ambassadrice n’a pas manqué de souhaiter la réactivation et la dynamisation du comité mixte algéro-autrichien relatif aux chemins de fer tout en espérant l’ouverture rapide d’une liaison aérienne directe entre Vienne et Alger pour faciliter les déplacements des hommes d’affaires, des opérateurs économiques et des investisseurs des deux pays..

Comment voyez-vous les relations algéro-autrichiennes sur les plans économique et commercial ?.

Je suis très contente de trouver des relations très fortes et fécondes entre nos deux pays. Je me réjouis des entretiens que j’ai eus avec des ministres algériens qui m’ont raffermi leur disponibilité à accroître les relations économiques et commerciales entre l’Algérie et l’Autriche. Il s’agit d’élargir et de diversifier ces échanges pour développer davantage nos relations bilatérales et renforcer la présence des entreprises autrichiennes en Algérie. Je suis donc très contente du contenu de mes entrevues avec les ministres algériens..

Le partenariat algéro-autrichien augure des perspectives réelles de développement. Comment évaluez-vous cela ?.

Le partenariat économique et la coopération politique et diplomatique entre l’Algérie et l’Autriche est de longue date et continue toujours de se promouvoir. La preuve évidente et matérielle concerne un livre autrichien publié récemment et qui traite du combat de l’Algérie pour l’indépendance. En fait, il s’agit d’un livre autrichien édité par la gauche autrichienne sur la résistance algérienne durant la guerre de libération nationale qui vient d’être publié. Intitulé « Solidarité de la Gauche autrichienne avec la lutte armée algérienne », il sera rendu public à l’occasion du forum d’El Moudjahid et le 16 novembre dans la capitale autrichienne, à Vienne. Il s’agit d’un chaleureux hommage qui sera rendu à l’Algérie combattante. J’en suis fière de cette contribution autrichienne. C’est une histoire de partenariat et je suis très contente de trouver des relations politiques bilatérales fortes au niveau politique. Tout le monde se souvient du bon travail effectué par le chancelier Kreisky et le secrétaire général de l’ONU Kurt Waldheim, et moi je construis nos relations sur cette base..

Les entreprises autrichiennes sont-elles disposées à réaliser le transfert technologique et le savoir- faire en Algérie, notamment dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics ?.

Tout à fait, nous sommes prêts à sceller des partenariats avec des entreprises algériennes, notamment dans le secteur sanitaire et de l’assainissement de l’eau et dans des espaces environnementaux, les techniques et les technologies des énergies renouvelables, ainsi que le domaine de l’efficacité énergétique. C’est une priorité du gouvernement et de l’administration autrichiens de promouvoir la coopération avec les entreprises algériennes afin de partager ce savoir-faire et cette technologie où nous avons beaucoup de choses à offrir. Nous sommes prêts à nous y engager et j’espère que cela est de même du côté algérien. Les entreprises autrichiennes activant en Algérie sont nombreuses. Nous souhaitons développer beaucoup plus nos relations politiques, économiques et commerciales réciproques. Au niveau du Maghreb et de l’Afrique du Nord, c’est en Algérie que se concentre la plupart des investissements autrichiens. Pas moins de quatre entreprises autrichiennes prendront part au Salon international du bâtiment et des travaux publics qui s’ouvre aujourd’hui au Palais des expositions de la Safex (Pins maritimes)..

Horizons.
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Performances économiques et financières de l’Algérie : Le satisfecit du FMI


La visite du directeur général du Fonds monétaire International à Alger constitue indubitablement un événement qui ne peut passer inaperçu. 

La visite du directeur général du Fonds monétaire International à Alger constitue indubitablement un événement qui ne peut passer inaperçu. C’est une visite hautement importante et intéressante à plus d’un titre d’autant plus qu’elle s’inscrit dans un double contexte, national et international très particulier. International d’abord qui est toujours dominé par la crise et ses effets. National, enfin, dans la mesure où l’Algérie a lancé son programme 2010-2014 qui prévoit des investissements de l’ordre de 286 milliards de dollars. Il faut ajouter à cette donnée, le fait que les clignotants du cadre macro-économique sont tous au vert, le FMI a confirmé cette situation macro-économique dans son dernier rapport.
Il faut d’abord souligner que la visite de M. Dominique Strauss-Kahn se déroule juste après la divulgation du rapport du FMI sur l’Algérie. Rapport, au demeurant, très positif, à l’exception de quelques observations d’usage comme le déficit budgétaire ou le taux d’inflation. C’est donc de vive voix que le directeur général de l’institution de Bretton Woods a tenu à confirmer aux autorités algériennes.
D’abord, il a tenu à féliciter l’Algérie pour ses performances économiques et financières et ce, dans un contexte particulièrement difficile. Elle enregistre depuis une dizaine d’années des taux de croissance positifs, un solde commercial positif, ce qui a permis d’engranger un niveau de réserves historique, un budget équilibré et souvent excédentaire comme l’attestent les ressources du FRR et une politique monétaire et de change prudente dont la finalité est de maîtriser l’inflation et de défendre une parité objective du dinar. Sur le plan de l’emploi, qui est une préoccupation majeure de tous les pays du monde, l’Algérie a enregistré des résultats tangibles puisque le taux de chômage a subi des baisses successives, selon le rapport du FMI. D’ailleurs, le programme 2010-2014 prévoit la création de 3 millions d’emplois nouveaux. Seule note discordante à ce tableau macro économique satisfaisant, demeure le taux d’inflation dont la principale cause est due à l’évolution des prix des produits alimentaires frais ; il y a donc un déséquilibre entre la demande et l’offre de produits alimentaires.
Cependant, le directeur général du Fonds, a tenu à rappeler aux autorités algériennes, la nécessité de diversifier et de densifier l’économie algérienne pour la soustraire progressivement à la dépendance à l’égard des hydrocarbures. L’Algérie est consciente de ce lien qui la fragilise et tente depuis le lancement du PSRE, en 2001, à préparer les conditions pour l’émergence d’une économie hors hydrocarbures moderne, diversifiée et compétitive.
Omar. C

Saturday, November 06, 2010

Une assemblée pour la société civile de l'UE et la Méditerranée ?



La constitution d'une assemblée sera le thème principal dont débattront plus de 150 représentants d'organisations de la société civile de l'UE et de 16 pays partenaires de la Méditerranée lorsqu'ils se réuniront au Conseil national italien de l'économie et du travail (CNEL) à Rome pour le sommet euro-méditerranéen annuel des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires du 10 au 12 novembre 2010.


L'initiative de créer une assemblée a été proposée par le Comité économique et social européen (CESE) et ses partenaires dans l'UE et dans les pays partenaires méditerranéens.

Le but poursuivi est de fournir une structure institutionnelle permanente pour le réseau existant des conseils économiques et sociaux et institutions similaires euro-méditerranéens créé en 1995 dans le cadre de la déclaration de Barcelone.

L'assemblée aurait le statut d'un organe consultatif au sein de la structure institutionnelle de l'Union pour la Méditerranée (UpM), à l'instar de ce qui a été réalisé au niveau de l'Assemblée parlementaire de l'UpM et de l'Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (ARLEM). L'idée d'une assemblée pour la société civile avait déjà été soulevée dans une résolution du Parlement européen du 19 février 2009 dans laquelle il est demandé "d'assurer la participation de la société civile au sein de la structure institutionnelle appropriée de l'Union pour la Méditerranée".

Les participants au sommet examineront un projet de statut pour l'assemblée élaboré par un groupe de travail composé de représentants des CES d'Algérie, de Tunisie, du Liban, d'Espagne, de France et d'Italie ainsi que du CESE. La proposition actuelle prévoit une présidence et un bureau rotatifs, ainsi qu'une répartition égale des sièges entre d'une part les CES nationaux ou institutions similaires de l'UE et le CESE et d'autre part les CES nationaux ou institutions similaires des 16 pays partenaires afin de garantir un équilibre Nord-Sud.

L'assemblée élaborerait des recommandations, des déclarations et des rapports pour les autres organes de l'UpM, les institutions de l'UE et les gouvernements nationaux, soit sur saisine soit de sa propre initiative, en se basant sur un consensus entre ses membres.

Pour plus d'informations sur le sommet:

http://www.eesc.europa.eu/?i=portal.fr.events-and-activities-euromed-summit-2010

Wednesday, November 03, 2010

Dominique Strauss-Kahn,Le défi de l’emploi reste à relever


on ne peut pas s’appuyer sur une économie qui tournerait sur les ressources qui viennent des hydrocarbures”, estime le n°1 du FMI.

Malgré un contexte international incertain, l’Algérie continue d’enregistrer une bonne performance économique tirée par les dépenses publiques. C’est ce qu’à indiqué, hier, le directeur général du Fonds monétaire international, M. Dominique Strauss-Kahn, lors d’une conférence organisée à la résidence d’État Djenane El-Mithaq.

Le directeur général, qui a été reçu par le président de la République et par le Premier ministre, a affirmé que les politiques macroéconomiques prudentes suivies par le passé ont permis à l’Algérie de constituer une position financière confortable. Cependant, a-t-il relevé, malgré “des progrès importants”, le taux de chômage demeure élevé, particulièrement chez les jeunes.

Du coup, le défi principal de l’économie algérienne, souligne le directeur général du FMI, est “de créer suffisamment d’emplois pour les nouvelles générations en s’appuyant sur une diversification de l’activité économique”. M. Dominique Strauss-Kahn a constaté que, dans ce contexte, “le gouvernement a entrepris des mesures visant à améliorer la compétitivité de l’économie et à assurer la croissance à moyen terme, en particulier un programme ambitieux d’investissements publics”.

Le directeur général du FMI estime que la poursuite des réformes structurelles et en particulier l’amélioration du climat des affaires renforceront les perspectives de croissance à moyen terme en Algérie.

De telles actions, indique M. Dominique Strauss-Kahn, favoriseront le développement de l’investissement privé et la diversification de l’économie, et la rendront ainsi plus compétitive et plus attractive pour les investissements étrangers.

“On ne peut pas se reposer sur une économie qui tournerait sur les ressources qui viennent des hydrocarbures”, estime M. Strauss-Kahn, même s’il affirme que ces ressources ont permis à l’Algérie, au cours des dix dernières années, “de maintenir un taux de croissance très satisfaisant, avec une politique économique raisonnable, comme d’ailleurs le traduit le niveau relativement faible de l’inflation actuellement”.

Le risque, “bien connu, selon lui, c’est que, se reposant sur les ressources naturelles, le reste de l’économie a du mal à se développer. Cela arrive dans tous les pays qui ont une grande proportion de ressources naturelles, parfois pétrolières comme le Nigeria ou non pétrolières à l’exemple du Chili”. Le directeur général du FMI pense que notre pays a bien bénéficié des ressources d’hydrocarbures et qu’il va en bénéficier longtemps encore. “Il reste encore une part du territoire qui n’est pas exploré”, a-t-il relevé.

“Il reste que ceci fournit à l’Algérie des ressources, mais pas tellement d’emplois. Vous avez un taux de chômage légèrement au-dessus de 10%. Mais quand on le regarde avec plus de détail, on voit bien qu’il est plus élevé au-delà de 20% pour les jeunes”, précise M. Dominique Strauss-Kahn.

Du coup, le DG du FMI recommande à ce que les ressources des hydrocarbures soient “utilisées pour pousser en avant le secteur privé qui est encore assez balbutiant”. M. Dominique Strauss-Kahn a maintenu les prévisions du Fonds sur la croissance de l’économie algérienne pour 2011, “si l’environnement mondial s’améliore”.

Le FMI prévoit un taux de croissance positif pour l’Algérie qui devrait s’établir à 3,8% en 2010 et à 4% en 2011, contre 2,4% en 2009. Interrogé sur une participation éventuelle de l’Algérie à des émissions obligataires pour renforcer les liquidités du FMI, M. Strauss-Kahn a indiqué que l’appel lancé à Londres de 500 milliards de dollars en avril 2009 avait déjà été bouclé. “Cela peut être une voie que l’Algérie décidera d’utiliser.

Ce n’est que dans l’hypothèse où nous lancerions un autre jour une autre tranche que le problème se posera. Mais pour le moment, le problème ne se pose pas trop parce que les 500 milliards de dollars d’emprunt émis ont été déjà achetés”, a précisé le directeur général du FMI. M. Strauss-Kahn participera jeudi à un colloque international axé sur ces questions : “Ressources naturelles, finance et développement : faire face aux anciens et nouveaux défis”, conjointement organisé par le FMI et la Banque centrale d’Algérie.

Le Fmi a constaté que la gestion des pays dotés de ressources naturelles est parfois plus compliquée. Avoir des ressources naturelles est une bénédiction qui pourrait parfois se tourner en malédiction si elles étaient mal gérées. Concernant les mesures protectionnistes prises par l’Algérie, le directeur général du FMI estime que “le mouvement a été faible