阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门

阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门
指出了圖像訪問阿爾及爾規劃信息

羅伯特·舒曼先生和歐洲的“歐洲不會在一夜之間發生,也順利......”

retrouver ce média sur www.ina.fr

commission européenne 欧盟委员会

Commission européenne: "Commission européenne"

Tuesday, October 12, 2010

Vers la consolidation des missions des chambres d’agriculture



Cabinet GIDCA
Conseil Etudes en développement durable
A la veille du vingtième anniversaire de la création des chambres d’agriculture, ces établissements chargés de l’encadrement de la profession agricole et du monde rural viennent de faire l’objet d’une réorganisation de leurs structures et d’un renforcement de leurs missions.

Les intérêts professionnels des agriculteurs sont représentés, au sein des chambres, par les associations professionnelles agricoles, les coopératives agricoles ainsi que toutes autres personnes morales exerçant à titre principal une activité de production de biens ou de services liés à l’agriculture (Article 4).

Les chambres d’agriculture sont appelées à développer des missions basées sur la consultation et la concertation entre les autorités administratives et les représentants des intérêts professionnels des agriculteurs. A ce titre, les chambres d’agriculture sont appelées à :
- Mettre en place un système d’information relatif au monde agricole et rural.
- Développer un système d’observation et d’analyse sur les filières et les marchés des produits agricoles.
- Initier des programmes de formation au profit des agriculteurs.
- Contribuer à la promotion des produits agricoles et des labels.
- Mettre en place les mécanismes idoines pour l’amélioration des performances des agriculteurs et des services agricoles.
- Assurer la diffusion de l’information professionnelle, technique et économique.
Au titre des missions de services publics, sujettes à un cahier des charges, les chambres d’agriculture sont chargées d’assurer les missions inhérentes à - La reconnaissance de la qualité d’agriculteur et la tenue du registre des agriculteurs en Algérie.
- La contribution au recensement et à l’identification du cheptel animalier en coordination avec les institutions techniques spécialisées.
- La contribution à l’organisation de la formation au niveau national et régional.
- La facilitation de la diffusion de l’information scientifique, technique et économique.
- La promotion de la qualité des produits agricoles des terroirs.
- L’organisation de la profession, l’analyse des filières et des marchés des produits agricoles.

Au plan fonctionnel et organisationnel, le texte introduit des changements notables.
L’assemblée générale des chambres est ouverte aux exploitants agricoles et aux éleveurs organisés dans des associations professionnelles agricoles, aux personnes morales de droit privé et aux institutions publiques (Article 10). Le contrôle de la représentativité des associations professionnelles agricoles adhérentes à la chambre relève des prérogatives du président et du secrétaire général de la chambre d’agriculture en relation avec l’administration locale (Art.52).

Le président du conseil d’administration de la chambre nationale d’agriculture et des chambres départementales d’agriculture est désigné par le ministre de l’agriculture parmi les membres élus des conseils d’administration respectifs. Le président du conseil d’administration est président de la chambre d’agriculture (Art. 40).

Le secrétaire général est ordonnateur du budget de la chambre d’agriculture. A ce titre, il est chargé de la préparation des bilans et des comptes de fin d’exercice certifiés par un commissaire (Art. 42) Décret exécutif N°10-214 du 16 septembre 2010 fixant le statut des chambres d’agriculture.


Décret 10-214 fixant le statut des chambres d’agriculture

Services écologiques fournis par la mer en Algérie: un potentiel économique indéniable


Cabinet GIDCA
Conseil Etudes en développement durable
Avec un linéaire littoral de 1200 km l’Algérie fait partie des pays Méditerranéens dont l’écosystème marin génère une valeur de bénéfice importante et présente, de ce fait, un potentiel économique indéniable.

En effet, dans un rapport récent récemment publié par le Plan Bleu, des experts ont procédé à l’évaluation de la valeur des flux financiers issus des actifs environnementaux constitutifs des écosystèmes marins naturels. Les bénéfices des services rendus par ces écosystèmes ont été évalués selon la comptabilité économique et environnementale de l’Organisation des nations Unies (ONU).

Cinq écosystèmes ont été pris en considération dans le calcul des services rendus à la société : les herbiers de posidonies (Posidonia oceanica), les concrétions coralligènes, les fonds rocheux à algues photophiles, les fonds à substrats meubles et la mer du large (au-delà de 100 m de profondeur).

Les bénéfices liés à la production de ressources halieutiques ont été évalués à partir des données issues du secteur de la pêche et de l’aquaculture. Les bénéfices rattachés à la fourniture de supports récréatifs ont été évalués à partir des données sur les loyers immobiliers, l’hôtellerie et la restauration ainsi que le tourisme. Les bénéfices liés à la régulation du climat ont été estimés à partir de la capacité d’absorption du gaz carbonique anthropique valorisée au prix de la tonne de CO2 (marché européen d’échange de quota en 2005). Les bénéfices liés à l’atténuation de l’érosion ont été évalués sur la base de la fraction du linéaire côtier exposé à ce risque et où les herbiers à posidonies sont efficaces, les bénéfices étant valorisés par le coût de remplacement d’ouvrages de protection. Enfin, les bénéfices inhérents au traitement des rejets par les écosystèmes marins ont été valorisés en observant une valeur tutélaire correspondant à une situation pour laquelle les rejets sont conformes à une norme environnementale.

Selon cette étude, la valeur des services écologiques a été estimée, pour l’Algérie, à 686 millions d’Euros en 2005, soit prés de 3 % de la valeur globale des bénéfices engendrés par les écosystèmes marins méditerranéens et 0,6% du produit national brut enregistré la même année.

Les activités économiques contribueraient pour 25 % de la valeur des bénéfices générés, avec une forte prééminence pour les activités de pêche et l’immobilier. Mais les bénéfices liés à la régulation du climat (Absorption du gaz carbonique) restent, est de loin, les plus importants (29 %).




Tableau. Structure de la valeur des bénéfices générés par
les écosystèmes marins en Algérie
Sources de la valeur des bénéfices Millions Euros
Rente de ressource halieutique 193
Rente de ressource dans l’hôtellerie et la restauration 13
Rente de ressource dans l'immobilier 159
Rente de ressource dans le tourisme 1
Sous total 173
Bénéfice lié à la régulation du climat 197
Bénéfices liés à la protection contre l’érosion du littoral 14
Bénéfices liés au traitement des rejets 109
Total général 686
Source : Les Cahiers du Plan Bleu 8. Juillet 2010.

De grands projets seront lancés : 2010, année des énergies renouvelables


Portail Algérien des ÉNERGIES RENOUVELABLES
Parallèlement à la tenue d’un salon, l’Agence pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (APRUE) a organisé, hier, à la Safex, une journée technique sur les énergies renouvelables avec la participation d’experts algériens et tunisiens. Ces derniers ont présenté leur expérience en matière de généralisation de l’installation des chauffe-eau solaires en Tunisie. Le directeur général de l’APRUE, Mohamed Salah Bouzeriba, a souligné auparavant l’importance de l’année 2010 en tant qu’année de lancement effective de grands projets dans le secteur des énergies renouvelables, encouragés en cela, dit-il, par l’établissement du Programme national de maîtrise de l’énergie (PNME) 2010-2014. Il a également rappelé, dans ce sens, la mise en place du Fonds national pour les énergies renouvelables décidé à la faveur de la loi de finances 2010. M. Bouzeriba a mis aussi en évidence le lancement de filières d’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et technologique dédiées aux énergies alternatives, ainsi qu’un intérêt plus marqué aux formations dans les métiers de l’efficacité énergétique..

Faut-il rappeler, dans ce sens, les programmes phares algériens que sont Eco Lumière, Prop Air, Eco Bat, Al-Sol et Top Industries qui sont initiés ces dernières années par l’APRUE en partenariat avec des institutions nationales et internationales. Le PNME 2010-2014 est conçu comme le cadre de référence de la politique de maîtrise de l’énergie et l’un des instruments privilégiés de sa mise en œuvre. Le PNME prévoit ainsi l’introduction de 5 millions LBC au niveau des ménages, l’introduction de 50 000 lampes économiques et de 250 variateurs de tension dans l’éclairage public et l’introduction de 22 000 mètres carrés en capteurs de chauffe-eau solaire collectifs, ainsi que l’introduction de mesures d’efficacité énergétique dans la construction de 3 000 logements. On peut également citer la rénovation thermique dans l’habitat existant (4 000 logements). Pour sa part, Moncef Nejimi, expert tunisien, a présenté l’expérience tunisienne en matière des énergies renouvelables et de la maîtrise de l’énergie..

Horizons.
.

Des idées de projets : Projet Desertec



Portail Algérien des ÉNERGIES RENOUVELABLES
Mené par la Fondation Desertec sous l’auspice du Club de Rôme et de l’association Transméditerranéenne pour la coopération sur les énergies (TREC), le projet vise, d’ici 2050, à fournir plus de cinquante pour cent (50%) des besoins en électricité de l’Afrique du Nord, de l’Europe et du Moyen Orient à partir d’énergie solaire produite dans le désert africain. Pour réaliser les études de faisabilité et d’accélérer la mise en oeuvre du projet, une société dénommée D2i(DII) GmbH a été créée en novembre 2009. Elle est constituée, aujourd’hui, de plus d’une vingtaine de membres entre associés et partenaires..

Les concepteurs du projet visent essentiellement la satisfaction des besoins en électricité du jour ; cependant une partie de la production pourrait servir au pompage-turbinage de l’eau prélevée de lacs de montagne en Europe et satisfaire ainsi partiellement la demande de nuit. L’estimation des besoins financiers pour la réalisation de 100 GW et leur évacuation nécessiteraient près de 500 milliards de dollars US dont 56 milliards de dollars US pour construire vingt (20) lignes en courant continu haute tension (CCHT) de cinq (05) GW chacune. Ce projet qui est au début de sa phase de séduction se développe parallèlement au Plan Solaire Méditerranéen qui prévoit la construction de centrales solaires d’une capacité totale de 20 GW à l’horizon 2020
Dans son allocution, le PDG de Sonelgaz a rappelé que Desertec reprend une idée de projet proposée dans une communication algérienne lors de la conférence sur le développement et le fonctionnement des grands réseaux interconnectés organisée par l’ex l’UNIPED à Tunis en mai 1993. Cette communication avait alors évoqué une production dans le Sahara algérien de 100 GW en énergie solaire, idée relancée lors de la réunion ministérielle sur les interconnexions Maghreb – Europe tenue à Alger le 18 septembre1995 et qui a regroupé les ministres chargés de l’énergie d’Espagne, du Maroc, d’Algérie, de Tunisie, de Libye et d’Egypte. L’idée de projet consistait à produire 100 GW d’électricité à partir de centrales solaires situées dans le Sahara algérien et à transférer une partie de la production à l’Afrique du Nord et à l’Europe à travers la boucle électrique méditerranéenne qui était en projection. Nous constatons avec satisfaction que depuis l’idée a fait son chemin..

SONELGAZ.

Algérie – La Bourse pourrait remplacer le 51-49% pour les investisseurs étrangers



Mr Hassan Khelifati « Un formidable levier pour le marché financier et la bourse d’Alger »

Écrit par Samy Injar

Le gouvernement envisage de « retoucher » les conditions de l’investissement étranger en Algérie. Première cible, adoucir l’exigence systématique du 51% pour la partie nationale et 49% pour la partie étrangère. L’idée fait son chemin de laisser rentrer les IDE à 100% à charge pour les investisseurs étrangers d’ouvrir, ensuite, leur capital à la bourse d’Alger.





La proposition de faire passer les investisseurs étrangers par la bourse d’Alger après trois bilans comptables de leurs activités en Algérie, est portée depuis plus d’une année par des membres du cercle d’action et de réflexion pour l’entreprise (CARE), la boite à idées officieuse du Forum des chefs d’Entreprise (FCE). Elle a fini par atteindre des oreilles officielles. Une équipe spécialisée travaille au ministère des finances sur la faisabilité d’un scénario où les 51% de part des nationaux seraient distribués en bourse par l’investisseur étranger après 3 années de présence dans le pays. Il devrait en sortir une proposition sur « l’aménagement différé » du 51%-49% adressée au premier ministère. L’information rapportée par El Khabar évoque un aménagement probable des conditions de l’investissement étranger dans le projet de loi de finances pour 2011, mais l’existence d’une réflexion sur la question, recoupée par Maghrebemergent.info, n’est pas certaine de déboucher sur un amendement du 51-49 dès ce 1er janvier 2011. « La mise en œuvre d’un tel projet demande plus de délais de maturation », affirme une source prés du ministère des finances. Le PDG de Alliance Assurances, Hassan Khelifati, est l’un des patrons qui a le plus plaidé pour cette option du passage par la bourse auprès de ces interlocuteurs du gouvernement, qu’il a du rencontrer plus fréquemment en 2010 à cause de l’introduction en bourse de son groupe à partir du 02 novembre prochain : « l’obligation de l’ouverture du capital pour les investisseurs étrangers après trois années d’activité dans le pays rassure le partenaire étranger sur son engagement. Il peut le piloter seul s’il le souhaite et ne pas être gêner par des partenaires algériens qu’il aurait été obligé de prendre. L’ouverture en bourse à 51% au bout de trois ans ne lui fait pas perdre le contrôle de son business. L’actionnariat national est éclaté, même si cela n’empêche pas la présence de partenaires nationaux forts dans le 51% ainsi réuni. Du côté du gouvernement, le souci de réduire la saignée des rapatriements de dividendes qui menace la balance des paiements est pris en charge sans produire un effet de découragement pour les investisseurs étrangers. J’ajoute que cette formule est un formidable levier pour le marché financier et la bourse d’Alger ».


Pas assez de dinars pour satisfaire au 51%-49%


Les autorités algériennes envoient depuis le début de l’année des signaux contradictoires au sujet des nouvelles restrictions imposées aux investisseurs étrangers. L’amendement de la loi sur la monnaie et le crédit a étendu en juillet dernier au secteur bancaire l’obligation de laisser à des partenaires nationaux 51% du capital social de toute nouvelle banque ou établissement financier. Mais dans le même temps, les autorités défendent peu, en public, leur attachement à l’application tout azimut du 51%-49%. Un chiffre sonne l’alarme : « sur les 694 projets d’IDE recensés de 2002 à 2009 par l’ANDI (agence de développement de l’investissement), quatre sont datés de 2009 et 690 des 8 années précédentes » affirme Slimane Kaïs, ancien directeur à l’industrie. « En 2010, il est question de douze projets déposés par les américains, il y’a un mois, mais ils ne pourront être comptabilisés qu’après la réunion du CNI et l’adoption des conventions. Autant dire que l’année 2010 est aussi une année grise pour les IDE en Algérie ».

L’Algérie a « sauvé » son bilan « capital » au tableau de ANIMA, l’agence de l’espace Euromed, en charge du suivi des investissements, grâce à des « extensions d’investissements », c’est à cette rubrique qu’est en effet placée l’obligation pour les banques privées – toutes étrangères - de faire passer leur capital social de 30 millions d’euros à 100 millions d’euros. Pour comparaison le Maroc a attiré pour 3,3 milliards d’euros d’investissements étrangers en 2009, sans secteur hydrocarbures et sans obligation d’augmentation de capital dans le secteur bancaire privé, contre 2 milliards de dollars pour l’Algérie. « L’assouplissement du 51%-49% est obligatoire. Si nous voulons avoir 5 ou 6 milliards de dollars d’investissements étrangers par an à la faveur de la reprise mondiale pour soutenir une croissance annuelle supérieure à 5%, il faudra mettre en face environ 420 milliards de dinars de capitaux nationaux tous les ans pour accompagner les étrangers dans le 51%-49%. Les partenaires privés algériens n’ont pas cette surface financière et le secteur public intéresse peu les étrangers » explique Slimane Kaïs. La levée, désormais envisagée, d’une épargne en dinars à la bourse d’Alger peut être une partie de la solution. En attendant un recul, jugé inévitable, sur le 51%-49% systématique.

Washington compte lancer une nouvelle initiative économique : Un plan Eizenstat bis pour le Maghreb





Le Sous-secrétaire d’Etat US chargé des affaires économiques, M. Robert Hormats, a présenté récemment, aux gouverneurs des Banques centrales des pays maghrébins, une proposition américaine pour un partenariat USA-Afrique du Nord pour les opportunités économiques (The North Africa Partnership for Economic Opportunity), visant à mettre en réseau les entreprises privées des pays de l’Afrique du Nord avec les entreprises américaines.

Les États-Unis continuent d’encourager l’intégration économique et politique des pays du Maghreb. Certains responsables du département d’État pensent qu’en unissant leurs efforts, particulièrement dans le domaine économique, leur potentiel sera plus grand.

Du coup, les États-Unis comptent lancer, encore une fois, une nouvelle initiative pour rapprocher économiquement les trois pays de l’Afrique du Nord. En effet, les Etats-Unis lanceront à partir de 2011 une vaste initiative en direction des pays du Maghreb.

Les principaux axes de ce projet porté par le Département d’Etat seront détaillés les 1er et 2 décembre prochains à Alger, à l’occasion de la Conférence sur l’entreprenariat Etats-Unis – Maghreb.

Cette Conférence qui intervient dans le prolongement du Sommet présidentiel sur l’entreprenariat organisé par le président américain Barack Obama à Washington en avril dernier et auquel avaient pris part des opérateurs économiques algériens, réunira des chefs d’entreprises maghrébins locaux, des patrons américains et des chefs d’entreprises maghrébins établis aux Etats-Unis. Selon les informations publiées par TSA, l’initiative américaine porte le nom de «North African Partnership».

Elle ciblera les jeunes du Maghreb via cinq axes principaux : l’entreprenariat, l’aide à l’emploi, le leadership, l’art et la culture et l’émancipation de la femme. «Ces axes constituent cinq macro-initiatives autour desquelles vont se construire des initiatives concrètes», explique notre source. Des entreprises américaines ont déjà donné leur accord pour financer ces projets.

Parmi elles : Coca Cola, Microsoft, Cisco… Pour la première fois, le Maghreb sera géré comme un ensemble indépendant du Moyen-Orient. Cette initiative américaine intervient plus d’un an après le discours de Barack Obama au Caire. Pour cette région, les perspectives sont inquiétantes selon les Américains.

Dans 20 ans, le Maghreb sera durement touché par les changements climatiques avec une baisse de 50% du taux de pluviométrie et un recul des revenus issus des Hydrocarbures.

«Les Américains pensent que cette région peut potentiellement se transformer en un futur Afghanistan-Pakistan si rien n’est fait», ajoute notre source. L’autre objectif caché de cette initiative est de devancer l’Europe, plus timide dans ses initiatives et trop dépendante des relations politiques avec les autorités locales. Les Américains vont certes associer les gouvernements mais leur initiative devrait être plus souple que celle de l’Europe.

Lors d’une rencontre, en octobre 2009, avec la délégation de journalistes, invités dans le cadre du programme Edward R.Murrow, à Washington, une source du département d’Etat, avait révélé l’existence de cette initiative. “C’est une initiative strictement économique”, avait indiqué cette source, à l’image de l’initiative Eizenstat (du nom de l’ancien sous-secrétaire d’État au Commerce, Stuart Eizenstat).

Lancée en 1999, l’objectif était de “resserrer les liens entre les États-Unis et les trois pays de l’Afrique du Nord en matière de commerce et d’investissements, de favoriser davantage le commerce entre les trois pays maghrébins, d’inciter un plus grand nombre d’entreprises américaines à investir dans la région”.

Cependant, l’initiative Eizenstat a échoué et la nouvelle proposition économique américaine envers les trois pays maghrébins risque de connaître le même sort, “si les pays d’Afrique du Nord ne s’accordent pas entre eux”, avait-elle souligné, sans donner davantage de précisions sur cette nouvelle initiative, qui reste encore au stade de “préparation”.

Pour rappel le sous-secrétaire d’Etat américain chargé des affaires économiques, de l’énergie et de l’agriculture, M. Robert D.Hormats, s’est réuni samedi passé à Washington avec le gouverneur de la Banque d’Algérie, M. Mohamed Laksaci, et les ministres des Finances ou gouverneurs des Banques centrales de Tunisie, de Libye, du Maroc et de Mauritanie, a appris l’APS auprès du département d’Etat.

Au cours de cette rencontre, organisée à l’initiative des Etats-Unis, le Sous-secrétaire d’Etat US chargé des affaires économiques, M. Robert Hormats, a présenté une proposition américaine pour un partenariat USA-Afrique du Nord pour les opportunités économiques (The North Africa Partnership for Economic Opportunity), visant à mettre en réseau les entreprises privées des pays de l’Afrique du Nord avec les entreprises américaines.

La conférence d’Alger, qui réunira des chefs d’entreprise des pays maghrébins et leurs homologues américains ainsi que des chefs d’entreprises maghrébins, établis aux Etats-Unis, portera sur les opportunités de partenariat, l’accès au financement, les petites et moyennes entreprises, l’entrepreneuriat chez les jeunes, les perspectives des chefs d’entreprises maghrébins et américains, le réseautage des affaires transatlantiques, les innovations et la technologie.

Inauguration de Ezzou’art galerie




Vernissage plurielVingt et un artistes peintres aux tendances différentes exposent jusqu’à la fin du mois en cours, leurs œuvres dans la toute nouvelle galerie d’art du centre commercial et de loisirs de Bab Ezzouar à Alger.

Vingt et un panneaux amovibles ont été squattés, le temps de cette remarquable exposition, par vingt et un plasticiens aux talents avérés et reconnus. Le vernissage de cette exposition intitulée«Expressions plurielles», a eu lieu jeudi dernier en présence d’un nombre assez important d’invités de marque. Selon Ludmila Gadar, manager marketing communication, le centre commercial de Bab Ezzouar met sa galerie à la disposition de tous les artistes désirant exposer leurs oeuvres à titre gracieux. Les intéressés peuvent venir exposer sans aucune contrainte ou condition.

«On ne touche rien sur la vente des oeuvres.  Nous avons essayé de rassembler plusieurs artistes aux courants artistiques différents, pour, justement, donner le ton et montrer que tout au long de l’année, des expositions seront organisées avec des thématiques différentes. Nous allons faire en sorte de représenter les différentes régions du pays. Notre but est de mettre à la disposition du grand public l’art algérien», explique-t-elle.Cette galerie au périmètre réduit a le mérite de mettre en avant-plan les travaux d’illustres sommités de la peinture algérienne.

Palette diverse et riche

L’artiste peintre Farid Benyâa qui, jusque-là nous avait habitués à découvrir ses collections dans sa propre galerie d’art à Birmandreis, expose une oeuvre intitulée K’hol stylisée. Cette dernière montre une jeune fille de Bousaâda se faisant maquiller par une adulte. Il s’agit d’une oeuvre qui s’inscrit dans le style dans lequel l’artiste appartient. Ce mélange de figuratif et d’abstraction est un clin d’oeil à notre patrimoine. «C’est, explique l’artiste, une volonté de s’inscrire dans l’universel, c’est-à-dire donner la possibilité à l’observateur d’interpréter l’oeuvre selon son imaginaire, ses fantasmes et ses rêves.» Il est à noter qu’à l’occasion de la célébration des dix années de galerie le 25 novembre prochain, Farid Benyaâ étrennera une nouvelle facette de son travail en dévoilant une exposition de sculpture intitulée «Mise en scène».

Diplômée de l’Ecole des beaux-arts d’Alger depuis 1979 avec une spécialité en miniature, l’artiste peintre Ferahi Fatma Zohra expose un tableau en acrylique, représentant une danseuse. Usitant un tracé semi-figuratif, l’artiste s’est servie d’une palette de couleurs gaies. Comme elle l’explique si bien, «j’aime bien les couleurs gaies et la lumière. Tous mes sujets sont joyeux. On les voit et on les ressent». Cette dame qui compte pas moins d’une soixantaine d’expositions, détient une école d’art privée où elle met à la disposition aussi bien des profanes que des initiés son savoir-faire.

Architecte de formation,Yacine Belfred nous transpose dans l’univers mystique de la mythologie grecque. Il présente un tableau de grand format intitulé Pénélope. L’artiste a opté pour une Pénélope africaine avec des couleurs se déclinant en une tapisserie, faite à base de laine blanche. Fidèle à son style, Nourreddine Chegrane envoûte plus d’un avec cette acrylique aux tons bleus intitulée Danseuse. La femme traditionnelle -gardienne des us et des traditions- est omniprésente de par sa prestance et sa beauté. Pour sa part, Dokman Amor Driss pose la problématique de la paire de mains, ployant dans un arc-en-ciel de couleurs. Avec Turbulence et Révolte, Souhila Belbahar propose des oeuvres reflétant les divers tumultes de la Terre.

Dans portrait 1 et 2, Mohamed Hioun peint un duo de visages homme et femme, rongé probablement par la douleur. En somme, cette exposition de peinture dégage une explosion de beauté, de couleurs et de sentiments. Si vous êtes de passage du côté du centre commercial et de loisirs de Bab Ezzouar n’hésitez surtout pas à visiter cette nouvelle galerie d’art. Un véritable enchantement vous attend !


Nacima Chabani

L’Algérie encourage l’installation de chauffe-eau solaires



Energie renouvlables
Dans le cadre de sa stratégie de communication et dans le souci d’informer les professionnels et le grand public sur le contenu du programme national de maîtrise de l’énergie (PNME) 2007-2011, l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (Aprue) a organisé en partenariat avec Batimatec, le 1er Salon international sur les énergies renouvelables et la maîtrise de l’énergie (Siereme 2010) qui se déroule du 11 au 15 octobre au Palais des expositions, Pins Maritimes (Alger). Trois journées techniques ont été retenues pour mieux expliquer les enjeux.


K. Aït-Saïd, chef de département transport (Aprue), a présenté le programme Alsol de promotion du chauffe-eau solaire. Selon elle, le contexte est favorable pour se lancer dans une pareille expérience : gisement solaire des plus importants au monde, une volonté des pouvoirs publics à travers le cadre législatif (loi n°99-09 sur la maîtrise de l’énergie/1999 et la loi n°04-09 sur la promotion des énergies renouvelables dans le cadre du développement durable/2004, création de fonds (FNME et le FNER) dédiés au développement des énergies renouvelables. Cependant, tient-elle à faire remarquer, «il existe des barrières à l’émergence d’un marché des chauffe-eau solaires qui est un dispositif de captation de l’énergie solaire destiné à fournir partiellement ou totalement de l’eau chaude sanitaire». Elle cite : «Le bas prix des énergies conventionnelles, un investissement initial élevé, l’absence de réglementations obligeant des administrations ou établissements du tertiaire à recourir au chauffage solaire pour une partie de leur besoin en eau chaude sanitaire et une méconnaissance de cet équipement par une grande majorité d’utilisateurs potentiels.»


En effet, il faut savoir qu’un chauffe-eau solaire coûte dix à douze fois plus cher qu’un chauffe-eau classique. Ce programme constitue, en fait, une phase préparatoire et un soubassement aux futurs programmes et un soutien à la mise en place des conditions de développement du marché. L’intérêt de l’Algérie pour les énergies renouvelables est motivé par plusieurs considérations, dont une baisse continue des coûts de leur mise à disposition, la préservation des énergies fossiles, le développement industriel et la protection de l’environnement. La maîtrise de l’énergie dans notre pays répond à une triple volonté de préservation des ressources d’hydrocarbures, épuisables, rationalisation de l’allocation des ressources financières du pays et protection de l’environnement lié au système énergétique.
Les économies des énergies exploitables à l’horizon 2025 seraient de l’ordre de 16% de la consommation, en l’absence d’une politique volontariste de maîtrise de l’énergie. Le premier programme quinquennal 2007-2011 intègre des opérations dans chacun des secteurs concernés. Pour le secteur résidentiel, nous pouvons citer l’éclairage performant par la diffusion massive au niveau des ménages algériens de lampes économiques, la réhabilitation thermique des bâtiments existants, l’introduction progressive de la haute performance énergétique des bâtiments neufs, la promotion du chauffe-eau solaire individuel et collectif et d’autres projets visant à favoriser la pénétration sur le marché d’équipements électroménagers performants. L’intégration de l’efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment a pour objectif d’améliorer le confort intérieur des logements, tout en utilisant moins d’énergie. Elle impose, dès lors, d’adopter, en amont, des conceptions architecturales et des techniques de construction appropriées et adaptées aux conditions climatiques locales.

Kamel Benelkadi

Lancement du 1er centre financier offshore d'Afrique du Nord


Gulf Finance House
La banque d'investissement islamique, en l'occurrence Gulf Finance House "GFH", ayant son siège social à Bahreïn, et le gouvernement tunisien ont lancé hier le premier centre financier offshore d'Afrique du Nord faisant partie du Port Financier de Tunis, un projet de développement multi-usages en front de mer de 3 milliards de dollars US. Le Port Financier de Tunis servira de pont entre le bloc commercial européen pesant 15 milliards de dollars US, l'économie dynamique de la Tunisie et les économies nord-africaines et sub-sahariennes. Esam Janahi, PDG de Gulf Finance House, a déclaré : "Le Port Financier de Tunis sera le premier centre de services financiers offshore d'Afrique du Nord. Le Port Financier de Tunis sera un centre international où des institutions de services financiers baseront leurs opérations tout en offrant aux employés et aux résidents un environnement balnéaire agréable et une qualité de vie moderne...". Avant d'ajouter que "le Port Financier de Tunis se base sur notre stratégie de création d'une infrastructure économique pour soutenir le développement des économies et des sociétés à travers le Moyen-Orient, et nous sommes fiers de pouvoir être les partenaires du gouvernement tunisien pour soutenir leurs objectifs nationaux". Destiné à abriter de grandes enseignes mondialement réputées dans la finance, le consulting, les services et les assurances, le port financier de Tunis accueillera également la première bourse financière internationale de la région. Le port financier de Tunis prévoit par ailleurs la mise en place d'un institut international des affaires pour la finalité de former les compétences requises par les groupes financiers internationaux intéressés par le site. Un site qui verra naître également une série d'installations de loisirs avec une marina, un parcourt de golf, un complexe résidentiel et des villas de luxes pouvant accueillir plus de 100.000 personnes. La durée prévue pour l'exécution du projet du port financier de Tunis est de 7 ans. L'investissement global sera de 3 milliards d'euros avec à la clé la création de 16.000 postes d'emplois permanents. L'achèvement du port financier de Tunis est prévu pour 2017, un délai que s'est engagé à respecter le promoteur du projet, la Gulf Finance House de Bahreïn, l'une des plus importantes banques d'investissement islamique du monde arabe. Entrée au Maghreb par le Maroc ou elle développe deux projets immobiliers à Tanger et à Marrakech avec un investissement de près de 3 milliards de dollars, la Gulf Finance House au Bahreïn ets également présente en Jordanie, à Qatar et en Inde.Depuis sa création en 1999, Gulf Finance House avec siège social à Bahreïn a été une force motrice dans le développement d'institutions financières islamiques dans la région et de projets d'infrastructure au Moyen-Orient. La société est cotée à la bourse du Koweït, la bourse de Bahreïn, le Marché Financier de Dubaï et la Bourse de Londres sous forme de GDR. GFH a été à l'origine de la création d'importantes institutions financières au Moyen-Orient comme "First Energy Bank", QInvest, "Syria Finance House", Inovest, "Khaleeji Commercial Bank" et "Arab Finance House". De plus, GFH a créé un grand nombre d'importants projets d'infrastructure économique dans la région MENA et au-delà. GFH est actuellement en transition vers un nouveau modèle économique dont l'objectif est d'être leader dans la création et le développement d'institutions financières islamiques.
I.B.

Le projet d’une ligne aérienne directe Alger-Koweït relancé


L’EMIR DU KOWEIT EN ALGERIE
Le projet de l’ouverture d’une ligne aérienne directe entre Alger et Koweit City est relancé à la faveur de la visite officielle de deux jours en Algérie de l’Emir du Koweït, Cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah. Ce projet est évoqué depuis au moins deux ans après la reprise des réunions des commissions mixtes des deux pays. Réunions rompues pendant plus de quinze ans.

A Alger, Cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, qui se déplace pour la première fois en Algérie depuis son arrivée au pouvoir, a eu de longues discussions avec le président Abdelaziz Bouteflika. Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères koweïtien, Mohamed Al-Sabah Salem Al-Sabah a été reçu par le premier ministre Ahmed Ouyahia.

Sept accords de coopération algéro-koweïtiens ont par ailleurs été signés ce mardi, a-t-on appris de source officielle. Les accords concernent la justice, avec une entraide pénale, civile et commerciale et d'extradition, ainsi que le transport maritime et le tourisme. Un mémorandum d'entente sur la santé a également été signé, en présence de l'émir et de son hôte le président algérien Abdelaziz Bouteflika, a rapporté l'agence d'information APS. L'émir du Koweit s'est aussi recueilli à Alger au sanctuaire du Martyr, érigé à la mémoire des combattants de l'indépendance, en récitant la fatiha du Coran et en déposant une gerbe de fleurs.

Les deux pays ont supprimé dernièrement la double imposition fiscale et ont signé plusieurs accords dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, des ressources en eau et de la formation professionnelle.

L’Algérie souhaite une présence plus importante des investisseurs koweïtiens pour participer au programme d’équipement public 2010-2014. Les investissements koweïtiens actuels en Algérie dépassent à peine le milliard de dollars. Les échanges économiques demeurent encore faibles puisqu’ils avoisinent, en valeur, les 11 millions de dollars. La balance commerciale entre les deux pays est favorable au Koweït. Après Alger, L’Emir du Koweït, qui a commencé sa visite au Maghreb en Tunisie, se rendra au Maroc.