阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门

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指出了圖像訪問阿爾及爾規劃信息

羅伯特·舒曼先生和歐洲的“歐洲不會在一夜之間發生,也順利......”

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commission européenne 欧盟委员会

Commission européenne: "Commission européenne"

Thursday, February 24, 2011

Proche-Orient, Maghreb diplomatie européenne



Proche-Orient, Maghreb : le nouveau défi de la diplomatie européenne


Les évènements majeurs qui viennent de se dérouler en Tunisie, en Egypte puis maintenant en Libye, constituent incontestablement un moment majeur de l’histoire mondiale. Voici des peuples opprimés par tant d’années de misère, de soumission et de dictature qui décident eux-mêmes de se libérer du joug dans lequel leurs dirigeants les avaient enfermés depuis des années.
[Patrick Martin-Genier]
Regarder l’avenir sans oublier les erreurs d’appréciation

Il est symptomatique que les gouvernements occidentaux n’aient pas vu le vent révolutionnaire souffler sur les bords de la Méditerranée. Pour autant, devra-t-on le leur reprocher encore pendant des mois alors que l’urgence est ailleurs ? Cela sera, à n’en pas douter, un sujet passionnant pour les historiens, de la même façon que François Mitterrand n’avaient pas vu venir la réunification allemande et qu’au moment même où tout s’écroulait, il rendait encore une visite au crypto-dirigeant est allemand au mois de décembre 1989 alors que Berlin était, une fois de plus, devenue un théâtre d’ombres…

C’est un peu la même chose qui s’est produite pour le Maghreb ; mais encore une fois, il est urgent de passer à autre chose.

Le nouveau Maghreb en formation a démontré, sans pour autant y voir la renaissance d’une sorte de panarabisme qui irait du Proche-Orient au Maroc, qu’il existait une culture commune dans cette partie du monde, avec une montée en puissance de la jeunesse et avec elle, une soif de justice sociale et de démocratie.


Changer de diplomatie


Il est désormais évident qu’il ne sera plus possible de développer une politique étrangère identique à celle qui a guidé les pays occidentaux et particulièrement européens depuis les guerres d’indépendance.

Les nouveaux gouvernements qui vont se mettre en place vont avoir le redoutable défi de répondre à toutes ces préoccupations : le partage équitable des richesses et des ressources, la mise en place d’institutions démocratiques, notamment sur le plan de la gouvernance.

Il s’agit à n’en pas douter d’un véritable défi pour les diplomaties occidentales et tout particulièrement européennes.

L’union européenne va devoir repenser sa stratégie de coopération avec ces pays afin de mettre en place des instruments pertinents de coopération ainsi que des moyens financiers bien plus importants.

Après des années de dictature, le risque est que ces pays connaissent une vague de troubles qui pourraient à terme conduire à installer de nouveau des régimes forts.


Une nouvelle politique de coopération

Ainsi, l’Union européenne doit-elle absolument, en coopération avec les Etats membres, envisager avec les nouveaux gouvernements qui seront, espérons-le, issu d’élections démocratiques, une politique de coopération avec l’envoi d’experts pour mettre en lace les nouvelles institutions démocratiques dans tous les domaines de la vie politique : de la commune à l’Etat en passant par le corps législatif, la mise en place d’un justice indépendante et l’instauration de cours constitutionnels chargées de protéger les droits de l’homme qui ont été quarante ans durant si mal traités.

L’Union européenne doit aussi afficher un nouveau visage d’une politique migratoire qui ne se cantonne pas au rejet ou la peur de l’autre, mais sache aussi initier de véritables politiques d’intégration pour les communautés présentes sur le sol européen en lien avec les Etats membres.

Rétablir la confiance prendra du temps, mais c’est dès maintenant qu’il faut y réfléchir au plus haut niveau. Voici une tâche majeure qui devrait permettre au nouveau service diplomatique dirigé par Catherine Ashton de s’affirmer sur la scène internationale.


Patrick Martin-Genier est Maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris, spécialiste des questions européennes.

Mr Le président Nicolas Sakozy bon président


Mr le Président Nicolas Sarkozy

U2 Dailymotion


U2 - Where The Streets Have No Name- Sur les toits
envoyé par Fripouillerie. - Regardez la dernière sélection musicale.<

'Union pour la Méditerranée ne se fera pas en un jour, ni sans heurts...”

Les autoroutes de la mer selon l'Union pour la Méditérranée Le 13 juillet dernier, 43 dirigeants étaient réunis à Paris pour lancer officiellement l'Union pour la Méditerranée (UPM). Parmi les projets prioritaires, les autoroutes de la mer qui permettraient de désengorger les grands axes routiers.

Chine un nouvel appel a été lancé sur l'internet




AFP
Les Chinois appellés à des "rassemblements du jasmin" tous les dimanches

Un nouvel appel a été lancé sur l'internet, inspiré par les mouvements de contestation dans le monde arabe, invitant les Chinois à se rassembler pacifiquement tous les dimanches dans 13 villes pour demander plus de transparence du gouvernement et de liberté d'expression.

L'appel mis en ligne cette semaine sur le site basé à l'étranger Boxun.com paraît émaner du groupe à l'origine de rassemblements dimanche dernier en Chine, qui ont fait écho aux soulèvements populaires dans le monde arabe, de la Tunisie à Bahreïn en passant par l'Egypte, le Yémen et la Libye.

Dimanche, d'importants effectifs de police avaient été mobilisés par le pouvoir communiste aussi bien à Pékin, Shangai et Canton que dans 10 autres villes chinoises pour lesquelles des appels avaient été lancés sur l'internet.

Ces rassemblements n'ont pas réuni beaucoup de Chinois et la police déployée avec des caméras a procédé à plusieurs arrestations. "Nous devons faire pression sur le parti (communiste) au pouvoir en Chine. Si le parti ne combat pas consciencieusement la corruption et n'accepte pas la supervision du peuple, il court à sa perte", souligne le dernier appel.

Rédigé sous forme de lettre ouverte au parlement chinois, dont la session annuelle s'ouvre le 5 mars pour une dizaine de jours, le texte reprend à l'encontre des autorités chinoises des griefs adressés par les populations des pays arabes à leurs dirigeants comme la corruption du gouvernement, le manque de transparence, ainsi que le muselage de l'internet et des médias.

"Si le gouvernement n'entend pas réellement résoudre ces problèmes mais se contente de vouloir censurer l'internet et de bloquer l'information pour empêcher les protestations, ces dernières vont au contraire se renforcer", selon l'appel.

"Nous invitons chaque participant à se promener, à observer, voire à prétendre qu'il ne fait que passer. Pour peu que vous soyez présents, le gouvernement autoritaire va trembler de peur", assurent les initiateurs des rassemblements, qui se veulent dans l'esprit de la "révolution du jasmin" tunisienne qui s'est soldée par la chute du régime Ben Ali.

Comme au Moyen-Orient, la corruption, le parti unique et la flambée des prix alimentaires sévissent en Chine, alimentant la grogne.

Inquiété par la poussée de ces aspirations démocratiques de la rue arabe, Pékin a censuré fortement ces derniers jours les forums de discussion de l'internet et les sites de microblogs, moyen prisé par les très nombreux internautes chinois pour propager les informations.

Par ailleurs, on était sans nouvelles d'une centaine de défenseurs des droits de l'Homme, selon des associations. L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) a critiqué cette répression et en particulier la disparition des éminents avocats et militants Teng Biao, Tang Jitian et Jiang Tianyong, normalement basés à Pékin.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a esquivé les questions de la presse sur l'important déploiement policier dimanche, insistant sur son souci d'"harmonie sociale".

La presse officielle a elle fustigé "quelques agités" souhaitant créer des troubles.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ma Zhaoxu a évoqué les "grands résultats" atteints par la Chine au cours des trois décennies et "la volonté commune du peuple chinois de se concentrer sur la construction et le développement du pays".

"Aucune force ne pourra entamer notre détermination", a assuré M. Ma.

Maroc deux alliances fondamentales l'union pour la Méditerranée UE



Rodi Kratsa: "le Maroc a réussi à s'adapter aux impératifs du monde moderne"Le Maroc a réussi à s'adapter aux impératifs du monde moderne, aux aspirations des citoyens et à ses ambitions de paix et de développement, a affirmé la vice-présidente du Parlement européen Mme Rodi Kratsa-Tsagaropoulou.

Le Maroc est parvenu, par sa volonté et ses efforts constants, à fournir des résultats probants pour son avenir propre et pour l'avenir de toute la région euro-méditerranéenne, a tenu à préciser Mme Tsagaropoulou lors d'une rencontre organisée mercredi par l'université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Fès sous le thème, "Notre avenir commun en Méditerranée. Défis et perspectives. Le rôle et la place du Maroc".
Et d'ajouter que le Royaume du Maroc est parvenu également à s'accorder un rôle prédominant dans le processus euro-méditerranéen et constitue un interlocuteur privilégié de l'Union Européenne (UE).

Le partenariat avec le Maroc revêt une importance particulière pour l'UE, compte tenu du rôle qu'il joue non seulement au Maghreb et sur le continent africain, mais dans toute la région méditerranéenne, a-t-elle noté.

Selon la parlementaire européenne, les fondements de ses relations ont été mis en place dans le cadre du processus de Barcelone qui a été conçu comme une politique régionale et multilatérale associant les Etats des deux rives de la méditerranée, en l'occurrence, l'UE et les autres Etats de la méditerranée, parmi lesquels le Maroc.

Mme Rodi Kratsa a, à cette occasion, rappelé la politique européenne de voisinage de l'UE, instaurée en 2004, soulignant que le Maroc s'est montré, dans le cadre de l'application du statut avancé, engagé à promouvoir l'emploi salarié, et à faciliter l'insertion des jeunes diplômés, à améliorer l'adéquation des compétences et qualifications des travailleurs aux besoins du marché de l'emploi et à assurer une meilleure gouvernance du marché du travail.

Après avoir mis en relief les avancées réalisées par le Royaume dans différents domaines, la parlementaire a salué le processus de performance et les efforts considérables menés par le Maroc pour s'adapter aux exigences du partenariat renforcé et de la compétitivité du marché européen.

Elle a, à cet effet, tenu à préciser que l'UE attache une importance significative à la feuille du route du Maroc pour le développement ascendant et soutenu des relations bilatérales dans de nombreux domaines.

Dans le cadre du dialogue politique du statut avancé, il a été procédé en mai dernier à Bruxelles à la mise en place d'une nouvelle coopération parlementaire entre l'UE et le Maroc, a-t-elle rappelé.

MAP
Mme Tsagaropoulou a fait savoir que le rôle central joué par le Royaume dans le processus euro-méditerranéen est garanti par deux alliances fondamentales, à savoir, le partenariat établi par l'union pour la Méditerranée et son statut avancé dans les relations avec l'UE

Wednesday, February 23, 2011

Algerie 40 ans après la nationalisation des hydrocarbures




40 ans après la nationalisation des hydrocarbures
L’Algérie reste un acteur énergétique majeur sur la scène internationale
Par : Rédaction de Liberte

Indice de la montée en puissance de l’Algérie sur la scène internationale, le gazoduc Medgaz reliant l’Algérie à l’Espagne sera mis en service dans les prochains jours.

Quatre décennies après le recouvrement de sa souveraineté sur les richesses hydrocarbures, l’Algérie reste un acteur énergétique majeur sur la scène internationale. En effet, en 2010, elle a réalisé une production de plus de 214 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) et des recettes exportations à hauteur de 56 milliards de dollars, rappelle l’APS .
“Annoncée le 24 février à Hassi-Messaoud, le plus important gisement de pétrole du pays, la décision de nationaliser les hydrocarbures portait notamment sur l’acquisition par l’Algérie d’au moins 51% des intérêts des sociétés concessionnaires françaises qui opéraient dans le sud du pays. Tous les intérêts miniers liés aux gisements de gaz naturel ainsi que tous les intérêts détenus dans les sociétés de transport d’hydrocarbures ont été aussitôt repris dans le cadre de cette décision stratégique. La décision saluée alors par les pays amis avait, en outre, déclenché l’avènement puis la montée en puissance de la Société nationale de transport et de commercialisation des hydrocarbures (Sonatrach) sur la scène régionale et internationale. Créée une année après le recouvrement de la souveraineté nationale (1963), Sonatrach avait en fait fort à faire pour s’imposer face aux multinationales qui opéraient dans le Sud algérien, à l’image de l’anglo-néerlandaise Shell, British Petroleum, Mobil et Total. Elle a pu quand même relever le défi en prenant le relais de ces compagnies avant d’atteindre, en l’espace de quelques années, un niveau appréciable d’intégration dans les différents segments liés à l’industrie pétrolière et gazière, allant de l’exploration-production à la commercialisation. La production est passée de 48,2 millions de TEP en 1970 à 54,33 en 1978 et s’est établie à 210 millions de TEP. La capacité de raffinage du pays va passer de 22 millions de tonnes/an actuellement à 50 millions de tonnes/an à moyen terme. L’ouverture du secteur consacrée par la loi 86-14 n’ a pas entraîné une perte de souveraineté puisque l’Algérie continue de contrôler la quasi-totalité de ses ressources. Ainsi, la part des partenaires étrangers représente 10 à 12% des recettes de Sonatrach. L’actualisation du cadre réglementaire (imposition de la taxe sur les profits exceptionnels) a permis de consolider son contrôle sur les ressources hydrocarbures et de maintenir la position dominante de Sonatrach sur le domaine minier national.
Parallèlement à la mise à niveau institutionnelle du secteur, l’Algérie s’est engagée dans un ambitieux programme d’investissement destiné à développer son potentiel et à renforcer son rôle sur la scène énergétique régionale et internationale. Les gazoducs Medgaz, le Galsi, le GME ou encore le TGSP (Transaharien gazoduc pipeline) sont les plus importants projets structurants grâce auxquels l’Algérie a consolidé son statut de partenaire énergétique fiable dans la région méditerranéenne.”
Le Medgaz, dont la mise en service est prévue dans les prochains jours, est un autre maillon, relève l’APS et non des moindres de cette stratégie de l’Algérie de diversifier autant ses partenaires, ses clients que ses marchés énergétiques. “Un autre mégaprojet de la même envergure, autant politique qu’économique, celui du gazoduc Galsi, doit, de son côté, acheminer directement en Italie du gaz algérien à partir de ses champs au sud du pays, avec un volume prévu de 8 milliards de mètres cubes/an. Le texte évoque le TGSP comme indice de la montée en puissance de l’Algérie comme un pays leader dans la fourniture du gaz à l’Europe. Cet ouvrage doit acheminer 20 à 30 milliards de mètres cubes de gaz annuellement à partir du sud du Nigeria via le Niger et l’Algérie vers les marchés européens à partir de 2015. Il ne mentionne pas les faiblesses du secteur qui doivent être corrigées pour que l’Algérie continue à s’imposer comme leader énergétique sur la scène énergétique internationale

Bretagne international Algerie



Développement de la filière lait en Algérie
Alger et Paris signent un accord de 2,22 milliards d’euros
Un accord de coopération d’un montant de 2,228 milliards d’euros pour développer la filière lait a été signé ce lundi 21 février à Alger entre l’institut technique d’élevage (ITE) et le groupe français « Bretagne international », rapporte l’agence APS.

Cet accord, qui intervient à l’occasion de la visite de Jean‑Pierre Raffarin, porte notamment sur la formation des intervenants dans le processus de production de lait, en particulier les éleveurs. Étalé sur trois ans, l’accord consiste dans une première phase à former des éleveurs dans trois wilayas (Blida, Relizane et Souk Ahras) sur les techniques d’élevage et de production de lait. Dans une seconde phase, il s’agit de nouer des partenariats entre des entreprises spécialisées françaises et algériennes.

L'Algérie consomme plus de 3,3 milliards de litres de lait par an et ne produit actuellement que 1,3 milliard de litres. Récemment, l’Algérie a connu une pénurie de lait qui a suscité des mécontentements parmi la population.

La BEI a pleinement rempli sa mission


Le bras financier de l'UE, plus que jamais
De notre journaliste Camille Leroux



Le président de la BEI, Philippe Maystadt, a présenté jeudi à Luxembourg et hier à Bruxelles un volume de prêt en décroissance marquant la fin progressive des dispositifs mis en place pendant la crise.







La BEI a pleinement rempli sa mission», se félicite Philippe Maystadt. La BEI a en effet livré un «effort exceptionnel temporaire» dès le dernier trimestre 2008 à la demande du Conseil européen afin de porter son volume de prêts de 48milliards d'euros en 2007 à 58milliards en 2008 et 79 milliards en 2009. «C'était un des éléments de la réponse européenne à la crise.» Le plus gros de l'orage passé, la BEI revient progressivement à ses volumes de prêts habituels avec 72milliards d'euros en 2010. «Sur deux ans, nous avons prêté 61 milliards d'euros de plus qu'avant la crise.» Soit 150 milliards d'euros, 11milliards de plus que l'objectif fixé par le Conseil et presque le triple du volume de prêts consenti par la Banque mondiale. Si l'institution maintient ses axes de financements (convergence, économie de la connaissance, PME, réseaux de transports, énergie et environnement), trois ont particulièrement bénéficié de cette inflation de prêts.
D'abord les petites et moyennes entreprises (PME), frappées de plein fouet par le tarissement du crédit en temps de crise. «Nous avons réalisé l'objectif fixé par le Conseil : 30milliards d'euros de prêts en trois ans», souligne Philippe Maystadt, à savoir 8,2 milliards en 2008, 12,6 en 2009 et près de 10 milliards en 2010. Avec deux conditions imposées aux banques bénéficiaires: les prêts aux PME doivent être constitués à parts égales par l'argent de la BEI et par celui de la banque; et ce prêt de la BEI doit conférer un véritable avantage soit par une diminution du taux d'intérêt, soit par un allongement de la durée du crédit. Plus de 160000 PME européennes ont bénéficié de cette mesure très prisée-la BEI a d'ailleurs prêté en 2010, 10 millions d'euros supplémentaires à ING Luxembourg, qui avait déjà utilisé les 25 millions alloués en 2009.
La BEI a aussi soutenu les «régions les plus touchées par la crise» en octroyant 2 milliards d'euros à la Grèce «pour lui permettre de financer la contrepartie nationale indispensable pour bénéficier de l'aide des fonds structurels», et 1,5milliard au Portugal. «Il ne s'agit en aucun cas de financer le budget de ces pays, nos prêts sont toujours liés à des investissements clairement identifiés», précise Philippe Maystadt.


Le climat, nouvelle priorité

Au-delà de la crise, la BEI a érigé comme «priorité transversale» de ses engagements la lutte contre le changement climatique, passant de 16 à 19 milliards d'euros entre 2009 et 2010, soit 30% de ses financements dans l'UE. Les technologies matures comme innovantes appliquées aux énergies renouvelables (essentiellement le solaire, l'éolien et dans une moindre mesure la biomasse) ont reçu 6 milliards d'euros de prêts. La BEI a également injecté 1,7 milliard d'euros dans la progression de l'efficacité énergétique via le programme ELENA d'assistance technique à la mise aux normes des bâtiments publics. Sans oublier les modes de transport comme le tram et le métro.
Cet engagement climatique s'exprime également hors de l'UE avec 2milliards d'euros de financements en 2010 et l'accroissement annoncé de son Mécanisme pour une énergie durable et un approvisionnement énergétique sûr à 4,5 milliards d'euros. Le Parlement européen a également voté jeudi dernier un mandat de 2 milliards d'euros pour l'action de la BEI pour le climat.
La BEI revendique enfin sa solidité financière après avoir pu lever 67 milliards d'euros sur les marchés l'an dernier, confortant sa note AAA et son titre de premier emprunteur multilatéral. L'accroissement de ses activités aboutit logiquement à un résultat net de 2,1 milliards d'euros en 2010 contre 1,6 milliard en moyenne avant la crise.


Incontournable

Institution relativement peu connue du grand public malgré ses 53 ans d'existence, la Banque européenne d'investissement a gagné en visibilité et en coopération avec les autres institutions européennes.


Confondue à tort avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), la BEI bénéficie d'un mandat beaucoup plus étendu et qui tend à s'étoffer encore, de même que les attentes de l'UE en son endroit.

La stratégie Europe 2020
«La BEI apporte son financement et son expertise dans les axes prioritaires de la stratégie Europe 2020», indique Philippe Maystadt. À savoir la croissance intelligente, soutenable et inclusive. «Nous développons actuellement des instruments conjoints avec la Commission européenne en vue du budget 2014-2020.» Le président de la BEI veut s'inspirer du mécanisme de financement avec partage des risques (MFPR), introduit en 2007, et assurant un accès au crédit pour les projets de recherche, développement et innovation proposant des technologies complexes ou reposant sur des marchés entièrement nouveaux, dont le risque décourage les prêteurs traditionnels.

Le bras financier de l'UE en Méditerranée
La BEI est dotée d'un ensemble d'instruments d'intervention en faveur du développement économique et de l'intégration des pays partenaires méditerranéens par le biais de la Femip (facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat). La BEI a ainsi déboursé 1,6 milliard en 2009 et 2,6milliards d'euros en 2010, répartis entre le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, l'Égypte, Israël, le Liban, la Syrie, la Jordanie et l'ensemble Gaza/Cisjordanie.
La BEI, qui a versé 900 millions d'euros de prêts à l'Égypte et 500 millions à la Tunisie en 2010, s'est engagée, à la demande du Conseil européen, à accroître ses financements après les révolutions du Nil et de jasmin. «Il faut soutenir les projets favorables au développement économique et à la création d'emplois», souligne Philippe Maystadt, président de la BEI. «Il y a un risque de tension sociale si la transition ne répond pas aux attentes des jeunes.»
C'est dans ce contexte que le Parlement européen a voté, jeudi dernier, une rallonge d'un milliard d'euros du mandat extérieur de la BEI dédiée aux projets dans le bassin méditerranéen-une mesure que le Conseil européen doit valider à son tour. Philippe Maystadt estime pouvoir accélérer une quinzaine de projets en Tunisie et prêter 1 milliard d'euros, ce qui équivaut à soutenir au moins 2 milliards d'euros d'investissements puisque la BEI finance au maximum la moitié des projets. Pour l'Égypte, une dizaine de projets sont dans le «pipeline» selon le jargon de la BEI.
Quant à la Libye, si Catherine Ashton, la haute représentante de l'Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, s'est plusieurs fois entretenue avec Philippe Maystadt, ces jours-ci, sur la possibilité d'accompagner une éventuelle transition politique, la BEI ne peut agir en l'état actuel des choses puisque Tripoli ne fait pas partie de la Femip.

Une exigence accrue de transparence
Régulièrement accusée d'opacité (lire par ailleurs), la BEI clame aujourd'hui sa rigueur en termes de choix de projets. «Seuls 0,3% de nos prêts figurent sur une liste suivie de près, indique Philippe Maystadt. Nous intégrons de plus en plus les critères environnementaux, sociaux et de respect des règles sur les marchés publics.» La BEI mène également une «politique extrêmement stricte de lutte contre les "juridictions non compliant", qui n'appliquent pas les standards internationaux sur la lutte contre le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et la corruption», assure son président. La BEI a même introduit une clause de relocalisation lui permettant d'exiger d'un promoteur de transférer son établissement si celui-ci est enregistré dans un pays listé par l'OCDE et le GAFI (groupe d'action financière).