阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门

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指出了圖像訪問阿爾及爾規劃信息

羅伯特·舒曼先生和歐洲的“歐洲不會在一夜之間發生,也順利......”

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commission européenne 欧盟委员会

Commission européenne: "Commission européenne"

Thursday, January 20, 2011

Algérie destination les capitaux étrangers redécouvrent l'Algerie 2011


128 demandes d'investissement adressées à l'ANDI
Les capitaux étrangers redécouvrent la destination Algérie

Après une année 2009 " morose " en matière d'investissements directs étrangers, les choses se présentent autrement et sous de meilleurs auspices pour l'année en cours. Le directeur général de l'Agence nationale de développement des investissements (ANDI) s'est montré en tout cas rassurant et optimiste quant à la concrétisation de plusieurs projets. Abdelkrim Mansouri a admis que l'année 2009 n'a enregistré aucune intention d'investissement, encore moins un projet émanant des investisseurs étrangers. Mais la situation est tout autre aujourd'hui, a-t-il expliqué sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale. En témoigne, selon lui le nombre de demandes enregistrées au niveau de l'ANDI qui est, selon un bilan encore provisoire, de " 128 intentions d'investissements déposées par des étrangers ". Il s'agit, donc, d'un " nouveau départ pour les IDE en Algérie qui toucheront des domaines bien précis comme le tourisme, les services, l'industrie du médicament, le bâtiment, l'agroalimentaire et les assurances notamment ". Des secteurs qui généreront une " plus value et de la richesse ", a-t-il déclaré. Mais qu'est ce qui a changé pour assister aujourd'hui à un retour massif des investisseurs étrangers ? Le directeur général de l'ANDI explique cet engouement pour la destination Algérie par, d'abord, la "crise qui secoue bon nombre d'économies dans le monde et qui a épargné notre pays qui offre au contraire des opportunités d'affaires". Autre atout mis en avant la " disponibilité de fonds grâce au plan quinquennal de 286 milliards de dollars ". Autant de facteurs qui ont été " bien accueillis par les investisseurs, notamment les asiatiques autres que les chinois, les arabes et les européens qui ont affiché leur intention d'investir en Algérie ". Le directeur général de l'ANDI se dit prêt à les accompagner en leur proposant des partenariats conformément à la réglementation en vigueur qui donne 51% aux nationaux. Cette mesure, décriée au départ, est actuellement " acceptée par les étrangers et l'ANDI, justement, a mené un travail de vulgarisation et d'information qui a contribué à lever les appréhensions". Il rappellera, néanmoins que l'investissement se fera selon des règles permettant d'asseoir un partenariat " gagnant-gagnant pour le transfert de technologie et la diversification de l'économie nationale en vu de diminuer la facture des importations ", a-t-il affirmé. Pour ce faire, l'ANDI, poursuit-il, a mis en place une " bourse de partenariat qui est en réalité une base de données comprenant des idées d'investissements pour mettre en relation d'affaires les investisseurs étrangers et les nationaux". Le premier responsable de l'ANDI estime par ailleurs que le climat d'investissement en Algérie est nettement meilleur et les obstacles qui se dressent devant les capitaux étrangers sont levés. La preuve, dit-il, " nous n'avons pas assisté au départ massif des investisseurs étrangers ".
Abdelghani M.

Alger Oran salons internationaux du livre du Caire et de Casablanca 2011


Le centre d'anthropologie d'Oran prendra part aux Salons internationaux du livre du Caire et de Casablanca
Le Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (Crasc) d’Oran prendra part aux salons internationaux du livre du Caire et de Casablanca, a indiqué cette institution

Le Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (Crasc) d’Oran prendra part aux salons internationaux du livre du Caire et de Casablanca, a indiqué cette institution. Le Centre fera partie des autres éditeurs nationaux, publics et privés, qui seront regroupés dans le pavillon "Algérie", dans ces deux salons prévus respectivement du 26 janvier au 4 février au Caire (Egypte) et du 11 au 20 février à Casablanca (Maroc). Mme Benhenda, chargée d’organiser la participation du Centre à ces deux manifestations, a expliqué à l’APS, que son institution saisira cette opportunité pour faire découvrir sa panoplie de titres édités et nouer des relations d’échanges et de partenariat avec des organismes étrangers similaires. Le CRASC édite actuellement trois publications. Il s’agit de la revue "Insaniyat", spécialisée dans les domaines de l’anthropologie et des sciences sociales. Chaque numéro aborde une thématique particulière, en plus des informations sur les activités du centre, des compte-rendus de colloques et autres rencontres nationales et internationales. Sa dernière livraison, la 46e du genre, est intitulée "Alger: une métropole en devenir". "Les cahiers du CRASC", une autre publication, présente les résultats des travaux de recherche entrepris par les différentes équipes. Le dernier numéro qui vient de sortir est consacré au "Statut et fonction du personnage féminin dans la littérature d’expression française". Enfin, "La Revue africaine des livres", une publication bilingue (français/anglais), éditée en collaboration avec le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA), établi à Dakar. Elle a pour objectif de faire découvrir à un large public les ouvrages publiés en Afrique par de jeunes auteurs, de même que des ouvrages de référence d’universitaires et auteurs de renom. A ces publications s’ajoutent tous les ouvrages spécialisés abordant des problématiques liées aux domaines de l’anthropologie et des sciences sociales.
Il est à noter qu’une opération de numérisation de toutes ces publications est actuellement en cours dans le but de leur mise en ligne sur le réseau Internet ou de leur mise à la disposition des chercheurs sous forme de CD.

Chine France Europe Banque Bank of China (ICBC), 2011



La première banque chinoise arrive en France

L’Industrial and Commercial Bank of China (ICBC), la plus grande banque du monde, ouvre sa première agence à Paris au 61, boulevard Haussmann(VIIIe). Le géant chinois l’a annoncé hier lors d’une conférence de presse au Luxembourg, où la banque va installer son siège pour l’Europe. En même temps que Paris, ICBC ouvre quatre autres agences, à Bruxelles, Amsterdam, Milan et Madrid.
Le 18 janvier 2011 par psychoreve

Europe Bruxelles Chine ICBCA


La banque chinois ICBCA ouvre sa branche à Bruxelles
L'Industrial and Commercial Bank of China (ICBC), la plus grande banque chinoise, a inauguré mercredi sa branche Bruxelles.
Une cérémonie d'inauguration de la branche Bruxelles de la banque ICBC a eu lieu dans la capitale belge en présence du président de la banque chinoise, Jiang Jianqing et du Premier ministre belge Yves Leterme.

Il s'agit de l'une des cinq nouvelles branches de la banque ICBC en Europe, avec celles de Paris, de Madrid, de Milan et d'Amsterdam.

ICBC, numéro un bancaire du monde en termes de capitalisation boursière, de bénéfices et de dépôts bancaires, "veut jouer un rôle de pont dans les relations économiques et commerciales entre la Chine et la Belgique et l'Union européenne", a dit M. Jiang dans son allocation.

Il a exprimé une "pleine confiance en futur développement de l'Europe", bien que cette dernière "soit confrontée maintenant à la crise financière".

M. Jiang a attribué le renforcement de la présence de la banque ICBC en Belgique et en Europe au développement rapide des relations économiques et commerciales entre la Chine et l'Europe ces dernières années. L'Union européenne (UE) est maintenant le plus grand partenaire commercial de la Chine et le plus important fournisseur de technologies. Au cours des dix premiers mois de l'an 2010, le commerce bilatéral entre la Chine et l'UE est passé à 388,4 milliards de dollars américains, soit un boom de 32,9% par rapport à la même période l'année précédente.

Le président d'ICBC souhaite que sa banque puisse accompagner des investisseurs chinois en Belgique et des investisseurs belges en Chine.

M. Leterme a pour sa part insisté sur les bons essentiels de l'économie belge, en particulier sur un accord conclu mardi entre les syndicats et les entreprises sur l'évolution équilibrée du salaire afin d'assurer la compétitivité de l'économie belge dans les années à venir.

"Ça représente la force des relations entre les partenaires sociaux en Belgique, en dépit des difficultés politiques", a-t-il affirmé.

Plus de 250 compagnies belges ont investi en Chine et plus de 230 compagnies chinoises s'installent maintenant en Belgique, les échanges commerciaux bilatéraux ont franchi le cap de 15 milliards d'euros en 2010, s'est félicité M. Leterme.

Il a également noté que le produit intérieur brut (PIB) belge a connu une croissance de 2,1% en 2010, contre la moyenne de 1,6% dans la zone euro, et que les avoirs des familles belges se sont soldés fin 2008 par 180% du PIB du royaume, soit 70% de plus que la moyenne de la zone euro.

PIB chinois 2011



Le PIB chinois accélère encore !

L'économie de la Chine a encore surpris par sa vigueur au 4ème trimestre 2010... Le produit intérieur brut, publié ce matin, a en effet progressé de 9,8% après 9,6% au 3ème trimestre, alors que les économistes attendaient une hausse allant de 9,2% à 9,4%. Sur l'ensemble de l'année 2010, la croissance chinoise a atteint 10,3%, en hausse par rapport aux 9,2% de 2009.

Quant à l'inflation, elle a légèrement ralenti en décembre, selon le Bureau des statistiques, à 4,6% sur un an, après avoir rejoint un pic de 5,1% en novembre. Sur l'ensemble de 2010, la hausse des prix à la consommation a atteint 3,3% (après une baisse de 0,7% en 2009), un niveau supérieur à l'objectif de 3% fixé par le gouvernement. Pour 2011, les autorités chinoises ont d'ailleurs relevé cet objectif à 4%, se donnant ainsi une plus grande marge de manoeuvre...

Les marchés boursiers chinois ont mal réagi à ces statistiques ce jeudi matin : l'indice CSI 300 reperd actuellement 1,9% à Shanghai et l'indice Hang Seng cède 1,2% à Hong Kong. Les investisseurs estiment que ces chiffres ne sont pas de nature à modifier la politique de restriction de crédit de Pékin, caractérisée par une hausse des taux et des réserves obligatoires des banques. La banque centrale devrait ainsi continuer à relever ses taux directeurs afin de lutter contre la formation de bulles spéculatives, en particulier dans l'immobilier.

Sur le front de l'inflation, de nombreux économistes s'attendent à une nouvelle poussée des prix au 1er trimestre, à la faveur d'une météo froide et du Nouvel An chinois, deux facteurs susceptibles d'entraîner des hausses des prix de l'alimentation et de l'énergie... En décembre, les prix alimentaires ont bondi de 9,6% sur un an, après une flambée de 11,7% en novembre, une tendance qui fait craindre des troubles sociaux si elle se poursuit...

Europe examen d'un CV 2011


Source : La Tribune.fr
Examen d'un CV : dix minutes maximum, écarté pour quelques fautes
Votre candidature sera-t-elle étudiée avec soin ? La réponse selon une enquête menée par le groupe Robert Half, spécialiste du recrutement, en avril-mai 2010, auprès de plus de 2.400 managers.
Vous rêviez d'un recruteur ayant passé une heure sur votre CV pour en découvrir toutes les richesses ? Selon une enquête menée par le groupe Robert Half, spécialiste du recrutement, en avril-mai 2010 auprès de plus de 2 400 managers (ressources humaines, financiers ou dirigeants) dans 13 pays (dont Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, République tchèque, Suisse) sur la base d'un échantillon représentatif d'entreprises, 73% des recruteurs examinent chaque CV en 10 minutes au maximum pour se faire une première opinion.

Seuls les recruteurs en Belgique (42%), en Autriche (37%) ainsi qu'en Italie (36%) indiquent avoir besoin de plus de 10 minutes. D'autres se font une première opinion en 5 à 10 minutes, comme en Irlande (53%), aux Pays-Bas ou en Allemagne (48%) et en Espagne (47%). Certains plus « pressés » n'ont besoin que de 5 minutes, à l'instar des recruteurs en France (27%) ainsi qu'au Luxembourg (25%). En France spécifiquement, 27% des recruteurs analysent un CV en moins de 5 minutes, 46% en 5 à 10 minutes et 24% en plus de 10 minutes.

Pire, 35% écartent une candidature pour 2-3 fautes ! Gare donc à l'orthographe. L'enquête du cabinet Robert Half révèle que cette tolérance irait jusqu'à 4 ou 5 fautes voire... jusqu'à l'indifférence aux fautes (!). En Europe, on observe qu'une candidature sera écartée pour une faute par 37% des recruteurs allemands, 28% des Autrichiens et 23% des Italiens, pour 2 ou 3 fautes par 35% des recruteurs français, 31% des Irlandais, 30% de leurs homologues espagnols ou hollandais et 22% côté autrichiens, pour 4 ou 5 fautes par 20% des recruteurs français, 19% des Néerlandais, 16% des Irlandais et 15% des Belges, pour plus de 5 fautes par 10% des recruteurs Irlandais, 6% aux Pays-Bas et 5% en Suisse...alors que pour 56% des recruteurs tchèques, 32% des Italiens et 23% des Autrichiens, ce critère n'est pas pris en compte !

En France, si 35% écartent une candidature pour 2-3 fautes et 20% pour 4-5... et 18% considèrent que cela n'est pas important...

latribune.fr -

Mr Xavier Darcos,diplomatie culturelle l’Institut français 2011


Xavier Darcos, au cœur de la diplomatie culturelle
Fabrice Madouas le jeudi, 20/01/2011
Ambassadeur pour l’action culturelle extérieure de la France, l'ancien ministre de l'Education préside le nouvel Institut français.

Créer pour la France l’équivalent du British Council. Il y a des années qu’on en parlait. C’est désormais chose faite : le 1er janvier est né l’Institut français. La loi sur l’action extérieure de l’État lui assigne une mission aussi claire que vaste : « La promotion et l’accompagnement à l’étranger de la culture française. » À sa tête, il fallait quelqu’un qui ait à la fois de l’entregent politique, l’expérience de notre diplomatie et « ne prenne pas Claudel pour une marque de fromage », résume avec humour l’intéressé, Xavier Darcos. Agrégé de lettres classiques, auteur d’une Anthologie historique de la poésie française qui vient de paraître aux Puf, nouveau secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques, il a été ministre de l’Éducation nationale, des Affaires sociales mais aussi de la Coopération et de la Francophonie.

Le réseau culturel français est l’un des plus denses au monde : 154 services de coopération et d’action culturelle au sein des ambassades, plus 144 centres et instituts à l’étranger, sans compter le millier d’Alliances françaises, associations de droit local dont beaucoup ont passé des conventions avec l’État.

Cependant, ce réseau, quelle que soit sa qualité, « souffre d’un manque de visibilité » qui handicape son action, résumait l’an dernier Bernard Kouchner, le prédécesseur de Michèle Alliot-Marie au Quai d’Orsay. La France a « besoin d’un dispositif plus cohérent et plus lisible, elle a besoin d’un instrument au service de sa diplomatie d’influence » : c’est l’Institut français.

Pourquoi la création de cet Institut ? La France conduit depuis longtemps une ambitieuse politique culturelle, mais il lui manquait un opérateur unique chargé d’en préciser les enjeux et d’en coordonner les acteurs, sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères. Le Royaume-Uni en a un : c’est le British Council. Pour l’Allemagne, c’est le Goethe-Institut. L’Institut français a donc été créé pour mettre en oeuvre la “politique culturelle d’influence” de notre pays. Son but est de soutenir la stratégie diplomatique de la France et d’en servir les intérêts par la culture.

Où devons-nous porter nos efforts dans le monde ? Dans quelles zones aujourd’hui gagnées par la culture américaine (ou chinoise, ou japonaise…) la France a-t-elle intérêt à renforcer son action ? Dans quels pays sommes-nous en concurrence dans le domaine audiovisuel ou du numérique ? Autant de questions préalables à l’action de l’Institut français dans le monde.

La convention d’objectifs et de moyens, que nous sommes en train de rédiger avec la Direction générale de la mondialisation, comportera d’ailleurs un préambule portant sur ces priorités géographiques.

Quelles sont-elles ? L’objectif, vous l’avez compris, est de renforcer notre action là où nous y avons intérêt. En Europe, évidemment. À terme, nous voudrions développer avec nos partenaires européens des stratégies culturelles communes, fondées sur une conception voisine de la culture. Il y a donc un travail important à conduire avec eux sur ce sujet. Il y aura aussi les “pays émergents”, dont l’économie croît rapidement : nous devons y faire valoir nos industries culturelles, notre expertise, notre langue, nos idées. Je n’oublie pas l’Afrique et les pays en développement de la francophonie, où la France est très présente. Et, bien sûr, les pays de l’Union pour la Méditerranée, notamment la Syrie qui en est une pièce très importante. C’est un projet cher au président de la République.

La France, puissance moyenne, a-telle encore des capacités d’influence culturelle ? Les États-Unis ont diffusé leur “way of life” en se fondant surtout sur le dynamisme de leur économie et leur force militaire. La démographie compte aussi… Deux réponses à votre observation : aucune puissance, si forte soit-elle, ne néglige aujourd’hui la diplomatie d’influence. Pékin, par exemple, multiplie les Instituts Confucius depuis 2004. L’administration Obama a mis au coeur de son action diplomatique ce qu’Hillary Clinton appelle le “pouvoir de l’intelligence” (smart power).

Bien d’autres États (je pense aux pays du Golfe, à Singapour, au Japon) implantent un peu partout des instituts conçus comme un moyen de diffuser, grâce à la culture, leurs valeurs, leurs idées sur la gouvernance ou sur leur vision de l’homme. Des visions souvent différentes, parfois antagonistes. Vous le savez : toutes les civilisations n’accordent pas à l’homme la même place. Chacun comprend qu’il y a dans cette concurrence culturelle des enjeux civilisationnels majeurs. La France – seconde partie de ma réponse – a évidemment sa place dans ce concert diplomatique. Elle a une tradition de présence culturelle par sa langue, par son droit, par sa conception des rapports entre l’homme et la nation… Il est à la fois logique et nécessaire qu’elle fasse fructifier cet atout au moment où la compétition économique s’avive.

La culture, c’est très vaste ! Dans quels domaines l’Institut français interviendra-t-il ? L’Institut assume les compétences qui étaient auparavant celles d’autres organismes, en particulier de CulturesFrance, dans les domaines du livre, du théâtre et de la musique, auxquels s’ajoutent l’audiovisuel, le numérique, le cinéma, plus l’organisation de débats d’idées, par exemple sur la gouvernance et sur le développement. J’y tiens beaucoup. À Moscou, où j’étais le mois dernier, j’ai fait se rencontrer des penseurs et des écrivains français, comme Edgar Morin ou Dominique Fernandez, avec des personnalités russes. Je me suis entretenu avec le ministre de la Culture, parfaitement francophone, qui comprend l’intérêt de ces rapprochements face aux offensives chinoise et américaine.

Il nous faut exporter la réflexion française en sciences humaines en exploitant tous les outils disponibles. Cela passe évidemment par le livre : nous lancerons un programme énergique en faveur des projets éditoriaux français, en accord avec le Centre national du livre. Mais nous allons aussi créer une plateforme numérique pour mettre en ligne des fictions, des débats et de grands entretiens, de sorte que nos instituts disposent, dans le monde entier, des ressources nécessaires à la diffusion de la pensée française. Ce ne sont que quelques-uns de nos projets !

De quels moyens disposez-vous ? Notre budget atteint 43 millions d’euros, deux fois celui de CulturesFrance. Il nous est garanti pendant trois ans. Nous avons donc les moyens d'agir dans un contexte budgétaire pourtant contraint. Je suis persuadé que la création de l’Institut permettra des économies d’échelle : en organisant une action de façon plus concentrée, nous serons plus efficaces.

De plus, l’Institut est un Epic, un établissement public industriel et commercial, ce qui nous autorise une activité lucrative. À ces ressources s’ajouteront les dons de mécènes désireux de soutenir l’action culturelle de la France à l’étranger : les entreprises accompagnent notre démarche.

Et les ressources humaines ? L’Institut emploie 150 personnes aujourd’hui, 200 à terme. Des professionnels de grande qualité, comme la directrice générale déléguée, Sylviane Tarsot-Gillery, qui a dirigé la Cité universitaire internationale, et la secrétaire générale, Laurence Auer, qui était auparavant à la tête de l’Institut culturel français à Londres.

Quels seront les rapports entre l’Institut français et les services culturels des ambassades ? L’Institut français doit, à terme, “chapeauter” l’ensemble des acteurs de notre réseau culturel. Cela, c’est l’objectif de la loi, mais on ne pourra l’atteindre que progressivement : les choses se feront en marchant.

Pour l’heure, nous allons tester la formule dans treize pays très différents, du Chili à la Syrie, en passant par l’Inde, la Serbie ou le Royaume-Uni, qui deviennent ainsi des priorités géographiques pour nous. Une chose est sûre : la diplomatie culturelle et d’influence ne réussira qu’avec le soutien des ambassadeurs et des réseaux qu’ils animent. Propos recueillis par Fabrice Madouas


Photo © Patrick Iafrate

Le secrétaire général de la Ligue arabe,Mr Amr Moussa développement social 2011


Colère et frustration de la rue arabe
La mise en garde de Amr Moussa

Le développement social est une question qui engage «notre avenir, notre continuité, et constitue une exigence pour la sécurité nationale». Dixit Moubarak.

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a appelé hier à répondre à «la colère et la frustration sans précédent» de la population, lors d’un sommet des pays arabes en Egypte, sur fond de crainte de contagion des événements tunisiens. «La révolution en Tunisie n’est pas éloignée de ce que nous discutons ici», a déclaré M. Moussa devant ce sommet des 22 membres de l’organisation panarabe consacré questions économiques. «L’âme arabe est brisée par la pauvreté, le chômage et le recul des indices de développement», a-t-il ajouté, soulignant la nécessité de parvenir à des «succès réels» pour améliorer les conditions de vie. «La majorité de ces problèmes n’a pas été résolue», a-t-il dit, affirmant que «les citoyens arabes sont dans un état de colère et de frustration sans précédent».

Ce sommet constitue la première réunion des chefs d’Etat arabes depuis le départ vendredi dernier, sous la pression populaire, du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali après 23 ans de règne. Il doit confirmer un engagement pris lors du précédent sommet économique arabe, en 2009 au Koweït, de créer un fonds de deux milliards de dollars pour financer les petites et moyennes entreprises afin notamment de soutenir l’emploi. L’hôte de ce sommet dans la station balnéaire de Charm El Cheikh, sur la mer Rouge, le président égyptien Hosni Moubarak n’a pas parlé directement de la Tunisie, mais a souligné que le développement économique et social était devenu «une question qui concerne notre avenir, notre continuité et constitue une exigence pour la sécurité nationale».

Peur et panique

De nombreux gouvernements arabes ont minimisé, ces derniers jours, les déclarations selon lesquelles la crise tunisienne pouvait se reproduire chez eux, tout en laissant parfois poindre leur inquiétude devant cette situation. «Nous suivons les efforts de nos frères en Tunisie pour se rassembler et surmonter cette phase difficile» afin de parvenir à «la paix et la sécurité», a déclaré l’émir du Koweït cheikh Sabah Al Ahmad Al Sabah. Plusieurs pays arabes — Algérie, Egypte, Mauritanie — ont connu ces derniers jours une série d’immolations par le feu semblables au geste du jeune vendeur ambulant tunisien, à la mi-décembre 2010, qui avait marqué le début de la révolte qui a renversé le président Ben Ali.

Dans plusieurs pays, l’exemple de la Révolution du jasmin tunisienne a été repris par l’opposition — au Soudan, en Jordanie, en Egypte notamment. Des manifestions contre la cherté de la vie ou le chômage ont également eu lieu dans plusieurs pays.
Dix chefs d’Etat participent au sommet de Charm El Cheikh. Les autres pays sont représentés principalement par des Premiers ministres ou des ministres des Affaires étrangères. Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Kamel Morjane, qui devait représenter son pays, a quitté l’Egypte pour Tunis hier matin, avant l’ouverture du sommet. Suite à ce départ, le siège de la Tunisie devait être occupé par son ambassadeur au Caire, a-t-on indiqué à l’ambassade, sans donner la raison du départ précipité du ministre.


Hassan Moali

Fonds européen sauvetage de l'Euro 2011




La semaine dernière, la Commission Européenne, par la voie de son président José Luis Barroso faisait ce qu'il est tenu d'appeler en relations internationales un coup de poker, annonçant qu'un renforcement du fonds européen de sauvetage de l'Euro devait être effectué. Retour sur les réactions des principaux intéressés : Paris et Berlin.


Jeudi dernier, José Luis Barroso annonçait que le fonds européen de sauvetage de la zone Euro devait à tout prix s'élever de 440 milliards actuellement, à 1 500 Milliards d'Euro. En effet, les marchés financiers se demandent bien comment seulement 440 milliards d'Euros pourraient bien sauver les pays en difficulté, s'ils venaient tous prochainement à demander une mobilisation de ce fonds. Dans la journée, Paris et Berlin faisaient part de leur réticence, estimant que cette mesure s'avèrerait ni pertinente ni nécessaire.

Depuis lundi, les ministres des finances des 17 de la zone Euro sont réunis en Conseil à Bruxelles pour plancher sur cette proposition. Finalement il leur a été demandé de travailler sur un texte à présenter au Conseil Européen de Mars, dans lequel les « grands États stables » comme la France et l'Allemagne, supporteraient les coûts et les engagements pour sauver les pays les plus déstabilisés, par un système de rachat de la dette et d'augmentation du fonds. Christine Lagarde et Wolfgang Schäuble, les deux ministres expressément concernés, affirmaient finalement lundi en soirée, qu'ils s'étaient mis d'accord sur texte allant dans ce sens.

Dans l'Union Européenne, les « non » se transforment heureusement grâce à la négociation par des « oui », comme dans un couple en crise.

Europe santé 2011




Soins transfrontaliers : un pas important vers l’Europe de la santé a été franchi
[Fenêtre sur l'Europe]

De l’avis de tous, le vote positif des députés sur la directive relative aux soins de santé transfrontaliers, intervenu le 19 janvier, représente un pas important vers l’Europe de la santé.


Dans moins de trois ans, les patients européens souhaitant se faire soigner à l’étranger se verront assurer de recevoir des soins de qualité et seront remboursés par leur système national à hauteur du remboursement prévu pour un traitement similaire dans l’État membre d’affiliation, si ce remboursement est prévu par celui-ci.