阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门

阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门
指出了圖像訪問阿爾及爾規劃信息

羅伯特·舒曼先生和歐洲的“歐洲不會在一夜之間發生,也順利......”

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commission européenne 欧盟委员会

Commission européenne: "Commission européenne"

Tuesday, January 18, 2011

France Culture Tunisie spéciale 2011


Antenne spéciale en continu avec les Tunisiens
[Fenêtre sur l'Europe]

Voir et regarder la Tunisie d’aujourd’hui et de demain sur France Culture et franceculture.com


Vendredi 21 janvier, à partir de 6h du matin, jusqu'au samedi 22 janvier, 7h, France Culture dédie à la Tunisie, aux Tunisiens et leur avenir, l'ensemble de son antenne, soit 24 heures (plus une !) de programmes et d’information avec les journaux de la rédaction.

Depuis Tunis et Paris, après les évènements qui ont conduit au départ du Président Ben Ali, entre espoirs et incertitudes, France Culture souhaite faire entendre l'histoire, la réalité, les enjeux d'aujourd'hui et de demain d'une société en pleine mutation.

A l’antenne, France Culture donne la parole aux intellectuels, politiques, artistes, écrivains, et Tunisiens de Tunisie et du monde entier.


Retrouvez un dossier spécial sur

http://franceculture.com

Estonie l'euro 2011




La Commission européenne a salué le passage à l’euro "très efficace et en douceur" opéré par l’Estonie : le 14 janvier, le pays a finalisé en deux semaines le processus d’échange de couronnes contre des euros.


"Ce passage réussi et sans heurts n'est pas une coïncidence", a déclaré le commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn, le 17 janvier. "C’est le résultat d'une préparation minutieuse, en relation étroite avec la Commission et la BCE". L'Estonie est le 17ème pays à rejoindre la monnaie unique depuis sa création en 1999

Hongrie 2011




Le retour de la Grande Hongrie ?
[Fenêtre sur l'Europe]

Alors que les députés européens sont réunis en session plénière à Strasbourg depuis hier, la Hongrie est au centre de nombreuses conversations au détour des couloirs. Si Viktor Orban, premier ministre hongrois, viendra présenter mercredi le projet de son gouvernement pour la présidence du Conseil, ce n’est pas "ce moment fort" de la plénière qui retient l’attention.


En effet, ce sont les multiples événements autour de la présidence qui retiennent l’attention. Et dernier "petit" événement en date : le "tapis culturel hongrois" présenté par le gouvernement de droite conservateur hongrois à Bruxelles pour orner l’atrium du Conseil de l’Union Européenne où siègent les gouvernements européens. La présidence hongroise a ainsi fait le choix d’étaler les icônes de sa gloire passée sur un tapis au centre duquel figure une "grande" carte de l’empire des Habsbourg en 1848.

Un cadeau qui a suscité la colère d’autres Etats membres et qui n’est pas sans rappeler l’existence de minorités hongroises dans les pays voisins – Roumanie et Slovaquie notamment et auxquelles Budapest a accordé la double nationalité. Après la loi très controversé sur les médias – également au cœur des discussions à Strasbourg, la Hongrie démarre "sa" présidence sur le devant de la scène.

Mais il faudrait peut-être rappeler aux dirigeants hongrois qu’une bonne présidence est une présidence qui fait sobrement son travail et qui évite les crises … à l’image de la dernière présidence belge.

Classement mondial des banques par capitalisation boursière 2011





Monday, January 17, 2011

banque chinoise ICBC Europe



Par Isabelle Chaperon

Longtemps concentrée sur la Chine, la première banque mondiale s'implante à Paris, au cœur du quartier des affaires. Elle entend accompagner l'explosion des relations commerciales entre la Chine et l'Europe.

Le sigle ne dira rien à personne ou presque. Pourtant Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) est bien la première banque mondiale par la capitalisation boursière. Seulement jusqu'à présent le géant bancaire, cantonné à son - gigantesque - marché domestique, avait peu de visibilité sur le plan international. C'est précisément cela qui est en train de changer. Après avoir montré ses ambitions en Asie du Sud-Est et au Moyen-Orient, l'institution a annoncé lundi l'ouverture, dans les jours prochains, de cinq nouvelles succursales à Paris, Bruxelles, Amsterdam, Milan et Madrid. De quoi doubler une présence en Europe qui se limitait au Royaume-Uni, à l'Allemagne, au Luxembourg et à la Russie. Coordonné depuis Luxembourg, son réseau européen est désormais comparable avec celui de sa compatriote Bank of China.


Scénario japonais

Le scénario rappelle celui de l'internationalisation du Japon dans les années 1980. Comme leurs consœurs japonaises à cette époque, les grandes banques chinoises sortent de leurs frontières afin d'accompagner le développement international des entreprises chinoises, notamment sur le Vieux Continent. Et réciproquement. L'accélération des investissements des intérêts de l'empire du Milieu en Europe est très nette. On a vu ainsi, l'an dernier, Geely racheter le suédois Volvo, ou encore le holding Fusan prendre 7,1 % du Club Med. Des laiteries chinoises sont candidates à la reprise de Yoplait et le chinois Bright Food a longtemps tenu la corde pour l'acquisition de United Biscuits.

Lundi, à Luxembourg, le président d'ICBC, Jianqing Jiang, a dressé un tableau euphorique des relations commerciales sino-européennes, rappelant que sur les dix premiers mois de l'année 2010, le volume de leurs échanges avait progressé de 33 % en un an pour frôler les 400 milliards de dollars. «L'économie européenne et l'euro ont rencontré récemment quelques difficultés, mais l'Europe reste l'une des plus importantes entités économiques et politiques du monde», a-t-il affirmé. Il a tenu à bien différencier la stratégie de son institution de celle menée par Pékin. Alors que l'État chinois souscrit aux émissions obligataires des États européens, l'exposition d'ICBC à cette dette publique reste «marginale», a-t-il assuré.


2,5 millions de Chinois en Europe
Par Isabelle Chaperon
La banque chinoise ICBC part à la conquête de l'Europe

La banque compte également sur la communauté de 2,5 millions de Chinois vivant en Europe et sur le million de visiteurs annuels pour appuyer son activité. «Nous laissons de larges marges de manœuvre à nos succursales», a indiqué le président Jiang. Contrairement à Bank of China, qui avait opté pour le quartier chinois lors de son arrivée en France, ICBC s'implante au cœur du quartier des affaires, boulevard Haussmann. Dans un même esprit, à Bruxelles, c'est la prestigieuse avenue Louise qui a été retenue.

La succursale parisienne emploie 25 salariés, dont une moitié de Français. «Nous n'avons pas reçu d'objectifs précis en terme de dépôts ou de crédits», assure Yuqiang Xiao, le directeur général du bureau. Pour fêter cette ouverture, le président de la banque accueille mardi soir au Palais Brongniart la ministre de l'Économie, Christine Lagarde, et une grande partie de l'establishment financier français, dont les PDG de la Société générale et d'Axa.

l'Union européenne Turquie 2011



Selon Erdogan, l'Union européenne «a besoin» de la Turquie
Mis à jour le 17.01.11 à 16h09
«L'Union européenne (...) commet une erreur de calcul stratégique en freinant la candidature d'Ankara», a estimé le Premier ministre turc, Tayyip Erdogan, dans une tribune publiée lundi dans Newsweek. Selon lui, l'UE «a besoin du dynamisme économique et de l'influence régionale de la Turquie» en vue de «devenir une union encore plus forte, plus riche, plus complète et plus sûre».

Soulignant que les relations entre l'Europe et son pays «approchent rapidement d'un tournant», Erdogan affirme que «l'Europe n'a pas d'alternative véritable à la Turquie». «Cela fait plus d'un demi-siècle que la Turquie frappe à la porte de l'Europe. Par le passé, la vocation européenne de la Turquie était purement économique. La Turquie d'aujourd'hui est différente. Nous ne sommes plus un pays qui attendra à la porte de l'UE comme un suppliant docile», prévient Erdogan.


—Avec Reuters

Promotion de l'Union pour la Méditerranée aider les handicapés 2011



SalonDes initiatives pour aider les handicapés


Claude Blaho Poncé, conseillère municipale et membre de l'association pour la promotion de l'Union pour la Méditerranée, est intervenue récemment sous couvert de cette association à l'occasion du salon Autonomic Nice Méditerranée.

Une table ronde sous la présidence de Rudy Salles, député, maire adjoint de Nice et président de l'assemblée parlementaire de la Méditerranée, s'est tenue conjointement, dont le thème était : « Pour des échanges en Méditerranée sur l'évolution des techniques, des savoir-faire et de la gouvernance du handicap et du vieillissement ». Dans cette optique, des exemples ont été donnés pour faciliter la mise en accessibilité, la sensibilisation au handicap, le transfert de savoir-faire.

Claude Blaho Poncé a témoigné sur une nouvelle méthode

d'entreprendre autour de l'Agenda 22. 22 mesures à décliner dans les projets publics et ou privés. C'est avec plaisir qu'elle s'est retrouvée aux côtés de la société Research electronic control (Rec) basée à Bédarieux. Ce fabricant de matériel grand appareillage a exposé son projet de partenariat avec la ville de Ouarzazate et l'association Horizon. Il est destiné à former des orthoprothésistes marocains et, par la suite, de fabriquer sur place du matériel destiné aux enfants et adultes handicapés. L'établissement Basseville de Saint-André-de-Sangonis, société spécialisée Qualibat, serrurerie, automatismes, portes automatiques, a aussi été mis en avant pour ses réalisations concernant l'accessibilité aux personnes handicapées dans le cadre de son soutien à l'association.

Selon Claude Blaho Ponce : « L'intégration des personnes en situation de handicap reste encore une ambition contemporaine et il s'agit de mettre en place une approche de l'accessibilité généralisée qui consiste à intégrer toutes les différences par l'adaptation de l'environnement aux aptitudes de l'ensemble de la population. Cette approche séduit les pays du Sud qui vont s'appuyer sur les expériences présentées au salon Autonomic Méditerranée de Nice pour organiser des rencontres sur ces thèmes courant 1er semestre 2011 ».

l’Union pour la Méditerranée (UPM), changement transformation 2011


Tunisie: le vent de l'histoire

Le succès espéré de la « révolution de jasmin » peut être le prélude d’une tornade démocratique permettant aux peuples du Maghreb, du Proche-Orient et d’Afrique de prendre en main leur destin. L’Europe ne semble pas avoir pris la mesure de cette fantastique opportunité qui se dessine pour elle.
Pour la toute première fois, si l’on excepte les épisodes de la décolonisation, la rue arabe a eu raison d’un régime autoritaire et corrompu. Pour la première fois, au Sud de la Méditerranée, un mouvement spontané de citoyens s’appuyant sur la communication numérique de Twitter et de Facebook a triomphé de la répression policière et des manœuvres d’intimidation des nervis mafieux de Ben Ali.
Pour peu que la « révolution de Jasmin » tienne ses promesses et débouche sur l’instauration d’un régime véritablement légitime, libre et démocratique, voilà, n’en doutons pas, un événement majeur de ce XXIème siècle à peine adolescent. Comment ne pas espérer en effet la répétition du scénario qui a vu, il y a vingt et un ans, s’écrouler comme un château de carte les dictatures communistes d’Europe de l’Est ?
Comment ne pas rêver que les peuples du Maghreb – Algérie en tête – se libèrent enfin des oligarchies affairistes et cyniques qui les étouffent pour prendre en main leur destin ? Que demain, après demain, les citoyens du Machrek, du Proche-Orient, de l’Afrique subsaharienne, occidentale, orientale … entrent dans la danse.
Des propos convenusMais l’Europe a-t-elle pris la mesure de cet événement ? Elle n’a pas eu, en tout cas, le souffle du président américain Barack Obama saluant simplement "le courage et la dignité du peuple tunisien". Vendredi soir, après plusieurs jours de déclarations très ambiguës, la France, dans un communiqué de l’Elysée, s’est contentée de prendre "acte de la transition constitutionnelle" et de se tenir "aux côté du peuple tunisien".
L’Union européenne, par la voix de sa Haute représentante Catherine Ashton apporte quant à elle "le soutien des vingt-sept aux aspirations démocratiques" de ce peuple de même que la Chancelière allemande Angela Merkel souhaite l’instauration d’une "véritable démocratie" en Tunisie. Le gouvernement italien appelle "au calme, à la retenue et au dialogue" tandis que le cabinet espagnol enjoint les autorités de "promouvoir une concertation nationale en ces moments difficiles"…
Que de propos prudents, convenus, lénifiants ! On ne dirait pas qu’une part de l’avenir de l’Europe se joue à Tunis. Or c’est bien le cas. Les liens historiques et culturels hérités des colonisations britanniques et françaises font de l’Afrique du Nord, du Proche-Orient, de l’Afrique de l’Ouest et de l’Est des partenaires naturels de l’Europe. Ces vastes régions sont extrêmement disparates mais, en dépit de leurs ressources naturelles (énergétiques, minières et agricoles), elles n’en sont qu’au stade de la "pré-émergence" économique alors que l’Amérique latine ou l’Asie du Sud et du Sud-Est font désormais partie du monde émergent à croissance rapide.
Régimes rentiersLes raisons de ce retard sont multiples : très faible intégration économique sud-sud, persistance de liens économiques de type colonial avec l’Europe et, par dessus tout, une gouvernance défaillante qui empêche de mettre en place les environnements juridiques, financiers et sociaux nécessaires au développement local et à l’intégration dans l’économie mondialisée.
Evoquant le Sud du Bassin méditerranéen, le géopolitologue et économiste français Zaki Laïdi expliquait l’an dernier :
Le développement n’est pas la priorité de régimes rentiers qui visent plutôt à accumuler les ressources provenant du sous-sol ou de l’étranger - revenus des immigrés, aide extérieure, importations, recettes touristiques - plutôt que de les valoriser, créant ainsi une richesse locale qui pourrait leur échapper. Le souci de régimes rentiers est au contraire de maintenir le statu quo social et de permettre aux populations de bénéficier des retombées de la rente sans pouvoir se l’approprier, évitant toute autonomisation de la société qui fragiliserait leur pouvoir.
C’est tout l’enjeu de la démocratisation et de l’émergence d’une société civile au Sud et à l’Est de la Méditerranée et en Afrique sub-saharienne. Et l’absence de progrès jusque-là décisifs dans ce domaine est la cause première de l’échec des tentatives d’intégration euro-méditerranéenne dont l’Union pour la Méditerranée (UPM), pratiquement en sommeil depuis sa création il y a trois ans, est le dernier avatar.
On peut toujours rêver de favoriser le développement via de grands projets de coopération. En réalité, ce développement ne peut se réaliser de façon harmonieuse et durable que si les sociétés concernées en deviennent les acteurs et les moteurs. Si la révolution tunisienne devait faire tâche d’huile, ce sont 90 millions d’habitants du Maghreb, plus de 120 millions d’habitants du Proche-Orient, 300 millions d’habitants de l’Afrique de l’Ouest et encore autant en Afrique de l’Est qui entreraient dans un cercle vertueux. Un marché de 800 millions d’humains, fantastique réservoir de croissance dont l’Europe a vocation à être la première bénéficiaire.
Cela vaudrait, de la part des responsables politiques de notre continent, un peu plus d’enthousiasme pour ce que fait entrevoir la victoire de la rue tunisienne

Sunday, January 16, 2011

ALGER Histoire et Patrimoine youtube


«ALGER, Histoire et Patrimoine» de Abderrahmane Khelifa : La prodigieuse odyssée d’Alger la blanche
Que d’historiens étrangers l’ont visitée au cours des siècles et en sont revenus subjugués par la beauté du site au paysage architectural si pittoresque qui se prête naturellement au rêve.

La population algéroise la surnommait dans un vocable précieux et protecteur «El-Mahroussa» ou la «bien-gardée» se rappelant au bon souvenir d’une capitale dont la lumière irradiait autrefois la ville érigée derrière ses remparts autour d’une casbah toute en ruelles étroites d’où jaillissait le tumulte d’une vie ardente combien de fois détruite puis reconstruite, ville réputée imprenable par ses habitants qui circulent entre ses fameuses portent qui se jettent en contrebas sur la miroitante baie.

Que d’historiens étrangers l’ont visitée au cours des siècles et en sont revenus subjugués par la beauté du site au paysage architectural si pittoresque qui se prête naturellement au rêve.
Abderrahmane Khelifa l’aura en tous cas fait sien : réaliser un ouvrage qui nous emmène dans un voyage au bout des images et des mots à travers toute l’histoire d’une ville , son architecture, ses populations hétéroclites, ses langues ,ses édifices et ses monuments.
L’ouvrage qui semble avoir nécessité une recherche titanesque vu la quantité fabuleuse des informations tous domaines confondus qu’il contient, est sans aucun doute une œuvre de longue haleine compte tenu des innombrables références à des historiens, des ouvrages spécialisés , des géographes et surtout «Les revues africaines». Une chose est certaine : Notre auteur qui est un ancien élève de l’école normale supérieure et docteur en histoire et en archéologie (Il a effectué de nombreuses fouilles dans les sites médiévaux d’Algérie), écrit des articles scientifiques et collaboré à des documentaires, est un vrai passionné d’histoire sur tout ce qui se rapporte de près et de loin à l’Algérie. Tout porte à croire qu’il a mis du cœur à l’ouvrage en réalisant ce projet et fait montre pour un lecteur averti d’un savoir encyclopédique vu l’étendue de ses recherches.
Entre l’ouvrage d’art et le livre d’histoire, on pourrait le classer ainsi l’ouvrage car «ALGER, Patrimoine et histoire» n’est pas à proprement parler ce que l’on pourrait appeler un guide touristique de vulgarisation scientifique mais un travail qui nous montre tout l’intérêt de l’histoire s’agissant de la naissance et de la construction de la ville d’Alger ainsi que les paramètres archéologiques , les différentes photographies qui illustrent le texte , tout cela dénote du souci d’un auteur de présenter au lecteur toutes ses connaissances en la matière.
Avec la plume d’un chercheur qui quête sans cesse le point de vue objectif de son long récit , Aberrahmane Khelifa brasse dans son livre tout ce qu’il a comme informations dignes de fournir une reconstitution de l’histoire de la capitale .A commencer par l’origine de son appellation : «La ville d’Alger a connu à travers les âges différentes appellations qui rappellent la présence des îlots dans son port : Eikosim, Icosium, Djazaïr Bani Mazghanna, Djazaïr el –Gharb.» Ce sont les commerçants européens qui n’arrivaient pas à prononcer son nom arabe qui l’auraient traduit en Algésiras, Alguer et Alger .Sur la géographie du site l’auteur note l’existence d’une ville primitive qui se serait construite sur la colline à l’abri des vents, par la suite , elle se développe sur la partie concave de la baie à partir de Ras Tafoura jusqu’à la baie de l’Agha. Classé actuellement patrimoine mondial, le site était à l’origine constitué de nombreuses grottes contenant des ossements que l’on a retrouvé tout au long du littoral. En 1860 on découvre des centaines de dolmens dans lesquels on a trouvé la présence d’inhumations, de bijoux en bronze et vases qui attestent d’après l’auteur d’une agglomération importante sur le territoire d’Alger.
C’est cette population autochtone qu’auraient trouvé les phéniciens lorsqu’ils fondèrent Carthage à savoir les peuples des Aguellids Massyles et Massaessyles.
A l’époque médiévale a lieu la conquête arabe par voie terrestre d’abord de Kairaouan vers Tanger, à Béghai dans le royaume des Aurès, puis à Frenda dans le royaume berbère des Djeddars, enfin à Altava( Ouled Mimoun) près de Tlemcen.
On découvre qu’Alger fut construite à la période des Zirides lorsque Ziri autorise son fils Bologhine à fonder trois villes :Miliana sur la rive orientale, Lemdia( Médéa)qui appartenait à la tribu des Sanhadjas et El-Djazaïr Bani Mazghénna sur le bord de la mer. «Alger ville entourée de murs, se trouve au bord de la mer. Elle contient plusieurs marchés et possède de nombreuses sources limpides qui coulent sur le rivage…Son territoire est formé de vastes plaines et montagnes peuplées d’un grand nombre de Berbères. » (p 26, citation de Hawqal, le premier écrivain à donner des informations sur la ville et que reprend notre auteur ).
Toutefois, la ville n’est pas encore la capitale, elle est sous contrôle des Hammadites, elle faisait encore partie de la province de Béjaia.
C’est au milieu du XIIè siècle qu’apparaît un mouvement religieux d’Ibn Tumert avec la naissance de l’empire Almohade que Abd-el-Mu’min conquiert le Maghreb central, l’auteur remarque d’ailleurs que cela va considérablement changer le paysage politique d’Afrique du Nord.
Au XIIIè siècle l’empire s’affaiblit et se scinde en trois parties : Les Hafsides avec Tunis comme capitale, Les Zayyanides au maghreb central avec Tlemcen comme siège du royaume et les Mérinides au maghreb extrême avec Fès comme capitale.
L’auteur énumère ainsi à travers des chapitres les différentes étapes historiques qui vont pousser, essentiellement dans la partie «Les temps modernes» les gouvernants de l’époque à choisir la ville d’El-Djazaïr comme capitale, une ville qui aura vécu des pans entiers de luttes intestines, des convoitises successives jusqu’à ce qu’elle devienne la ville capitale, carrefour des civilisations et des cultures avec un legs patrimonial qui fait aujourd’hui encore la richesse de ce site.

Lynda GRABA .

États-Unis d'Europe Mr Victor Hugo


États-Unis d’Europe est une expression utilisée par Victor Hugo, le 21 août 1849, à l'occasion du Congrès international de la paix de Paris. C'est aussi le titre d'une revue consacré à la paix créée en 1867.

« Un jour viendra où les armes vous tomberont des mains, à vous aussi ! Un jour viendra où la guerre paraîtra aussi absurde et sera aussi impossible entre Paris et Londres, entre Pétersbourg et Berlin, entre Vienne et Turin, qu'elle serait impossible et qu'elle paraîtrait absurde aujourd'hui entre Rouen et Amiens, entre Boston et Philadelphie. Un jour viendra où vous France, vous Russie, vous Italie, vous Angleterre, vous Allemagne, vous toutes, nations du continent, sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure, et vous constituerez la fraternité européenne, absolument comme la Normandie, la Bretagne, la Bourgogne, la Lorraine, l'Alsace, toutes nos provinces, se sont fondues dans la France. Un jour viendra où il n'y aura plus d'autres champs de bataille que les marchés s'ouvrant au commerce et les esprits s'ouvrant aux idées. - Un jour viendra où les boulets et les bombes seront remplacés par les votes, par le suffrage universel des peuples, par le vénérable arbitrage d'un grand sénat souverain qui sera à l'Europe ce que le parlement est à l'Angleterre, ce que la diète est à l'Allemagne, ce que l'Assemblée législative est à la France ! (Applaudissements.) Un jour viendra où l'on montrera un canon dans les musées comme on y montre aujourd'hui un instrument de torture, en s'étonnant que cela ait pu être ! (Rires et bravos.) Un jour viendra où l'on verra ces deux groupes immenses, les États-Unis d'Amérique, les États-Unis d'Europe (Applaudissements), placés en face l'un de l'autre, se tendant la main par-dessus les mers, échangeant leurs produits, leur commerce, leur industrie, leurs arts, leurs génies, défrichant le globe, colonisant les déserts, améliorant la création sous le regard du Créateur, et combinant ensemble, pour en tirer le bien-être de tous, ces deux forces infinies, la fraternité des hommes et la puissance de Dieu !
Les États-Unis d'Europe, dont Victor Hugo fut sans conteste l'inspirateur originel, constituent le premier échelon d'une entreprise se voulant universelle, censée aboutir, in fine, à une concorde planétaire entre les hommes, quels qu'ils soient, par-delà les castes.

Cette ambitieuse (voire utopique) aspiration est sans doute l'ultime achèvement de la pensée hugolienne. Elle semble atteindre son paroxysme avec cette sentence inédite :

« Elle s'appellera l'Europe, au vingtième siècle, et, aux siècles suivants, plus transfigurée encore, elle s'appellera l'Humanité. » — Paris-guide, exposition universelle de 1869.