阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门

阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门
指出了圖像訪問阿爾及爾規劃信息

羅伯特·舒曼先生和歐洲的“歐洲不會在一夜之間發生,也順利......”

retrouver ce média sur www.ina.fr

commission européenne 欧盟委员会

Commission européenne: "Commission européenne"

Tuesday, January 11, 2011

bourse de Tunis 2011



11/01/2011 Mise à jour : 16:01
Une nouvelle journée noire à la bourse de Tunis
A l’instar de la séance du lundi, le Tunindex a affiché mardi, 11 janvier 2011, une très forte baisse, reculant de -3,66% à 4.893,46 points pour une capitalisation de 14 788,32 MD.

A l'image de ce qui s'est passé la veille, quasiment toutes les valeurs de la place ont clôturé à la baisse à l’exception de ICF et Ciments de Bizerte qui ont clôturé la séance dans le vert affichant des performances respectives de 0,2% à 48,1 Dinars et 0,14% à 6,89 Dinars.

Mis à part deux titres en hausse, les 48 autres titres ont fini dans le rouge. Du côté des baisses, CIL se distingue par un recul de 6.08% à 27,150 Dinars, suivi de prés par BT qui perd 6,03% à 10,900 Dinars ARTES cède 6.00% à 11.280 Dinars et enfin TPR clôture à 5,240 Dinars soit une diminution de 5,92%.

Les indices sectoriels sont ainsi tous dans le rouge avec des replis de plus de -3,50% pour le bancaire et les sociétés financières, plus de -5% pour les biens de consommation et la Distribution et enfin -4,21% pour l'indice des matériaux de Base.

Enfin, côté volumes, 5 valeurs bancaires (STB, BIAT, BT, BNA et Amen Bank) ont été aujourd’hui les valeurs les plus traitées totalisant 73% du volume de marché.




Espace Manager

La crise financière et la menace d'un krach 2011


L’once d’argent bientôt à 100 $ ?
Par Chloé Consigny, le 10 janvier 2011

Partout, le cours des matières premières s’emballe. Tout comme l’or, l’argent devrait terminer l’année en hausse. Déjà, en 2010, le métal a progressé de 69%, contre un petit 27% pour l’or, selon Bloomberg. L’once d’argent a récemment touché son plus haut niveau jamais atteint depuis trente ans, à 30,70 $, et talonne aujourd’hui les 29 $.

Cette croissance ne devrait pas s’essouffler au cours des prochains mois. Bien au contraire. Certains analystes anticipent une once à 100 $ dans un futur proche. L’argent serait-il l’équivalent de l’or pour la prochaine décennie, c’est-à-dire la pépite d’investissement à ne manquer sous aucun prétexte ? Pour l’heure, les avis sont partagés. Même si la flambée des cours s’explique par l’évolution de l’économie réelle, la tendance est également portée par les mesures de soutien à l’économie, notamment par la politique d’émissions monétaires menée par la Fed.
Une demande en très forte progression
Nous assistons aujourd’hui à une augmentation de l’utilisation de l’argent dans le monde. En 2008, la bijouterie représentait 37,7% de la demande en argent. La photographie se plaçait en deuxième position, avec 20,3% de la demande. Juste après, l’industrie des batteries électriques représentait 17,8% de l’utilisation mondiale. Au cours de la prochaine décennie, la demande devrait être multipliée par quatre. CPM Group et VM prévoient que la demande industrielle atteindra 70 à 85 millions d’onces par an en 2020, contre 19 millions en 2009.

En cause, le développement de certaines industries qui nécessite l’utilisation de l’argent. Si la photographie argentique a laissé place au numérique, d’autres secteurs ont pris le relais. Par exemple, la demande en argent devrait être tirée, au cours des prochaines années, par l’industrie photovoltaïque ou encore par celle des batteries électriques d’automobiles, dont l’argent et le zinc entrent dans leur fabrication. Sur ces nouveaux marchés, la Chine est particulièrement en avance. En 2020, les voitures hybrides devraient représenter la moitié des véhicules en circulation dans l’ex-empire du Milieu.

Derrière la flambée des cours, la peur de l’inflation
Mais l’augmentation de la demande industrielle n’est pas le seul facteur de progression des cours de l’argent. La crise financière et la menace d’un krach obligataire incitent les investisseurs à se placer sur des actifs qu’ils jugent moins risqués. Le deuxième programme de quantitative easing lancé par la Fed (600 milliards de dollars) devrait largement profiter aux matières premières et aux minerais. Aujourd’hui, l’argent semble devenu, au même titre que l’or, un placement refuge qui offre une alternative sécurisante aux créances souveraines et aux sociétés cotées.

De nouveaux acheteurs misent sur les métaux précieux. L’argent devient un investissement de plus en plus recherché par la Chine, où le cours s’est envolé de 50% depuis trois mois. Les particuliers thésaurisent de plus en plus le métal argenté. En octobre, l’inflation était de 4,4% en Chine et le montant des dépôts bancaires en diminution de 700 MdsҰ (80 milliards d’euros). Ainsi, un nombre important d’épargnants n’ont pas hésité à retirer leur épargne pour acheter de l’argent.

Du côté des Etats-Unis, l’argent est toujours, dans l’esprit des investisseurs, considéré comme une monnaie. En clair, sa valeur est estimée par rapport à celle de l’or. Et tous ont encore à l’esprit le ratio or/argent qui, au XXe siècle, était de 40. Actuellement, ce même ratio est de 47. Le cours de l’argent devrait enregistrer une progression de 15 à 20%, pour rejoindre le ratio historique de 40.

Bangladesh Bourse 2011


Bangladesh: chute record à la Bourse, la police charge des manifestants
(AFP) – Il y a 1 jour

DACCA — La Bourse du Bangladesh a suspendu les échanges lundi après avoir enregistré une chute record de 9,25% en une heure, provoquant de violentes manifestations de plusieurs milliers d'investisseurs réprimées par la police, selon des sources concordantes.

Il s'agit de la pire perte en une seule journée dans l'histoire de cette petite place financière d'Asie du Sud, extrêmement volatile depuis un mois, après avoir enregistré un plus haut historique en décembre.

"Le DSE (Dhaka Stock Exchange) a suspendu les échanges sur ordre de la commission de régulation après une chute de l'indice de 660 points, soit 9,25%, dans les premières 54 minutes suivant l'ouverture", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la Bourse, Shafiqual Islam.

Le marché est "un bain de sang", a commenté auprès de l'AFP un investisseur, Arif Mohammad Khandker. "J'ai déjà perdu 3.000 dollars aujourd'hui, soit le tiers de mes investissements. J'ai vu le crash de 1996 mais c'est aujourd'hui bien pire".

En 1996, la Bourse avait perdu les trois quarts de sa valeur en quelques mois, affectant des milliers d'investisseurs particuliers.

"J'ai perdu cinq millions de taka (70.000 dollars) sur mes 10 millions de taka investis (en Bourse). C'est insensé, toute mon épargne est partie", a confié à l'AFP un autre investisseur, Monirul Islam.

A la mi-journée, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour protester contre la chute du principal indice boursier, scandant des mots d'ordre contre le gouvernement et la commission de régulation des échanges.

Selon des témoins, la police, munie de bâtons, a chargé les manifestants.

La police anti-émeute avait été dépêchée à l'extérieur du bâtiment de la Bourse, dans le centre de la capitale, pour empêcher les violences. Les bureaux situés non loin ont barricadé leurs portes et fenêtres de crainte de nouveaux heurts.

"Il y a environ 5.000 investisseurs manifestant dans la rue devant les bâtiments de la Bourse. Certains ont été violents", a déclaré à l'AFP un policier, Azizul Haq. "Ils ont commencé à vandaliser des biens du gouvernements, ce qui nous a obligé à nous servir de bâtons".

En décembre, des centaines de personnes avaient déjà violemment manifesté dans le quartier d'affaires de Dacca, jetant des briques contre les forces de police, après que la Bourse eut enregistré la plus forte baisse de son histoire en une journée.

Le principal indice, le DGEN, avait perdu 552 points, soit 6,72%, après un relèvement des taux d'intérêt par la Banque centrale.

Le DGEN avait atteint un record historique le 5 décembre, à 8.918,51 points, affichant ainsi une hausse de 80% depuis le début de l'année, mais il est victime d'une série de plongeons depuis un mois.

Copyright © 2011 AFP.

Bourses asiatiques Frayeur 2011


Frayeur sur les Bourses asiatiques
Par Pierre Tenaud

Les marchés asiatiques démarrent très mal l’année 2011. L’ensemble des places a été soufflé par un vent de panique. Au Bangladesh, la Bourse a dû être suspendue après une chute de 9,25% en moins d’une heure, lundi 10 janvier. Ce plongeon a même provoqué des émeutes réprimées violemment par la police.

En Inde, la situation est meilleure dans les rues, mais au Bombay Stock Exchange, les craintes sont fortes. En un peu plus d’une semaine, le Sensex, l’indice indien a perdu près de 10%.
Les places boursières asiatiques paient leur excellente année 2010. Les cours se sont enflammés, retrouvant les niveaux des plus haut de 2008. L’autre grand facteur de la panique qui règne en Asie : l’inflation.

La hausse des cours des matières premières et l’activité économique en plein boom dopent les prix. En réponse, les investisseurs s’attendent à un resserrement du crédit. En Inde, en 2010, la RBI (Reserve Bank of India, la banque centrale indienne) a relevé ses taux à quatre reprises pour essayer d’endiguer la hausse des prix. Mais rien n’y fait et les marchés s’inquiètent.

Méfiance donc sur toutes ces places financières en attendant les prochaines déclarations des différentes banques centrales.

Portugal économie 2011


Le destin du Portugal ne tient qu'à un fil
Ce mercredi, le pays - maillon faible de la zone euro - doit émettre plus de 1 milliard d'euros sur les marchés de capitaux. La défiance des marchés reste entière d'autant que la Banque du Portugal prévoit un recul de la croissance de 1,3% cette année.
On sait ce que valent les dénégations : la Grèce, qui a dû faire appel à l'aide internationale, de même que l'Irlande refusaient de l'admettre quelques jours avant leur chute. Même chose aujourd'hui pour le Portugal. Le Premier ministre portugais, José Socrates, persistait encore ce mardi à dire que son pays n'avait pas besoin d'un plan de sauvetage orchestré par l'Union européenne. Et pourtant. La voie est particulièrement étroite, d'autant que la banque centrale vient d'annoncer ses prévisions de croissance. Elles ne sont pas fameuses. Après une croissance qui devrait s'afficher sur les niveaux de 1,3% en 2010, l'année 2011 s'annonce calamiteuse. Le PIB devrait reculer de 1,3%, sous l'effet des restrictions budgétaires.



Austérité



Le nouvel objectif concernant le ratio de déficit sur PIB est désormais fixé à 4,6%, après un niveau autour de 7% pour l'année écoulée. Mais cette performance ne se fait pas sans efforts, en particulier pour les ménages. De l'aveux même de la banque centrale, la consommation devrait, après une progression de 1,8% en 2010, régresser de 2,7% en 2011 et de 0,5% en 2012.



Difficile, dans ces conditions, de relancer la machine économique. Le cercle vicieux se refermerait donc sur le Portugal. A force de serrer les cordons de la bourse, le gouvernement asphyxierait l'économie. Une menace que n'ont pas manqué de relever les professionnels sur les marchés. Pourtant, ce sont eux que Lisbonne doit convaincre mercredi de prendre un peu plus de dette portugaise dans leurs portefeuille, à l'occasion d'une adjudication de quelque 1 milliard d'euros d'obligations portugaises.

Lysiane J. Baudu et Céline Jeancourt-Galignani - 11/01/2011, 16:49

Maroc DECRYPTAGE 2011


Par Pauline Tissot
Le Maroc interdit une manifestation de soutien aux Tunisiens

Gênées par les troubles qui agitent le voisin maghrébin, les autorités marocaines ont interdit, ce lundi à Rabat, une réunion de soutien aux manifestants tunisiens.

Ce week-end, les manifestations en Tunisie contre le chômage se sont amplifiées, faisant au moins 35 morts. Et se sont déplacées, du centre du pays vers les villes touristiques de la Tunisie, situées sur la côte. En réponse, le président Ben Ali s'est exprimé lundi soir, qualifiant les manifestations "d'actes terroristes".

Ce mouvement gêne le Maroc. Ce lundi, un rassemblement de soutien aux manifestants tunisiens devait avoir lieu vers 17h, devant l'ambassade de Tunisie à Rabat. Organisée par un collectif d'associations, dont l'AMDH (Association Marocaine des Droits Humains), cette mobilisation a finalement été interdite par les autorités marocaines, a appris l'envoyée spéciale de L'Express sur place. Le régime marocain aurait motivé son refus par "l'impossiblité pour un pays voisin de la Tunisie d'autoriser sur son territoire une manifestation hostile au régime de Zine El Abidine Ben Ali" et qui aurait pu envenimer les relations bilatérales.

Ce mardi, une journée d'information sur les cadres préférentiels des échanges commerciaux devait se tenir à Tunis, au profit des intermédiaires en douane et des opérateurs économiques des deux pays, a-t-on appris sur le Infomaroc.net. Un contexte économique qui semble donc bannir toute tentative de déstabilisation.

Lundi soir, les associations qui ont appelé à ce rassemblement se sont réunies afin de définir les suites à donner à ce mouvement. Elles devraient de nouveau organiser un rassemblement jeudi 13 janvier vers 17h.

Tunisie DECRYPTAGE 2011



DECRYPTAGE - Elles ne suffiront pas à apaiser le climat, selon spécialistes et acteurs sur le terrain...
Dans une allocution télévisée, le président tunisien Ben Ali a annoncé, lundi soir, plusieurs mesures afin de répondre au mécontentement des jeunes diplômés au chômage. Cela repose notamment sur la création de 300.000 emplois d'ici à 2012. Le président a également promis que 50.000 diplômés seraient engagés dans le secteur privé. Ces annonces ne suffiront pas à apaiser le climat, selon les spécialistes et acteurs sur le terrain contactés par 20minutes.fr.

Des mesures tardives et insuffisantes
Pour Khadija Chérif, secrétaire générale de la FIDH (Fédération Internationale des ligues des droits de l'homme), «c'est très bien mais cela arrive trop tard.» Même réaction de la part d'Olfa Lamloum, chercheuse à l'Institut français du Proche-Orient et spécialiste de la Tunisie. «Si c'était possible de le faire aussi rapidement, pourquoi ne l'a-t-il pas fait avant?», s'interroge-t-elle.

«Vu l'ampleur de la mobilisation, ce n'est pas une promesse aussi vide qui va changer la donne. C'est la première fois que la Tunisie connaît ces évènements depuis les émeutes du pain de 1984. Le malaise est très profond», poursuit la spécialiste. Il s’agit d’«effets d'annonces» liées à la situation chaotique, reprend Khadija Chérif. Malgré l'allocution, le pays a d'ailleurs connu une nouvelle nuit d'émeutes entre lundi et mardi. Des affrontements ont fait quatre nouvelles victimes à Kasserine.

Un gouvernement «discrédité»
Ces annonces démontrent que le président «se sent déstabilisé», estime Khadija Chérif. Il «aurait dû voir qu'une crise se préparait, être plus à l'écoute», estime-t-elle. Aujourd‚hui «le gouvernement est complètement discrédité», notamment par les violences policières et les nombreux morts parmi les manifestants. «Il s'agit de l'échec complet d'un système» qui perdure depuis 1987, date l'accession au pouvoir du président Ben Ali. «Politiquement, c'est un désastre», tranche la secrétaire générale de la FIDH.

Des réformes en profondeur attendues
Pour la secrétaire générale de la FIDH, Ben Ali «ne règle pas le problème dans sa globalité». «Il faudrait plus», assure-t-elle. «Ces annonces doivent s'accompagner d'une nouvelle attitude de la part des autorités. Il faut arrêter de réprimer et écouter réellement» les manifestants. Il ne fait même «aucune garantie», renchérit Olfa Lamloum. Le président Ben Ali «n'a pas proposé d'enquête sur ce qui s'est passé à Sidi Bouzid. Il n'a pas ouvert de négociations avec les représentants de cette jeunesse qui se mobilise. Il n'y a pas eu de changement de responsables qui ont commis ces massacres.» Pour Khadija Chérif, la solution au problème doit passer par un grand «débat national» dont l'objectif est de parvenir à «renouveler tout le personnel politique».

—Julie Rasplus

bourse Krach de 1929 youtube




Le krach de 1929 est une crise boursière qui se déroula à la Bourse de New York entre le jeudi 24 octobre et le mardi 29 octobre 1929. Cet événement marque le début de la Grande dépression, la plus grande crise économique du XXe siècle. Les jours-clés du krach ont hérité de surnoms distincts : le 24 octobre est appelé jeudi noir, le 28 octobre est le lundi noir, et le 29 octobre est le mardi noir.
Le krach de 1929 est consécutif à une bulle spéculative, dont la genèse remonte à 1927. La bulle est amplifiée par le nouveau système d'achat à crédit d'actions, qui depuis 1926 est permis à Wall Street. Les investisseurs peuvent ainsi acheter des titres avec une couverture de seulement 10 %. Le taux d'emprunt dépend du taux d'intérêt à court terme ; la pérennité de ce système dépend donc de la différence entre le taux d'appréciation des actions et ce taux d'emprunt.

Pour Charles Kindleberger [1], la cause immédiate réside dans le fait que dans les « deux semaines avant la chute du 24 octobre, les prêts de brokers pour les titres "autres" diminuèrent de $ 120 Mns, en grande partie à cause des retraits étrangers »[1]. D'un point de vue technique (il y a aussi, pour cet auteur, des causes plus politiques[N 1]) c'est le dernier maillon d'une série qui court de la hausse du taux d'escompte à New York en août, à la faillite de l'entreprise Hatry à Londres qui à son tour provoque une hausse des taux en Angleterre le 20 septembre (le lendemain du jour où la bourse de New York eût atteint son maximum[2]) qui à son tour conduit à des retraits de capitaux de New York
Quelques jours avant le krach (les 18, 19 et 23 octobre), les premières ventes massives ont lieu. Ce sont encore des prises de bénéfices, mais elles commencent à entraîner les cours à la baisse.

Le jeudi 24 octobre (jeudi noir ou Black Thursday) marque la première vraie panique. Le matin, il ne se trouve presque pas d'acheteurs, quel que soit le prix, et les cours s'effondrent. À midi, l'indice Dow Jones a perdu 22,6 %. Une émeute éclate à l'extérieur du New York Stock Exchange, après que les gardes du bâtiment et la police ont empêché des actionnaires d'entrer. La galerie des visiteurs est fermée. Les rumeurs les plus folles circulent : onze spéculateurs se seraient suicidés, les bourses de Chicago et Buffalo auraient déjà fermé, celle de New York serait sur le point de le faire. Une réunion d'urgence entre cinq des principaux banquiers de New York se tient au siège de J.P. Morgan & Co. pendant une vingtaine de minutes. À son issue, Thomas Lamont, un des dirigeants de J.P. Morgan, déclare : « Il y a eu une petite quantité de vente à perte à la Bourse (…) en raison de conditions techniques sur le marché. (…) Le consensus de notre groupe est que la plupart des cotations de la Bourse ne représentent pas fidèlement la situation. (…) [La situation est] susceptible de s'améliorer ». Le marché rebondit légèrement à la nouvelle que les banques vont intervenir pour soutenir les cours. En effet, vers 13h30, des investisseurs institutionnels menés par Richard Whitney, vice-président du NYSE, interviennent directement : Whitney s'approche du poste de cotation de U.S. Steel, demande le cours en vigueur (195), et annonce « J'achète 25 000 parts à 205 ». Dès que les premiers titres s'échangent, il recommence l'opération pour une autre action, et fait ainsi le tour d'une douzaine de postes. Les cours se redressent rapidement, et la baisse pour la journée est limitée à 2,1% (indice Dow Jones: 299,47). Par exemple, le titre Montgomery Ward vaut 83 dollars à l'ouverture, 50 en milieu de journée, 74 à la clôture. Deux titres enregistrent leur plus haut niveau de l'année, tandis que 441 atteignent leur plus bas niveau. Les volumes échangés atteignent 12,9 millions d'actions pour la journée — un record, le volume normal étant de 2-3 millions, et le précédent record de seulement 8,3 millions. Les téléimprimeurs ont jusqu'à une heure et demie de retard sur les cours ; ainsi les vendeurs paniqués ne savent pas encore à quel prix ils ont cédé leurs titres.
Les nombreux investisseurs qui ont emprunté pour spéculer sont contraints de liquider leurs positions (appels de marge ou margin calls) à partir du lendemain. Les cours restent stables le vendredi 25 (Dow Jones : 301,22) et samedi 26 (avant guerre, il y avait une demi-session le samedi).

Le cycle s'emballe le lundi 28 qui restera dans les mémoires comme le « lundi noir » (Black Monday), où 9,25 millions de titres sont échangés. Les banques n'interviennent pas, contrairement au jeudi précédent. L'indice Dow Jones perd 13 % (260,64), un record qui ne sera battu que lors du krach d'octobre 1987. Certains titres sont massacrés : General Electric perd 48 points, Eastman Kodak 42, AT&T et Westinghouse 34, U.S. Steel, 18.

Le 29 octobre, le mardi noir (Black Tuesday), le volume échangé atteint 16,4 millions de titres. Les téléimprimeurs ont jusqu'à deux heures et demie de retard sur les cours. L'indice Dow Jones perd encore 12 % (230,07) et les gains d'une année de hausse disparaissent. John Kenneth Galbraith écrit qu'il s'agit du « jour le plus dévastateur dans l'histoire de la Bourse de New York, et peut-être aussi dans toute l'histoire des Bourses. » Winston Churchill, qui se trouve alors à New York, affirme être le témoin du suicide d'un spéculateur qui se serait jeté par la fenêtre. L'événement n'a jamais été confirmé, et il est à l'origine des légendes sur les nombreux spéculateurs qui se seraient ainsi défenestrés (en tant que phénomène massif, il a été démontré statistiquement que les suicides d'acteurs du système financier à cause du krach sont une légende urbaine[3]). Entre le 22 octobre et le 13 novembre, l'indice Dow Jones passe de 326,51 à 198,69 (-39 %), ce qui correspond à une perte virtuelle de 30 milliards de dollars, dix fois le budget de l'État fédéral américain et plus que ce que les États-Unis avaient dépensé pendant toute la Première Guerre mondiale[

Capitalisation boursière 2011



La capitalisation boursière est la valeur de marché de l'ensemble des actions en circulation d'une société par actions. C'est donc le prix qu'il faudrait payer s'il était possible de racheter toutes les actions d'une société à leur cours de marché actuel. Lorsqu'un investisseur désire acquérir 100 % des actions d'une société, il doit généralement payer plus que le cours du marché pour inciter les actionnaires actuels à lui vendre leurs actions.

La théorie économique permet de relier capitalisation boursière et profits futurs de la société. Si l'on suppose que les actionnaires recherchent uniquement leur profit financier et que les marchés fonctionnent de manière efficiente, la capitalisation boursière dépend de deux choses uniquement : des profits futurs attendus pour les actionnaires, et du risque financier qui lui est associé. La capitalisation boursière sera d'autant plus élevée que les profits attendus sont élevés. À espérance de profit égale, plus les prévisions sont incertaines, moins la capitalisation boursière sera élevée[N 1].

Il ne faut pas confondre la capitalisation boursière avec la valeur de l'entreprise, qui mesure la valeur de marché de l'ensemble des capitaux investis dans l'entreprise. Celle-ci comprend non seulement la capitalisation boursière, mais aussi la dette financière. La dette est en effet considérée comme l'argent investi par les prêteurs, de la même manière que la capitalisation est l'argent investi par les actionnaires. Ainsi, lorsqu'une entreprise est endettée, sa valeur totale est supérieure à sa capitalisation boursière.

Le 31 décembre 2010, les deux sociétés ayant la plus forte capitalisation boursière au monde étaient: ExxonMobil et Petrochina, respectivement 369 et 301 milliards de dollars.

capitalisation boursière




reprise de la veille

New York (awp/afp) - La Bourse de New York a fini sans direction lundi, prudente avant de faire le point sur les comptes des sociétés américaines et face à la crise de la dette en zone euro: le Dow Jones a perdu 0,32% mais le Nasdaq a gagné 0,17%.

Selon les chiffres définitifs de clôture, le Dow Jones Industrial Average a cédé 37,31 points à 11'637,45 points tandis que le Nasdaq, à dominante technologique, engrangeait 4,63 points à 2707,80 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a reculé de 0,14% (1,75 point) à 1269,75 points.

"Il ne se passe pas grand-chose", a résumé Hugh Johnson, de Hugh Johnson Advisors.

"La saison des résultats est sur le point de commencer, je crois que tout le monde attend de voir ce que les résultats du quatrième trimestre vont donner", a-t-il expliqué. "La deuxième chose, c'est que les inquiétudes vis-à-vis de l'Europe persistent".

"Le marché est inquiet pour l'Espagne, le Portugal, on parle maintenant de la Belgique. Tout le monde s'inquiète pour l'Europe: c'est une destination importante pour les exportations américaines", a relevé l'analyste.

Les investisseurs ont réagi notamment à des informations du magazine allemand Der Spiegel, selon lequel les gouvernements allemand et français veulent contraindre Lisbonne à demander l'aide financière de l'Union européenne et du FMI, comme l'ont déjà fait la Grèce et l'Irlande. La Commission européenne a assuré qu'aucune discussion à ce sujet n'était prévue.

BOURSE/Wall Street finit sans direction, affectée par la crise de la zone euro
Du côté des entreprises, Wall Street a retenu son souffle avant la publication, intervenue après la clôture, des résultats du géant de l'aluminium Alcoa (+0,43% à 16,49 dollars).

Cette publication constitue le coup d'envoi de la saison des résultats du quatrième trimestre.

"Les entreprises sont en bonne santé, et personne ne s'inquiète vraiment des résultats", a constaté Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management. "Le marché est plutôt inquiet de la situation macroéconomique", notamment en Europe.

Pour autant, "malgré cette situation, tant qu'on n'aura pas de nouvelle fraîche à se mettre sous la dent, on n'aura pas de baisse spectaculaire", a-t-il avancé, voyant surtout dans le recul des principaux indices boursiers des "prises de bénéfices".

Le Dow Jones reste sur six semaines d'affilée de hausse, et a atteint la semaine dernière son plus haut niveau depuis l'été 2008.

Le marché a été animé par une actualité chargée sur le front fusions-acquisitions.

Le chimiste DuPont a cédé 1,47% à 49,03 dollars. Il va lancer une offre amicale pour acheter le groupe agroalimentaire et de biotechnologies danois Danisco pour un montant total de 6,3 milliards de dollars. L'offre représente une prime de 25% sur le cours de Danisco vendredi à la Bourse de Copenhague.

Dans le secteur de l'électricité, Duke Energy (-1,18% à 17,58 dollars) et Progress Energy (-1,63% à 43,99 dollars) vont fusionner, une opération qui va donner naissance au numéro un du secteur aux Etats-Unis, avec une capitalisation boursière de 37 milliards de dollars.

Genzyme a progressé (+1,41% à 72,40 dollars) après avoir confirmé des discussions directes avec Sanofi-Aventis, laissant présager que le géant français pourrait améliorer son offre de rachat.

Le groupe de médias Playboy Enterprises s'est envolé de 17,12% à 6,09 dollars, un peu en dessous du prix de 6,15 dollars que son fondateur Hugh Hefner va payer pour racheter le groupe et le sortir de la cote.

Le groupe d'alimentation et de grande consommation Sara Lee a bondi de 4,48% à 18,21 dollars. Selon le Wall Street Journal, un consortium mené par le fonds Apollo Global Management et un milliardaire, Dean Metropoulos, cherche à le racheter.

Le géant de la distribution Wal-Mart a perdu 0,65% à 53,73 dollars après un abaissement de recommandation de la part des analystes de Goldman Sachs.

Le marché obligataire est monté. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 3,304%, contre 3,328% vendredi soir, et celui du bon à 30 ans à 4,488%, contre 4,490%.

rp

(AWP/11 janvier 2011 06h20)