阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门

阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门
指出了圖像訪問阿爾及爾規劃信息

羅伯特·舒曼先生和歐洲的“歐洲不會在一夜之間發生,也順利......”

retrouver ce média sur www.ina.fr

commission européenne 欧盟委员会

Commission européenne: "Commission européenne"

Monday, December 20, 2010

Algérie – Union européenne





Algérie – Union européenne : « Les projets de coopération avancent à un bon rythme », estime Mme Laura Baeza
Lors d’une rencontre, hier, avec la presse algérienne, l’ambassadrice, chef de délégation de la Commission européenne en Algérie, Mme Laura Baeza, a estimé que les relations entre l’Union européenne et l’Algérie ont connu cette année des moments forts avec notamment la tenue en juin dernier du 5e Conseil d’association qui a permis de faire le point sur l’état d’avancement de la coopération bilatérale
Lors d’une rencontre, hier, avec la presse algérienne, l’ambassadrice, chef de délégation de la Commission européenne en Algérie, Mme Laura Baeza, a estimé que les relations entre l’Union européenne et l’Algérie ont connu cette année des moments forts avec notamment la tenue en juin dernier du 5e Conseil d’association qui a permis de faire le point sur l’état d’avancement de la coopération bilatérale.
« Je peux vous dire que nos projets de coopération avancent à un bon rythme. Nos partenaires algériens des différents ministères sont satisfaits de notre collaboration et les rencontres entre les hauts fonctionnaires des deux parties se déroulent normalement », a-t-elle déclaré en soulignant notamment le récent déplacement d’une délégation de haut niveau de la direction générale commerce de l’UE à Alger.
Cette amélioration des relations entre les deux parties s’est même faite ressentir au niveau du grand public algérien à en croire un récent sondage effectué par l’Union européenne avec une majorité des sondés qui estime que l’Algérie entretient de bonnes relations avec l’UE et souhaite même leur renforcement. Le sondage ayant concerné l’ensemble des pays voisins de l’Union a été mené en Algérie auprès de 80 leaders d’opinion et 400 personnes issues du grand public qui ont jugé à 83% chez la première catégorie et à 87% pour la deuxième que les relations bilatérales sont au beau fixe.
Selon les résultats de l’enquête, l’implication de l’UE en Algérie est tout de même perçue très différemment par les deux groupes puisque les leaders d’opinion se montrent beaucoup plus sceptiques que le grand public.
Et dans le même cadre de coopération, Mme Baeza a estimé que la mise en œuvre du Service européen d’action extérieur (SEAE) devrait donner une plus grande cohérence et visibilité aux actions extérieures de l’UE à travers ses 130 délégations dont celle de l’Algérie.
Cette nouvelle institution accorde, annonce-t-elle, de nouvelles tâches pour les délégations dont les fonctions de coordination exercées par la présidence tournante de l’UE.
A une question sur la volonté exprimée par l’Algérie de réviser les préférences tarifaires de certains produits importés de l’UE, l’ambassadrice précise que l’accord d’association prévoit, après examen, la révision de la liste des produits en cas de difficultés avérées de la production nationale dans le secteur concerné.
Et de son avis, si l’Algérie souhaite réviser certains produits pour booster la production nationale, elle n’a aucun intérêt à se retirer de l’accord d’association.
Abondant sur le climat qui prévaut au sein de l’Union dans le sillage de la crise économique et financière qui a mis à mal certains Etats membres, la chef de la délégation se veut rassurante quant aux divergences apparues qu’elle met sur le dos de « fonds spéculatifs », appelés, note-t-elle, à respecter certaines normes strictes. Pour appuyer ses propos, elle prend à témoin la décision prise par les 27 de créer un futur mécanisme permanent pour préserver la stabilité financière de l’ensemble de la zone euro.
Hamida B.

Publié dans : Union européenne

Les Algériens veulent davantage de coopération avec l'UE




La majorité des Algériens estime que l'Union Européenne entretient de bonnes relations avec leur pays et une majorité souhaite également que l'UE joue un rôle plus important dans leur pays, selon un sondage réalisé dans le cadre d'un projet financé par l'UE. Pour la presque totalité des personnes interrogées, grand public (87%) ou "leaders d'opinion" (83%), les 27 ont de bonnes relations avec l'Algérie, selon ce sondage publié lundi dans la presse locale.

L'enquête, financée dans le cadre du programme régional d'information et de communication de l'Instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP) pour la période 2007-2010, révèle aussi que grand public et "leaders d'opinion" souhaitent que l'UE s'implique davantage dans le pays, surtout en matière de développement économique, d'environnement et d'enseignement.

Pour 70% des "leaders d'opinion" (responsables politiques, économiques, etc.) en Algérie, l'UE est susceptible d'apporter paix et stabilité dans leur pays et dans la région (80%). 45% des "leaders d'opinion" pensent que l'UE encourage la démocratie par sa politique (59% parmi le grand public). 46% des "leaders d'opinion" jugent l'implication de l'UE en Algérie adéquate (63% parmi le grand public).

L'enquête en Algérie a été réalisée auprès de 400 personnes issues du grand public et de près de 80 "leaders d'opinion". La date précise de l'enquête n'a pas été rendue publique sur le site Internet.

Sunday, December 19, 2010

Algérie :Mr François Hollande reçu par l'ancien président Mr Ben Bella




Arrivé mardi soir en Algérie pour un voyage de trois jours destiné à parfaire son image de présidentiable, François Hollande a été reçu mercredi après-midi par Ahmed Ben Bella, qui fut le premier président de l’Algérie lors de l’indépendance en 1962. Jamais jusque-là ce personnage historique de la dimension du sud-africain Nelson Mandela (qu’il avait d’ailleurs accueilli en Algérie pour s’entraîner militairement lorsque ce dernier conduisait la lutte clandestine contre le régime de l’Apartheid) n’avait invité officiellement un dirigeant politique français.
A 16 heures, lorsque la délégation française de l’ancien Premier secrétaire du PS se présente devant les grilles de la villa El Menzel, sur les hauteurs d’Alger, Mahdia, la fille de Ben Bella guide son père par le bras jusqu’à son hôte. Les deux hommes se saluent chaleureusement. François Hollande doit cet honneur à sa bonne connaissance de l’Algérie (il a passé huit mois à l’ambassade de France à Alger à sa sortie de l’Ena) et aux relations suivies qu’il s’est attaché à restaurer et à entretenir avec le FLN lorsqu’il était patron du PS.

En pré campagne pour les primaires du PS, Hollande marque ainsi des points. A 93 ans, le vieux dirigeant algérien qui le reçoit évoque ses souvenirs. «J’aime la France, nous sommes trop proches pour que cela ne m’intéresse pas», avoue Ben Bella. Avant d’être le héros de la guerre de l’indépendance de l’Algérie, l’homme fut aussi décoré par le général de Gaulle pour sa participation à la bataille de Monte Cassino en Italie en 1944. Détail moins connu, Ben Bella fut aussi un remarquable joueur dans l’équipe professionnelle de l’OM. «Oui, vous étiez milieu de terrain», le relance François Hollande passionné de football. Réhabilité tardivement par le président Abdelaziz Bouteflika, Ben Bella (qui fut renversé en 1965 et maintenu en captivité pendant 14 ans), s’est vu confié récemment la présidence d’une commission des Sages en vue de la célébration en 2012 du 50e anniversaire de l’indépendance algérienne. «Je suis le président de cette commission des Sages, même si je n’ai pas été sage toute ma vie», sourit Ben Bella. Impressionné, François Hollande glisse après la fin de cette heure d’entretien: «C’est toujours émouvant de voir l’Histoire, et Ben Bella c’est l’histoire.»

L’envolée extraordinaire du management en Algérie



BONNE GOUVERNANCE
L’envolée extraordinaire du management en Algérie
Par : S. B


La mise à niveau des entreprises en Algérie se cherche encore en dépit des tentatives plus moins réussies menées dans le cadre de la relance économique.

Pour la généraliser et surtout lui garantir une plus grande chance de succès, les experts préconisent la prise en charge du volet ressources humaines à travers la formation de haut niveau de cadres au même titre que celles enseignées dans les grandes écoles de management et de gestion de par le monde. C’est ce qui ressort des travaux et débats de la journée d’information sur la mise à niveau des entreprises et les nouvelles techniques de management, tenue à l’hôtel militaire de Blida en présence des chefs d’entreprise et responsables des ressources humaines, à l’initiative de l’Insim (Institut International de management) qui vient d’ouvrir une antenne à Blida en partenariat avec le groupe Sim dans le but de prendre en charge les besoins locaux..
Le processus de généralisation de l’enseignement de qualité a fait des progrès extraordinaires dans de nombreux pays, notamment du sud-est asiatique et du Golfe. L’importance accordée au volet ressources humaines et la formation de haut niveau est pour beaucoup derrière le boom économique de ces pays, explique l’expert international en management M. Abdelhak Lamiri, enseignant à l’université d’Harvard et consultant d’institutions internationales pour les programmes d’aide aux pays en développement. Il cite à titre illustratif, la Chine qui fait sortir plus de promotions sur place, de diplômés portant le cachet de l’université d’Harvard que celles accordées par l’université elle-même aux USA. Il révéla que des pays africains comme le Mali pourtant, moins pourvus que l’Algérie, ont réussi à mettre sur place un système de formation de haut niveau grâce au concours d’aide. Sur ce plan, l’Algérie, qui table pour une croissance économique assez forte dans les prochaines années, ne doit pas être à l’écart de ce qui se fait ailleurs. Pour cela, elle a de grands atouts pour combler le vide et rattraper le retard.

Quand Harvard, Québec et Paris s'invitent chez nous
Chose qui était impensable, il y a quelques années, devient à portée de main aujourd’hui avec les ouvertures des instituts et des écoles en Algérie dispensant des enseignements de qualité en étant agréés par des universités de renommée dans les pays occidentaux de France, de Grande-Bretagne, de Canada et des USA à l’exemple de l’Insim. Beaucoup de responsables chargées des ressources humaines et de chefs d’entreprise ne savent pas qu’ils peuvent décrocher cette opportunité et faire en profiter leurs cadres. Dans le temps, l’Algérie accordait des bourses à coup de millions de dollars pour offrir des formations à de chanceux étudiants dans le but d’alimenter les entreprises en cadres supérieurs, mais étaient nombreux ceux qui ne revenaient pas. Maintenant la tendance commence à s'inverser. Avec l’ouverture, aujourd’hui, il devient en effet possible de bénéficier de la formation de même niveau et surtout de la même reconnaissance tout en étant sur place avec des économies de temps et d’argent à l’État et aux étudiants. Ces derniers économisent surtout l’éloignement et le dépaysement. Les études pour un master retiennent à plus de 10 000 dollars à l’étranger en plus d’autres désagréments, alors qu’ils ne coûtent que 2000 dollars sur place pour le même diplôme. Des entreprises ont cependant pris acte de cette opportunité à l’image des groupes Cevital ou du groupe Sim, surtout dans la région de la Mitidja en investissant énormément dans le développement des ressources humaines. Les patrons d'entreprises performantes sont souvent sollicités pour animer des conférences sur l'importance du management dans le montage et la gestion des entreprises.

La bataille actuelle et future
Le débat s'il y en a un n'est pas uniquement sur le terrain de la formation et de la pratique. Il est surtout sur le plan des idées et des nouvelles orientations de par le monde sur la recherche et la maîtrise des meilleures approches et des techniques les plus performantes en partant de la conviction que l'ouverture et l'entrée dans l'économie de marché ne se décrètent pas sur papier sans être suivies par la préparation des cadres et chefs d'entreprise selon le nouveau mode de pensée, de comportement et de conduite. Le risque d'entreprendre, l'expérience et la bonne gestion, les éléments de base de l'économie de marché ont été pendant longtemps, nous explique un chercheur,, négligés chez nous pour des considérations “socialisantes” aussi bien en pratique qu'en théorie. Si bien que le déficit en management hérité est difficilement effaçable. Il fallait repartir à zéro. En moins de vingt années, les instituts de management privés ont progressé rapidement en passant à une vitesse supérieure pour se charger de la formation en management, devenu le dada des débats des séminaires pour la valorisation des ressources humaines. Le monde de la recherche, de l'enseignement et celui de l'entreprise ont compris le message. Pour investir et bien gérer et pouvoir surtout prospérer et avoir sa place dans le marché tant intérieur qu'extérieur, il faut bien gérer et donc être doté de gens compétents. C'est la bataille actuelle et future. Des professeurs formés à l'école libérale, hier décriée, haïe et chassée, reliés par des penseurs et spécialistes reconvertis ou émergeants parmi les jeunes en essayant de mieux s'adapter au contexte nouveau, se redéployent de plus en plus pour renforcer cette tendance.

Nouvelle génération
de chercheurs
Il faut rendre hommage, notamment aux écrits de la part de notre nouvelle armada de penseurs du calibre de Benbitour, Boukrami, Lamiri et tant d'autres pour mettre en exergue les capacités nationales et le développement de l'engineering local en ouvrant la voie aux jeunes entreprenants. On a parlé de Nobel pour la paix et la littérature de chez nous. Le moment est venu de proposer des noms algériens dans le domaine de la recherche des sciences sociales et en particulier de l'économie. Les efforts de nos économistes et opérateurs dans la bataille de l'émergence et de la croissance de développement ne sont pas vains car c'est dans les pays en voie de développement que l'on peut mesurer le sens de la conjugaison de la théorie à la pratique d'autant plus qu'ils affrontent un environnement difficile avec des mentalités hostiles et des besoins immenses. Le professeur Benzina de l'université de Blida a salué l'orientation nouvelle et la place que doit occuper le management dans l'enseignement supérieur en soulignant l'intérêt grandissant de l'université qui ne veut pas demeurer à l'écart malgré le poids des réticences et le refus de s'ouvrir, Sur ce plan, nos universités accusent un retard important, d'abord pour faire leurs lessives et ensuite pour se préparer aux nouvelles exigences d'enseignement. Les opérateurs et les chefs d'entreprise qui ont été nombreux à la rencontre de Blida, vu le thème proposé et les débats qui ont suivi, ont eu leur mot à dire en voyant comme un ballon d'oxygène au secours des entreprises qui en ce moment traversent des moments difficiles pour se niveler et pouvoir se placer dans un contexte national et international plein de turbulences et des surprises. C'est le président du groupe Moula (Vénus) qui s'est félicité de l'ouverture de l'antenne de l'Insim à Blida, fruit de partenariat avec le groupe Sim en étant proche du pôle industriel de la Mitidja, Le monde civil et libéral voit aussi de bon œil cette option. Intervenant dans les débats, maître Farouk Ksentini, président de la Commission des droits de l'homme, a salué lui aussi ces initiatives de valorisation et de développement des ressources humaines en voyant un moyen efficace dans la promotion du cadre et partant de l'homme en Algérie.

Ouverture et démocratisation : l'exemple de l'Insim
Créé en 1994 à Hydra (Alger) par un groupe d’enseignants chercheurs, l’Institut international de management, Insim, est l’un des premiers établissements privés de formation en Algérie. Devenu leader de la formation en Algérie, l’Insim avec sa filiale Himi, s’est fixé pour mission de préparer des futurs managers à des postes de responsabilité aux fonctions des entreprises. L’Insim a formé depuis sa création 30 000 étudiants dans les différents domaines de management. Il compte plus de 9 000 étudiants en cours de formation. C'est l'équivalent presque d'une université. C'est de fait une forme de privatisation de l'enseignement supérieur sans dire son nom en étant directement attachés aux programmes des grands instituts et universités avec des diplômes certifiés, alors que la quasi-totalité de nos universités ne sont pas homologuées. Celles-ci fautes d'ouverture et d'adaptation figurent à la traîne des universités, y compris de pays moins développés et moins riches. C'est dire que ce n'est pas la richesse qui crée les idées, conditions sin qua non à la création de la richesse et de la croissance économique et de la promotion de l'homme. Il reste à mieux démocratiser cet enseignement privé concernant le management encore accessible aux fils de riches et de familles nanties. Le directeur de l'Insim de Blida répond que pour les cycles supérieurs spécialisés, beaucoup d'efforts ont été consentis, réduisant le montant global d'un cycle de formation de plus de 80 millions de centimes à moins de 30 millions grâce à une politique de démocratisation en jouant sur le nombre d'antennes ouvertes, plus d'une dizaine à l'échelle nationale en se rapprochant des cadres et des jeunes et des entreprises et également grâce aux avantages des aides indirectes de l'État par la disposition des aides à la formation avec exonération d'impôts. Les entreprises peuvent à travers ces aides bénéficier les cadres les plus méritants et qui souvent sont nécessiteux. Tout le monde y gagne. Autres temps, autres mœurs. Qui l'aurait cru?

Thursday, December 16, 2010

Algerie Développement : une dynamique exceptionnelle



L’Algérie se reconstruit, voire se modernise à un rythme effréné. Depuis l’indépendance nationale, l’action de l’Etat n’a jamais été aussi intense. C’est depuis la fin des années 1990, que les plans de développement se succèdent à l’ombre d’une dynamique exceptionnelle impulsée par la politique du Président de la République.
L’œuvre de développement est enchaînée par le programme 2010-2014 qui s’apparente à un tournant décisif dans le processus d’émergence du pays.
L’effort, qui est consenti à la faveur de l’injection d’un investissement public de 286 milliards de dollars, illustre parfaitement la portée de la stratégie des pouvoirs publics qui investissent dans la lutte contre le sous-développement, et, notamment contre le chômage dont le pays pâtit depuis les premières manifestations de la crise économique des années 80. Cela est d’autant plus vrai que le Président de la République s’est engagé après sa réélection d’éradiquer tous les effets de cette crise, et, en particulier, poursuivre les efforts visant à venir à bout de la crise du logement en décidant de rééditer un programme d’un million de logements pour les cinq années à venir et de créer durant la même période quelque trois millions de postes de travail.
Au-delà du fait que la politique empruntée par le Chef de l’Etat est de nature à résorber les déficits et répondre aux attentes du citoyen, toutes les stratégies sous-tendent aussi des objectifs inscrits dans le long terme portant sur l’édification d’une économie nationale productive, créatrice de richesses et d’emplois et libérée de la dépendance de la rente pétrolière. Pour atteindre ce but les pouvoirs publics ont pris les devants pour préparer l’environnement économique et le climat d’affaires en adéquation avec ces objectifs stratégiques. Ces réalisations dont l’importance n’est pas à démontrer les partenaires du pays en apprécient la véritable portée.
Les investisseurs étrangers, aussi, reçoivent le message que leur adresse clairement le gouvernement. D’aucuns estiment aujourd’hui que l’Algérie a tous les atouts pour faire aboutir toutes ses stratégies. En dépit de la crise économique et financière internationale, l’Algérie a pu mobiliser les moyens qu’il faut pour maintenir la cadence de l’édification. Cela tous les pays avec lesquels l’Algérie coopère en saisissent la signification et s’intéressent de ce fait à tout ce qu’elle entreprend. Elle est de même dotée d’un réseau industriel très dense de nature à faciliter l’émergence des PME/PMI dans les secteurs très porteurs et aux potentialités inexploitées. Tout récemment, les investisseurs de la République fédérale allemande ont compris que tout change en Algérie et ont manifesté une volonté de renforcer leur présence sur le marché national tout en diversifiant les pôles d’activités.
Les opportunités d’investissement et de partenariat hors secteur hydrocarbures sont légion. Dans la vision prospective du Président, L’agriculture, le tourisme et les activités induites après leur développement sont autant de secteurs de nature à préserver la pérennité de l’emploi. Les grands projets structurants conduits tous azimuts et à la faveur desquels l’Algérie est en pleine métamorphose ont placé l’Algérie sur la rampe de lancement. Le décollage est imminent.

Wednesday, December 15, 2010

Un colloque autour de Mr Jean Amrouche à Paris


<>

Jean Amrouche, l’homme-passerelle. C’est le thème d’un colloque que prévoit d’organiser l’Association culture berbère (ACB), samedi prochain à 14 h, dans ses locaux parisiens,
au 37 bis rue des Maronites.

Près d’un demi-siècle après sa disparition, «l’étoile qu’il portait au front ne s’est pas éteinte», dixit son ami, Jules Roy. «Alors que l’Algérie est plus que jamais confrontée à son rapport avec les marges, l’altérité, sa part de différence, et ses difficultés à l’assumer, Jean El Mouhoub Amrouche fait un retour par son caractère duel, sa personnalité composite», souligne l’ACB dans l’argumentaire de son programme.

Pierre vivante de la Cité des hommes, Jean El Mouhoub Amrouche n’en fut pas moins confronté à un destin tragique. «La famille Amrouche occupa la place de l’entre-deux identitaire et culturel, renégate pour la communauté dont elle était issue, jamais assez française et totalement intégrée pour la communauté qu’elle avait désiré rejoindre», indique l’association que préside Slimane Amara. Catalyseur de deux cultures, Jean El Mouhoub Amrouche s’est taillé une place dans l’Olympe littéraire français de l’époque. Il en fut surtout, aspect méconnu, le porte-voix des Algériens sans voix, ses «frères de sang», écrasés par le colonialisme français. Disparu peu avant l’indépendance, ce Jugurtha aux dons exceptionnels qui rêvait d’une Algérie «multiraciale qui dépassera les antagonismes de race et les antagonismes religieux», fut vite banni. Même si l’hybride culturel qu’il incarna se savait déjà condamné par l’Histoire.

Le présent colloque s’inscrit dans ce mouvement de «dépoussiérage» d’une mémoire occultée. «Est-il temps en 2010 de reconnaître enfin l’héritage légué par Jean Amrouche, cette arche d’alliance, ce pont jeté entre deux communautés dont il désira préserver les liens alors que la haine submergeait les deux camps ? Est-il temps en 2010 de réintégrer pleinement Jean Amrouche dans la mémoire culturelle et historique de l’Algérie et de légitimer ses différentes dimensions : poète, critique, éditeur, homme de radio, journaliste, militant politique ?», espèrent les organisateurs. Et pour mettre à l’honneur ces différentes facettes de l’enfant du «pays crucifié» (Ighil-Ali), les illustres intervenants, entendent évoquer «l’accoucheur des autres» et «la voix au service de son peuple».


Premier à ouvrir le bal, Michel Carassou, directeur des éditions Non lieu, évoquera «Amrouche, éditeur et critique». C’est lui-même qui a édité le journal intime de Jean Amrouche, présenté par Tassadit Yacine en 2009. Ensuite, Pierre Masson, professeur émérite de l’université de Nantes, tentera à travers L’Identité et son double de mettre l’exergue sur les féconds échanges épistolaires entre Gide le nobélisé et Amrouche le tourmenteur littéraire.
En collaboration avec Guy Dugas, Pierre Masson a édité en octobre 2010 la Correspondance Gide-Amrouche, 1928-1950. Universitaire et écrivaine, professeur de littérature française et francophone à Paris 8, Zineb Ali-Benali s’intéressera, pour sa part, au «poète, entre scripturalité latine et oralité berbère».


Abdelhak Lahlou, chercheur en littératures francophone et berbère, compte s’appesantir sur «poésie et enfance ou le chant profond de Jean Amrouche». Dans le même registre, le poète Ben Mohamed évoquera, quant à lui, Jean Amrouche, son «aîné». Alors que le psychanalyste et écrivain, Nabil Farès exhumera Le livre qui manque, le romancier Anouar Benmalek, portera un regard sur un «écrivain déchiré». Et pour clôturer les travaux du colloque, il est prévu des lectures, par Cathérine Labbé et Belkacem Tatem, de textes de cet Algérien universel, «fils d’une double vérité», d’après Jacques Berque.






Hocine Lamriben