阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门

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指出了圖像訪問阿爾及爾規劃信息

羅伯特·舒曼先生和歐洲的“歐洲不會在一夜之間發生,也順利......”

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commission européenne 欧盟委员会

Commission européenne: "Commission européenne"

Saturday, October 02, 2010

Le Président Bouteflika procède à un mouvement dans le corps des walis : Une nouvelle impulsion au développement


Son Exellence, le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a procédé à un mouvement dans le corps des walis.

Son Exellence, le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a procédé à un mouvement dans le corps des walis. Ce mouvement a concerné 40 walis et se présente comme suit :

· 11 fins de fonction

· 28 mutations

· 12 nouvelles nominations, qui ont permis la promotion de six walis délégués et six (bien six) secrétaires généraux de wilayas.

Cessation de fonctions :

· HARFOUCHE Noureddine, wali de Tebessa, appelé à exercer une autre fonction,

· MELIZI Tahar, wali de Skikda, appelé à exercer une autre fonction,

· BENTABET Mokhtar, wali de Sidi Bel-Abbès, appelé à exercer une autre fonction,

· HAMDI Belkacem, wali de Guelma, appelé à exercer une autre fonction,

· MALFOUF Ahmed, wali d'Ouargla, appelé à exercer une autre fonction,

· SEKRANE Tahar, wali d'Oran, appelé à exercer une autre fonction,

· ZIANI Mohamed, wali d'El-Bayadh, appelé à exercer une autre fonction,

· TIFOUR Boualem, wali d'Illizi, appelé à exercer une autre focntion,

· SALHI Djamel Eddine, wali de Mila, appelé à exercer une auter fonction,

· FATMI Rachid, wali de Souk Ahras, appelé à exercer une autre fonction,

· KANOUNE Hacene, wali d'El-Tarf, appelé à exercer une autre fonction,

Mutations :

· MENAA Mohamed-Salah, wali de M'sila, est muté à la wilaya d'Oum El Bouaghi,

· Mazouz Hocine, wali de Tizi-Ouzou, est muté à la wilaya de Batna,

· Hammou Ahmed Touhami, wali de Djelfa, est muté à la wilaya de Béjaia,

· DJARI Messaoud, wali d'Adrar est muté à la wilaya de Biskra,

· ZAALENE Abdelghani, wali d'Oum El Bouaghi, est muté à la wilaya de Béchar,

· OUCHEN Mohamed, wali de Tipaza, est muté à la wilaya de Blida,

· BALIOUZ Mabrouk, wali de Khenchela, est muté à la wilaya de Tébéssa,

· BOUAZGHI Abdelkader, wali de Batna, est muté à la wilaya de Tizi-Ouzou,

· BEDRICI Ali, wali de Béjaia, est muté à la wilaya de Jijel,

· ZOUKH Abdelkader, wali de Médéa, est muté à la wilaya de Sétif,

· BOUDERBALI Mohamed, wali d'Aïn Temouchent, est muté à la wilaya de Skikda.

· FEHIM Yahia, wali de Ghardaïa, est muté à la wilaya de Sidi Bel-Abbès,

· MERZOUG Larbi, wali de Mascara, est muté à la wilaya de Guelma,

· BEDOUI Noureddine, wali de Sétif, est muté à la wilaya de Constantine,

· MERAD Brahim, wali de Boumerdès, est muté à la wilaya de Médéa,

· OUADDAH Hocine, wali de Blida, est muté à la wilaya de Mostaganem.

· MAASKRI Nacer, wali de Tissemsilt, est muté à la wilaya d'Ouargla,

· BOUDIAF Abdelmalek, wali de Constantine, est muté à la wilaya d'Oran,

· BOUBEKEUR Abderrahmane, wali de Tamanrasset, est muté à la wilaya de Saïda,

· MECHERI Azzedine, wali de Béchar, est muté à la wilaya de Bordj Bou-Arréridj,

· BOUKARABILA Djelloul, wali de Relizane, est muté à la wilaya de Khenchela,

· AGOUDJIL Saâd, wali de Biskra, est muté à la wilaya de Souk Ahras,

· LAYADI Mostefa, wali d'El Oued, est muté à la wilaya de Tipasa,

· KADID Abderrahmane, wali de Bordj Bou-Arréridj, est muté à la wilaya de Mila,

· MAABED Ahmed, wali de Jijel, est muté à la wilaya d'El Tarf,

· ZERHOUNI Nouria Yamina, wali de Mostaganem, est mutée à la wilaya d'Aïn Temouchent,

· ADLI Ahmed, wali de Laghouat, est muté à la wilaya de Ghardaïa,

· KADI Abdelkader, wali d'Aïn Defla, est muté à la wilaya de Relizane,

Nouvelles Nominations :

· OULED SALAH Zitouni, secrétaire généal de la wilaya d'Alger est désigné en qualité de wali de Mascara,

· MEZIANE Saïd, wali délégué de la circonscription administrative de Bab El-Oued est désigné en qualité de wali de Tamanrasset,

· BOUSSETTA Abou Bakr Seddik, wali délégué de la circonscription administrative d'Hussein Dey est désigné en qualité de wali de Djelfa,

· BENMANSOUR Abdallah, wali délégué de la circonscription administrative de Dar El Beïda est désigné en qualité de wali de M'sila,

· KHELFI Mohamed Laïd, wali délégué de la circonscription administrative de Sidi M'hamed est désigné en qualité de wali d'Illizi,

· BESSAIH Hocine, wali délégué de la circonscription administrative de Draria est désigné en qualité de wali de Tissemsilt,

· ALAILI Maâmar, wali délégué de la circonscription administrative de Bir Mourad Raïs est désigné en qualité de wali d'El Oued,

· DERFOUF Hadjiri, secrétaire général de la wilaya de Saïda - wali par intérim est désigné en qualité de wali d'Aïn Defla,

· SACI Ahmed, secrétaire général de la wilaya de Sétif est dé signé en qualité de wali d'Adrar,

· Cherfa Youcef, secrétaire général de la wilaya de Souk Ahras est désigné en qualité de wilaya de Laghouat,

· SEMMOUDI Salim, secrétaire général de la wilaya d'Ouargla est désigné en qualité de wali d'El Bayadh,

· ABBES Kamel, secrétaire général de la wilaya de Tizi-Ouzou est désigné en qualité de wali de Boumerdès.

Bio-express du nouveau wali de la wilaya d'El-Oued
M. Allaili Maâmar, désigné jeudi par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, wali d'El-Oued occupait précédemment les fonctions de wali délégué de la circonscription administrative de Bir Mourad Raïs (Alger). Marié et père de cinq enfants, M. Allaili, âgé de 58 ans, est titulaire d'une licence en sciences économiques. Tout le long de son parcours professionnel, il a occupé les fonctions d'inspecteur général a la wilaya de Naâma, chef de cabinet à la wilaya de Relizane, chef de daïra de Larbaâ (wilaya de Blida), chef de daïra de Khemis El Khechna (wilaya de Boumerdès), chef de daïra de Gdyel et chef de daïra d'Es-Senia (wilaya d'Oran). M. Allaili a également été en charge des fonctions de secrétaire général successivement à la wilaya de Tipasa, de Tiaret et de Médéa.

Bio-express du nouveau wali d'Aïn Defla
M. Derfouf Hadjri, désigné wali d'Aïn Defla, à la faveur du mouvement dans le corps des walis, effectué jeudi par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a occupé plusieurs postes au niveau des collectivités locales. Ce diplômé de l'ENA a occupé successivement les postes de chef de daïra d'Oued Tlelat (wilaya d'Oran), chef de daïra de Tabelbala (wilaya de Bechar), chef de daïra d'Ain Nouicy (wilaya de Mostaganem), chef de daïra de Beni Saf (wilaya d'Aïn Temouchent), chef de daïra de Mostaganem, chef de daïra de Dellys (wilaya de Boumerdès) et, enfin, secrétaire général de la wilaya de Saïda. Agé de 54 ans, le nouveau wali d'Aïn Defla est marié et père de deux enfants.

Bio-express du nouveau wali d'El-Bayadh
M. Semmoudi Salim, nommé jeudi nouveau wali d'El-Bayadh par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, est titulaire d'un diplôme de l'Ecole nationale d'administration (ENA), obtenu en 1975. M. Semmoudi, qui occupait avant sa nouvelle nomination le poste de secrétaire général de la wilaya d'Ouargla, avait exercé auparavant plusieurs fonctions, dont celle de DRAL de la wilaya d'El-Oued, puis le chef de daïra de Robbah (wilaya d'El-Oued). Il avait également occupé le poste du chef de daïra de Djamaâ (wilaya d'El-Oued), chef de daïra de Foughala (wilaya de Biskra) et chef de daïra de Sétif. Le nouveau wali d'El-Bayadh est marié et père de six enfants.

Bio-express du nouveau wali d'El Oued
M.Youcef Cherfa, désigné wali de Laghouat à la faveur du mouvement dans le corps des walis effectué jeudi par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, est un cadre de l'administration ayant occupé plusieurs postes de responsabilité. Cet analyste en économie a occupé plusieurs hautes fonctions notamment secrétaire général des wilayas de Batna et de Souk Ahras. Il a également exercé au niveau de la direction de la planification et de l'aménagement du territoire (DPAT) et de la division de la régulation économique (DRE) de la wilaya de Batna et au niveau de DPAT de la wilaya de Guelma. Agé de 56 ans, le nouveau wali de Laghouat est marié et père de deux (2) enfants.

Bio-express du nouveau wali de sétif
L'ancien secrétaire général de la wilaya de Sétif, M. Saci Ahmed Abdelhafid, a été promu wali d'Adrar dans le cadre du mouvement procédé dans le corps des walis par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika. M. Saci est un énarque âgé de 54 ans, marié et père de quatre enfants. Il a été chargé de plusieurs fonctions dans différentes daïras et wilayas du pays. Il a été chef des daïras de Beni Abbès puis de Taghit à Bechar avant d'être chef de daïra d'El-Hassasna à Saïda. M. Saci a ensuite occupé le poste de secrétaire général de la wilaya de Tindouf puis de la wilaya de Saïda. Avant d'être promu wali d'Adrar, M. Saci occupait la fonction de secrétaire général de la wilaya de Sétif.

Bio-express du nouveau wali de Mascara
M. Zitouni Ouled Salah, désigné jeudi nouveau wali de Mascara, dans le cadre du mouvement dans le corps des walis procédé par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, occupait précédemment le poste de secrétaire général de la wilaya d'Alger. Agé de 57 ans, M. Ouled Salah, titulaire d'une licence en droit, est marié et père de trois (3) enfants. Il a occupé les postes de directeur de l'urbanisme, de la construction et de l'habitat (DUCH) de la wilaya de Biskra, inspecteur général de la wilaya de Ghardaïa, chef de daïra de Reggane dans le wilaya d'Adrar, chef de daïra d'Ain Bessam, wilaya de Bouira, chef de daïra de Batna, secrétaire général de la wilaya d'Aïn Témouchent. Il a également occupé les postes de wali délégué des circonscriptions administratives de Cheraga et Bir Mourad Raïs dans le wilaya d'Alger.

Bio-express du nouveau wali de Boumerdes
M. Kamel Abbès, nommé jeudi nouveau wali de Boumerdes par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, est titulaire d'une licence en sciences politiques. M. Abbès a occupé plusieurs fonctions au sein de l'administration. Il a occupé le poste de secrétaire général des wilayas d'Ain Defla et de Tizi Ouzou. Il a été, également, chef des daïras de Ras El Oued (w. Bordj Bou Arreridj), de Cherchel (w. Tipaza), de Sidi M'hamed (w. Alger ), Azzazga (w. Tizi Ouzou ), ainsi que de la daira de Tizi Ouzou (w. Tizi Ouzou). Agé de 57 ans, M. Kamel Abbès est marié et père de quatre (4) enfants.

Bio-express du nouveau wali d'Adrar
L'ancien secrétaire général de la wilaya de Sétif, M. Saci Ahmed Abdelhafid, a été promu wali d'Adrar dans le cadre du mouvement procédé dans le corps des walis par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika. M. Saci est diplomé de l'ENA, âgé de 54 ans, marié et père de quatre enfants. Il a été chargé de plusieurs fonctions dans différentes daïras et wilayas du pays. Il a été chef des daïra de Beni Abbès puis de Taghit à Bechar avant d'être chef de daïra d'El-Hassasna à Saïda. M. Saci a ensuite occupé le poste de secrétaire général de la wilaya de Tindouf puis de la wilaya de Saïda. Avant d'être promu wali d'Adrar, M. Saci occupait la fonction de secrétaire général de la wilaya de Sétif

Énergies renouvelables un salon international à Tamanrasset



Le Salon international des énergies renouvelables, des énergies propres et du développement durable ERA 2010 se tiendra du 19 au 21 octobre à Tamanrasset.

Ce salon offrira la possibilité de découvrir «les systèmes les plus innovants et les solutions les plus efficaces mises en œuvre de par le monde, aussi bien en matière d’énergies renouvelables et propres que d’éco-construction et de traitement de déchets, pour apporter des réponses aux enjeux de développement et de la production d’énergie», A indiqué un communiqué de la société Myriade Communication repris par l’APS. Cette manifestation se veut «un espace de rencontre entre décideurs, producteurs, utilisateurs et chercheurs et aussi un lieu de contact et d’échange entre professionnels nationaux et internationaux du secteur parmi les fabricants, les fournisseurs de matériels et d’équipements et les prestataires de services», ajoute le communiqué. Le salon ERA 2010 verra la participation de plusieurs institutions et sociétés algériennes publiques et privées ainsi que des firmes étrangères spécialisées dans les activités liées aux énergies renouvelables.

Il s’agit, entre autres, des groupes Sonatrach et Sonelgaz ainsi que d’autres sociétés impliquées dans la protection de l’environnement, des énergies renouvelables, des énergies propres et du développement durable, a-t-on précisé. De même, des laboratoires et unités de recherche du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi que les agences et institutions relevant des ministères de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement et des Ressources en eau sont attendus à ce rendez-vous.

Rédaction économie

Friday, October 01, 2010

Le community manager, le nouveau directeur de la communication

COMMUNICATION 2.0 : « Le community manager, le nouveau directeur de la communication ? » from Paris 2.0 = 5 jours de reseaux s on Vimeo.

L’Allemagne unifiée depuis 20 ans, Chypre toujours divisée



Par Pierre Verluise, directeur de recherche à l’IRIS



Le 3 octobre 2010, l’Allemagne fêtera le 20e anniversaire de son unification. En revanche, Chypre, entrée dans l’UE en 2004 reste toujours divisée. Voilà une situation qui éclaire de façon paradoxale l’Union européenne d’aujourd’hui.
L’Allemagne, symbole de la division Est-Ouest
Après avoir été vaincue par les Alliés en 1945, l’Allemagne est divisée en 4 zones (Etats-Unis, Royaume-Uni, Union soviétique et France). La crise de Berlin conduit à la formation de 2 Etats en 1949, la République fédérale d’Allemagne (RFA) à l’Ouest, la République démocratique d’Allemagne (RDA) à l’Est. En dépit de son nom, cette dernière n’a rien de démocratique puisqu’il s’agit d’une dictature communiste inféodée à Moscou. Et plusieurs millions d’Allemands de l’Est quittent la RDA en passant par Berlin, enclavée en RDA et elle-même divisée. Ce qui conduit la RDA et l’Union soviétique à y décider la construction d’un mur pour freiner cette
La fin de la Guerre froide redistribue les cartes
Chacun se souvient que le 9 novembre 1989 la RDA décide l’ouverture du mur de Berlin, laissant un flot d’Allemands de l’Est partir à la découverte de la RFA. Le vingtième anniversaire de cet évènement symbolique du processus de l’ouverture du rideau de fer et de la fin progressive de la Guerre froide a été fêté l’année passé, notamment à Berlin, en l’absence de B. Obama. Alors que les Etats-Unis ont été au nombre des acteurs déterminants de l’épuisement et de l’éclatement du Bloc de l’Est. Dans les mois qui suivent l’ouverture du rideau de fer, les Etats-Unis et le chancelier allemand Helmut Kohl obtiennent de l’URSS que l’unification de l’Allemagne se fasse tout en restant dans l’Organisation du traité de l’Atlantique nord
Le 3 octobre 1990, les élargissements non dits de l’OTAN et de la CEE
Les Allemands et leurs amis vont fêter le 3 octobre 2010 le vingtième anniversaire de l’unification de l’Allemagne, le 3 octobre 1990. Selon des modalités qui font encore débat, notamment en ce qui concerne la parité monétaire, la RDA se fond alors dans la RFA. Par la même occasion, l’OTAN et la Communauté économique européenne (CEE) s’élargissent sans faire de bruit. Il s’agit d’élargissements non dits et peu expliqués aujourd’hui encore. Une nouvelle fois, la géopolitique de l’Allemagne renvoie à l’évolution de la configuration géopolitique de l’Europe géographique. Divisée lors des débuts de la Guerre froide, l’Allemagne s’unifie à la fin de ce processus (1990).
En 2007, 21 membres de l’OTAN sont aussi membres de l’Union européenne
La fin de la Guerre froide rend possible de nouveaux élargissements de l’OTAN comme de l’Europe communautaire. Devenue l’Union européenne en 1993, celle-ci intègre dès 1995 la Suède, la Finlande et l’Autriche. Ces deux derniers pays ne seraient très probablement pas entrés à cette date dans l’Union européenne si l’Union soviétique n’avait pas implosé le 8 décembre 1991. L’Union européenne intègre en 2004 dix nouveaux pays, dont 8 pays d’Europe balte, centrale et orientale auxquels s’ajoutent deux îles méditerranéennes, Malte et Chypre. En 2007, l’UE intègre la Roumanie et la Bulgarie, portant ses effectifs à 27 pays membres dont 21 membres de l’OTAN
Chypre divisée, un non dit symbolique d’une forme d’impuissance de l’UE
Peu avant le 1er mai 2004, un référendum organisé à Chypre en synergie avec l’ONU se solde par un résultat négatif dans la partie sud. Depuis 1974, sa partie nord est occupée par la Turquie, par ailleurs candidate à l’Union européenne. Seule la République de Chypre, au sud, est reconnue internationalement mais elle ne peut pas exercer sa souveraineté sur la partie nord… tout en étant membre de l’Union européenne. Cherchez l’erreur. Les dirigeants de l’UE espéraient que la division de Chypre “se réglerait, d’une manière ou d’une autre”. Six ans après, les faits démontrent le contraire. Alors que l’Union européenne s’apprête à fêter les 20 ans de l’unification l’Allemagne, elle a toujours un de ses membres dont la souveraineté est entachée d’une fâcheuse occupation. Une épine dans le pied de l’UE sur laquelle il convient de maintenir un silence assourdissant. Chut

Algérie-Etats-Unis: coopération dans le domaine de la protection des antiquités


Algérie – Une formation sur la protection des antiquités et la lutte contre la contrebande s’est déroulée à Alger du 26 au 30 septembre, dans le cadre de la coopération algéro-américaine, a indiqué jeudi un communiqué de l’ambassade des Etats-Unis à Alger.

La formation a été dispensée par le Dr Bonnie Magness-Gardiner, directrice de programme au niveau du Bureau fédéral d’investigation (FBI) et l’agent spécial Christopher Calarco du FBI, au profit des magistrats, des représentants des différents musées et des officiers de police.

Le programme de formation a porté sur différents aspects tels que le cadre de la propriété culturelle aux Etats-Unis, la compréhension du marché, la place et trajectoire du trafic international d’antiquités, les techniques d’investigation et d’enquêtes relative à la contrebande d’antiquités, les opérations sous couverture.

Le marché algérien grand ouvert pour les américains


Le marché algérien grand ouvert pour les américains
Publier le 30.09.10
En extrapolant et en théorie, la mission américaine à Alger a été une réussite sur tous les plans. D’après les déclarations des responsables algériens, l’Etat algérien s’est montré volontaire à impliquer davantage les entreprises américaines, dans la politique économique du pays.


Hier, c’était au tour du premier argentier du pays, Karim Djoudi, de souligner, à l’ouverture d’une rencontre d’affaires avec des représentants de grandes entreprises américaines que «la première finalité de la politique économique entreprise par l’Etat, est de «répondre aux attentes de développement interne. Alors, on souhaite que cette politique se fasse en partenariat avec les opérateurs économiques américains», qui sont les plus fiables, selon les responsables algériens.

Le ministre a appelé dans ce sens les entreprises américaines à bénéficier des différents dispositifs d’encouragement à l’investissement en vigueur. Il a également précisé, devant le parterre des opérateurs américains, que le programme de grands investissements publics pour les cinq prochaines années pour lequel, une enveloppe globale de 286 milliards de dollars a été allouée, s’inscrit dans la continuité des deux autres plans engagés depuis 2001 en vue de soutenir le développement d’une économie de production et d’améliorer le cadre de vie de la population.
De son côté, l’ambassadeur des Etats-Unis à Alger, David Pearce, a estimé nécessaire de signer un accord algéro-américain de non double imposition pour les investisseurs.

Selon David Pearce, la conclusion d’un tel accord permettrait d’encourager et de développer les projets d’investissement en partenariat à la faveur d’une réduction sensible de la charge fiscale sur les opérateurs économiques des deux pays. L’ambassadeur américain a, en outre, réconforté les propos de Karim Djoudi, en déclarant que «les mesures d’encadrement des investissements étrangers, prises par le gouvernement algérien ne représentaient aucune contrainte pour les firmes américaines qui ont, d’ailleurs, compris la nécessité de s’associer avec un partenaire local, qui connaît le fonctionnement du système en Algérie».

BTPH, Santé et Education… les Ricains en force

Ce programme prévoit d’importantes réalisations, notamment dans le BTPH et les infrastructures de Santé et d’Education. A cet effet, a-t-il poursuivi, les sociétés américaines sont invitées à prendre part dans la réalisation de ces projets à travers des partenariats avec des entreprises algériennes et dans le cadre de la réglementation en vigueur des marchés publics.

De même, le marché algérien offre aux investisseurs américains de «larges perspectives d’exportations pour d’autres marchés communautaires, liés avec l’Algérie par des accords d’association comme l’Union européenne et la Zone arabe de libre échange», a également expliqué le ministre. Abordant les nouvelles mesures d’encadrement des investissements étrangers, notamment la règle dite de 49/51%, l’argentier du pays a tenu à préciser que cette règle permet à l’investisseur étranger de détenir la majorité relative et d’assurer le management de la société du projet, en associant deux ou trois partenaires nationaux cumulant une participation totale à 51% du capital. Il a ajouté que cette règle permettrait, notamment, de développer les entreprises algériennes et d’assurer un partage «équitable de la croissance entre tous les partenaires du projet».

Transfert des dividendes, les Américains rassurés

La quarantaine des hommes d’affaires américains ont affiché leurs préoccupations, quant aux nouvelles mesures du «patriotisme économique», dont le transfert des dividendes et les mesures portées dans les dernières Lois de Finances.

Sur ce registre, Karim Djoudi a expliqué que cette opération (transfert des dividendes) est libre à condition d’être «en règle avec l’administration fiscale». S’agissant du financement des investissements privés, Karim Djoudi a rappelé que les pouvoirs publics privilégient un financement domestique sur le marché algérien. Cette option a été favorisée essentiellement, par le niveau élevé de liquidité offert par les banques de la place dans un contexte économique international, en manque de visibilité sur les moyens à long terme.

Les USA, fournisseur traditionnel ?


Intervenant à son tour, l’ambassadeur des Etats-Unis à Alger, David Pearce, a rassuré que ses services sont disponibles pour accompagner tous les opérateurs économiques américains, voulant investir le marché algérien. Il a également affiché le vœu des Américains d’être un fournisseur traditionnel de l’Algérie.

En attendant, le niveau des échanges commerciaux bilatéraux sont appréciables et s’élèvent aujourd’hui à plus de 11 milliards de dollars en 2009. Supplanter les Français et devenir un partenaire de marque pour l’Algérie est, semble-t-il, devenu le vœu des deux parties. Qu’est ce que peut donc glaner Jean-Pierre Raffarin, attendu le mois prochain ?

source: Le financier

Tizi Ouzou: L’huile de kabylie aura son label



Dans quelques jours, ce sera la saison de la cueillette des olives. Aucune famille ne sera épargnée par cette rituelle randonnée champêtre.
Toutefois, si l’emballement des populations est largement perceptible par l’ambiance particulière de cette activité ancestrale, il n’est pas à ignorer les initiatives émanant des services concernés pour développer le créneau. Mais, si les uns y tiennent et les autres y mettent du leur, pourquoi alors l’huile d’olive de la région demeure difficilement commercialisable? En effet, cette activité est incluse dans la démarche initiée par les pouvoirs publics liant les agriculteurs à l’Etat par des contrats de performance.

L’objectif étant d’atteindre un niveau de production convenable. Cependant, certains agriculteurs considèrent que la performance ne devrait pas constituer une finalité. Atteindre un seuil de productivité de qualité n’est en soi qu’un moyen pour l’émergence d’une industrie agroalimentaire capable d’en faire un produit commercialisable. Jusqu’à présent, la commercialisation de l’huile d’olive de Kabylie rencontre de sérieux obstacles. Aujourd’hui, le standard international fixe le taux d’acidité à moins de 1,6% pour que le produit soit accepté sur les marchés internationaux. Or, l’huile produite à travers les communes de la wilaya de Tizi Ouzou dépasse cette norme. On en est encore loin avec plus de 6% du taux d’acidité.

En effet, ce problème rend caduque toute démarche visant à augmenter la production si la qualité ne suit pas. Ce constat montre également qu’en l’absence de la norme, les efforts et les budgets des pouvoirs publics ne seraient qu’un coup d’épée dans l’eau. Les initiatives visant à atteindre les quantités fixées par les contrats de performance sont nombreuses. Les actions d’entretien du verger existant ont démarré depuis des années. Et c’est ainsi qu’une extension de 2000 hectares a été réalisée sur le verger qui n’était que de 6000 ha.

D’autre part, les propriétaires d’oliveraies ont bénéficié d’aides financières afin de réaliser des cuvettes aux arbres permettant leur irrigation. La collecte au filet a, elle aussi, été dotée de soutien. L’Etat a, durant plusieurs années, gratifié les populations de filets afin d’apporter des améliorations à leur production. Enfin, pour terminer le cycle de la collecte, des huileries modernes ont été acquises par des citoyens avec l’aide de l’Etat.

Cependant, toutes ces opérations n’ont, hélas, pour le moment, aucun effet positif sur la commercialisation de l’huile d’olive. Le produit continue à être étalé dans les marchés informels, voire traditionnels, avec un label ancestral «d’huile de Kabylie» mais, absent sur les marchés internationaux. Les causes sont nombreuses selon les spécialistes. Toutes les phases de récolte allant jusqu’aux huileries sont encore pratiquées de façon traditionnelle. Les propriétaires demeurent rétifs à tous les conseils des techniciens se fiant exclusivement aux conseils de jadis. Aussi, il conviendrait de situer l’origine de ces circonspections.

Les familles n’ont, en effet, entendu parler de la gratuité des filets qu’une fois la saison passée. Les antennes des services agricoles n’ont guère effectué un travail d’information afin d’atteindre leurs objectifs. Suit alors, en deuxième phase, la mauvaise conservation de la récolte avant l’épineux problème des huileries. Alors que les moulins ancestraux fonctionnant au cheval n’ont aucune option de filtrage, les huileries modernes, elles, se sont avérées amputées de l’essentiel. Conçues initialement avec des raffineries, ces dernières acquises à coups de centaines de millions, n’interviennent pas sur le taux d’acidité. Sans raffineries, elles n’apportent rien de plus que les moulins traditionnels.

Enfin, une bonne nouvelle, tout de même, pour les agriculteurs: la récolte sera abondante cette saison. Avec un travail d’information au niveau des antennes locales des directions de l’agriculture, les populations auront plus accès aux aides de l’Etat. L’amélioration de la récolte pourra ainsi influer positivement sur la qualité de l’huile produite pour qu’elle puisse pénétrer enfin les marchés internationaux. La baisse du taux d’acidité est un objectif essentiel à prendre en considération dans les contrats de performance. Et, d’ici 2013, gare aux incendies qui endommagent sérieusement l’oliveraie chaque été!

source: Lexpression

Algérie: Illizi tourisme



Algérie: Illizi se prépare pour la nouvelle saison touristique

Illizi – Les différents intervenants dans le secteur du tourisme dans la wilaya d’Illizi se préparent déjà à entamer la nouvelle saison touristique qui s’ouvre le 23 octobre. Une rencontre de contact et de préparation pour la nouvelle saison touristique, impliquant les différents secteurs d’activités concernés (tourisme, transport, douanes, DTP, santé, Banques, protection civile, et autres), l’association des agences de voyage d’Illizi (AAVI), et les partenaires du secteur dans la wilaya, s’est ouverte jeudi à Djanet, a-t-on appris de la direction du secteur à Illizi

Mr Hachemi Guerouabi


Né le 6 janvier 1938 à El Mouradia (Alger), El Hachemi Guerouabi grandit à Bélouizdad (ex-Belcourt) où deux passions occupent son temps : le football et la musique.

Bon ailier droit, il jouera sa dernière saison en 1951-52, sous les couleurs de la Redoute AC. Au début des années 50, il commença à s’intéresser à la musique et tout particulièrement à El-Anka, M’rizek, H’ssissen, Zerbout et Lachab. Au music hall El Arbi, il se distingue en obtenant deux prix. Grâce à Mahieddine Bachetarzi, il rejoint l’Opéra d’Alger, en 1953 à 1954, où il chantera Magrounet Lehwadjeb qui fut un suceès.

Engagé à l’Opéra comme chanteur, El Hachemi Guerouabi fera aussi de la comédie et jouera dans plusieurs pièces et dans de nombreux sketches dont Dahmane la chaire et Haroun Errachid. Après l’indépendance en 1962, il rencontre Mahboub Bati avec lequel il enrichit ses connaissances, se perfectionne et enregistre des chansonnettes. En 1962 et face à l’invasion des chansons occidentales et égyptiennes, il fallait trouver une place pour le chaâbi auprès des jeunes. Guerouabi introduit des changements sur le genre et, avec EI barah, il aura beaucoup d’impact. Dans ce courant rénovateur auquel s’opposeront les conservateurs, on trouvera aussi El Ankis et bien entendu le compositeur Mahboub Bati. Toutefois, el-Harraz et Youm EI Djemaâ ont la préférence de Guerouabi qui excelle d’ailleurs dans le mdih et les nabawiyates. Il effectue un pèlerinage à la Mecque en 1987. Guerouabi qui a commencé à taquiner la mandale à l’âge de neuf ans a accumulé un capital immense grâce au contact et au travail assidu auprès de nombreux maîtres du genre.

Toutefois son prestige découle du fait qu’il a su apporter sa touche personnelle et broder une variante singulière sur l’étoffe commune qu’est le chaâbi. Il a interprété pour la plus grande joie de son auditoire ses propres créations et le répertoire traditionnel du melhoun, du chant classique gharnati et populaire comme le chaâbi et le hawzi. Il n’a jamais cessé en fait, même pendant les moments difficiles de sa carrière, d’être à la hauteur de sa réputation, qui a largement dépassé les frontières nationales. A son actif, des centaines de compositions, dont des adaptations de poèmes des XVIIè et XVlllè siècles. Il encourage son fils Mustapha à le suivre sur le même chemin et chanter en duo avec lui en 1990. Héritier populaire des grands maîtres du genre et figure emblématique de toute une génération, il renoue avec les textes fiévreux et les poésies qui ont fait sa renommée, dès et début des années 50. La voix suave légèrement éraillée, le " rescapé algérois d’une musique qui s’évaporait de plus en plus dans la variété refait, au début des années 90, un retour éblouissant avec un CD sorti chez Sonodisc, en France, Le chaâbi des maîtres. Cithare, piano, tablas, violons, banjos et guitare constituent l’instrumentation d’un répertoire classique revitalisé et toujours distillé en arabe dialectal. avec une diction et une sérénité extraordinaires

Mr Redha Malek à “Liberté”


Par : Azzedine Bensouiah

“Le pétrole et le gaz, cela ne fait pas une nation”
Dans cet entretien, Redha Malek revient sur la récente célébration du 52e anniversaire du GPRA. Il s’étalera sur les objectifs de la Révolution et la nécessité de l’écriture de son histoire, loin des règlements de comptes, loin de la glorification aveugle et aveuglante.
La Révolution, encore et toujours. Une Révolution démocratique, parce que portée par tout un peuple, qui a forgé la personnalité algérienne et qui a permis à l’Algérie d’avoir une voix écoutée sur la scène internationale. Une Révolution qui se poursuit et que rien ne pourra arrêter, selon Redha Malek.

Liberté : L’Algérie vient de célébrer, dans une totale indifférence, le 52e anniversaire de la création du GPRA. Que vous inspire cette date ?
Redha Malek : La date de la création du GPRA marque la renaissance, la résurrection de l’État algérien qui a disparu en 1830. C’est cela la performance du FLN, de ceux qui ont écrit le 1er Novembre. J’insiste sur l’historicité. On parle des composantes de l’identité nationale, que sont l’Islam, l’arabité et l’amazighité, mais on ne parle pas assez de son historicité. Le peuple algérien a fait l’histoire. On n’avait pas un État, comme le Maroc ou la Tunisie. Chez nous, il n’y avait plus rien. Les Algériens ont refait la nation sous sa forme moderne. Elle s’est forgée dans cette guerre longue. Il fallait sortir de l’émiettement de l’État. Le GPRA avait son répondant sur le terrain, un contre-pouvoir. Le colonialisme était en reflux. La nouvelle allégeance des Algériens au “nidham” qu’est le FLN qui était omniprésent. L’allégeance tribale, l’allégeance confrérique, c’est terminé ! Il n’y a plus de régionalisme dans la Révolution. C’est cela la nation. Au-delà des appartenances tribales et confrériques, le FLN s’est imposé. Le génie de Abane Ramdane, c’est d’avoir ouvert le FLN à toutes les tendances (UDMA, ulémas). C’est ainsi que s’est reconstruite la nation algérienne. La Révolution avait atterri, le 19 septembre 1958, pour s’ériger en gouvernement provisoire de la République algérienne. Cela coïncidait avec le retour de De Gaulle au pouvoir en France. Ce dernier a eu vent de notre intention de créer le GPRA. Il a confié qu’il aurait aimé que nous attendions avant de le faire. Il croyait qu’avec son charisme, il pouvait inverser la donne. Or, l’Algérie avait choisi sa voie : l’indépendance. Le GPRA est une création révolutionnaire. La résurrection de l’État n’est pas la restauration de l’État d’avant 1830. On n’est pas revenu à 1830. On a un État qui dépasse le tribalisme, l’archaïsme. C’est une Révolution démocratique. Contrairement à Guy Mollet qui parlait de guerre de religion et de retour au Moyen-Âge. Nous lui avons montré ce que nous sommes.

Justement, dans votre dernier livre, vous disséquez cette période. Qu’est-ce qui fait que l’histoire de la Révolution demeure entourée de tabous ?
Cela dépend des auteurs. Il y avait une tradition de clandestinité dans la Révolution. Il y en a qui ont gardé cette tradition. Les langues commencent à se délier. Cependant, il ne faut pas tomber dans le dénigrement systématique, dont certains veulent profiter pour remettre en cause la Révolution. Il y a beaucoup de faiblesses dans notre Révolution. Il y a eu des choses inadmissibles. Mais il faut prendre la Révolution dans son ensemble. C’est une grande entreprise. Disséquer les faiblesses, mais il ne faut pas que cela devienne un prétexte pour dénigrer la Révolution. Il y en a qui ont nié son existence. D’autres disent que c’est un mythe. D’autres disent : “On ne sait pas ce que c’est.” D’autres disent que “c’est une jacquerie”. C’est une Révolution démocratique et populaire. D’où l’insistance sur la dénomination de l’État algérien : République algérienne démocratique et populaire. Ce sont les articles d’El Moudjahid qui ont préparé la voie. Déjà, pendant la guerre, certains ont voulu supprimer le vocable “Révolution”. En 1957, des membres du CCE voulaient qu’on évite de parler de Révolution, en nous contentant d’un seul objectif : chasser le colonialiste.
Les masses populaires ont beaucoup souffert, notamment dans les camps de regroupement. Trois millions de paysans ont été déportés de leurs terres. Même Michel Rocard en parle dans son livre et n’en revient pas. Lors des négociations d’Évian, Michel Tricot voulait qu’on mette sur le document “camps de regroupement”, alors que moi j’insistais sur “camps de concentration”. Il m’a confié que le mot était trop fort et qu’il allait se référer à ses supérieurs. Les masses algériennes étaient bouleversées et engagées dans la Révolution. C’est une Révolution antiféodale, anticoloniale. On a porté un sérieux coup au tribalisme. C’est le côté démocratique où l’on dépasse les survivances féodales. Ce n’est plus Abdelkader, ce n’est plus cheikh El-Haddad, qui étaient de grands combattants. Ce ne sont plus des notabilités tribales, comme El-Mokrani. Cette fois-ci, ce sont des militants professionnels qui sortent de l’OS. Ils ont eu une formation politique et avaient un sens du nationalisme. Ce sont des gens, inconnus à cette époque, qui ont lancé le mouvement. Jean El-Mouhoub Amrouch a dit “Algeria fara da se” (l’Algérie se fera d’elle-même). C’est une auto-genèse de l’Algérie, une auto-construction. En fait, c’est la reprise d’une idée de Garibaldi lorsqu’on a reconstruit l’Italie. La plateforme de la Soummam le dit clairement. Nous sommes nous-mêmes. Nous ne sommes pas la création de puissances étrangères. C’est pour ça que l’Algérie a un avenir extraordinaire. Elle a cette force qui va l’emporter, s’imposer. La presse américaine avait écrit “l’Algérie est indépendante et ne parle que pour elle-même”, au lendemain de la libération des 52 otages américains en Iran. Ce sont des détails qui ont leur signification. Quand les otages sont rentrés aux USA et devaient être reçus par le président Reagan, on m’a invité en tant qu’ambassadeur d’Algérie. J’ai dit que je ne pouvais pas assister parce que je représente l’Algérie, mais également les intérêts iraniens. Si jamais le président américain décide de s’attaquer à l’Iran, je serai dans une position délicate. Le lendemain, on m’a contacté pour me prier d’assister et me promettre que le président Reagan ne prononcerait pas un mot contre l’Iran. Il a tenu parole. Je dénonce ces néo-indigènes qui prennent au mot ce qu’on leur raconte pour trouver des allégeances à l’extérieur.

On a eu droit, jusque-là, à une histoire officielle, celle des appareils de l’État. Et on a eu des histoires écrites par des acteurs de cette époque qui, souvent, suscitent polémique, pour ne pas dire levée de boucliers. Est-ce si difficile, 50 ans après, de raconter la Révolution ?
Je crois que c’est aussi une capacité d’écrire. Il y a une certaine paresse intellectuelle, le “à-quoi-bon ?” Si les acteurs avaient une capacité d’écrire, ils l’auraient fait. Mais, pour écrire l’Histoire, il faut avoir de la cohérence. Il faut qu’il y ait une réflexion. Cela va venir. Cela commence à venir. Le jeune Medjaoui, étudiant en médecine, engagé au FLN, vient de faire un livre, j’en ai fait la préface. Les langues se délient. Les historiens doivent se mettre au travail pour exploiter la matière grise. C’est une maladie de vouloir régler des comptes sur le dos de l’Histoire. Charles-André Julien, historien de l’Afrique du Nord, m’a confié que la Révolution algérienne lui a dessillé les yeux. Sa vision a complètement changé. “Si j’avais le temps, je réécrirais l’histoire sous une autre optique”, m’a-t-il confié. Il faut réécrire l’Histoire algérienne dans une vision plus objective. Le travail de l’Histoire est nécessaire. Tout le monde est interpellé pour écrire l’Histoire récente avec les survivants. Avant 1830, c’est le trou. On ne connaît rien. Quant aux dernières huit années de guerre, les historiens professionnels doivent rassembler ces matériaux afin d’enseigner à nos enfants. L’État n’a pas fait grand-chose et se contente de faire des commémorations.

L’Histoire de la Révolution occupe l’essentiel de vos écrits. Vous la placez même avant le pétrole et le gaz, pour situer la place de l’Algérie. L’engagement de l’Algérie au sein du Mouvement des non-alignés, son soutien à l’autodétermination des peuples, en somme ses principes inspirés de sa Révolution, ne sont-ils pas la cause de ses soucis sur la scène internationale ?
Il ne suffit pas d’avoir du gaz et du pétrole. Cela ne fait pas une nation. Ce qui fait une nation, ce sont les hommes. “Un pays sans argent est un pays pauvre, mais un pays sans principes est un pauvre pays”, disait Tallayrand. Si on se laisse aller, les étrangers vont nous prendre notre pétrole sous notre nez. C’est une question d’existence. Ce sont ces principes (Révolution, Non-Alignés, soutien à l’autodétermination des peuples) qui font la grandeur de l’Algérie. Il y a un capital sur le plan international. C’est un or. Sinon, vous croyez que les autres vont s’adresser à vous ? C’est notre rayonnement international, notre influence internationale. Être pour les causes justes, ce ne sont pas des slogans. Mandela avait appris chez nous. Bani Sadr, Kotb Zada avaient des passeports algériens. On a pu apporter des contributions de qualité, comme pour la session extraordinaire de l’ONU consacrée au nouvel ordre économique mondial, sur proposition de l’Algérie. Les indépendances des pays africains sous domination portugaise ont été signées à Alger. Les premiers ministres portugais et espagnols séjournaient tout le temps à Alger. Jusqu’en Amérique latine, on recevait des opposants chiliens, brésiliens. Nous ne sommes pas intégristes, mais nous avons soutenu la révolution iranienne. C’était, à nos yeux, un moyen de sortir de la dictature du Chah. Voilà comment on défendait nos principes. Abdelaziz Bouteflika a réussi à exclure l’Afrique du Sud (raciste) de l’ONU, au nom de la Révolution algérienne. Il a fait asseoir Yasser Arafat à l’ONU, au nom de la Révolution algérienne. Nous soutenons le Polisario, parce que c’est une cause juste.
C’est dur, surtout pour nos relations avec nos frères marocains. Ce n’est pas pour un morceau de terrain que nous le faisons, c’est pour nos principes. Quand je suis arrivé à Moscou, pour représenter l’Algérie, l’ambassadeur du Mexique m’a invité à dîner. À la fin, il m’a présenté sa fille qui s’appelait “Algeria”. Elle avait dix ans et elle était née le jour de l’indépendance de l’Algérie.

Dans votre dernier livre, vous évoquez également la période post-indépendance, avec un regard critique sur les dérapages de l’État, mais surtout concernant la substitution de l’alternative démocratique par une “contre-révolution” exécutée par le courant islamiste. Pourquoi, selon vous, l’alternative démocratique peine-t-elle à s’imposer ?
Ce n’est pas une fatalité. La Révolution est tombée entre des mains qui n’ont pas compris et qui se sont laissées aller à des situations dangereuses, telles que la corruption et la fraude électorale. Cela engendre l’opposition, la “fitna” et l’intégrisme. Ce dernier profite de la situation. L’Algérie a failli devenir un nouvel Afghanistan, s’il n’y avait pas une reprise en main par l’armée et les forces éclairées. Cela aurait pu entraîner la Tunisie, le Maroc et même l’Égypte. L’intégrisme avait choisi l’Algérie comme base de départ et d’expansion dans l’Afrique du Nord. Cet intégrisme s’est développé grâce à l’Occident. Les USA avaient besoin des intégristes pour chasser les Soviétiques d’Afghanistan. Au retour, Américains et Européens ont renvoyé l’ascenseur aux intégristes et fermé les yeux lorsque les “Afghans arabes” retournaient chez eux pour commettre leurs attentats. L’Algérie était isolée dans la lutte antiterroriste et c’est grâce à elle que l’Afrique du Nord a été épargnée. Quand j’étais au gouvernement, j’ai agi. Quand j’ai vu que les Iraniens étaient devenus le nid du FIS, on a rompu nos relations avec eux. Avec les Français, j’ai convoqué leur ambassadeur pour protester contre la sortie en France d’un bulletin qui donnait chaque semaine le bilan des attentats. Trois jours après, ils ont fermé le local et ont interdit le bulletin. Nous étions isolés, mais nous luttions. Certains écrivains français avaient écrit des livres pour préparer leur opinion publique à l’arrivée du FIS au pouvoir.
MM. Mitterrand et Dumas pensaient que les islamistes allaient prendre le pouvoir. En 1992, j’avais posé le problème aux Américains, à Washington, en tant qu’envoyé du président Boudiaf, quant au sort des “Afghans arabes” restés là-bas et qui se préparaient pour faire un malheur dans leurs pays respectifs. Ben Laden finançait le FIS à partir du Soudan. Les slogans du FIS, notamment “La mtihak, la doustour, kal Allah, kal Arrassoul” (ni Charte ni Constitution, Dieu a dit, le Prophète a dit), étaient rédigés par Ben Laden et récités dans nos rues. Nous l’avons dénoncé en 1992. Nous n’avons pas attendu le 11 septembre. La Révolution algérienne a acquis une expérience qui permet d’être invulnérable à ces menés intégristes. Le FIS a voulu faire comme le FLN de la libération. On ne peut pas imiter le FLN héroïque de la Révolution. La démocratie est une notion très difficile à appliquer dans nos sociétés. La Révolution ne s’arrête pas en 1962. Il y a un fléchissement. Il y a un certain nombre de principes et de repères qui restent valables pour sortir le pays de cette situation. Ce livre s’adresse aux jeunes. La démocratie s’enracine dans notre Révolution. Elle a donné deux choses : libération de l’individu de la brume médiévale, et la justice sociale. Les Français ont tout pris. Ils ont dépossédé les Algériens. Cette réfection de la nation s’est faite sur la base des masses populaires. La justice sociale est bien ancrée. Quel que soit le système économique, il faut respecter un minimum de justice sociale. Cela fait partie du code génétique des Algériens. La modernité, ce n’est pas seulement de la théorie (liberté d’opinion, liberté d’expression). Cela ne suffit pas si elle ne vient pas des citoyens qui doivent participer à cette démocratie. La Révolution a donné le coup d’envoi. Le ferment est toujours là pour agir. Cela demande énormément de travail.