阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门

阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门
指出了圖像訪問阿爾及爾規劃信息

羅伯特·舒曼先生和歐洲的“歐洲不會在一夜之間發生,也順利......”

retrouver ce média sur www.ina.fr

commission européenne 欧盟委员会

Commission européenne: "Commission européenne"

Tuesday, September 14, 2010

Rapports internationaux 2008/2010 sur le bilan socio-économique de l’Algérie : détérioration au niveau mondial



Poste par faycal

Au moment où les statistiques officielles algériennes, relayées par la télévision ENTV, affichent un optimiste parfois démesuré selon lesquelles l’Algérie serait un des pays les plus développés dans le monde, il est intéressant de faire une lecture des rapports internationaux 2008/2010 sur la situation économique de l’Algérie, objet de cette contribution



I- Appréciation de la performance économique : dégradation

La Compagnie française d’assurance spécialisée dans l’assurance-crédit à l’exportation (Coface), a mis sous surveillance négative de la note B, environnement des affaires de l’Algérie dans son rapport de fin juillet 2010. La Coface précise que « les politiques restrictives à l’égard des importations et des Investissements Directs Etrangers justifient, la mise sous surveillance négative de la note B environnement des affaire ».

La Coface indique avoir observé depuis juillet 2009, une dégradation du climat des affaires que des dispositions plus récentes n’ont fait que confirmer. «Les mesures prises pour limiter les importations et les sorties de capitaux, pénalisent les opérateurs, en renchérissant et en retardant leurs approvisionnements. Elles ont, en outre, accru le poids d’une bureaucratie déjà trop importante.

Le climat des affaires pâtit également et des restrictions s’appliquant aux investissements étrangers, qui rend le pays de moins en moins attractif, alors que l’économie en a le plus grand besoin pour créer des emplois et de la croissance», souligne la Coface. Par ailleurs, pour le quatrième mois consécutif, l’indice de confiance des Chefs d’entreprises algériens évalué en juin 2010 est en baisse de 13 points par rapport à la même période de 2009. Pour sa part, l’ hebdomadaire financier américain Newsweek très influent dans les milieux d’affaires avec l’appui d’éminents experts internationaux dont le prix Nobel et professeur à Columbia University Joseph E. Stiglitz, McKinsey & Co, le directeur du Bureau Byron Auguste, le directeur fondateur de l’Institut de l’Université McGill pour la santé et la politique sociale et le professeur à l’université Geng Xiao, directeur de la Colombie-Global Centre Asie de l’Est ,dans une enquête fouillée sur l’environnement des affaires et la performance des économies, a classé le 15 aout 2010 , l’Algérie à la 85ème position sur un échantillon de 100 pays. A l’échelle internationale, la Finlande est classée à la première place, suivie de la Suisse, de la Suède et du Canada. Les Etats-Unis d’Amérique sont classés à la 11e, alors que la France est à la 16e place.

La Tunisie est classée, à titre d’exemple, 65e, le Maroc (67e), l’Egypte (74e), la Syrie (83e) et le Yémen (92e). Ces analyses vont dans le même sens que le rapport établi précédemment par le groupe de la Banque mondiale (BM) « Investing Across Borders 2010″, soulignant que des lois trop restrictives ou encore désuètes sont des obstacles aux investissements, soulignant que leur mise en œuvre peut engendrer des coûts additionnels pour les investisseurs. Dans son édition 2010 du Doing Business, la Banque mondiale apprécie encore une fois assez négativement l’économie algérienne, notamment dans ses deux chapitres liés au climat des affaires en Algérie et la création d’entreprises. L’institution internationale soustrait même deux points à l’Algérie par rapport à 2009, la reléguant à la 136e place sur les 183 évalués dans le cadre du classement des meilleurs élèves dans le domaine des facilités accordées à l’investissement.

De plus, il est à noter que le classement 2010 ne prend pas en considération les mesures prises dans le cadre de la LFC 2009 intervenues alors que les données du Doing Business étaient déjà collectées, ce qui laisse présager que le classement de 2011 favorisera encore moins l’Algérie. Selon ce rapport, l’Algérie doit d’améliorer sa compétitivité du point de vue de la sophistication des affaires (128e place), de l’efficience du marché du travail (127e place), de l’efficience du marché des biens (126e place), du développement technologique (123e place), du point de vue des institutions (115e place) et de l’innovation (114e place) et de l’enseignement supérieur et de la formation (102e place).

Pour FDI Intelligence, une division spécialisée du groupe britannique de presse «Financial Times LTD» de septembre 2009 dans une étude détaillée couvrant 59 pays africains et prenant en compte les critères comprenant les infrastructures, les stratégies visant à encourager les IDE, le potentiel économique, le niveau et la qualité de la vie, les ressources humaines et l’ouverture des marchés, l’Algérie a reculé en matière d’attractivité des investissements directs étrangers (IDE) étant largement devancée par l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Maroc et la Tunisie. Le rapport note une détérioration du climat des affaires en 2009 où l’Etat algérien émet des signaux négatifs et contradictoires particulièrement en matière de la promotion de l’investissement privé national et étranger.

L’indicateur de performance logistique (LPI) de l’Algérie place le pays en 140ème place sur 150 pays, montrant, une déficience en matière de réduction de coûts et de barrières administratives et une mauvaise qualité fonctionnelle de la gestion des ports. Aussi, malgré sa proximité géographique avec l’Europe et ses réserves énergétiques pour attirer davantage de capitaux étrangers, l’Algérie n’a même pas profité de l’afflux des pétrodollars du Golfe, contrairement au Maroc, Egypte, Turquie et Syrie, le Golfe étant devenu le deuxième émetteur d’IDE après l’Europe et devant les Etats-Unis. A part le secteur des hydrocarbures et celui des télécommunications, l’Algérie ne semble guère intéresser les investisseurs étrangers. L’entrave aux affaires toujours selon ces deux rapports est due surtout à l’accès aux financements, la bureaucratie d’Etat, la corruption, l’inadéquation de la main-d’œuvre formée, la politique du travail considérée comme restrictive ainsi que le système fiscal et l’environnement dont la qualité de la vie.

Concernant justement la qualité de la vie, le célèbre tabloïd anglais The Economist le 10 septembre 2009, dans une enquête qui mesure, à partir de plus de 30 indicateurs qualitatifs et quantitatifs, cinq grandes catégories, à savoir la «stabilité», les «soins de santé», la «culture et l’environnement», l’«éducation» et l’«infrastructure», catégories compilées et pondérées pour fournir une note globale variant de 1 à 100, où 1 est jugé intolérable et 100 est considéré comme idéal, la ville d’Alger, malgré toutes les dépenses a été classée au 138e rang sur les 140 métropoles pour 2009, classement inchangée par rapport à l’année dernière 2008 au même niveau que Dhaka (Bengladesh), obtenant un score de 38,7, devançant la capitale du Zimbabwe Harare.

II- Indices du développement humain et de la corruption : des résultats mitigés

Précisément pour l’indice de développement humain( IRH) , indicateur beaucoup plus fiable que le produit intérieur brut(PIB), une étude du Femise, de juillet 2010 financée par l’Union européenne, met en lumière la corrélation entre libertés individuelles, degré d’ouverture au commerce et investissements directs étrangers dans les pays de la région MENA (Afrique du Nord et Moyen-Orient). Un niveau plus élevé de libertés individuelles associé à une mise en application rigoureuse des contrats et de hauts standards dans l’application de la loi promeuvent les IDE.

A l’inverse, l’instabilité sociale et le désordre politique les repoussent. Les chercheurs ont déterminé une série de critères susceptibles d’avoir un impact sur ces IDE, tels que l’espérance de vie, l’égalité des sexes et le niveau d’éducation. Ils constatent, qu’une vie longue et saine et un niveau élevé d’éducation, sont des facteurs clés pour stimuler les IDE. « Cela laisse penser que les investissements de santé et d’éducation contribueraient à accroître le capital humain et, par conséquent, le niveau d’exportations des pays méditerranéens se verrait lui aussi augmenté » souligne l’étude.

Le rôle de l’éducation apparait plus prononcé lorsqu’il est couplé à une croissance positive des revenus, tandis que la distribution équitable des revenus stimulerait exportations et importations. « Notre analyse a montré que l’Indice de développement humain influence les décisions des investisseurs étrangers sur le long terme, et non sur une année déterminée» concluent les experts. Pour l’indice du développement humain, l’Algérie a perdu 4 places, passant de la 100e place, en 2008, à la 104e en 2009, lit-on dans le rapport du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) de 2010. C’est ainsi que l’Algérie est classée parmi les pays dont le développement humain est qualifié de « moyen ». Ce classement implique un total de 182 pays, répartis selon le niveau du développement humain (très élevé, élevé, moyen et faible).

L’Algérie est devancée surtout par la Tunisie classée 98e, le Liban (83e), le Gabon (103e) et la Jordanie (96e). L’Algérie rétrograde à la 104e sur le baromètre du développement humain. Les enquêtes sur le terrain montrent clairement l’effritement du niveau scolaire, ayant plus de chance d’être chômeurs au fur et à mesure que l‘on gravite dans la hiérarchie scolaire, des sureffectifs dans les classes et amphithéâtres, des déperditions croissantes du primaire, secondaire au supérieur, ,une gestion défectueuse des établissements scolaires avec des bâtiments délabrés et un environnement sans âme et la mensualité d’un professeur et maître de conférences, en fin de carrière, est environ d’un tiers de celles de ses collègues marocain et tunisien, avec les nouvelles augmentations de 2008 (moins du un tiers par rapport au salaire d’un simple député ou sénateur ) et 80% de ce montant en retraite, sans compter les conditions de travail bien plus meilleures et surtout la considération .Nous ne parlerons pas des enseignants du primaire et secondaire encore plus dérisoire.

Concernant le secteur santé, l’Algérie n’est pas mieux lotie et l’on assiste malgré des investissements colossaux à la dégradation du milieu sanitaire. Cela s’explique comme je le démontrerai plus loin, par la disparition de la couche moyenne productive pilier de tout développement. Des enquêtes sur le terrain montrent en comparaison au Maroc et à la Tunisie que ces deux pays favorisent les couches moyennes productives et non les rentières comme en Algérie, que le niveau de vie des fonctionnaires en termes de parité du pouvoir d’achat est plus élevé au Maroc et beaucoup plus en Tunisie. Il serait intéressant d’ouvrir un débat national sur la fixation des salaires à tous les niveaux, dans la mesure où dans les pays dits démocratiques, les responsables au plus haut niveau de l’Etat affiche leurs rémunérations sans complexe permettant de réaliser une symbiose entre les gouvernants et les gouvernés.

Dans ce cadre, le savoir étant le pilier du développement durable avec la bonne gouvernance, la revue américaine Foreign Policy de juillet 2010 qui vient de consacrer une enquête minutieuse aux pays les plus vulnérables du monde, a classé l’Algérie parmi les plus vulnérables au monde avec une note de 8,6 sur 10 pour la disparition et la dispersion de l’élite, s’agissant d’une des notes les plus mauvaises du monde. Selon cette revue internationale, les conditions de vie déplorables des cadres et cerveaux algériens, les très bas salaires et l’environnement politique défavorable hypothèquent l’avenir de l’Algérie qui risque de se retrouver sans son intelligentsia pour construire son avenir.

Elle rejoint donc l’analyse du rapport de l’Université de Shanghai 2009 (The Academic Ranking of World Universities),_le rapport 2010 paru en aout 2010 ne faisant pas apparaitre l’Algérie dans le TOP 500- qui donne pour 2009 le classement des 6000 meilleurs universités (classées) en compétition au niveau mondial donne pour l’Algérie :

a) Universités classées : université de Sidi Bel Abbes à la 4 116e place, Université de Tlemcen, la 143e place et Université de Batna à la 5 548e place ; b) hors classement (élimination de la sélection) : université de Constantine, 6766 ème place ; l’université des sciences et de la technologie Houari- Boumediene à la 7008e place; l’université Abdelhamid- Ben Badis de Mostaganem à la 7205 ème place; l’ université d’Alger à la 7849 ème place; l’École nationale de l’informatique 8960 ème place et l’ université Mohamed-Boudiaf d’Oran à la 9004 ème place . N’est –il pas donc démagogique de créer une université par wilaya, et utopique, de vouloir faire revenir les émigrés lorsque qu’on dévalorise ceux qui sont restés sur place ? Et où sont donc les différents centres de recherche, les centaines de laboratoires des universités d’Annaba, Constantine, d’Oran, de l’Ecole nationale d’administration, l’Ecole nationale polytechnique, l’Institut algérien du pétrole, qui ont pourtant formé une génération de brillants cadres et ingénieurs qui n’avaient rien à envier aux grandes écoles occidentales ?

Quant à l’ indicateur de corruption, reflet de la bonne gouvernance, l’organisation internationale Transparency International dans son rapport annuel paru le 17 novembre 2009, classe, ironie de l’histoire, l’Algérie et l’Egypte sur un même pied d’égalité comme les pays connaissant un haut degré de corruption avec un score déplorable de 2,8 sur 10, tous les deux se retrouvant à la 111ème place sur 180 pays.

L’on sait que les auteurs de l’IPC considèrent qu’une note inférieure à 3 signifie l’existence d’un « haut niveau de corruption au sein des institutions de l’Etat » et que des affaires saines à même d’induire un développement durable ne peuvent avoir lieu, cette corruption favorisant surtout les activités spéculatives.

Ainsi, l’Algérie par rapport à 2008, chute de 3,2 à 2,8 sur 10 allant de la 92ème place en 2008 à la 111ème en 2009, perdant 20 places, ce qui la ramène à l’année 2005 où elle avait obtenu une note de 2,8 sur 10. Toujours au niveau des rapports internationaux, une récente étude datant de mars 2010 réalisée par la Global Financial Integrity (GFI) et publiée à Washington DC (USA), a classé l’Algérie au troisième rang au niveau continental, des pays ayant un haut débit de sortie financière illicite.

Intitulée « les flux financiers illicites en provenance d’Afrique: ressource cachée pour le développement », l’étude s’est concentrée davantage sur les sorties financières illicites d’une seule source » mauvaise évaluation des prix du commerce ». Réalisée sur la période s’étalant de 1970 à 2008, cette étude a relevé que l’Afrique a perdu plus de 1,8 billions de dollars de sorties financières illicites en plaçant le Nigeria au sommet de l’échelle avec 89,5 milliards de dollars, suivi de d’Egypte (70,5), l’Algérie (25,7), le Maroc (25), et l’Afrique du Sud (24,9) en ajoutant que les sorties financières illicites en provenance d’Afrique ont augmenté à un taux moyen de 11,9 % par année.

Ainsi, le flux massif de capitaux illicites hors de l’Afrique dont l’Algérie est facilité par les paradis fiscaux, territoires à secret, les sociétés déguisées, les comptes anonymes et des fondations fictives, cette sortie de fonds épuisant les réserves en devises, accroissant l’inflation, réduisant les rentrées fiscales et limitant l’investissement productif.

III- L’Algérie en marge des mutations mondiales ?

La position de l’Algérie sur le plan socio-économique selon les rapports internationaux ne s’améliore pas. Les deux derniers rapports concernant l’Algérie qui viennent de paraître début septembre 2010 confirment la même tendance lourde analysée précédemment. Et même le rapport 2010 de la banque africaine de développement classe bon nombre de pays africains soit dans la liste des pays émergents ou potentiellement émergents mais ne cite pas l’Algérie.

Le premier paru le 9 septembre 2010 par le World Economic Forum (WEF-Forum économique mondial), en prélude à sa réunion annuelle des nouveaux champions 2010 qui se tiendra à Tianjindu (Chine) classe l’Algérie la 86ème place avec un score de 3,96 sur la compétitivité mondiale 2010-2011).

Le second approximativement à la même date, par la célèbre Deutsche Bank à partir de critères dont la stabilité macroéconomique, la diversité et la solidité du secteur bancaire et financier, le climat des affaires, l’ouverture économique, le cadrage juridique des investissements étrangers et la stabilité sociopolitique qui après avoir estimé dans son rapport de janvier 2008 2007 que l’Algérie est en passe de devenir une puissance énergétique et économique de premier plan dans la région du Maghreb, revoit sa position et déclasse l’Algérie qui occupe dorénavant le dernier du classement des pays de l’Afrique du Nord en terme de développement économique, juste devant la Libye.

S’agit-il d’ignorer ces rapports en invoquant sous un discours chauviniste que c’est un complot contre l’Algérie ou se demander simplement si le mal n’est pas avant tout en nous. Les dernières mesures gouvernementales du retour au tout État gestionnaire permettront-elles un véritable décollage économique sachant que même Cuba où dans son discours début septembre 2010 Fidel CASTRO prône un désengagement progressif et maitrisé de l’Etat de la sphère économique, ne parlant pas des fondateurs du communisme à savoir l’Ex URSS ou la Chine qui sont en transition vers l’économie de marché.

Restent deux pays dans le monde : la Corée du Nord communiste et l’Algérie mais avec cette différence l’Algérie est une économie rentière reposant sur les hydrocarbures à l’état brut et semi brut . Aussi, malgré des dépenses colossales entre 2004/2009,(étant prévu 200 milliards de dollars, ce montant a-t-il été intégralement dépensé ?) et programmant 286 entre 2010/2014 dont 130 de restes à réaliser de 2004/2009, (des surcouts exorbitants) dues essentiellement aux recettes des hydrocarbures,(98% des exportations) contribuant directement et indirectement aux taux de croissance via la dépense publique d’ailleurs non proportionnel à l’importance de la dépense, à plus de 80% et plus de 70% pour la fiscalité.

Ainsi l’Algérie est passée au modèle d’usines clefs en main entre 1965 et 1979, aux infrastructures clefs en main entre 1980 et 1990, avec un modèle similaire entre 2000 et 2010 comme en témoigne le poste assistance technique qui est passé de 5 milliards de dollars moyenne 2004/2005 à plus de 11 milliards de dollars entre 2008/2009/ appel aux compétences étrangères et fuite de cerveaux algériens vers l’étranger. Et que sera l’Algérie avec l’épuisement inéluctable, entendu réserves rentables financièrement, selon différents scénarios, des hydrocarbures entre 2020/2030 ?

D’où l’importance d’un débat sans exclusive entre les différences forces de la Nation sur le bilan en toute objectivité et de la voie à suivre. La vertu des grands dirigeants n’est-elle pas de reconnaître ses erreurs afin de se corriger pour le bien être du présent et du futur de leur population. D’où l’importance du dialogue permanent et de la tolérance des idées d’autrui. Et comment ne pas rappeler ces paroles pleines de sagesse d’un grand philosophe : monsieur je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je ma battrai de toutes mes forces pour que vous puissiez toujours le dire »

Docteur Abderrahmane MEBTOUL Expert International professeur d’Université en management stratégique

Des canadiens pas gênés par le patriotisme économique algérien



Écrit par Oussama Nadjb
Contrairement à nombre de leurs pairs occidentaux qui parlent à mots couvert, les canadiens, diplomates et responsables d'entreprises, ne stressent pas devant la confirmation du cours « patriotique » de l’économie et nationale. Et ils le disent à mots ouverts.





C’est devenu presque une tradition. Quand les lois économiques changent en Algérie, les canadiens sont pratiquement les seuls à s’exprimer. Toujours de manière positive alors que les français ou allemands, en off en général, évoquent un « durcissement ». Par conviction, par diplomatie ou par souci de ménager leurs intérêts, les canadiens ont une appréciation qui ne peut que plaire au gouvernement algérien. C’est un fait, quand les médias canadiens, renseignés par les dépêches d’agence, s’affolent au sujet du « nationalisme économique » en cours, les diplomates canadiens à Alger ou l’entreprise canadienne la plus en vue en Algérie, SNC Lavalin, développent un discours très rassurant. Il n’y a pas dans cette attitude que du respect pour la souveraineté des choix de l’Algérie. Sur le site « Presse canadienne », un analyste qui a choisi de rester anonyme n’hésite pas à comparer la réorientation de la politique économique en menée ces deux dernières en Algérie avec la « Révolution tranquille » connue par le Québec dans les années 1960 et qui a été marquée au plan économique par la nationalisation des sept plus grandes compagnies hydro-électriques de la province et de les fusionner à Hydro-Québec. « Il y a un fort vent de nationalisme économique qui souffle sur l'Algérie. Les Algériens disposent d'importantes ressources naturelles et ils n'en profitent pas pleinement » souligne l’analyste anonyme. On se souvient qu’après le « choc » de la LFC 2009 qui a été évoquée – au grand dam des responsables algériens – dans un jeu de questions orales entre un député et ministre à l’assemblée nationale française, l’ambassadeur du Canada en Algérie, M.Patrick Parisot, s’est singularisé en soulignant que les changements introduits dans les lois sur l’investissement et le commerce ne gênaient guère les entreprises canadiennes.

Lavalin : « on se situe dans un marché à forte valeur ajoutée »

C’est à nouveau le cas avec la loi de finance complémentaire 2010 dont l’art 55 dispose que les « cahiers des charges des appels d’offres internationaux doivent prévoir l’obligation, pour les soumissionnaires étrangers, d’investir dans le cadre d’un partenariat, dans le même domaine d’activité, avec une entreprise de droit algérien, dont le capital est détenu majoritairement par des nationaux résidents ». La mesure vise à éviter que les couteux programmes d’investissement publics ne profitent qu’aux entreprises étrangères – c’est le grand reproche fait par les opérateurs aux précédents plans de relance – est présentée par l’agence Reuters comme une nouvelle restriction aux investissements étrangers. Le géant canadien de l’ingénierie, SNC Lavalin, qui connaît le terrain algérien, ne s’en inquiète pas outre mesure. Bruno Picard, vice-président principal au développement des affaires chez SNC-Lavalin Construction constate dans une déclaration à « Presse canadienne » qu’il est possible que les « entreprises locales - et c'est le souhait du gouvernement algérien - obtiennent une plus grand part du gâteau que dans le passé ». Ce souci de faire profiter les entreprises algériennes du nouveau plan quinquennal de 286 milliards de dollars ne dessert pas, selon lui, les intérêts de Lavalin. Bruno Picard considère même qu’un renforcement des entreprises algériennes est un atout pour son entreprise. « Que les entreprises algériennes soient plus fortes, ça veut dire que c'est encore plus facile pour nous de travailler avec elles. On se situe dans un marché de haute valeur ajoutée. Plus nos partenaires locaux sont solides, mieux c'est pour nous." Il n’empêche que Lavalin est en attente des modalités de mise en œuvre de cette mesure qui pourrait, « en tant que de besoin », précise la LFC, faire l’objet d’un arrêté conjoint des ministres des finances et du commerce.

Des éclaircissements attendus

Le responsable de Lavalin croit que son entreprise n’aura pas besoin de constituer une joint-venture pour chaque projet mais qu’une seule pourra répondre à différents appels d'offres. « On devrait voir comment le gouvernement algérien va articuler tout ça dans les premiers documents d'appels d'offres qui vont sortir dans les prochaines semaines pour des grands projets » a indiqué Bruno Picard qui se dit très optimiste sur la poursuite des affaires en Algérie. Lavalin, présente depuis des décennies en Algérie, a réalisé des revenus annuels de 500 millions de dollars au cours des cinq dernières années en Algérie. "Nous avons un engagement à long terme envers l'Algérie, a-t-il précisé. (...) On va continuer à s'adapter à ce marché-là comme on l'a fait au cours des 43 dernières années." Lavalin n’est pas la seule entreprise canadienne à se sentir à l’aise en Algérie. L’entreprise d’ingénierie- construction Dessau (ex-Dessau Soprin) qui a, en cinq ans, multiplié par dix son chiffre d’affaire en Algérie pour atteindre les 17,5 millions d’euros, a même fermé ses bureaux en Egypte, en Tunisie et au Maroc pour tout regrouper en Algérie. Les canadiens sont décidément à l’aise en Algérie. Et ils le disent.



Partager

Alger-Paris – Des chargés de missions très spéciaux pour les affaires économiques




Écrit par Driss Oulis
Raffarin désigné « Monsieur Algérie » pour les questions économiques de l’Elysée, retour annoncé, sous un autre nom, de la chambre de commerce française en Algérie. La France qui n’a pas réellement souffert du nouveau cours économique algérien tente de s’y adapter. Un petit état des lieux de la relation économique algéro-française en attendant de connaître le « Monsieur France » d’El Mouradia.





Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre (2002-2005), est désormais « Monsieur Algérie ». « Cette mission aura pour but d’identifier et de lever les obstacles entre la France et l’Algérie pour leurs investissements économiques respectifs », a précisé Jean-Pierre Raffarin juste après sa désignation par le président français Nicolas Sarkozy. Par le choix de cette personnalité politique de haut niveau, Paris montre tout l’intérêt accordé aux relations économiques bilatérales en évoquant, pour la première fois publiquement, le développement des investissements algériens en France. C’est une nouveauté notable dans le discours franco-algérien. Quels investissements ? Dans quels créneaux ? En piochant dans les sources ouvertes, on n’a pas connaissance de projets qui seraient développés en France, hormis le réseau des commerces divers d’Algériens. On peut supposer que le sujet a pu être évoqué lors des nombreuses visites et missions du ministre Hamid Temmar en France, durant la décennie écoulée. Peut-être est-ce lui qui sera désigné comme interface de Jean-Pierre Raffarin puisque la partie algérienne doit, elle aussi, désigner une « personnalité de haut niveau » pour coordonner cette coopération à laquelle on veut donner une nouvelle impulsion. Si on ignore quels pourraient être les projets économiques algériens à développer en France, par contre on sait qu’au plan intérieur Alger a sérieusement mis le cap sur un néo-patriotisme économique synonyme de davantage de présence et de contrôle étatique dans tout partenariat avec des étrangers, sans distinction. La règle des 51-49% dans les investissements au profit du partenaire local, la taxe des surprofits, plus de contrôle des activités commerciales avec l’étranger, plus de rigueur dans les transferts de fonds sont autant de mesure qui vont dans cette direction.

Balance commerciale française excédentaire


Pour le moment, on ne pas dire que la France en subisse vraiment les contrecoups. Selon les douanes françaises, « la balance commerciale française vers l’Algérie a enregistré un excédent de 1,5 milliard d’euros durant les sept premiers mois de l’années 2010 », soit +12% en glissement annuel. La même source indique que les exportations de Paris vers Alger ont atteint 3 milliards d’euros, « en recul de 6% par rapport à fin juillet 2009 ». Ce recul, Paris l’enregistre notamment dans les véhicules automobiles (-21%) et le secteur pharmaceutique (-17%). Il faudra attendre le bilan 2010 pour savoir si le nouveau cap économique, ou d’autres facteurs, aura eu un impact négatif sur le volume des échanges. Bien que du coté français on se refuse à parler de contentieux, le gel de fait de la Chambre Française de Commerce et d’Industrie en Algérie (CFCIA) depuis une année témoigne tout de même d’un malaise. Créé en 1975, la CFCIA activait en Algérie « sous un statut juridique inapproprié, voire illégal », confient des sources officieuses algériennes en notant qu’elle était « tout de même tolérée comme d’autres associations ». Mais alors comment en est-on arrivé au gel de l’activité ? « Les pouvoirs publics ont décidé qu’une nouvelle chambre devait voir le jour pour exercer les missions de la chambre de commerce dans un nouveau contexte », souligne notamment le président sortant Michel de Caffarelli dans la lettre aux adhérents de la CFCIA.


Rivalités et « ingratitude »


La formule diplomatique et langue de bois du président sortant « masque l’irritation et la colère des autorités algériennes à la suite de critiques de la politique économique conduite par Ahmed Ouyahia par des membres dirigeants de la Chambre », ainsi que des critiques « sur l’insécurité juridique de l’investissement étranger en Algérie », confient sous le sceau de l’anonymat des adhérents. « Non seulement, elle activait selon son bon vouloir, mais de surcroit, par ses critiques, elle se permettait pratiquement de « cracher dans la soupe », c’est de l’ingratitude, confie de son coté un adhérent de la Chambre « rivale » : la Chambre algérienne de commerce et d'industrie (CACI). Cette rivalité date d’une dizaine d’années. Elle a été accentuée, faut-il le mentionner, par le dynamisme ou la « suractivité » de la CFCIA (nombreuses manifestations économiques, salons, foires…avec des retombées financières) par rapport aux lourdeurs de la machine CACI. A la suite de ces péripéties, les pouvoirs publics algériens ont fini par se pencher sur le dossier du statut de la CFCIA en demandant à ses animateurs de geler leurs activités et d’introduire une demande d’agrément. Celle-ci aurait été déposée fin novembre dernier à Alger.


La CFCIA est morte, vive la CCIAF


On sait que la nouvelle chambre s’appellera « Chambre de commerce et d’industrie algéro-française » (CCIAF). Son agrément est attendu pour la fin septembre. Son nouveau statut devrait l’aligner sur celui des autres chambres montées avec des partenaires étrangers (Allemagne, Suisse…). L’ex-CFCIA serait ainsi « normalisée » en incluant en son sein des membres algériens d’où l’appellation CCIAF.

La délivrance de cet agrément est perçue par des opérateurs économiques français comme un signe de détente. D’autres dossiers du ressort de « Monsieur Algérie » sont en suspens tel que celui de la privatisation de l´unité d´Alver (verrerie du groupe Enava) au groupe français Saint Gobain. Le syndicat a contesté cette privatisation entérinée en novembre 2007 par le Conseil des participations de l´État (CPE) pour un prix de cession fixé à « 5 040 000 euros, soit 500 millions de dinars payables au comptant ». En contrepartie, le repreneur français s’engageait à maintenir la majorité du collectif des salariés. En juillet dernier, dans la logique du nouveau cap économique, le gouvernement décide d’éponger la totalité des dettes de cette unité d’Enava, soit environ 430 milliards de centimes.


Saint-Gobain out?


Du coup, bing sur le processus de privatisation conclu avec St Gobain ! A présent, c’est l’hypothèse d’un partenariat dont on parle et dans les conditions d’un actionnariat minoritaire pour St Gobain. C’est un dossier à pousser, confie un expert français. Ce ne sera plus dans l’esprit d’une cession, mais d’un éventuel management rationnel avec au bout une efficacité économique. Facile à dire, mais pas évident à réaliser. C’est ce type de dossier qu’aura à débloquer « Monsieur Algérie » lorsque la situation aura suffisamment maturé. En attendant, c’est Anne-Marie Idrac, secrétaire d'État chargée du Commerce extérieur, auprès de la ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi qui est annoncée à Alger. La dernière visite d’un membre du gouvernement Fillon en Algérie remonte à juin 2009 lorsque le ministre du Budget Eric Woerth était venu signer, notamment, un accord de coopération avec son homologue Karim Djoudi.

L’Algérie abritera la prochaine assemblée exécutive



Conseil mondial de l’énergie
L’Algérie abritera la prochaine assemblée exécutive


La prochaine assemblée devrait se tenir plus exactement en novembre 2011 à Oran, selon le P-DG du groupe Sonelgaz, Nourredine Boutarfa, qui représente l’Algérie au sein de ce conseil en tant que président du Comité algérien de l’énergie. Outre la préparation du prochain CME, la réunion d’Oran devrait faire le point sur le congrès qui se tient actuellement à Montréal et examiner si les axes de travail qui en seront dégagés seront exécutés à cette date. Fondé en 1923, le CME organise un congrès tous les trois ans, avec la mission de promouvoir l’approvisionnement et l’utilisation durables des énergies au bénéfice de tous. Considéré comme la plus importante organisation multi-énergie dans le monde, le Conseil dispose de comités-membres dans près de 100 pays, y compris dans la plupart des pays considérés comme les plus grands producteurs et consommateurs d’énergie. L’organisation touche tous les types d’énergie, dont le charbon, le pétrole, le gaz naturel, le nucléaire, l’hydroélectricité et les énergies renouvelables. Le Congrès mondial de l’énergie (CME) dans sa 21e édition qui se tient depuis le 12 septembre à Montréal (Canada), a vu la participation de l’Algérie. Cette dernière est représentée par une importante délégation conduite par le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi et comprenant également les P-DG des groupes Sonatrach et Sonelgaz, ainsi que les dirigeants de Naftal, Alnaft et la CREG (Commission de régulation de l’électricité et du gaz), selon une source proche de la délégation algérienne. Sonatrach et Sonelgaz seront aussi présents à l’exposition sur les énergies émergentes «Expo Energie Montréal 2010» qui se tiendra en marge de ce congrès à travers un stand d’une superficie de 232 m2. Le CME de Montréal constituera l’occasion pour l’Algérie «d’affiner sa position en matière de fourniture d’énergie et de présenter aussi les opportunités d’investissements dans le secteur de l’énergie, à l’instar du 3e appel d’offres pour l’exploration des hydrocarbures qui vient d’être lancé par l’agence Alnaft», selon la même source. La rencontre de Montréal devra rassembler plus de 3 500 participants représentant les leaders mondiaux de l’énergie, des gouvernements, d’organismes internationaux, ainsi que des médias, des universitaires et des associations liées au secteur énergétique. Il s’agira, en effet, du premier grand rassemblement international tenu suite au Sommet de Copenhague sur le climat (Cop 15). Les objectifs du congrès toucheront évidemment le secteur énergétique, qui devra s’adapter aux règles du nouvel accord sur le climat pour la période post 2012. Au cours des cinq jours du congrès, les participants appréhenderont le thème retenu pour cette édition «agir maintenant sur les enjeux planétaires: pour un monde d’énergie en mouvement», en quatre grands axes qui constituent les enjeux planétaires actuels en matière d’énergie. Quelque 200 conférenciers en provenance de 52 pays, débattront à ce propos des moyens à répondre à la demande mondiale d’ énergie, des solutions énergétiques pour la protection de l’environnement ainsi que des politiques énergétiques et du financement des projets. Le programme de la conférence prévoit également quatre tables rondes auxquelles participeront des ministres de l’Energie et des présidents d’entreprises, cinq forums régionaux, un forum ministériel en plus des présentations spéciales et des séances techniques. B. A.



14-09-2010

L’Algérie va imposer progressivement la condition de transfert technologique pour l’investissement étranger



Portail Algérien des ÉNERGIES RENOUVELABLES
L’Algérie va imposer de plus en plus la condition de transfert de technologie pour les futurs investissements étrangers dans le domaine de l’énergie, a indiqué lundi à Montréal le ministre de l’Energie et des Mines, M. Youcef Yousfi. "Dans le futur, ce sera une priorité pour tous les secteurs, nous travaillerons avec des partenaires qui nous aident à fabriquer nos équipements en Algérie, notamment dans l’industrie pétrolière et gazière", a déclaré M. Yousfi à l’APS à l’issue de sa rencontre avec la communauté d’affaires du Québec. "J’ai donné un certain nombre de messages à cette communauté pour qu’elle s’implique davantage dans le processus de fabrication d’équipements en Algérie en participant dans l’industrie pétrolière et notamment minière dont elle dispose d’un savoir faire important", a-t-il dit "Il y a nécessité d’avoir un partenariat plus important dans le domaine industriel, un partenariat de fabrication d’équipements et de transfert de technologie et non pas un partenariat de vendeur - acheteur", a-t-il souligné..

Le ministre a précisé qu’il allait transmettre ces mêmes messages vendredi prochain à la communauté d’affaires de Montréal dans le cadre d’une rencontre prévue à cet effet..

Interrogé si l’Algérie allait appliquer cette condition pour les futurs investissements étrangers dans le domaine de l’énergie, le ministre a affirmé que "c’est une exigence que nous allons imposer de plus en plus". M. Yousfi effectuera lundi et mardi avec l’ambassadeur d’Algérie au Canada, M. Smail Benamara, une visite à Ottawa pour une prise de contact avec le gouvernement fédéral canadien..

"La visite a pour objectif de renforcer les relations entre l’Algérie et le Canada dans les domaines qui nous intéressent", a-t-il ajouté..

Dimanche soir, le ministre a eu des entretiens avec le ministre québécois du développement durable et de l’environnement M. Pierre Arcand durant lesquels il a eu à souligner l’importance de la communauté algérienne au Québec..

Le canada a été classé 7ème client de l’Algérie en 2009 avec des importations de plus de 2 milliards de dollars américains et son 17eme fournisseur avec des exportations d’une valeur de 419 millions de dollars, selon les chiffres des Douanes algériennes. M. Yousfi devrait participer par ailleurs dans le cadre des travaux du 21ème Congrès mondial de l’énergie à une table ronde ministérielle intitulée "échéancier de transition pour l’atteinte d’un nouveau monde énergétique"..

Cette table ronde sera l’occasion pour les ministres de faire le point sur les travaux du Congrès et de prendre note des idées qui ont été mises de l’avant dans les différentes tables rondes et séances de discussion sur les enjeux, plus particulièrement celles où ont été proposées des approches nouvelles et des propositions de réforme des règlements et des politiques..

Prendront également part à cette rencontre, Paradis Christian, ministre canadien des ressources naturelles, Svetliskiy Stanislav, vice-ministre russe de l’énergie, Benkhadra Amina, ministre marocaine de l’énergie, de l’eau et de l’environnement, Shri Sushilkumar, ministre indien de l’énergie et Wya Nuhu Somo, ministre Nigérian de l’énergie..

APS

L’Algérie tient-elle encore au projet Desertec ?



yasmine djaber


Le méga projet « Desertec » intéresserait-il encore l’Algérie ? La question mérite d'être posée après les déclarations du PDG de Sonelgaz, Nourredine Boutarfa, lors d’une session du Congrès mondial de l’énergie, qui se tient à Montréal (Canada) et qui est consacrée au développement des grands projets énergétiques en Afrique. « La réussite de Desertec dépendra de l’intérêt des bénéficiaires à promouvoir le concept de complémentarité afin d’utiliser avec une plus grande rationalité économique les ressources naturelles, industrielles et humaines africaines existantes », a-t-il déclaré devant un panel d’experts et de responsables.

Le premier responsable de Sonelgaz a fait savoir que l’idée du projet est à l’origine algérienne et qu’elle a été reprise ensuite par la fondation Desertec sous l’auspice du club de Rome et de l’association Trans-med pour la coopération sur les énergies. L’idée, a-t-il précisé, avait été lancée en 1993 à Tunis lors de la conférence sur le développement et le fonctionnement des grands réseaux interconnectés, organisée par l’ancienne UNIPED. Pour l’Algérie, il s’agissait alors d’un projet futuriste de production dans le Sahara algérien de 100 GW en énergie solaire. La suggestion a été relancée par notre pays lors de la réunion interministérielle sur les interconnexions Maghreb-Europe tenue à Alger en septembre 1995 et qui a regroupé les ministres chargés de l’énergie d’Algérie, d’Espagne, du Maroc, de Tunisie, de Libye, et d’Egypte. « L’Afrique, dont les idées sont souvent reprises par d’autres, ne doit pas rater le train de la transition en maîtrisant la technologie nécessaire à l’utilisation de ses potentialités énergétiques notamment celles des énergies renouvelables", a-t-il encore déclaré.

M.Boutarfa qui n’a à aucun moment évoqué l’option de l’abandon de ce projet par l’Algérie s’est, au contraire, félicité de l’avancement de Desertec. "Le projet qui est au début de sa phase de séduction rallie des supporters mais connaît également des détracteurs". M.Boutarfa a, en revanche, fait savoir que Desertec pourrait être concurrencé par le Plan solaire méditerranéen, initié par la France dans le cadre de l’Union pour la méditerranée (UPM).

Il y a quelques jours, le quotidien émirati The National, rapportait qu’après l’Allemagne c’est au tour de l’Algérie d’abandonner ce projet qui consiste à produire de l’électricité solaire en Afrique du nord destinée aux pays de la région

Il y a de plus en plus d’intérêt américain pour l’investissement dans le marché algérien




Il y a de plus en plus d’intérêt américain pour l’investissement dans le marché algérien
50 compagnies américaines prendront part à la 3e mission d’hommes d’affaires


La 3e mission d’hommes d’affaires américains, présidée par le Président du conseil d’affaires algéro-américain, attendue à Alger, entre le 25 et 30 septembre prochain, sera composée de 50 multinationales activant dans différents secteurs, à l’exemple du BTPH, les eaux et les énergies renouvelables, a-t-on appris de sources proches des organisateurs cet évènement.
Selon les mêmes sources, la section commerciale du consulat d’Algérie à Washington et le Conseil d’affaires algéro-américain ont entrepris des contacts pour renforcer la coordination en vue de réussir la visite des hommes d’affaires américains, ajoutant que les nombreuses compagnies américaines représentées lors de cette visite dénote de l’intérêt qu’elles portent au marché algérien ; la majorité est encouragée par le rapport portant sur le climat d’affaires et d’investissement en Algérie, publié en juin 2010.
Parmi les compagnies qui vont prendre part à cette visite celles activant dans le secteur des énergies renouvelables et solaires. En fait, une réunion est prévue entre le PDG de cette compagnie et les cadres du ministère de l’Energie et des mines, et elle sera consacrée pour la présentation d’un projet portant sur la réalisation d’une usine spécialisée dans la production des panneaux solaires. Aussi, le représentant de la compagnie américaine de renommée mondiale, Wallmart, spécialisée dans les supermarchés et les grandes espaces de distribution, proposera plusieurs projets dans son domaine.
Il y a lieu de signaler que les compagnies américaines cherchent à conclure des contrats de partenariat avec des partenaires locaux, conformément aux dispositions contenues dans la LFC 2009 et la loi de finances 2010.

Monday, September 13, 2010

L’Algérie veut imposer le transfert de technologies dans les hydrocarbures


riyad hamadi


L’Algérie veut conditionner l’ouverture de ses gisements pétroliers et gaziers aux compagnies étrangères par le transfert de technologies. L’annonce a été faite ce lundi 13 septembre à Montréal par le ministre de l'Energie et des Mines, Youcef Yousfi. « Dans le futur, ce sera une priorité pour tous les secteurs, nous travaillerons avec des partenaires qui nous aident à fabriquer nos équipements en Algérie, notamment dans l'industrie pétrolière et gazière », a déclaré M. Yousfi à l'APS à l'issue de sa rencontre avec la communauté d'affaires du Québec.

Jusqu’à présent, l’Algérie n’exigeait pas de transfert de savoir-faire en échange de contrats de prospection et de production d’hydrocarbures. Le ministre veut rompre avec cette méthode. Il compte en partie sur la diaspora algérienne au Canada pour réaliser cet objectif. « J'ai donné un certain nombre de messages à cette communauté pour qu'elle s'implique davantage dans le processus de fabrication d'équipements en Algérie en participant dans l'industrie pétrolière et notamment minière dont elle dispose d'un savoir faire important", a-t-il ajouté.

L’Algérie veut surtout obliger les compagnies de services pétroliers à investir en Algérie dans la fabrication des équipements et des pièces de rechange destinés aux installations gazières. Actuellement, ces produits sont importés. « Il y a nécessité d'avoir un partenariat plus important dans le domaine industriel, un partenariat de fabrication d'équipements et de transfert de technologies et non pas un partenariat de vendeur – acheteur », a-t-il dit.
La Sonatrach cherche également à impliquer les entreprises algériennes dans la fabrication des équipements destinés à l’industrie pétrolière et gazière.

Le président Bouteflika préside une réunion d’évaluation du secteur de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement



Portail Algérien des ÉNERGIES RENOUVELABLES Le président Bouteflika préside une réunion d’évaluation du secteur de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement
Lundi 13 septembre 2010.

Dans le cadre des auditions annuelles qu’il dirige sur les activités des différents départements ministériels, M. Abdelaziz Bouteflika, président de la République, a présidé le 1er septembre 2010 une réunion restreinte d’évaluation consacrée à l’Aménagement du territoire et à l’Environnement..

Au cours de cette audition, M. le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement a présenté une communication rappelant les choix retenus par le secteur et exposé les réalisations accomplies dans le cadre de la mise en oeuvre du Schéma national d’aménagement du territoire (SNAT/2030) et de la politique de l’environnement en rapportant les perspectives de développement à moyen terme (2010-2014) et à plus long terme..

En matière d’aménagement du territoire, l’évaluation a concerné la durabilité de nos ressources stratégiques, le développement qualitatif du littoral et la mise en oeuvre de l’option Hauts Plateaux et du Sud, la modernisation de grandes infrastructures de transport et de communication et l’équité sociale et territoriale..

L’évaluation de l’état du territoire a permis de mettre en exergue la nouvelle dynamique territoriale observée à la faveur de la mise en oeuvre des 20 schémas directeurs d’aménagement du territoire et la réalisation des grands projets d’équipement public de la décennie 2000-2009..

Les efforts déployés dans ce domaine, appelés à s’amplifier davantage durant la période 2010-2014, ont profondément transformé le territoire national et contribueront fortement à concrétiser les objectifs de préservation des équilibres environnementaux d’efficience économique et d’attractivité du territoire, objectifs au coeur de notre vision d’aménagement du territoire à moyen et long terme..

L’évaluation a porté tant sur l’état d’amélioration de l’environnement et ses impacts sur le bien-être du citoyen que sur les actions stratégiques de la politique gouvernementale, en particulier celles visant la réduction des pollutions, des nuisances et la protection des écosystèmes..

Les réalisations enregistrées dans le cadre des programmes conséquents décidés par le chef de l’Etat, ont permis, notamment, l’amélioration du cadre de vie, la protection du patrimoine naturel, une croissance industrielle de qualité et la généralisation de l’éducation environnementale..

Dans le cadre de l’amélioration du cadre de vie, le Programme national de gestion intégrée des déchets ménagers et assimilés a connu depuis sa mise en oeuvre un état d’avancement appréciable que confirment les résultats obtenus :.

La dotation des communes de 908 schémas directeurs de gestion des déchets ménagers et assimilés, -* La réalisation de 100 centres d’enfouissement technique, de 08 déchetteries et de 348 incinérateurs de déchets d’activités de soins.
l’instauration de nouvelles formes de management des services de gestion des déchets,
la création d’établissements de wilayas publics à caractère industriel et commercial (EPIC de wilayas) pour la gestion de ces déchets,
la modernisation et la mécanisation des équipements et le renforcement des capacités locales par des cycles de formation de techniciens spécialisés amenés à élever le niveau de prestations de services techniques des collectivités locales,
la politique de recyclage et de valorisation des déchets qui sera poursuivie pour la période 2010-2014, et qui vise des objectifs qualitatifs, comme la réduction à la source de la production et, donc, du volume ainsi que celle de la toxicité des déchets, puis à leur réutilisation et leur recyclage à compter de 2010 par l’inscription de la réalisation et de l’équipement de nouveaux centres d’enfouissement techniques et la réalisation de déchetteries.
En 2014, 54% des déchets ménagers et assimilés seront traités. Les réalisations des espaces verts ont porté sur l’inventaire, le classement et la protection de 1.795 espaces verts conséquemment à la mise en oeuvre de loi relative aux espaces verts, et l’extension en 2010-2014 des espaces protégés pour préserver les biens écologiques qui constituent un support indispensable à la production nationale et à la consommation humaine..

Le programme de protection du patrimoine naturel vise à assurer le maintien ou le rétablissement en bon état de conservation des espèces et de l’habitat naturel. Il a permis :.

l’étude et le lancement en réalisation de trois (03) parcs naturels et l’étude d’aménagement de dix (10) zones humides,
le cadastre de 56% du linéaire côtier et la protection des sites du littoral à haute valeur environnementale,
l’élaboration du Schéma directeur d’aménagement du littoral (SDAL) et des Plans d’aménagement côtiers en vue de renforcer l’articulation entre le littoral et les piémonts et de rétablir les équilibres entre des différents espaces côtiers.
La mise en oeuvre du Plan national de gestion des déchets spéciaux dangereux, consacré à une croissance industrielle de qualité, a permis la réduction des flux des déchets de l’ordre de 10% par an, et ce, à la faveur de la mise à niveau environnementale de 250 complexes et entreprises industrielles et la formation de 2000 délégués environnementaux.En 2010-2014, la réalisation de deux usines de traitement de déchets ultimes sera initiée afin de prendre en charge les déchets industriels dangereux..

Dans le cadre de la protection de l’air, le Programme national de l’élimination des substances appauvrissant la couche d’ozone (SAO) a permis de doter 156 entreprises de 349 équipements de reconversion, de recyclage et de récupération à travers l’ensemble du territoire national..

Le programme de généralisation de l’éducation environnementale qui a touché 8 millions d’élèves dans l’ensemble des 25.000 établissements scolaires à travers les 48 wilayas du pays, a permis un changement perceptible des comportements et des attitudes de la population scolaire sur les questions environnementales..

Dans le cadre de la recherche scientifique, 145 projets de recherche en matière d’environnement ont été finalisés et couronnées par l’attribution du Prix national de l’environnement au profit de chercheurs algériens..

A l’issue de cette évaluation, le chef de l’Etat a rappelé que "tous les efforts qui ont été engagés, au titre de l’aménagement du territoire, visent l’amélioration du cadre de vie et le bien-être du citoyen"..

"Dans ce cadre, le Schéma national d’aménagement du territoire (SNAT 2030) a mis en exergue les opportunités et les risques, ainsi que les enjeux du territoire et identifié les dynamiques territoriales mises en mouvement, consécutivement à l’effort d’investissement engagé par le pays depuis une décennie" a indique le chef de l’Etat..

"Cet effort", a poursuivi le président de la République, "doit se prolonger encore plus intensément au cours du plan quinquennal 2010-2014 et se porter au plus près du terrain dans tous les lieux de vie et au bénéfice de tous les citoyens"..

Dans le domaine de l’environnement et du développement durable, le président de la République a mis l’accent "sur la nécessité de préserver la biodiversité et conforter la richesse du vivant, de veiller à la lutte contre la désertification, à la protection et à la mise en valeur des écosystèmes au niveau du littoral, de la montagne, de la steppe et des oasis, et de se placer sur une trajectoire volontariste d’anticipation en vue de mettre en oeuvre un plan d’adaptation au climat, et de poursuivre les efforts engagés dans ces chantiers d’avenir au regard de leurs impacts sur le développement durable du pays"..

Le président de la République a insisté dans cet esprit "sur le rôle de tous les échelons de l’Etat qui sont, sans conteste, les acteurs incontournables de la politique d’aménagement du territoire et de développement durable"..

Le chef de l’Etat a rappelé que "nous devons anticiper et préparer les conditions pour une Algérie plus forte et plus équilibrée, ajoutant que notre pays doit se positionner sur une trajectoire de développement durable et placer les préoccupations à long terme des générations futures au coeur du projet de développement national", a conclu le président de la République..

APS

Algérie : Plantes rustiques et tradition: la fin d’une époque


Cabinet GIDCA
Conseil Etudes en développement durable
Espèces spontanées, anciennement cultivées ou exploitées à de multiples fins, les plantes traditionnelles ont tendance à évoluer en marge de l’économie marchande si préjudiciable à leur existence en tant que patrimoine biologique et culturel de l’Algérie.


La liste est si longue que l’on ne peut tout énumérer. Nombreux sont les cultivars locaux et les variétés de nos terroirs qui se raréfient et disparaissent d’année en année. Ces taxons sont en passe d’être oubliés, car sous-utilisés et délaissés en raison de leur faible valeur ajoutée. C’est toute la question de la mémoire de la société, des Hommes et des Femmes de l’Algérie, qui est ici posée dans toute son acuité.
La transmission du savoir-faire ancestral, afférent à ces plantes, en matière d'inventaire des potentialités, de conservation et d'utilisation de ces plantes spéciales n'est plus l’apanage d’une oralité devenue désuète, même l’apprentissage parental des plantes vénéneuses et mortelles n’est plus de cours. Cet appauvrissement culturel a conduit à l’anéantissement d’un héritage biocénotique avec toutes les conséquences en termes de perte de l’identité de beaucoup de nos terroirs. C’est dire les situations critiques et irréversibles que subissent les écosystèmes. Ces derniers sont l’expression d’une diversité de zones écologiques où l'on rencontre une gamme variée de végétaux qui restent encore indispensables et essentiels aux besoins actuels et futures des populations Algériennes.

Les végétaux spécifiques.
La bruyère est très fréquente dans le Nord-est Algérien ; elle est utilisée pour la fabrication de pipes. Les populations rurales de la région l’exploitent pour la fournir à une petite usine de la région. La Passerine (Thymelaea), utilisée pour la fabrication des sacs en jute, pousse à l’état spontané dans les régions marginales.

Les végétaux exotiques.
Dans les régions steppiques et sahariennes le Terfez (Terfezia sp.), appelé aussi truffe du désert ou truffes des sables, fait l’objet depuis le début de l’an 2000 d’un commerce sporadique en Algérie. Ce champignon peut être mieux valorisé compte tenu de son prix élevé et de l’existence d’une demande vigoureuse qui lui assure des débouchés certains aussi bien en Algérie que sur les marchés extérieurs.
El Gharnina (Scolymus hispanicus), Khourchef h’rab (Cynaria carduncellus), Soulgh (Beta maritima), les fleurs d’Oranger amer (Citus aurantium), le Carvi (Carum carvi), l’Anis vert (Pimpinella anisum) sont relativement assez cultivées et font l'objet d'une large consommation.

Les végétaux à huiles rares.
Le Juniperus oxycedrus est utilisé pour l’extraction de l’huile de cade. Cette huile est utilisée pour des soins particuliers et pour améliorer l’odeur de l’eau conservée dans des ustensiles artisanaux (peau de chèvre, brou d’alfa...). Le Lentisque (Pistacia lentiscus) est utilisé pour l’extraction d’une huile très recherchée. Il est parmi l’une des espèces la plus abondante et la plus fréquente au niveau des maquis et des formations forestières dégradées de l’Est.
Le Ricin (Ricinus communis) pousse en abondance sur tous les terrains alors que l’Algérie importe de l’huile de ricin à un prix fort. L’huile d’Arganier (Argania spinosa) est présente dans le sud ouest et son utilisation est très limitée. Cette espèce peut constituer un excellent moyen de mise en place d’une agriculture durable dans les régions du sud du pays.

Les végétaux à usage aromatique
Aneth (Anethum graveolens), Armoise blanche ou «Chih» (Artemesia herba alba), Romarin ou «Klil» (Rosmarinus officinalis), Rue ou « Fidjel » (Ruta montana), Sauge sclarée (Salvia sclarea), Thym (Thymus algeriensis), Myrte ou « Rihane » (Myrthus communis), Origan ou « Zaatar » (Origanum glandulosum) sont autant d’espèces végétales importantes faisant l’objet d’une collecte intensive à des fins culinaires et médicinales.

Les plantes médicinales
Les populations des régions rurales et même au niveau urbain ont toujours utilisé les plantes médicinales pour le traiteùent de certaines pathologies. Plusieurs plantes spontanées font l’objet d’utilisation et d’attention dans les prélèvements, notamment : Chardon Marie (Silybum marianum), Aubépine (Crataegus sp.), Colchique d’automne (Colchique automnale), Ammi (Ammi majus et A.visnaga), Myrte (Myrtus communis), Stramoine (Datura starmonium), Jusquiam noire (Hyoscyamus sp.), Belladone (Atropa beladona), Scille rouge (Scilla maritima ou Urginea maritima), Asphodèle (Asphodelus microcarpus), Harmel (Peganum harmala), Coloquinte (Colocynthis vulgaris).

L’arboriculture rustique
A l’exception des figuiers et des oliviers, pour lesquels il existe des programmes de conservation, toutes les espèces arboricoles rustiques sont exposées à des risques de disparition éminente découlant de leur statut particulier. En effet, ces arbustes sont fortement liés à l’état de conservation des écosystèmes agricoles des zones de montagnes. Leur préservation est aussi tributaire du dynamisme des populations rurales ruraux implantés dans ces régions.
C’est dans les régions montagneuses du Tell à faibles potentialités agricoles que l’on retrouve toute une gamme d’arbres rustiques : Amandier, Figuier, Prunier, Abricotier, Pistachier, Grenadier, Mûrier, Cerisier, Vigne, Cognassier. L’érosion génétique au niveau de cette catégorie est assez importante
C’est aussi le cas de certaines variétés de Pommiers, dans les Aurès, ainsi que de certains Poiriers à petits fruits colorés aux couleurs de l’arc en ciel et très parfumés, exposés à des risques de disparition.
Le figuier de barbarie (Opuntia ficus indica) est l’une des espèces les mieux adaptées aux conditions édaphiques et climatiques. Cette espèce mérite l’une des attentions les plus particulières compte tenu de ses aptitudes et de ses multiples usages.
D’autres espèces comme le Noyer, le Pacanier, l’Avocatier, le Châtaignier, moins répandus mais méritant plus d’égards compte tenu des possibilités favorables à leur développement.
Face ArtLike Button