阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门

阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门
指出了圖像訪問阿爾及爾規劃信息

羅伯特·舒曼先生和歐洲的“歐洲不會在一夜之間發生,也順利......”

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commission européenne 欧盟委员会

Commission européenne: "Commission européenne"

Monday, August 23, 2010

Bejaïa Youtube


Béjaïa, Vgayet en kabyle (berbère) et transcrit (Tifinagh: ⵠⴳⴰⵢⴻⵝ) ; Bougie étant l'ancien nom français de la ville (la bougie tire son nom de la ville), Vaga des phéniciens (les ronces, en libyco-berbère) puis Saldae au temps des Romains est une ville d'Algérie. Elle est aussi le chef-lieu de la wilaya (département) du même nom.

Les habitants de Béjaïa sont appelés les Bougiotes ou les Bédjaouis. Avec ses 173 601 habitants en 2010, Béjaïa est en termes de population la plus grande ville de Kabylie. C'est aussi, grâce à sa situation géographique, le plus important pôle industriel de la région, notamment par la concentration de nombreuses industries, et la présence d'un des plus grands ports pétroliers et commerciaux de Méditerranée. Béjaïa est également dotée d'un aéroport international (Soummam / Abane Ramdane
Connue à l'époque romaine sous le nom de Saldae, elle devient au Moyen Âge l'une des cités les plus prospères de la côte méditerranéenne, capitale de grandes dynasties musulmanes. D'abord connue en Europe grâce à la qualité de ses chandelles faites de cire d'abeille auxquelles elle a donné son nom, Bougie a également joué un rôle important dans la diffusion des « chiffres arabes »Le mot bougie est apparu dans la langue française au XIVe siècle. Tiré de Bugaya, cette ville d'Algérie qui fournissait une grande quantité de cire pour la fabrication des chandelles. La bougie comme telle fut développée au milieu du XIXe siècle, et se distingue de la chandelle par sa matière première et l'utilisation d'une mèche de coton tressé. Le tressage permet à la mèche de se courber et de se consumer : inutile alors de la moucher. La misérable chandelle disparaît alors, et la cire perd de son intérêt

TIZI-OUZOU ALGERIE KABYLIE Youtube


Tizi-Ouzou (Tizi-U-zezzu en kabyle (berbère) تيزي وزو ( en arabe ) et transcrit (Tifinagh:ⵝⵣⵉ ⵏ ⵓⵣⵣⴻⵣⵓ) est une ville d'Algérie. Elle est le chef-lieu de la commune, arrondissement (daïra) et département (wilaya) du même nom, en Algérie. La ville est située à 100 km à l’est de la capitale Alger et à 30 km des côtes méditerranéennes.Deuxième ville de Kabylie en termes de population, après Béjaïa, Tizi-Ouzou comptait une population de 250 000 habitants (estimation du 31 décembre 2008).

Son nom vient du Tamazight Tizi Uzezzu. Sa prononciation sous forme contractée [TIZUZZU] est très répandue. Son nom signifie «le col des genêts » en Tamazight. La vocale "W-ezzu" provient de la phonétique arabe " تيزي وزو ". La transcription latine qui demeure adéquate est celle du français.

Plusieurs expressions sont utilisées afin de parler de la ville de Tizi-Ouzou. Par exemple la ville des genêts ou bien alors la capitale du Djurdjura

Chili : les 33 mineurs bloqués sont vivants Youtube BFM TV


La République du Chili (República de Chile en espagnol) est un pays d’Amérique du Sud partageant ses frontières avec le Pérou au nord, la Bolivie au nord-est et l’Argentine à l’est. En Antarctique, le gouvernement revendique une possession sur le continent. Le Territoire chilien de l'Antarctique correspond aux longitudes 53°W et 90°W et est situé au sud du soixante-cinquième parallèle sud. L'étendue de ce territoire serait d'environ 1 236 000 kilomètres carrés. L'île de Pâques située à 3 000 kilomètres de Valparaíso dans l'océan Pacifique fait partie du Chili depuis 1888[1].

Étant présent sur trois continents - l'Amérique du Sud, l'Océanie et l'Antarctique -, le Chili peut se définir comme étant un pays tricontinental[2]. La capitale de ce pays à la forme allongée porte le nom de Santiago[3].

On y parle l’espagnol, dans sa variante spécifique au Chili, mais aussi des langues amérindiennes comme le runa simi, le mapudungun ou l’aymara, et une langue polynésienne, le vânaga rapanui (sur l’île de Pâques), dont aucune n’a le statut officiel.

La monnaie nationale est le peso (CLP). Au 7 janvier 2010, il faut 707 pesos chiliens pour 1 € contre 493 pour le dollar des États-Unis[4].

Le 11 janvier 2010, le Chili devient membre de l'OCDE[5].

Philippines : prise d'otages sanglantes Youtube BFM TV


La République des Philippines est une nation constituée d'un archipel de 7 107 îles dont onze d'entre elles totalisent plus de 90 % des terres et un peu plus de 2 000 seulement sont habitées, alors qu'environ 2 400 îles n'ont même pas reçu de nom. On distingue trois zones géographiques : Luçon, l'île la plus vaste et la plus septentrionale, et qui abrite sa capitale, Manille et la plus grande ville du pays, Quezon City. Au centre, le groupe dense des Visayas, qui comprend les îles de Negros, Cebu, Bohol, Panay, Masbate, Samar et Leyte, et au sud, Mindanao, la deuxième île par sa superficie dont les principales ville sont Davao, Marawi, Zamboanga et Cagayan de Oro. Au sud-ouest de Mindanao se trouvent les îles de Sulu, tels que Basilan, Jolo et Tawi Tawi, proches de Bornéo. Celles-ci sont particulièrement confrontés au groupe islamiste terroriste Abu Sayyaf. Enfin, à l'ouest des Visayas, s'étend l'archipel de Palawan qui compte à lui seul plus de 1 700 îles. Ces îles se situent à l'ouest de l'océan Pacifique à environ 1 000 kilomètres au sud-est du continent asiatique. C'est l'un des deux seuls pays à dominante catholique en Asie (avec le Timor oriental) et l'un des plus occidentalisés. L'Espagne et les États-Unis, qui ont tous deux colonisé le pays, ont chacun eu une grosse influence sur la culture philippine qui est un mélange unique d'Orient et d'Occident.

L'archipel philippin se situe entre 116° 40' et 126° 34' de longitude est, 4° 40' et 21° 10' de latitude nord. Il s'étend sur 1840 km du nord au sud et sur 1104 km d'est en ouest. Il est bordé à l'est par la mer des Philippines, à l'ouest par la mer de Chine, et au sud par la mer de Célèbes, mais se trouve plus populairement dans l'Océan Pacifique. Au sud se trouvent l'île des Célèbes et l'archipel des Moluques, qui appartiennent à l'Indonésie. Quand au sud-ouest se trouve l'île de Bornéo, partagée entre la Malaisie et l'Indonésie. Au nord on trouve Taïwan et à environ 500 km à l'est, les îles Palaos.

Investissements en méditerranée au premier semestre 2010



Investissements en méditerranée au premier semestre 2010 :Le nombre des IDE repart à la hausse mais les projets restent modestes

Le nombre d’annonces de projets d’investissements direct étrangers (IDE) repart à la hausse dans les pays de la rive sud de la Méditerranée au premier semestre 2010.

Durant cette période, il est enregistré » 392 projets au premier semestre 2010 contre 532 au total en 2009, soit +47% », indique l’Observatoire de l’Investissement et des Partenariats en Méditerranée Anima-Mipo qui souligne néanmoins, la médiocrité de la valeur de ces projets. En effet, cet observatoire fait état de l’accélération de la baisse du montant moyen des annonces d’IDE. » 34,6 millions d’euros (M€) par projet au 1er semestre 2010, contre 55,7 M€ en 2009 et 87,4 M€ lors de l’année record 2006. »

, précise la même source. Le montant total des annonces d’IDE, souligne Anima Mipo, demeure ainsi relativement stable par rapport à 2009 : 13,6 milliards d’euros au 1er semestre 2010, contre 29,6 Mds € en 2009, soit -8%. S’agissant des partenariats d’entreprises, ceux-ci poursuivent leur augmentation. : « 246 annonces au S1 2010, contre 302 au total pour l’année 2009 (+63%). « La reprise des décisions d’investissement des entreprises étrangères se confirme au gré des prévisions économiques rassurantes pour les pays MED (4% de croissance pour les pays arabes en 2010 d’après le FMI), mais avec des projets plus petits, moins risqués « , a-t-on constaté

. Cette tendance est expliquée par l’adaptation des entreprises au monde de l’après-crise. » Après l’âge d’or des méga-projets dans les télécoms, la banque, et l’immobilier , puis la crise financière et économique (2008-2009), les investisseurs ne renoncent pas à leurs projets mais en limitent l’envergure, et ont plus volontiers recours à des partenaires pour développer leurs activités au sud de la Méditerranée « , explique Anima qui prédit une situation qui ouvre les opportunités pour les entreprises des pays méditerranéens, afin de bénéficier d’un meilleur partage de la valeur ajoutée.

A noter que l’origine des projets d’IDE varie, significativement, avec l’arrivée des pays émergents comme nouvel acteur incontournable de l’IDE dans les pays MED.

Ils apportent 29% des montants annoncés au 1er semestre 2010 (soit 3,9 milliards d’euros), contre 11% en moyenne depuis 2003 . La Chine arrive en tête de peloton avec un portefeuille de projets variés (énergie, distribution, BTP, automobile, eau, etc.) bénéficiant à l’Egypte, Israël, la Syrie et la Turquie.

« Les pays émergents bousculent ainsi le palmarès habituel, ravissant la deuxième place aux pays du Golfe », note Anima qui précise que les entreprises européennes, qui fournissent en moyenne plus de 40% des montants annoncés d’IDE dans la région depuis 2003, et qui ont bien résisté en 2009 avec 54% des flux d’IDE vers MED, n’apportent que 4,1 Mds € au 1er semestre 2010 (30% du total).

Ce repli des Européens ne semble cependant pas augurer un désengagement dans la région : les investisseurs européens sont toujours largement en tête en nombre de projets initiés dans la région, avec 42% du nombre d’annonces d’IDE et la moitié des partenariats au 1er semestre 2010.

« Les IDE européens sont en moyenne plus modestes que ceux en provenance des pays émergents (22 M€ de montant moyen contre 112 M€ pour les pays émergents au 1er semestre 2010), mais offrent un portefeuille plus diversifié de projets, dont près du quart sont portés par des PME sur la période 2003-2010, contre moins de 10% pour les pays émergents », annonce-t-on.

Ferhat Y.

Mr Le président Bouteflika auditionne Mr Ammar Tou : Le rail clé du développement




Dans le cadre des audi tons annuelles, qu’il dirige sur les activités des différents départements ministériels, le président de la République a présidé une réunion restreinte d’évaluation consacrée au secteur des Transports, au cours de laquelle M. Ammar Tou a présenté un bilan des réalisations dans son secteur.

Dans le cadre des audi tons annuelles, qu’il dirige sur les activités des différents départements ministériels, le président de la République a présidé une réunion restreinte d’évaluation consacrée au secteur des Transports, au cours de laquelle M. Ammar Tou a présenté un bilan des réalisations dans son secteur. Il en ressort que des progrès considérables ont été enregistrés, notamment dans le domaine du transport par rail où le département de Tou, peut se targuer de la réception de 445 km de nouvelles voies, représentant les lignes Sétif – Bordj Bou Arréridj, Aïn Touta – M’sila, Bordj Bou Arréridj – M’sila, Oued Smar -Gué de Constantine et Tébessa – Aïn M’lila.

Au courant de 2010, le secteur réceptionnera 865 km de voies avec notamment la réalisation de la nouvelle ligne Tabia (Sidi Bel Abbès) – Bechar, longue de 580 km, la mise en exploitation commerciale de la nouvelle ligne Tizi Ouzou – Oued Aïssi, la livraison de la ligne ferroviaire, reliant Yellel à Mohammadia, la réception de la ligne modernisée El Gourzi-Biskra et Biskra-Still (wilaya d’El Oued) et la ligne modernisée Still-Touggourt.

Les lignes ferroviaires nouvelles en cours de réalisation, représentent 1209 km, alors que 48 projets sont en phase d’études pour un linéaire de 5866 km de voies ferroviaires nouvelles.

Par ailleurs, une démarche de spécialisation des bases de maintenance a été initiée et mise en oeuvre soutenue à travers les nouveaux ateliers de maintenance de Caroubier à Alger, et les ateliers de Sidi Bel Abbès, Mohammadia (Mascara), Rouiba (Alger) et Sidi Mabrouk (Constantine).

Le Programme quinquennal 2010-2014 permettra de porter le réseau national de voies ferrées de 3.500 km en 2010 à 10.500 km en 2014, ce qui assurera une densification conséquente du réseau ferroviaire, au Nord, au Sud et dans les Hauts-Plateaux.

En ce qui concerne le Métro d’Alger, le bilan de Tou, indique que toutes les stations sont achevées et l’ensemble des équipements opérationnels et la totalité des rames de voitures réceptionnées, les essais dynamiques sont en cours.

S’agissant, par ailleurs, des tramways, les travaux sont engagés sur l’ensemble du tracé, allant du boulevard des Fusillés à Dergana. Une partie de la 1ère ligne sera livrée début 2011, au plus tard. L’étude de faisabilité des extensions prévue entre la station des Fusillés (Hussein-Dey)-Bir Mourad Raïs et Bir Mourad Raïs-Chevalley-Chéraga, est en cours.

Les travaux du tramway d’Oran reliant la Senia à Sidi Marouf sont également engagés sur tout le tracé. La 1ère rame sera livrée en décembre 2010, alors que ceux concernant le tramway de Zouaghi-Ben Abdelmalek à Constantine se poursuivent.

Les 6 projets de tramway concernant les villes de Sétif, Annaba, Sidi Bel Abbès,

Batna, Ouargla et Mostaganem, sont en cours d’études à des degrés divers.

Enfin, un accord-cadre a été finalisé, en juin 2010, pour la réalisation d’une unité d’assemblage de tramways avec un partenaire étranger.

S’agissant de la sécurité routière, la politique mise en oeuvre dans le cadre des orientations de M. le président de la République, a commencé à produire ses effets positifs dans la mesure où le nombre de personnes décédées des suites d’accidents de la route, a baissé de 25,39% au cours des 5 premiers mois de l’année 2010, comparativement à la même période de l’année 2009.

Pour ce qui est du transport maritime et des ports, un système intégré de contrôle de la sécurité et de la sûreté maritime et portuaire et d’échange de données informatisées est en cours de lancement.

Dans le domaine de l’aviation civile, trois aérogares à Jijel, Djanet et Tlemcen ont été réceptionnés en 2010, alors que 7 autres sont en cours de réalisation à Annaba, Constantine, Biskra, Aïn Guezzam, El Menéa, Oran et Bordj Badji Mokhtar.

Pour renforcer le pavillon national, Air Algérie a acquis 11 aéronefs dont la livraison est en cours de réalisation.

De son côté, Tassili-Airlines, réceptionnera 4 aéronefs au 1er trimestre 2011.

En matière de formation dans le domaine aérien, le personnel navigant (pilotes et personnels de bord) sera dorénavant formé progressivement en Algérie.

Tous les moyens matériels et humains sont disponibles. Un projet en étude et réalisation d’un laboratoire de recherche en ingénierie de nuisance des transports est en cours.

A l’issue de l’évaluation du secteur, le chef de l’Etat, a souligné « la place prépondérante et déterminante du secteur des transports dans la configuration du schéma national d’aménagement du territoire et sa capacité à générer le développement économique et industriel dans les zones qu’il dessert ».

Ceci, a ajouté le président de la République, « impose au gouvernement et à l’ensemble des opérateurs impliqués dans la réalisation des projets, de mener, à terme et dans les délais, l’ambitieux programme ferroviaire retenu pour le pays, car sa concrétisation constituera, sans aucun doute, le point de départ d’un redéploiement spatial des activités économiques, sociales et industrielles et favorisera une occupation plus rationnelle et judicieuse des espaces et un développement harmonieux du territoire ».

S’agissant du transport urbain, le président de la République a réitéré ses instructions quant à « la nécessité de doter nos collectivités locales d’un service de transport public de voyageurs moderne et performant ». Dans ce cadre, le président de la République a instruit le gouvernement « pour rappeler les titulaires d’autorisation de transport de voyageurs à leurs obligations vis-à-vis des usagers et les soumettre à des cahiers des charges, qui fixent autant leurs droits que leurs obligations de sorte à mettre un terme aux abus constatés, notamment, en matière de sécurité des passagers ».

Au terme de son intervention, le chef de l’Etat a instruit le gouvernement d’accélérer l’achèvement des grands chantiers concernant les transports publics dans la Capitale et les autres grandes agglomérations du pays.

Le paiement électronique est au stade du décollage selon le délégué général de l’ABEF Mr Abderrahmane Benkhalfa.



L’utilisation des cartes bancaires de retrait et paiement se développe en Algérie, relève le représentant de l’establishment bancaire. Selon le délégué général de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (ABEF), Abderrahmane Benkhalfa, les aspects techniques et organisationnels, les questions de sécurisation du réseau ont été traités. « Actuellement, nous comptons plus de 7,5 millions de porteurs de cartes dont les cartes interbancaires (CIB), ainsi que les cartes CC », indique M. Benkhalfa. Or, l’utilisation des cartes reste encore limitée au retrait d’argent, et le paiement des achats encore faible. Les porteurs utilisent encore le chèque pour payer. Cinquante pour cent des cartes de paiement électronique n’ont pas été retirées ou n’ont pas été utilisées, relève-t-on par ailleurs.

L’objectif d’atteindre un million de CIB n’a pas encore été atteint. Un manque évident d’engouement transparaît, même si le volume des transactions est assez conséquent, et que plus de 1 200 distributeurs automatiques de billets ont été installés. Néanmoins, l’Algérie reste encore en deçà des pratiques internationales, comme le reconnaît le représentant de l’ABEF, relevant la nécessité d’impliquer davantage de monde, voire de convaincre. Le manque de conviction des citoyens freine, en fait, le développement de la monétique en Algérie. Faites un tour au niveau des commerces, des lieux de restauration. Vous constaterez le faible nombre des consommateurs qui payent avec leurs cartes ; faudrait-il encore qu’ils puissent le faire, si le magasin ne dispose pas de terminal électronique de paiement (TPE). Selon notre interlocuteur, il s’agit de convaincre les citoyens que l’utilisation des cartes assure un gain de temps. Mais aussi de rassurer les porteurs, d’autant que les transactions effectuées sont sécurisées, placées sous secret bancaire, sauf en cas d’infractions légales.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Soir d’Algérie

Algérie: Le Transport urbain pointé du doigt par Mr Le Président Abdelaziz Bouteflika


Algérie – Abdelaziz Bouteflika n’est pas content de la situation actuelle du transport urbain. Et il l’a bien fait savoir, ce dimanche, lors de la réunion d’évaluation du secteur des Transports en présence du chargé de ce département, Amar Tou.

A cette occasion, le Chef de l’Etat a instruit le gouvernement « pour rappeler les titulaires d’autorisation de transport de voyageurs à leurs obligations vis-à-vis des usagers et les soumettre à des cahiers des charges qui fixent autant leurs droits que leurs obligations de sorte à mettre un terme aux abus constatés, notamment, en matière de sécurité des passagers ».

Il apparaît donc que le président de la République a bien pris conscience de l’anarchie actuelle qui règne dans nos villes. Si sous d’autres cieux, n’est pas chauffeur de bus qui veut, en Algérie, le plus amateur des conducteurs se retrouve en train de conduire des autobus de long trajet.

Avec le temps, les graves manquements aux réglementations en vigueur ont mené vers de nombreuses hécatombes routières. Alors, désormais, après le rappel à l’ordre du Président de la République, ce secteur va-t-il se mettre aux normes ?

source: Elwatan

Algérie 2020 Quelles sont les perspectives des réserves de gaz rentables financièrement ?


Algérie 2020. Quelles sont les perspectives des réserves de gaz rentables financièrement ?

Des avis sur ce sujet, sont parus récemment, mais selon mon point de vue fortement biaisés avec un certain chauvinisme et une euphorie déconnectée de la réalité tant interne de Sonatrach que des nouvelles mutations énergétiques mondiales. Lors de l’audience qu’a accordée le président Abdelaziz Bouteflika au ministre de l’Energie et des Mines le 18 aout 2010, la seule indication de cette audience est que la production nationale d’hydrocarbures connaîtra un rythme de croissance, reflétant l’effort d’optimisation de l’exploitation des gisements

L’objet de cette analyse produit , d’une synthèse d’une longue contribution à paraitre au sein d’un ouvrage collectif au niveau international, qui verra les apports de plus de 25 professeurs d’Université et experts, étrangers et en majorité algériens répartis entre les universités et centre de recherches à travers le monde, soucieux avant tout des intérêts supérieurs du pays, « sur les perspectives de développement de l’Algérie horizon 2020 face aux mutations mondiales », est de se poser cette question relevant de la sécurité nationale : quelles sont les perspectives des réserves rentables financièrement du gaz en Algérie ?

I- Sonatrach face aux mutations du marché mondial énergétique

Les perspectives des réserves de Sonatrach ne peuvent se comprendre sans analyser les coûts internes, le vecteur prix international et les énergies substituables. Concernant les coûts Sonatrach n’a jamais véritablement donné officiellement de véritables indicateurs et se pose cette question : possède t-elle une comptabilité analytique selon les normes internationales pour chaque section évitant que les comptes de transfert voilent le déficit d’une section que l’on compense par l’excédent d’une autre, un compte global consolidé pouvant voiler d’importantes disparités dans la gestion opérationnelle ? Car ces coûts qui dépendent certes des investissements réalisés et de la durée de vie de chaque gisement, Hassi R’mel allant logiquement à l’épuisement (la maintenance devenant de plus en plus en plus élevé) et pour les autres sites, il s’agit de réaliser le retour de l’investissement nouveau fortement capitalistique.

Toujours est-il que selon certaines estimations internationales, le coût en Algérie est beaucoup plus élevé que dans des pays directement concurrent. Il ne faut pas comparer l’Algérie pour le gaz avec seulement moins de 3% de réserves mondiales prouvées fin 2008 (4500 milliards de mètres cubes gazeux ) contre moins de 1% pour le pétrole, (épuisement inévitable dans environ 16 ans) à la Russie ( 33% es réserves, l’Iran ( plus e 15% ) ou le Qatar 10% avec une population inférieure à une wilaya moyenne algérienne.

Comme il y a lieu d’éviter l’euphorie, l’Algérie en invoquant un territoire vaste. La Chine, d’autres pays ont des territoires vastes mais la nature est ce qu’elle est, on peut découvrir des milliers de gisements mais non rentables financièrement. Chaque Algérien a sous sa maison du pétrole et du gaz mais non rentables étant à des milliers de mètres de profondeur.

Pour le prix international, ce dernier dépend d’un bon nombre de facteurs fluctuants : évolution de la croissance de l’économies mondiale, concurrence d’autres énergies et le futur modèle de consommation énergétique , évolution du cours du dollar, les phénomènes spéculatifs et la concurrence d’anciens et de nouveaux producteurs ayant besoin de financement pour attirer l’investissement car nous sommes à l’ère de la mondialisation.

Qu’en sera t-il du prix du gaz avec la révolution gazière du gaz non conventionnel, du recyclage du CO2 du charbon (environ 200 années de réserves mondiales contre 40/50 ans pour le pétrole ) du nucléaire, des énergies renouvelables dont le solaire qui produit à grande échelle ne feront que réduire leurs coûts et entreront forcément en concurrence avec le gaz conventionnel ? Concernant les énergies renouvelables, il est utile de préciser que certains pays font des efforts dans ce domaine.

Sans compter sur le futur projet Désertic, dont le coût est évalué à plus de 500 milliards de dollars, selon une étude qu’a publié l’Office fédéral de l’environnement (UBA) sur la production publiée en juillet 2010, l’Allemagne serait à même d’assurer 100 % de son approvisionnement en électricité grâce aux seules énergies renouvelables d’ici à 2050. On estime en 2009, 40 % des émissions de gaz à effet de serre de l’Allemagne proviennent de la production d’électricité, la part des renouvelables dans le bouquet énergétique du pays étant de l’ordre de 17 %. Et le plus inquiétant est la Chine qui a consommé en 2009, 2.252 millions de tonnes équivalent pétrole (tep), soit 4 % de plus que les Etats-Unis (2.170 millions de tep).

Ces chiffres, révélés selon le site du « Wall Street Journal », données qui seront publiés en novembre 2010 dans le rapport annuel de l’AIE, le World Energy Outlook, alors que selon les précédents rapports de l’AIE, ce dépassement était prévu en 2015, cela étant due à la crise, (récession de l’économie américaine, la Chine étant devenue la deuxième puissance économique du monde avant le Japon depuis juillet 2010, la Chine activant dans la recherche pour le gaz non conventionnel et les énergies renouvelables dont selon certaines prospectives elle deviendrait leader, devant pour assurer son développement investir pour ses besoins énergétiques 4.000 milliards de dollars pour la prochaine décennie.

Pour les USA, le programme du président Barack Obama prévoit 200 milliards de dollars dans les énergies renouvelables et pour l’Europe, dans une étude intéressante parue dans le quotidien les Echos en date du 17 août 2010, Jean Marc OLLAGNIER directeur général du secteur Energie et ressources naturelles en Europe souligne que depuis des années, l’Europe concentre son action sur la production et soutient massivement l’éolien, le solaire et le captage- stockage du carbone et pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de CO2 et de la consommation d’énergie fixés par l’Union européenne pour 2020 l’Europe aura besoin de près de 890 milliards d’euros en plus des investissements habituels. Par exemple, les aides pour la filière solaire et éolienne devraient atteindre respectivement 85 milliards et 67 milliards d’euros au cours de la prochaine décennie, tandis que les coûts en crédits carbones pour la production d’électricité seront supérieurs à 200 milliards d’euros.

Les nouvelles capacités de production représenteront 40 % des 890 milliards d’euros estimés, dont les deux tiers consacrés à l’éolien, au solaire à la biomasse et à l’hydraulique – la part des énergies renouvelables sera ainsi portée à 30 % en 2020. Dans ce cadre, de par sa situation géographique, l’Algérie dispose d’un des gisements solaires les plus élevés au monde.

La durée d’insolation sur la quasi totalité du territoire national dépasse les 2000 heures annuellement et peut atteindre les 3900 heures (hauts plateaux et Sahara). L’énergie reçue quotidiennement sur une surface horizontale de 1m2 est de l’ordre de 5 KWh sur la majeure partie du territoire national, soit prés de 1700KWh/m2/an au Nord et 2263 kwh/m2/an au Sud du pays. Si toute cette énergie est mise en valeur, cela constituerait une source d’énergie très importante et un revenu inestimable pour l’Algérie. Récemment, le nouveau ministre de l’Energie a affirmé à propos du projet Desertec que « l’Algérie va faire plus, et compte réaliser une nouvelle ville, dont l’électricité est entièrement solaire ».

II- Quelle sera la durée de vie des réserves de gaz en Algérie ?

Après les nouvelles mesures gouvernementales d’encadrement de l’investissement étranger, et au vu de l’ouverture d’autres pays notamment en Afrique et Amérique Latine, de la crise mondiale qui a entraîné une baisse de la demande, baisse accrue par les économies d’énergie, la modification de la loi des hydrocarbures limitant à moins de 49% l’apport étranger tant à l’ amont, l’aval, que dans le transport par canalisation, il y a eu une nette diminution des investissements étrangers dans ce secteur qui requiert des technologies de pointe.

C’est que ces mesures pouvaient se justifier en partie pour l’amont (l’essentiel de la rente actuelle), mais pas pour l’aval et les canalisations dont les coûts sont élevés et la rentabilité financière beaucoup pus faible. Les produits semi finis et finis pétrochimiques étant soumis à une rude concurrence et les segments contrôlés au niveau mondial par quelques firmes, l’Algérie n’ayant pas par ailleurs investi à temps dans ces filières contrairement à bon nombre de pays du Golfe.

Aussi les parts de marché au niveau mondial sont déjà pris sans compter que l’amortissement a été largement effectué réduisant substantiellement leurs coûts contrairement à l’Algérie qui aura fort à faire pour avoir un prix compétitif du fait de la lourdeur des coûts d’amortissements de départ. Aussi la question stratégique qui se pose est la suivante : avec l’hémorragie de ses cadres, la Sonatrach a-t-elle les capacités de faire des découvertes intéressantes rentables financièrement, une prospection coûtant et lorsque la rentabilité n’étant pas assurée, ce sont des fonds perdus ?

Sonatrach a-t-elle les capacités d’investir seule sans un bon partenariat sans le partage des risques à l’aval sans être assurée de la commercialisation sachant que pour diminuer les coûts d’autant plus qu’il faut une grande capacité des installations et que le marché intérieur est limité? Quelle est la rentabilité financière réelle des investissements de Sonatrach à l’étranger tant dans sa participation que dans des fonds d’investissement qu’elle aurait réalisé ? Quelle est la rentabilité, Sonatrach s’étant fortement dispersé depuis 2000, devenant un État dans un État s’étant éloigné de ses métiers de base, dans l’aviation, dans la construction, dans les unités de dessalement d’eau de mer ?

Or, selon les dernières estimations l’Algérie a produit 86,5 milliards de m3/an en 2008 contre 49 milliards en 1990 et avec les nouveaux projets devant atteindre 100 milliards de mètres cubes gazeux. Les exportations prévues entre 2014/2016 seraient de 85 de milliards de mètres cubes gazeux et 40 pour la consommation intérieure dernières estimations d’ aout 2010 dont le CREG a revu à la baisse la consommation par rapport à son précédent rapport, soit 135 donnant un déficit de 25 milliards de mètres cubes gazeux.

Pour l’horizon 2020, les prévisions d’ exportations seront de 100 milliards de mètres cubes gazeux et dans une perspective dynamique de développement allant vers 60 milliards de mètres cubes gazeux de consommation intérieure toujours selon les estimations révisées à la baisse ce qui donnera un déficit de 60 milliards de mètres cubes gazeux soit l’urgence d’une découverte additionnelle durant cette période d’un volume plus élevé soit plus de 70% de la production actuelle.

En cas d’un développement plus intensif pour l’Algérie ce qui est souhaitable l’écart serait encore plus grand. Par ailleurs, et en prenant par hypothèse une stabilisation des coûts, toute augmentation des coûts réduisant également la durée de vie des réserves en termes de rentabilisé financière compte tenu de l’évolution des vecteur prix au niveau international , le prix devrait être entre 14/15 dollars le million de BTU pour le gaz naturel liquéfié – GNL- ( coût et transport) et 10/11 dollars pour le gaz naturel par canalisation – GN- ( Medgaz- Galsi) pour l’exploitation de 4300 milliards de mètres cubes gazeux ( 10% de gisements marginaux étant non rentables à soustraire) donnant entre 25/30 ans de durée de vie ( exportation plus consommation ).

Si le vecteur prix est de 6/7 dollars le million de BTU, la durée de vie est à diviser par deux soit environ 15/16 ans. Si le prix est de 4/5 dollars comme cela se passe sur le marché spot, la durée e vie serait entre 10/12 ans c’est à dire en 2020. Ainsi, l’Algérie pourrait faire face à une grave crise interne de gaz dans les huit prochaines années, si le prix international se maintient à son niveau actuel ainsi que les actuelles prévisions d’exportation, étant dangereux de sacrifier la consommation intérieure et d’annuler certains projets inducteurs.

Cette inquiétude est d’autant plus justifiée que les exportations de gaz algérien n’ont pas dépassé 54,5 milliards de m3 en 2009, fort loin de l’objectif de 85 milliards de m3 pour 2012. La concurrence du marché spot et des retards dans certains projets dont celui Gassi Touil, qui devait entrer en production justement en 2009 expliqueraient le recul de 2009 selon le site international Afrique www.maghrebemergent, citant le site de Sonatrach et des responsables du secteur alors que le rythme des exportations annuelles de gaz naturel tournait autour des 64 milliards de m3 par an, depuis 3 ans, en attendant l’entrée en production de nouveaux gisements gaziers.

L’objectif pour 2009 était d’exporter 65 milliards de m3. Par ailleurs, les acheteurs principalement les italiens, les espagnols et les français – plus de 60% des quantités engagées n’ont recouru qu’à l’enlèvement minimal des volumes contractuels à un prix moyen indexé sur le prix du brut, situé entre 7 et 10 dollars le million de BTU durant l’année. Le reste des approvisionnements a été réalisé par les clients de Sonatrach sur les marchés spot ou le gaz naturel – cargaisons GNL – était cédé à moins de 5 dollars le million de Btu en moyenne sur le second semestre 2009.

La baisse des enlèvements de gaz naturel par les italiens, les espagnols et les français (en France, les importations d’hydrocarbures pétrole et gaz naturel en provenance d’Algérie représentent 4,8 % des importations de combustibles et carburants de la France en 2008) plus de 60% des quantités engagées contractuellement.

III- Les perspectives du secteur hydrocarbures et du financement en Algérie

Il existe indéniablement des incertitudes sur le niveau des réserves des hydrocarbures rentables en Algérie horizon 2020 ce qui ne pourra qu’influencer le financement futur de l’économie nationale. Sans compter que Sonatrach absorbe une grande partie de ses recettes dans son autofinancement amplifié par les nouvelles dispositions qui l’oblige à investir sur ses fonds propres avec une baisse de ses recettes entre 2008/2009.

Pour preuve, selon Sonatrach dans son rapport financier 2009, les réalisations de l’année 2009 en matière d’investissement ont atteint 1 080 milliards de dinars (14 milliards de dollars) contre 598 milliards de dinars pour 2008, marquant une augmentation de 81%. Et les produits de l’année 2009 ont été de 4 239 milliards de dinars contre 9 095 milliards de dinars en 2008, marquant une baisse de 53%. Et selon les prévisions du MEM, l’investissement serait de 63 milliards de dollars 2010/2014, montant auquel il faut ajouter plus de 15 milliards de dollars pour Sonelgaz soit plus de 35% des recettes de Sonatrach au cours de 75 dollars le baril.

L’Algérie devra inéluctablement, si les cours du gaz et du pétrole se maintiennent au niveau actuel et au vu des programmes d’investissements, et sans afflux substantiel de l’investissement étranger, conduire à puiser dans les resserves de change. A moins que l’on freine le rythme de la dépense publique mais avec les risques de tensions sociales de plus en plus vives n’existant pas de une véritable politique salariale mais des distributions de rente pour une paix sociale fictive.

Donc, avec ces perspectives des réserves du pétrole/gaz ainsi du prix de cession du marché du gaz restent incertaines entre 2018/2020 ce qui ne vas pas sans avoir des conséquences sur les recettes de Sonatrach , donc sur le devenir de l’économie algérienne où tout est irrigué par les hydrocarbures : 97% des 157 milliards de dollars de réserves de change estimées au 31/12/2009, plus 90% de la dépense publique, 80% du produit intérieur brut directement et indirectement et 70% des recettes fiscales provenant de cette rente.

Lors de la conférence internationale tenue à Berlin le 21 mai 2010 ayant pour thème « dialogue énergétique: Russie-UE, aspect gazier », le président de GDF Suez Jean-François Cirelli, l’allemand E.ON Ruhrgas et le président de l’Union européenne de l’industrie du gaz naturel (Eurogas) Domenico Dispenza ont estimé que les accords à long terme sur la livraison de gaz à l ‘Europe doivent pouvoir subir des modifications compte tenu de la conjoncture économique et demandé à Gazprom de baisser le prix du gaz prévu par leur contrat à long terme ou de changer certaines clauses dans les contrats.

Or, Gazprom, qui indexait jusqu’ici ses prix sur ceux du pétrole, a accepté de vendre une partie du gaz aux prix spot (à court terme) qui sont environ 25% inférieurs aux prix des contrats à long terme, l’écart pouvant être plus important si le cours du pétrole est élevé et le prix du gaz sur le marché spot reste au niveau de 4 dollars le MBTU. Et selon l’influent quotidien économique espagnol, l’Expansión, en date du 24 mai 2010, l’Espagne demanderait à l’Algérie une révision à la baisse du prix du gaz et paradoxe, c’est l’Algérie qui demandait dans un récent passé un relèvement des prix de cession du gaz à l’Espagne et à Gaz de France, remettant en cause le prix de cession du gazoduc Medgaz, exploité par un consortium composé des groupes espagnols Endesa (12%), Iberdola (20%), Cepsa (20%), du français GDF Suez (12%) et de (Sonatrach (36%).

Cela peut par ricochet se répercuter également sur le prix du gazoduc Galsi( Europe via Italie), puisque le projet Nigal dans ces conditions ne sera plus rentable devant relier le Nigeria à l’Europe- via l’Algérie, d’ une capacité de 20 à 30 milliards de m3/an destinés en majorité au marché européen, où selon l’étude de faisabilité confiée à la société britannique Penspen/IPA le projet pour se matérialiser coûtera plus 13 milliards de dollars contre une prévision au départ de 7 milliards de dollars, sans compter la résolution de certains conflits frontaliers. Et les contrats annoncés pour 2012 de l’Algérie avec la Turquie pays émergent à fortes potentialités, sont encore plus problématiques (quel prix de cession) car dans la pratique des affaires il n’ y a pas de sentiments, la Turquie ayant favorisé récemment l’accès des terminaux venant de la Russie traversant son territoire et ayant une stratégie agressive vers les pays pétroliers et gaziers du Moyen Orient.

Le groupe Sonatrach a annoncé qu’il négociait actuellement des contrats de livraisons à long terme de GNL avec quelques pays asiatiques. Or, pour le cas Asie, il s ‘agit de prendre en compte la concurrence des pays d’Afrique et surtout de l’Iran qui avec les tensions géo- politiques a besoin de financement et surtout pour le GNL du Qatar qui avec des complexes d’une capacité presque du double à ceux de l’Algérie (importantes économies d’ échelle) et sa proximité géographique avec l’Asie ( réduction du coût de transport), d’où d’ailleurs sa réticence à la réunion à Oran du 19/21 avril 2010 avec la Russie de refuser de réduire l’offre, l’Algérie devant contourner toute la corniche d’Afrique pour arriver à l’Asie.

Cela est important pour l’Algérie puisque le gaz (GN et GNL) représente environ un tiers (1/3) de la valeur en devises de ses exportations, et qui devait représenter beaucoup plus à l’avenir avec l’épuisement du pétrole. Or, le repositionnement qui s’opère aux Etats-Unis vers le gaz non conventionnel au détriment du GNL ( le Department of Energy ayant revu à la baisse sa prévisions de demande de GNL de plus de 60 % à l’horizon 2020; d’où le gel voire l’abandon de plusieurs projets de regazéification), les USA selon certaines prospectives devant devenir exportateur net de gaz horizon 2018.

Cela va modifier la donne au plan mondial et la mise sur le marché de capacités additionnelles de liquéfaction (57 Gm3) et de regazéification (260 Gm3) entre 2009 et 2013, ces surcapacités ne conduiront-ils pas à des taux d’utilisation très faibles des terminaux d’importation GNL avec comme résultat dans les prochaines années l’offre de GNL surpassant fortement la demande gazière globale, aura pour conséquence une pression accrue sur les prix. Selon Cedigaz ,dans son rapport de décembre 2009, la mise sur le marché d’une offre disponible supérieure de 100 Gm3 ces deux dernières années, combinée à une forte réduction de la demande, rallongerait jusqu’à 2015-2016 la période actuelle de bulle gazière.

Face à cette situation, où le prix de cession du million de BTU est d’environ 4 dollars pour le gaz non conventionnel, réduction des coûts de plus de 40% permis grâce à la nouvelle technique au forage horizontal, avec la prise en compte de l’entrée croissante dans le marché du gaz de nombreux pays en Afrique et en Amérique latine concernant le gaz conventionnel, sans compter les nombreux projets de canalisation à travers le monde notamment vers l’Asie et les Balkans, se pose alors la question : quelle place de Sonatrach dans cet échiquier stratégique mondial et de la rentabilité des installations tant par canalisation que du gaz naturel liquéfié alors que la rentabilité du GN ? Ce d’autant plus que les contrats à moyen terme expire dans leur majorité entre 2012/2013.

En résumé, il est utile de préciser que la politique économique a été constante sans changements notables des différents gouvernements depuis 1974 à 2010, intensifier les exportations des hydrocarbures à l’état brut ou semi brut, certes avec des finalités différentes, industries ou infrastructures clefs en main, solution de facilité, sans s‘attaquer à la gouvernance et à la valorisation du savoir fondement véritable du développement, l’économie algérienne étant une économie fondamentalement rentière, les indicateurs macro-économiques, macro-financiers et macro-sociaux certes positifs , étant fortement biaisés car résultante de cette rente et non d’une bonne gouvernance, du travail et de l’intelligence.

La problématique centrale est comment passer d’une économie de rente à une économie hors hydrocarbures. Et si ces prévisions s’avèrent fondées que deviendront les générations futures, dans moins de 20 ans, sans que l’on ait préparé l’après hydrocarbures ? Il y va de la responsabilité des gouvernants, car posant la problématique de la sécurité nationale.

Dr Abderrahmane MEBTOUL, économiste

NB- je tiens à remercier vivement certains collègues professeurs d’université et des amis cadres du secteur hydrocarbures d’avoir bien voulu relire ce texte. Cependant, je suis le seul responsable de la teneur. Toute reproduction sans citer le nom de l’auteur est interdite.

Mr Lakhdar Bentobal : Un homme d’exception




Nationaliste et indépendantiste au long cours, membre de l’Organisation secrète (OS), du groupe des 21, du Comité révolutionnaire d’unité et d’action (CRUA), et du Comité de coordination et d’exécution (CCE-direction de la guerre) et du Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA,1956-1962), Slimane Lakhdar Bentobal s’est éteint samedi à l’âge de 87 ans laissant aux nouvelles générations un immense héritage de fierté et de dignité.



C'est un pan de l'histoire qui vient de s'écrouler. La disparition, dimanche 22 août 2010, de Lakhdar Bentobal, Slimane pour l'état civil, à l'âge de 87 ans, va laisser une béance dans le ventre de l'histoire moderne de l'Algérie que seule la publication de ses mémoires, consignés dans un livre-entretien avec un éminent historien au début des années 1980, pourra quelque peu combler. L'ouvrage est resté jusqu'à présent à l'état de manuscrit, pour des raisons propres au concerné et à l'auteur.

Le troisième «B» vient d'être ravi à l'affection des siens, en anonyme citoyen qu'il est devenu depuis 1962, après Belkacem Krim assassiné le 18 octobre 1970 dans un hôtel à Francfort, en Allemagne, puis Boussouf Abdelhafid, mort le 31 décembre 1980 à Alger. Ces derniers, qui ont joué un rôle de tout premier plan avant et pendant la guerre de Libération nationale, sont partis sans laisser de trace autres que celles que dessinent les documents officiels et les récits qui tiennent souvent de la légende que racontent leurs compagnons.

Cet homme très peu photographié, qui se fond dans le paysage comme pour en saisir les reliefs à partir de l'intérieur, a lié son destin à celui de l'Algérie pour laquelle il a consacré sa vie depuis la fin de son adolescence, puisque, disent les rares biographies qui lui sont consacrées, il a adhéré au Parti du peuple algérien (PPA) pendant la Seconde guerre mondiale, alors que cette formation activait dans la clandestinité depuis son interdiction, en 1939.

Qu'est-ce qui prédestinait le nom ce milévien, fils de petit paysan modeste, à occuper les pages des archives de la Révolution et de figurer sur le proscenium de l'histoire de son pays ?

Membre et chef de l'OS dans la région de Mila depuis la création, en 1947, de cette section paramilitaire du PPA-MTLD, membre des «22» à l'origine du déclenchement. Membre participant au Congrès de la Soummam d'août 1956 en tant qu'adjoint du colonel Zighout Youcef, auquel il succédera à sa mort. Membre suppléant du premier Conseil national de la révolution algérienne (CNRA) issu de ces assises, Lakhdar Bentobal aura été de toutes les phases de la lutte anticolonialiste algérienne.

A partir de 1957 et du départ du Comité de coordination et d'exécution (CCE) organe exécutif du CNRA et son installation, à la demande de Belkacem Krim et de Ben Khedda, au Caire puis à Tunis, son nom sera intimement lié, pour ne pas dire soudé, à ceux des deux autres chefs de la Révolution. La presse française désignera ce triumvirat sous le raccourci journalistique de «3 B», comprenez par là Belkacem et Boussouf. Leurs fonctions au sein du CCE, élargi à la réunion du Caire d'août 1957, feront qu'ils occuperont au sein du gouvernement provisoire, à sa création en septembre 1958, des ministères-clés.

Bentobal à l'Intérieur, Belkacem à l'armée et Boussouf d'abord au ministère des Liaisons générales puis il prendra en charge le dossier de l'armement, qui était géré par Mahmoud Chérif. Ces trois noms seront également liés et cités tous trois dans la sombre affaire de l'assassinat de Abane Ramdane, en décembre 1957. L'histoire en la matière, plus que les hommes, demeure la seule juge des actes des uns et des autres.

Les historiens s'accordent à dire que ces trois personnalités tenaient leur puissance de leur cursus révolutionnaire qui leur avait fait tenir des responsabilités militaires à l'intérieur, avant d'occuper des fonctions politiques à l'extérieur. Le système de cooptation en vigueur en raison des conditions de guerre et l'importance que prendra l'armée à partir de la réunion du Caire de 1957 placeront Bentobal et ses deux compagnons aux premières loges de la décision.

En effet, à partir du moment où les conseils de wilaya, constitués de deux commandants et de leur colonel, étaient membres es-qualité du CNRA, les responsables, qui ont occupé des fonctions à l'intérieur, recevaient systématiquement le soutien de leur wilaya d'origine. Leurs talents d'organisateur et de dirigeant leur ont permis de rester à la tête de la Révolution jusqu'à l'Indépendance.

Négociateurs des Accords d'Evian, ils demeureront intraitables quant aux exigences formulées par la proclamation solennelle du 1er Novembre 1954. C'est un grand homme qui vient de quitter l'Algérie. Il mérite le respect de ses fils. Ils lui doivent rendre hommage.


Boukhalfa Amazit