阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门

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指出了圖像訪問阿爾及爾規劃信息

羅伯特·舒曼先生和歐洲的“歐洲不會在一夜之間發生,也順利......”

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commission européenne 欧盟委员会

Commission européenne: "Commission européenne"

Sunday, August 01, 2010

La Bourse d’Alger avant la réforme attendue



Les premiers privés à la Bourse d’Alger avant la réforme attendue
Les pouvoirs publics s’apprêtent à lancer la première phase du plan de développement du marché financier. Une réforme qui vise à offrir de nouvelles possibilités pour les entreprises de financer leur développement. Bémol, l’agenda du gouvernement est très distendu. Les premiers effets sont attendus pour fin 2011. Des privés, Alliance Assurance, MLA, iront à la bourse avant cette date.





« Alliance Assurances compte augmenter son capital via la Bourse avant fin 2010. Elle sera imitée par la société de leasing MLA en 2011 », indique M. Nordine Smail, le président la commission de surveillance des opérations de bourse (Cosob). Une petite révolution dans un pays malade de sa rente pétrolière. Deux sociétés privées vont donc faire leurs premiers pas à la Bourse d’Alger, un marché embryonnaire avec seulement deux titres cotés en Bourse, ceux des entreprises publiques Saidal et El Aurassi, et dopé par les titres obligataires d’une valeur de 3 milliards de dollars et les obligations du Trésor. Un compartiment dédié à la PME est également annoncé. Il devrait être opérationnel avant fin 2010. Dans la foulée d’un plan quinquennal 2010-2014 doté d’une enveloppe de 286 milliards de dollars qui prévoit la création de 200.000 PME et la mise à niveau de 20.000 PME, une nouvelle possibilité s’offre aux petites et moyennes entreprises de renforcer leurs fonds et de financer leurs investissements. Et donc de s’accroitre grâce à la Bourse.

Appels d’offres dans quelques mois

Par ailleurs, les pouvoirs publics envisagent de lancer la première phase du plan de développement du marché financier. Il est attendu que l’état débourse 120 millions de dinars, soit l’équivalent d’1 ,2 million d’euros, pour financer ce premier chantier. C’est une question de semaines. Il s’agit d’une phase d’évaluation, de conception de l’organisation type et du schéma de fonctionnement du marché. A ce titre, cinq experts internationaux accompagnés de trois experts nationaux seront chargés de proposer un choix d’organisation du marché financier. Il s’agira de recruter notamment un expert international en droit boursier, un second en services d’investissements (métiers de marché), un troisième en gestion stratégique des marchés, un quatrième en système de communication et d’information boursiers … . Les appels d’offres seront lancés dans les prochains mois. Une unité de gestion domiciliée à la Cosob, pilotée par le Ministère des finances chargée de ce chantier, proposera des recommandations et un schéma type d’organisation du marché financier au gouvernement. L’exécutif devra trancher sur ce dossier pas avant 2011 à l’issue d’un conseil interministériel. On estime entre 8 et 9 mois la durée de cette phase. Un préalable selon M. Smail Nordine avant de mettre en œuvre le plan de développement du marché financier.

Une réforme au petit trop

Le développement du marché financier en algérien, en dépit de ces petites avancées, reste à ses premiers balbutiements. Il faudrait plusieurs années à ce rythme pour que ce marché lilliputien gagne en substance. Le programme approuvé par la place au cours de l’été 2008 se décline en cinq chantiers principaux , indique M Mustapha Ferfara, le DG de la Bourse d’Alger (SGBV) : l’alimentation du marché par des titres de capital et des titres de créances , la professionnalisation des intermédiaires en Bourse avec une spécialisation dans de nouveaux métiers en Algérie : gestion des portefeuilles clients , ingénierie financière et notation du marché ; la modernisation du système de négociation et de règlement de la Bourse ; l’institution d’une culture financière et boursière ; l’institution d’un management des sociétés de marché et de leur gouvernance .

Ce plan prévoit le renforcement de la Bourse et de la Cosob. Il s’agit également de les doter de nouveaux sièges. Les bureaux qu’abritent ces deux institutions sont indignes d’une économie classée parmi les premières en Afrique. Concernant le premier chantier, les pouvoirs publics n’en ont pas encore donné l’impulsion. Il faudra attendre probablement 2011- 2012.

La réforme du marché financier accuse ainsi un énorme retard. « Pour redynamiser le marché boursier, il faudrait comme l’a fait l’Arabie Saoudite, obliger les sociétés de télécommunications comme les opérateurs de téléphonie mobile Djezzy et Nejma (à capitaux égyptiens et qataris) à mettre en bourse une partie de leurs actions (par exemple 20%), observe Lachemi Siagh , spécialiste des marchés financiers. L’opportunité se présente avec la vente de Djezzy. L’état compte acquérir Djezzy à 100% et revendre probablement 49% de ses parts à des firmes privées. Une partie des actions pourrait être cédées à travers la Bourse. Pour un autre expert, les banques de la place et les sociétés d’assurances pourraient être cotées également en Bourse. Il suffit d’une décision du gouvernement. Or, ce dernier ne semble pas pressé. L’amélioration des circuits de financement des entreprises devra attendre.

Le secrétaire général de l'ONU, Mr Ban Ki-moon a pressé vendredi Israël d'alléger son embargo sur la bande de Ghaza



Palestine : Ban Ki-moon appelle Israël à alléger l’embargo sur Ghaza et à arrêter sa colonisation
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a pressé vendredi Israël d'alléger son embargo sur la bande de Ghaza et d'arrêter la colonisation en territoire palestinien lors d'entretiens avec le ministre israélien de la Défense
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a pressé vendredi Israël d'alléger son embargo sur la bande de Ghaza et d'arrêter la colonisation en territoire palestinien lors d'entretiens avec le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak. Les discussions entre les deux hommes ont porté sur un vaste éventail de sujets, dont le Liban, les implantations israéliennes et la situation générale à Ghaza, et M. Ban a souligné l'importance de "desserrer à nouveau" l'embargo qui y est imposé par Israël, indique un communiqué de l'ONU. Le secrétaire général a appelé Israël à "s'abstenir de mener des activités d'implantations et d'étendre (cette pratique) à El Qods-Est", une mesure destinée, parmi d'autres, à relancer "des discussions directes sérieuses" entre Israéliens et Palestiniens. Les Palestiniens réclament depuis longtemps un gel total de la colonisation comme préalable à la reprise de pourparlers directs.
Par ailleurs, un Palestinien a été tué et huit autres blessés, dont plusieurs grièvement, par les tirs de missiles de l'occupant israélien, vendredi soir, dans la bande de Ghaza, ont indiqué des responsables et des sources médicales. Un jeune Palestinien, âgé de 22 ans, a été tué par un missile tiré sur sa caravane, près du camp de réfugiés de Magazhi, a annoncé un responsable du Hamas. Les avions israéliens ont tiré par ailleurs au moins quatre missiles contre des bâtiments utilisés par les forces de sécurité du mouvement de résistance palestinien Hamas qui contrôle la bande de Ghaza, blessant huit personnes, dont plusieurs grièvement, a indiqué le responsable des services d'urgence de Ghaza,

Démocratisation des institutions internationales : Une revendication légitime des pays en développement




La démocratisation des institutions internationales a toujours constitué une revendication légitime des pays en voie de développement. Cette revendication est née après leur indépendance et reprise, dès le milieu des années 70, dans le cadre de la création d’un nouvel ordre économique mondial. Il faut rappeler que l’Algérie a été à l’avant-garde de cette grande entreprise et elle a défendu la position de tous les pays du tiers-monde, lors de l’Assemblée générale extraordinaire des Nations unies, en avril 1974. C’est grâce à l’initiative de l’Algérie qu’elle s’est tenue et le Président Boumediène fit un discours dans lequel il exposa les principales revendications du tiers-monde pour l’instauration d’un nouvel ordre économique mondial.
L’Algérie a donc joué un rôle moteur et d’avant-garde. Elle n’a d’ailleurs pas cessé de militer pour des rapports plus équilibrés, tant dans le domaine économique que dans celui de la démocratisation des institutions internationales, en général et de l’ONU en particulier.
Après la chute du mur de Berlin, la réforme de l’ONU, et notamment celle du Conseil de sécurité revient périodiquement au premier plan de l’actualité. Tout le monde est plus ou moins d’accord sur son élargissement mais des divergences surgissent immédiatement lorsqu’il s’agit de l’option d’accorder le droit de veto aux nouveaux membres.
La réforme du Conseil de sécurité est devenue inéluctable avec les mutations politiques et économiques qu’a connues le monde. De nouvelles puissances ont émergé un peu partout en Amérique latine, en Afrique, en Europe et en Asie, en particulier. Le Brésil, le Mexique et l’Argentine, en particulier, représentent les poids lourds en Amérique latine. En Afrique, pas moins de 4 pays font figure de géant au niveau du continent : l’Algérie, l’Afrique du Sud, l’Egypte et le Nigeria. En Asie, deux puissances nucléaires, l’Inde et le Pakistan mais aussi l’Indonésie, la Corée du Sud, la Malaisie. En Europe, l’Allemagne est une candidate potentielle ainsi que la Turquie. Ailleurs, il y a aussi l’Arabie Saoudite et l’Iran.
Cette configuration d’Etats parfaitement éligibles à un poste au Conseil de sécurité complique le problème de son élargissement. Les pays déjà membres vont probablement user de leur influence pour imposer des Etats au nom d’intérêts divers, bien entendu. Ils auront donc le beau rôle pour imposer des choix, sachant qu’ils peuvent jouer sur les susceptibilités, les manœuvres... Cela se comprend car les enjeux sont considérables. Il s’agit d’admettre de nouveaux membres dans le club très fermé du système mondial décisionnel. Il est donc à craindre que ce club fermé conserve ses prérogatives, en offrant des strapontins sans droit de veto. Ce n’est pas une vue de l’esprit car certains pays développés ont habitué le monde à des subterfuges surprenants.
Il faut dire que la course à un siège au Conseil de sécurité a déjà commencé comme l’attestent les manœuvres en coulisses.  L’Algérie est sereine mais elle est aussi concernée par ces manœuvres. N’est-elle pas la deuxième puissance économique de l’Afrique et du monde arabe... et des perspectives très prometteuses.
Abdelhak F.

Algerie Plan quinquennal 2010-2014 : Une dynamique de développement sans précédent



un programme d’investissements publics de 286 milliards de dollars
Un nouveau souffle à l’emploi

Avec le lancement du deuxième programme quinquennal 2010-2014 où sont inscrits des projets d’envergure, notamment en matière d’infrastructures (énergie, routes, chemins de fer, barrages...) ayant nécessité des financements colossaux, l’Algérie est déterminée à relever le défi qu’elle s’est fixée à savoir rejoindre le peloton des pays modernes et émergents. 
286 milliards de dollars est le montant total de la dépense publique pour la réalisation des investissements prévus durant le deuxième quinquennat. C’est là un effort exceptionnel au moment où de nombreux pays, y compris ceux appartenant au monde développé, sont contraints d’opérer des coupes dans leurs dépenses en raison de l’impact de la crise économique et financière. Pour l’Algérie, le temps est à l’accélération dans la dynamique de développement après les réalisations enregistrées à la faveur des précédents programmes de relance (PSRE, 1er programme quinquennal). En quelques années la physionomie du pays a complètement changé. Les chantiers poussent partout comme des champignons, l’eau, l’électricité, le gaz, arrivent dans les coins les plus reculés du pays. L’ouverture de nouvelles routes, la construction de l’autoroute Est-Ouest, la modernisation du rail conforté par de nouvelles lignes et la remise en service de desserte longtemps à l’arrêt comme la ligne Oran - Sidi Bel-Abbès - Béchar ont permis d’arrimer à la locomotive du développement de nombreuses zones ayant souffert de l’enclavement.
La disponibilité de l’eau pour l’irrigation de nouvelles parcelles, le gain de temps et de confort en matière de transport permis par les réseaux routiers et de chemin de fer moderne n’ont pas tardé à faire sentir leurs effets positifs induisant une nette reprise des activités, qu’il s’agisse des secteurs productifs ou ceux des services. Il ne saurait être question, par conséquent, de ralentir la cadence, bien au contraire il s’agit de pousser à fond le changement structurel de sorte à sortir de la dépendance du pétrole pour bâtir une économie productive et diversifiée garante de l’avenir des générations futures.
Les premiers fruits des investissements colossaux réalisés commencent à apparaître, comme on l’a vu avec les récoltes record de céréales. 2010 ayant vu la première opération d’exportation du surplus d’orge alors qu’il y avait une faible production depuis fort longtemps qui engendrait une hausse des prix qui se répercutait aussi sur le prix de la viande. Outre les projets de grands transferts hydrauliques, dont une part profitera à l’irrigation, le programme de modernisation de l’agriculture bénéficie du PNDA de la stratégie de développement et du renouveau rural. L’aide à l’habitat rural, la formation par le biais de la vulgarisation, les avantages en matière de crédit et leasing ainsi que les nouvelles terres organisant la concession des terres du domaine privé de l’Etat sont autant de facteurs de matière à encourager les agriculteurs pour relever le défi de la sécurité alimentaire. La terre richesse pérenne retrouve sa vitalité dans le même temps où d’autres secteurs d’avenir, notamment le tourisme et les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) sont promis à un essor rapide compte tenu de l’engouement des investisseurs, comme l’attestent les récents projets annoncés en présence du ministre M. Smail Mimoun, et les projets dans le domaine de l’énergie solaire, la collaboration université-entreprises dans des projets de recherche devant servir le développement.
M. Brahim

Le progrès et la prospérité partagés

C’est une dynamique sans précédent que celle créée à l’ombre du programme national de développement. Les actions menées en concrétisation des plans qui se sont succédé ces dix dernières années sont assurément à la mesure des moyens mobilisés et sur lesquels les pouvoirs publics n’ont pas lésinés. Cette dynamique consacre une présence forte de l’Etat à travers l’ensemble du territoire national. Les grands travaux et les projets structurants bouleversent incontestablement la physionomie du pays. Le programme d’équipement et de modernisation du pays avance à un rythme effréné. Et la poursuite de l’élan est incontestablement assuré par le programme d’investissements publics pour les cinq années à venir et à la faveur duquel seront injectés 286 milliards de dollars, un volume jamais égalé depuis l’indépendance nationale. La dynamique qui marque tous les secteurs est incontestablement de nature à résorber les déficits. L’hydraulique, l’habitat, l’infrastructure de base, l’infrastructure éducative et universitaire et le secteur de la santé reflètent à eux seuls l’image de l’Algérie qui se métamorphose. Les chantiers ouverts à travers tout le territoire national au-delà du fait qu’ils participent de la résorption des déficits et de la réponse aux attentes sociales, s’insèrent dans une stratégie de mise en place des assises au développement global national. Il n’est pas besoin de dire que tous les projets de développement sont entourés de toute l’attention requise du Président qui suit personnellement leur conduite. Le Président de la République est animé d’une volonté déterminée à soutenir et impulser le développement. Ses orientations à l’endroit du gouvernement, invité à s’investir sur le terrain, sont à chaque fois réitérées, d’autant plus que tous les projets ont un rapport direct avec la prise en charge des besoins multiples des citoyens et boostent la croissance. Un des soucis majeurs du Président est comment concilier les impératifs du développement et le droit des générations futures à un environnement à la fois sain et nourricier. Le Chef de l’Etat n’a pas manqué dans ce sillage de relever que s’il est du devoir des pouvoirs publics "de définir les politiques nationales et de mettre en œuvre les moyens qui permettent de préserver les caractéristiques fondamentales du territoire national, d'assurer la pérennité des richesses naturelles qui y sont exploitées et d'y favoriser un développement économique et social harmonieux et durable, il est du devoir de tous d'utiliser le territoire avec respect et économie, avec intelligence et raison, dans la stricte observance des impératifs nationaux". C’est là une vision d’autant plus judicieuse que toutes les potentialités nationales sont « mobilisables » pour les besoins du développement mais sans pour autant compromettre les droits des générations futures. Le Président de la République n’omet pas de rappeler une constante dans sa vision, celle portant sur la finalité de tous les axes de son programme : le développement harmonieux profitable à tous. Il ne s'agira plus, désormais, a précisé le Président de la République, de redistribuer seulement le revenu national, mais aussi dans le sillage de l'équipement public d'inciter, d'impulser, d'orienter et de créer des richesses à travers tout le territoire national et ce, pour renforcer l'Algérie toute entière. L’Algérie profonde qui bouge et change perpétuellement, sous l’impulsion de l’action de l’Etat, c’est déjà la voie ouverte sur le progrès et la prospérité partagés.
S. Lamari

A retenir…

Ce programme s'inscrit dans la dynamique de reconstruction nationale entamée, voilà dix années, d'abord avec le Programme de soutien à la relance économique, engagé en 2001, à hauteur des ressources alors disponibles. Cette dynamique a été relayée par le programme 2005 - 2009, lui-même conforté par les programmes spéciaux au profit des wilayas des hauts plateaux et du Sud. Ainsi, le coût de l'ensemble des opérations de développement inscrites durant les cinq années écoulées, dont certains projets structurants sont encore en cours de réalisation, aura atteint près de 17.500 milliards de dinars.
Le programme d'investissements publics retenu pour la période allant de 2010 à 2014 implique des engagements financiers de l'ordre de 21.214 milliards de dinars (ou l'équivalent de 286 milliards de dollars) et concerne deux volets à savoir :
­— le parachèvement des grands projets déjà entamés, notamment dans les secteurs du rail, des routes et de l'eau, pour un montant de 9.700 milliards de dinars (équivalent à 130 milliards de dollars) ;
— et l'engagement de projets nouveaux pour un montant de 11.534 milliards de dinars (soit l'équivalent de près de 156 milliards de dollars).
Le programme 2010-2014 réserve plus de 40% de ses ressources à l'amélioration du développement humain avec notamment :
— près de 5.000 établissements de l'Education nationale (dont 1000 collèges et 850 lycées), 600.000 places pédagogiques universitaires et 400.000 places d'hébergement pour les étudiants, et plus de 300 établissements de formation et d'enseignement professionnels ;
— plus de 1.500 infrastructures de santé dont 172 hôpitaux, 45 complexes spécialisés de santé, et 377 polycliniques, ce à quoi s'ajoutent plus de 70 établissements spécialisés au bénéfice des handicapés ;
— deux (02) millions de logements, dont 1,2 million sera livré durant le quinquennat, le reste devant déjà être mis en chantier avant la fin de l'année 2014 ;
— le raccordement d'un million de foyers au réseau du gaz naturel et l'alimentation de 220.000 foyers ruraux en électricité ;
— l'amélioration de l'alimentation en eau potable, notamment, avec la réalisation de 35 barrages et de 25 systèmes de transfert d'eau, et l'achèvement de toutes les stations de dessalement de l'eau de mer en chantier ;
— plus de 5.000 infrastructures pour la jeunesse et les sports, dont 80 stades, 160 salles polyvalentes, 400 piscines et plus de 200 auberges et maisons de jeunes ;
— ainsi que d'importants programmes pour les secteurs des moudjahidine, des affaires religieuses, de la culture et de la communication.
Par ailleurs, ce programme d'investissements publics réserve aussi près de 40% de ses ressources à la poursuite du développement des infrastructures de base et à l'amélioration du service public, avec notamment :
— plus de 3.100 milliards de dinars destinés au secteur des travaux publics pour poursuivre l'extension et la modernisation du réseau routier, et l'augmentation des capacités portuaires ;
— plus de 2.800 milliards de dinars réservés au secteur des transports en vue de moderniser et d'étendre le réseau de chemin de fer, d'améliorer le transport urbain (avec notamment la réalisation de tramways à travers 14 villes), et de moderniser les infrastructures aéroportuaires ;
— près de 500 milliards de dinars pour l'aménagement du territoire et l'environnement ;
— et près de 1.800 milliards de dinars pour l'amélioration des moyens et des prestations des collectivités locales, du secteur judiciaire, et des administrations de régulation fiscale, commerciale et du travail.
Outre le volume d'activités qu'il générera pour l'outil national de réalisation, le programme quinquennal réserve aussi plus de 1.500 milliards de dinars à l'appui au développement de l'économie nationale, avec notamment :
— plus de 1.000 milliards de dinars affectés au soutien au développement agricole et rural mis en route depuis l'année dernière ;
— et près de 150 milliards de dinars à la promotion de la petite et moyenne entreprise, à travers la réalisation de zones industrielles, le soutien public à la mise à niveau ainsi que la bonification de crédits bancaires pouvant atteindre 300 milliards de dinars cette même fin.
Le développement industriel mobilisera aussi plus de 2.000 milliards de dinars de crédits bancaires bonifiés par l'Etat pour la réalisation de nouvelles centrales électriques, le développement de l'industrie pétrochimique et la modernisation des entreprises publiques. L'encouragement à la création d'emplois bénéficiera, quant à lui, de 350 milliards de dinars sur le programme quinquennal, pour accompagner l'insertion professionnelle des diplômés universitaires et de la formation professionnelle, soutenir la création de microentreprises et financer les dispositifs d'emploi d'attente.
Le programme 2010-2014 réserve également un montant de 250 milliards de dinars au développement de l'économie de la connaissance à travers le soutien à la recherche scientifique et la généralisation de l'enseignement et de l'usage de l'outil informatique dans tout le système national d'enseignement et dans le service public.

Algerie Sous-traitance dans la PME : Les professionnels appellent à une codification



Peu développée et marginalisée, l’activité de la sous-traitance manque terriblement d’un cadrage juridique en Algérie. Le constat est celui de Zaïm Bensaci, président du Conseil national consultatif pour la promotion de la PME (CNC/PME), un organisme d’Etat sous tutelle de l’ancien ministère de la PME et de l’Artisanat.




« L’Algérie a investi 500 milliards de dollars par la passé. Les entreprises nationales n’ont pas bénéficié de cette manne dans le cadre de la sous-traitance. Le drame est que cette activité n’est ni soutenue ni codifié », a affirmé hier, M. Bensaci, invité de la Radio nationale. Pour étayer son argumentaire, il a cité, à titre d’exemple, le cas de sous-traitants nationaux qui n’ont pas été payés par la SNVI au bout de 2 à 3 ans. Ceci, alors qu’en France, ajoute-t-il, la réglementation assure aux sous-traitants leur droits. Pis, certains dirigeants d’entreprise n’ont pas intérêt à voir un secteur de sous-traitance en pleine essor, accuse-t-il, sans pour autant citer de noms. M. Bensaci pense qu’il est temps de secouer le cocotier. « Cette activité connaît un essor important dans d’autres pays parce qu’elle est réglementée. Il faut absolument la codifier en Algérie. Il faudrait aussi que les structures mentales s’adaptent et que les chefs d’entreprise prennent conscience », plaide le président du CNC/PME. Selon lui, l’Algérie dispose d’importantes potentialités à développer particulièrement dans les secteurs de la pétrochimie, la métallurgie, l’industrie mécanique, l’agroalimentaire et l’énergie.

Il suggère que le recours à l’importation des pièces de rechange grève l’économie nationale. « Il faut cesser les importations tous azimuts des pièces de rechange qu’on pourrait produire grâce au développement de l’activité de la sous-traitance », réclame-t-il. Le marché de la sous-traitance est estimé à 3,5 milliards de dollars. M. Bensaci est revenu par ailleurs sur les difficultés dans lesquelles pataugent les entreprises nationales. L’accès au crédit et le foncier reviennent dans ses propos telle une rengaine. « Souvent, les banques refusent des dossiers de demande de crédit, alors qu’ils sont garantis à hauteur de 80% par le Trésor public. Le problème du financement par les banques persiste et n’est pas réglé jusqu’à aujourd’hui », dénonce-t-il. La rareté du foncier, malgré la mise en place de l’Aniref, est aussi source de tracas pour les entreprises. L’invité de la radio n’a pas mâché ses mots à l’égard d’une administration « étouffante », qui, à ses yeux, « constitue un frein » au développement des entreprises locales. Interrogé sur la promulgation d’un nouveau code des marchés publics, ce responsable reste peu enthousiaste, notamment par rapport à son application effective sur le terrain. « C’est une bonne chose, à condition que son application se fasse. Dans ce cas, l’administration a besoin aussi d’être mise à niveau, car des gens interprètent et appliquent les textes à leur façon Dans le cas contraire, cela n’aura aucun effet », prévient M. Bensaci. S’agissant de la mise à niveau des PME-PMI, il a rappelé que le programme MEDA I était un échec total. Seulement 400 entreprises nationales ont bénéficié dudit programme. « C’est inadmissible et ridicule. Au Niger, 3500 entreprises ont eu leur mise à niveau », fustige-t-il, en estimant que la seconde version du projet européen de la mise à niveau risque de s’avérer un flop si les conditions idoines de développement des PME-PMI ne sont pas réunies.




Par Hocine Lamriben

Préparer le Ramadhan


Branle-bas de combat pour préparer le Ramadhan

COMMERCE DU PAIN TRADITIONNEL, DES DIOULS ET DE LA ZLABIA

De nouveaux commerces ouvrent à chaque coin de rue pour vendre les ingrédients des plats du Ramadhan.

Une dizaine de jours nous sépare du début du mois de Ramadhan. Pourtant, l’odeur de la chorba est déjà dans l’air. Dans les villes, les pratiques annonçant l’approche du mois de jeûne justifient bien la précipitation et la frénésie des citoyens et commerçants à l’accueillir comme à l’accoutumée. Les couffins remplacent déjà les sachets en plastique, des garages fermés sont rouverts et aménagés pour vendre de la zlabia, les diouls et les ingrédients pour la préparation de la chorba.
Ces mêmes ingrédients envahissent déjà les marchés.
Plusieurs traditions propres au mois de Ramadhan ont donc fait leur apparition dans le quotidien des Algériens, avant l’heure. A moins de 10 jours du mois sacré, on note déjà, l’apparition de nouveaux commerces. C’est ainsi que des garages jusque-là fermés, ont rouvert leurs portes afin de faire office de lieux de vente de gâteaux, mais aussi et surtout de la zlabia, un commerce qui connaît une forte demande durant le mois de jeûne. Rachid qui travaille comme pizzaiolo à Alger estime que la zalabiya sera la priorité durant le mois de Ramadhan. «Je reprendrai mon activité juste après», dit-il. Et d’ajouter: «J’ai déjà préparé tous les moyens nécessaires pour le travail». Pas loin de lui, Karim et Hamid étaient dans un magasin et mettaient les dernières retouches à leur futur commerce, celui de vendre du pain traditionnel, des gâteaux et des diouls.
«On a déjà prévu et désigné nos fournisseurs», dira Hamid, 24 ans, étudiant en droit, soucieux de gagner un peu d’argent, de quoi faire face à ses besoins de la rentrée en matière de vêtements et de moyens d’études.
Dans les magasins, les femmes sont plus que jamais nombreuses à acheter de tout. Dans les boucheries, c’est la chaîne, on achète de la viande en grandes quantités de peur que les prix s’enflamment.
Les céréales moulues, les diouls et les dattes sont exposés dans presque tous les magasins, et même ceux spécialisés dans la vente des fruits et légumes.
Cette frénésie est accompagnée de l’ambiance induite par le nombre remarquable de fêtes de mariage organisées durant cette fin de semaine. Cela est essentiellement expliqué par le fait qu’il ne reste plus qu’un seul week-end pour les familles désireuses de programmer des fêtes. Le mois sacré bloque toute cérémonie de fiançailles, circoncision ou mariage. Rares sont les familles algériennes qui organisent des fêtes pendant le mois sacré.
Côté mercuriale, on constate que c’est toujours le premier souci des ménages. Le marché des fruits et légumes affiche pour le moment une relative stabilité des prix. La pomme de terre, produit essentiel du plat algérien, est vendue entre 30 et 45 DA maximum, un prix pourtant, au dessus des promesses tenues par les responsables des secteurs concernés, notamment le ministère de l’Agriculture et celui du Commerce, qui déclaraient que son prix ne devrait pas excéder les 20 dinars/kg.
Les prix des piments, de la laitue et de la courgette varient entre 60 et 75 DA, quant à la tomate, elle est affichée chez certains vendeurs à 60 DA, alors qu’elle ne dépasse pas les 25 DA chez d’autres.
De ce fait, l’anarchie règne toujours malgré tous les efforts déployés jusque-là par les pouvoirs publics, visant à assurer la disponibilité des produits à des prix abordables et raisonnables. La viande rouge n’est pas cédée sous la barre des 700 DA le kg. Les citoyens espèrent qu’il n’y aura pas, comme de tradition, d’autres produits alimentaires qui verront leurs prix augmenter sur le marché.

Aîssa MOUSSI

El-Tarf la faune et la flore marines mieux protégées




La faune et la flore marines vivant à proximité des rivages de la wilaya d’El Tarf font l’objet, depuis le début de l’été, d’une attention rigoureuse en vue de leur protection contre les interventions sauvages de pêcheurs avides de gain facile et autres amateurs de pêche. En effet les services de la marine nationale, basés au port de pêche d’El-Kala et dotés d’importants moyens matériels, veillent au grain pour protéger les richesses halieutiques et dissuader les pêcheurs qui seraient tentés de lancer leurs filets dans les eaux à proximité des plages où se trouvent de véritables bancs de poisson blanc notamment, le marbrais et la saule. Ces lieux de détente et de baignade font l’objet, à l’heure actuelle, d’une réelle protection dans le but de sauvegarder la faune et la flore mises à rude épreuve par certains marins pêcheurs qui n’hésitent pas à recourir à certains moyens peu amènes pour arriver à leur fin sans se soucier des dégâts qu’ils occasionnent. Ces trois dernières années, ces lieux ont subi une exploitation sauvage et anarchique, laissant présager une catastrophe écologique au niveau de ces plans d’eau, déplore-t-on. Cette situation n’a pas manqué de faire réagir les responsables à tous les niveaux, notamment les services de la marine nationale qui ont enclenché un plan de protection de cet environnement interdisant les pratiques néfastes pour la faune et la flore, geste qui était monnaie courante dans un passé encore récent. Cette initiative, qui inflige des sanctions allant jusqu’au retrait du fascicule sans lequel le pêcheur ne peut sortir en mer sans risquer l’infraction, a été très favorablement accueillie par les amoureux de la nature, les pêcheurs à la ligne et autres pratiquants de la pêche de plaisance. Agence

Fondation ibérique Cirem en Algérie création de 350 microentreprises



La mise en pratique depuis fin 2008 du projet national de création de Centres de facilitation de pépinières d’entreprises (CFPE) initié par le ministère de la Petite et Moyenne Entreprise (MPME) a permis la création de plusieurs centaines de microentreprises en Algérie. Ce résultat a été atteint avec la collaboration des animateurs du Centre d’investigations et de recherches européennes en Méditerranée (Cirem) issu de la fondation espagnole du même nom. Depuis son installation en Algérie, sous la direction de son délégué José Emmanuel Garcia, le Cirem s’est consacré à la recherche appliquée et aux conseils dans le domaine des sciences sociales. Sur la base d’un accord de coopération avec le ministère algérien de la Petite et Moyenne Entreprise, la fondation est à l’origine du lancement des Centres de facilitation de pépinières d’entreprises (CFPE) dans une dizaine de régions pilotes d’Algérie. Ce qui a permis la création de plusieurs centaines de microentreprises par des jeunes ayant préalablement bénéficié, chacun, d’un crédit bancaire octroyé dans le cadre du soutien financier accordé par l’Angem ou l’Ansej. Quelque 350 des premières microentreprises créées dans ce cadre, sont implantées dans la région d’Annaba. C’est dire qu’au vu de leurs activités diversifiées nécessitant pour la plupart une main-d’œuvre qualifiée, ces microentreprises également créatrices de plus d'un millier de postes de travail permanents, placent la prochaine reprise sociale sous de bons auspices, notamment dans les régions dites pilotes pour la mise en route des CFPE. Aussitôt lancée, cette opération a permis d’enregistrer un important nombre de candidats à la création d’une microentreprise. Les 350 microentreprises créées sur les 4 700 déclarées éligibles pour la seule région de Annaba, ont bénéficié du crédit bancaire d'un montant variant de 50 000 à 10 millions DA. Le MPME ne compte pas s’arrêter en si bon chemin dans la coopération avec le Cirem pour favoriser davantage l’implantation de CFPE dans notre pays. Techniquement soutenu par la fondation ibérique, il a étoffé sa politique pour un développement plus harmonieux du secteur de la petite et moyenne entreprise. Dans sa démarche à destination des microentrepreneurs, il a prévu des avantages compétitifs immatériels pour une meilleure maîtrise des ressources humaines, l’amélioration des moyens de production et la stimulation de l’innovation. C’est pourquoi ont été sollicités les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et de l’Enseignement et la Formation professionnels. Rappelons que depuis son avènement il y a dix neuf ans, le Cirem a collaboré avec la Commission européenne pour des études et des travaux d’assistance technique. Ces derniers ont été réalisés dans des pays membres de l’Union européenne, ceux de l’Est de l’Europe et du Bassin méditerranéen. A. D.



01-08-2010

Salon Algéro-Allemand sur l'Environnement



70 exposants au rendez-vous


Le deuxième Salon algéro-allemand sur l'environnement aura lieu du 22 au 24 novembre 2010, à Alger. La pollution causée par l'industrie émergeante, mais également la forte croissance de la population algérienne - surtout dans les zones de forte concentration urbaine le long de la côte - nécessite la recherche de nouvelles solutions pour la gestion des déchets, des eaux usées et dans le domaine de l'énergie. On constate actuellement un grand besoin en technologie et en savoir-faire pour pouvoir relever les défis environnementaux en Algérie. Ce sont ces défis que justement le deuxième Salon algéro-allemand sur l'Environnement EnviroAlgérie© intégrant un congrès scientifique et une bourse de coopération, devra contribuer à relever. EnviroAlgérie© est organisé par l'AHK Algérie et la Coopération technique allemande (GTZ) sous le Haut patronage du ministère algérien de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement. Il aura lieu du 22 au 24 novembre 2010 au Palais de la Culture à Alger. La première édition de ce Salon qui avait eu un véritable succès, s'était tenue en octobre 2008, avec 40 exposants allemands et 30 exposants algériens, 1500 visiteurs professionnels et plus de 100 journalistes. L'objectif du Salon 2010 est de faciliter aux décideurs politiques et économiques algériens en particulier et à la société civile en général, l'accès aux technologies les plus récentes et au savoir-faire allemand dans le domaine de la protection de l'environnement. Le Salon couvrira les domaines de la gestion des déchets, de l'eau, des énergies renouvelables et de l'efficience énergétique. Dans ce contexte, la GTZ invitera des experts internationaux pour discuter dans le cadre d'un Congrès sur le développement des nouvelles technologies dans les secteurs de l'environnement, du traitement de l'eau, du traitement des déchets et du changement climatique. Le Congrès offrira aux participants allemands et algériens ainsi qu'aux experts de nouvelles informations sur le marché algérien afin de discuter sur les solutions et les potentialités qu'offre le marché algérien, comme par exemple dans le cadre des projets de "Mécanisme pour un développement propre (MDP)". De plus l'AHK Algérie organisera des entretiens individuels sous forme de bourse de coopération, qui auront lieu dans les stands respectifs des exposants durant tout le déroulement du Salon, afin d'établir de nouveaux contacts professionnels et d'intensifier les contacts déjà existants. Regroupant 700 membres algériens et allemands, la Chambre algéro-allemande de commerce et d'industrie (AHK Algérie) jouit, du fait de son statut paritaire, depuis plus de 4 ans, d'un excellent crédit auprès des institutions officielles et des entreprises des deux pays. Forte d'expériences au service des relations économiques algéro-allemandes, AHK Algérie est un partenaire fiable autant pour les entreprises allemandes qu'algériennes et tout particulièrement les PME quand il s'agit d'accéder à un marché étranger, diversifier leurs marchés, rechercher des partenaires ou représentants potentiels ou encore investir et s'implanter dans le pays. En tant que membre du DIHK, l'organisation fédérale des CCI allemandes regroupant 3,7 millions d'entreprises affiliées, AHK Algérie fait partie d'un réseau international de 120 CCI allemandes à l'étranger et 80 CCI régionales en Allemagne. Dotées d'une autonomie de gestion, les Chambres de commerce allemandes à l'étranger sont le principal outil de la promotion du commerce extérieur allemand; couvrant 97 % des pays avec lesquels l'Allemagne entretient des relations économiques, elles conseillent les entreprises de manière individuelle et pratique, répondant à leurs problèmes spécifiques.

Klilya B.

Sites et blogs algériens: “Tajmat” des temps modernes




L’information n’est plus l’apanage des médias, des journalistes et autres professionnels de la communication. Internet est désormais passé par là. Il a chamboulé, chambardé la donne, en favorisant un développement sans précédent de ce qu’on appelle l’information citoyenne, avec en prime des photos et vidéos à l’appui

Un essor qui n’en est, semble-t-il, qu’à ses balbutiements. “C’est le temps des vérités. Les mensonges ne passeront plus. La Toile fait une sorte de contrepoids aux politiques des pouvoirs. Et les dictatures ne peuvent plus sévir à huis clos”, estiment quelques jeunes rencontrés à l’entrée d’un cybercafé dans un quartier d’Alger.

À quelques mètres de là, dans une autre artère, un responsable local, âgé d’un peu plus d’une soixantaine d’années, s’échinait à tailler un crayon avec un petit canif usé. Il n’arrivait pas à se familiariser avec l’ordinateur qui “encombrait” son bureau. Une image qui explique en partie l’écart, plutôt le gouffre, séparant les jeunes d’une partie des générations précédentes, néophytes dans le domaine des nouvelles technologies de l’information. Au moment où des responsables butent sur les touches de leur clavier, à la recherche de la virgule, du point ou du chapeau (accent circonflexe), de jeunes adolescents survolent le monde, via la Toile, à la recherche d’un ami vivant quelque part dans une ville africaine, en Europe ou en Amérique du Nord, d’un document dans la bibliothèque du Congrès américain ou de The London Library, d’une photo d’un petit village perdu dans le désert australien ou, tout simplement, celle de son quartier, sa rue ou son village sur Google Maps, pour la présenter sur son blog.

Les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, pour ne citer que ces deux exemples, constituent une autre belle invention de l’homme, faisant de la Terre un “village planétaire”, comme l’écrivait il y a 43 ans (1967) le philosophe et sociologue canadien Marshall McLuhan dans son livre The Medium is the Message. Des émeutes et heurts entre jeunes manifestants et forces de sécurité font, grâce au téléphone mobile, vidéo à l’appui, le tour du monde quelques instants après leur survenance. “À force de répéter, sans trop y croire, que l’Algérie est une maison de verre, les responsables sont surpris, irrités aussi, de constater que les jeunes ont mis leur slogan en pratique, online”, dira Hamid, 23 ans, “un enfant de la Toile” où il passe le plus clair de son temps, que ce soit à la maison ou dans un cybercafé avec des amis. Pour lui et des dizaines de milliers de jeunes, Internet n’a aucun secret. Ils passent d’un site à l’autre, d’un domaine à l’ d’un pays à l’autre et d’une langue à l’autre par le truchement de la traduction online sans difficulté, juste avec un petit clic là où il faut. Ils jettent l’ancre là où ils veulent, même dans le désert du Ténéré, discutent avec qui ils veulent, écrivent sur tout ce qui leur tient à cœur, sur leurs joies, leurs peines, leur passion, leur colère et leur espoir.

Les interdits volent en éclats

Les voyages forment la jeunesse, dit-on. Et le voyage, par les temps qui courent, est gratis, à l’œil. C’est le cas de le dire. On peut faire le tour du monde, visiter n’importe quelle ville, n’importe quel village ou patelin sans quitter son siège. Et le monopole et la censure n’y peuvent rien. L’histoire des paraboles collectives, introduites durant les années 1980 en Algérie, est là pour rappeler que l’interdit, la censure, y compris par la pratique des prix et des taxes exorbitants pour décourager les plus intrépides, ont toujours stimulé la création et l’invention dans tous les domaines.

Outre les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, le blog connaît un engouement en Algérie. Il permet la circulation de l’information entre les différents acteurs d’un secteur, d’un groupe social, des habitants d’un village ou d’un quartier. Les blogs jouent le rôle de trait d’union, sont devenus des plateformes de discussions et de débats dans certains villages. Ils permettent à un bon nombre de leurs habitants, surtout des jeunes vivant à l’étranger ou dans une autre région du pays, de participer à la vie de leur lieu de naissance. Le recours à une éventuelle utilisation future de Skype, ou d’un autre moyen de communication de ce type, transportant voix et images dans les débats des assemblées des villages (tajmat) n’est pas à écarter. Déjà, dans certains endroits, des vieilles recourent à cet outil pour parler et voir “en chair et en os” leurs enfants installés à l’autre bout du monde. Tout en étant une plateforme d’échanges, le blog donne, ce qui n’est pas rien, la parole aux voix marginalisées. Il constitue aussi un moyen de proposition mais également de pression sur les autorités locales qui ne peuvent pas ne pas en tenir compte. Ce ne sont pas tous les blogs qui s’assignent un tel objectif.

Beaucoup veulent juste faire connaître leur passion pour leur village, ses habitants, ses potentialités, ses hommes et femmes illustres, ses difficultés et ses espoirs. “Au début, j’ai juste fait des photos pour mon plaisir. Par la suite, j’ai eu l’idée de créer un blog pour faire découvrir mon village et ses habitants. Pourquoi ? Parce que j’adore mon village, ses habitants”, peut-on lire sur le blog du village de Zouvga, en Kabylie. Son but est de “permettre à tous les émigrés du village, en France ou ailleurs, de pouvoir faire un tour virtuel au village et de revoir la famille et les amis”, précise-t-il.

Tifrit-Info lancé par un habitant de Tifrit n’Ath Oumalek se propose d’informer en rassemblant “l’essentiel de l’information” circulant sur le Web. “Il se veut un site pour la communauté algérienne et berbère en France et dans le monde”, écrit son auteur.

Espace d’échange, d’expression, de proposition et de pression

Bouharoun, à 50 km à l’ouest d’Alger, dans la région de Tipasa, dispose d’un blog renfermant essentiellement des photos de la ville, du port, de bateaux et de fermes. “Sa beauté et son calme n’ont pas d’égal”, estime le concepteur du blog. “Son hymne, une musique douce jouée par un orchestre composé de vagues qui vous bercent et vous ensorcellent. Son parfum, un subtil mélange d’odeurs de la mer, de poisson frais et de terre fertile”, souligne-t-il.

Le blog d’Ath Ali Ouharzoune est de “faire connaître le village” et de permettre à ses internautes “de se retrouver”.

Un internaute émigré résume, schématiquement, l’intérêt et le rôle de trait d’union que joue le blog. “Merci pour ce voyage qui m’a permis de revoir ma famille, mes amis et mon village”, écrit-il dans un message envoyé au blog de Tassaft Ouguemoune, dans le Djurdjura.

Ighil Lmal voit plus loin, vise plus haut. Le but de ce blog “est d’aborder des questions qui dépassent Ighil Lmal, c’est-à-dire la transmission de la mémoire, la difficulté de créer un tissu social et associatif et bien d’autres questions qui agitent la Kabylie”, annonce son auteur. Ath Mansour va, à quelques nuances près, dans le même sens. Ce blog se présente comme un “espace” et “un moyen d’expression” sur la vie et l’histoire de l’aârch d’Ath Mansour. “Son premier objectif est de faire une analyse globale de l’environnement social, économique et culturel de notre commune pour en tirer les points forts à consolider par des actions concrètes, tout comme pour en identifier les points faibles à corriger en vue d’une nouvelle dynamique de développement associant toutes les catégories socioprofessionnelles dans ce grand chantier”, écrit son auteur. “Son second objectif est d’accompagner nos jeunes, surtout chômeurs, à créer de nouvelles richesses en intégrant notre démarche dans les divers dispositifs d’aide à l’emploi des jeunes et autres mécanismes d’encouragement du développement rural et agricole”. Le blog renferme des informations sur les activités et les projets locaux. Sur le site d’Aït Bouyahia, créé par un jeune vivant au Canada, mais le cœur battant la chamade pour le village, un débat est engagé sur les voies et moyens de donner un nouveau souffle aux associations chargées de l’environnement, de la solidarité, des activités culturelles et sportives.

Dans un message publié sur le site, un enfant du village suggère, à partir de Paris, la création d’un fonds de soutien à ces associations. Le blog d’Ath Adelli, dans la commune d’Illilten (Kabylie) ouvre sur une présentation exhaustive du village de sa fondation à nos jours et des zones qui l’entourent comme le massif montagneux d’Azrou n’Thour. Son auteur décoche quelques fléchettes en direction des pouvoirs publics qui ont abandonné les orphelins et les veuves des 64 martyrs de la lutte de Libération nationale. “Ceux qui nous ont gouvernés depuis l’Indépendance n’ont pas cessé de piller ce beau et riche pays”, relève l’animateur du blog. Durant cette guerre, le village Ath Adelli comptait 600 habitants.

Internet : diversité indiscutable dans un espace infini

“Privé d’instruction, autodidacte, rétrogradé injustement après 30 ans d’ancienneté puis, mis à la retraite, j’essaie de m’exprimer à travers cet espace”, écrit Idir Aït Mohand de Ath Saâda, un village accroché à l’un des flancs du Djurdjura. C’est quoi un blog ? “J’ai essayé de réfléchir à la question et plus j’y pense, plus je me perds dans ce méli-mélo qu’est cette Toile du Net s’étendant à l’infini”, écrit-il. “Un blog peut être comparé à une embarcation voguant au gré du vent sur cet immense océan du Web. De l’insignifiant radeau à la plus petite voile, de l’imposant porte-avions et autres sous-marins en passant par une multitude de paquebots, la gamme est très variée. Chacun peut s’offrir sa propre croisière et naviguer ainsi en eau trouble ou limpide selon son désir”, ajoute-t-il.

Ce bloggeur ne blague pas. Il sait de quoi il en retourne. Pour avoir, vraisemblablement, “longtemps roulé sa bosse” sur la Toile. Sa description du Web est poétique, mais juste et pertinente. Il existe, comme il le souligne, une “diversité indiscutable” dans “cet espace infini” de la Toile. “Tels des soldats, les blogs se livrent une bataille acharnée pour remporter quelques points supplémentaires qui les aideraient à monter en grade. On ne peut pas arriver dans ces armées aux couleurs multiples avec le grade de général. Il va de soi que le bidasse, engagé volontaire, doit passer par l’apprentissage avant d’ambitionner une brillante carrière qui fera de lui, peut-être, un haut gradé aux nombreuses décorations : (le haut de gamme, le top des blogs avec tous les privilèges qui leur siéent).” Dommage que ce blogueur ait décidé de se retirer, de prendre ses distances. Cependant, dit-il à ses amis du web, “si j’ai décidé de larguer les amarres, c’est pour ambitionner une autre aventure”. Dans ce cas, souhaitons-lui en chœur bon vent ! Le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) “a profondément bouleversé les modes de gouvernance, les principes de participation politiques et les schémas de la relation entre les hommes. Les NTIC ne laissent indifférente aucune sphère de la société”, écrivait en 2006 Mamadou Ndiaye dans une thèse de doctorat intitulée E-gouvernance et démocratie en Afrique : le Sénégal dans la mondialisation des pratiques. M. Ndiaye ajoutait que “déjà en 2000, dans les dernières lignes de sa Galaxie Internet, Manuel Castells nous lançait un avertissement en nous faisant comprendre que si nous ne nous occupions pas des réseaux, les réseaux, eux, s’occuperaient de nous ; la vie en société, désormais, est nécessairement confrontée à la vie des réseaux”.

C’est désormais à ce niveau, celui de la maîtrise des nouvelles technologies de l’information, que se jouent, déjà, le développement, l’évolution, l’indépendance, la bonne gouvernance d’un pays. C’est donc dans ce sens qu’il faudra agir, prendre des initiatives audacieuses afin de réduire “la fracture numérique”.

source: Liberte