阿尔及利亚合作的欧洲商业中心的海军拱门

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指出了圖像訪問阿爾及爾規劃信息

羅伯特·舒曼先生和歐洲的“歐洲不會在一夜之間發生,也順利......”

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commission européenne 欧盟委员会

Commission européenne: "Commission européenne"

Wednesday, June 09, 2010

Les parcs naturels au coeur de l'Union pour la Méditerranée



Ce colloque est quelque chose de très important. » Jean-Pierre Giran ne veut pas que l'on mette ces mots dans sa bouche. C'est pourtant bien par cette maxime qu'il commence la présentation du « sommet » qui se tiendra demain et vendredi à la salle Justin-Mussou de La Garde. Fausse modestie ? Peut-être. Car pendant deux jours, des dizaines d'experts de « calibre international » se succéderont à la tribune. Ils emboîteront le pas à Chantal Jouanno, secrétaire d'État à l'Écologie, qui ouvrira le colloque dont le thème est : les parcs naturels et l'Union pour la Méditerranée. Vaste sujet...
Les parcs naturels pour booster l'Union pour la Méditerranée ?
Macédoine, Algérie, Maroc, Albanie, Liban, Italie, Croatie, Israël... Durant ces deux jours, tous les parcs nationaux et régionaux de l'ensemble du bassin méditerranéen seront représentés. Le but ? « Découvrir nos points communs en terme de culture, d'agropastoralisme, de développement durable, etc. », explique Jean-Pierre Giran, député du Var, mais qui parle ici avec la casquette de président des parcs nationaux de France. Des points communs, mais aussi des différences. « Dans le Sud, l'originalité des parcs se trouve dans la pression démographique. Les gens habitent au bord de l'eau. Ailleurs, certains parcs sont a contrario complètement désertiques ! »
En plus de faire connaissance, il sera aussi question d'échanger. Partager. Voir ce qu'il se fait de bien (ou de mieux) ailleurs pour l'appliquer chez soi ensuite. « Ce colloque est un lieu d'échange d'expériences. Nous savons que beaucoup de nos homologues du sud de la Méditerranée sont intéressés par la loi 2006 sur la réforme des fondements des parcs nationaux, poursuit Jean-Pierre Giran. Il existe beaucoup de convergences entre chaque site. Pendant ces deux jours, nous allons créer des réseaux entre les parcs naturels de la Méditerranée. » Mettre en place des réseaux entre les pays du bassin méditerranéen. C'est justement l'objectif de l'Union pour la Méditerranée, création du président Sarkozy. Mais cette « organisation internationale intergouvernementale à vocation régionale » tarde encore à prendre de l'épaisseur. Peut-être grâce aux parcs naturels ? « Les parcs peuvent être le dénominateur commun pour l'UPM, ajoute le député. Cela concerne l'environnement. Donc cela concerne tout le monde. »
dallemand@varmatin.com
Savoir +
Les parcs naturels et l'Union pour la Méditerranée, du 10 au 11 juin, à la salle Justin-Mussou, La Garde.
Rens. : http://upm-colloque2010.espaces-naturels.fr
Damien Allemand
Var-Matin

Coupe du monde : Mr Nelson Mandela présent à l'ouverture du mondial



Coupe du monde : Nelson Mandela présent à l'ouverture du mondial
[Fenêtre sur l'Europe]
Le premier président noir d'Afrique du Sud, Nelson Mandela, sera présent vendredi au stade de Soccer City à Johannesburg lors de la cérémonie d'ouverture du mondial 2010.
"Il sera au stade. Nous ne savons pas combien de temps il restera mais au moins dix à quinze minutes" a indiqué hier à l'AFP son petit-fils, Nkosi Zwelivelile Mandela. Il viendra pour saluer ses fans et se retirera chez lui pour suivre l match de chez lui. Ce match d'ouverture opposera l'Afrique du Sud au Mexique.Nelson Mandela qui aura 92 ans le 18 juillet n'apparaît pratiquement plus en public.

l’interview de Mr le président Nicolas Sarkozy concernant l’Afrique


Nouvelle Afrique
Nicolas Sarkozy: «On voit émerger, dans de nombreux pays africains, une demande solvable


Voici, dans son intégralité, l’interview que Nicolas Sarkozy a donné à notre confrère Les Afriques, paru dans le No 122, du jeudi 27 mai. Lecture. Note à nos lecteurs Cette interview a été effectuée sur notre demande auprès du service de presse de l’Elysée. C’était la seconde demande que nous présentions en une année. Nous avons été informés mercredi 19 mai que notre requête avait été acceptée sous la forme d’une interview écrite, et que nous pouvions transmettre nos questions au Président, ce que nous avons fait jeudi 20 mai. Les réponses nous sont parvenues le lundi suivant. Nous avons jugé particulièrement intéressant et légitime, à la veille du Sommet Afrique-France, de faire connaître à nos lecteurs les positions officielles du Président français sur des sujets aussi importants que le Franc CFA, l’évolution du secteur financier africain, la nouvelle concurrence des pays émergents en Afrique, le débat ouvert par le livre Dead Aid de Dambisa Moyo, le transfert de technologie nucléaire, etc. Les conditions dans lesquelles cette interview a été réalisée répondent parfaitement aux exigences professionnelles de notre rédaction. Les Afriques : Concernant l’Afrique, on reproche à la fois à la France son engagement et son non-engagement. Mais la France n’est-elle pas elle-même tiraillée entre une volonté sincère d’établir avec l’Afrique une relation plus libre et une tentation, voire une nécessité, de préserver un certain nombre d’acquis ? Nicolas Sarkozy : Vous avez raison de relever que l’on reproche souvent à la France tout et son contraire. En France, ces reproches traduisent surtout une méconnaissance des réalités de la relation entre la France et l’Afrique que certains continuent à décrire avec une grille d’analyse dépassée depuis longtemps. « La réalité, c’est qu’il existe aujourd’hui entre la France et l’Afrique de très nombreux intérêts communs et des raisons objectives de refonder librement une relation étroite. » Pour répondre directement à votre question : je récuse l’idée qu’il faudrait choisir entre une relation plus libre et une relation privilégiée. Mon ambition a toujours été de concilier les deux. C’est pourquoi, dés mon élection, j’ai proposé à nos partenaires africains de refonder, en toute liberté, notre lien privilégié. Ma conviction, c’est que l’ancienneté de notre relation, la force des liens entre nos pays, entre nos peuples, ne sont pas des obstacles à une relation plus libre, bien au contraire. A une condition : que ce lien privilégié, ce que vous appelez les « acquis », ne soit pas simplement l’expression d’un héritage, et encore moins d’un privilège indu et désuet. 50 ans après les indépendances et dans un contexte de mondialisation, personne, ni les Africains, ni les Français, ne le comprendrait. « Nos entreprises ont souvent été les premières à venir travailler sur votre continent, à un moment où peu de monde s’intéressait à l’Afrique. » La réalité, c’est qu’il existe aujourd’hui entre la France et l’Afrique de très nombreux intérêts communs et des raisons objectives de refonder librement une relation étroite. C’est ce qu’ensemble, Africains et Français, nous sommes en train de faire. LA : A l’heure où les pays émergents tels que la Chine, le Brésil, l’Inde ou la Corée développent considérablement leurs relations avec l’Afrique, on reproche souvent à la France de faire le chemin inverse. Pensez-vous que ce sentiment soit justifié ? Et, sinon, comment expliquez-vous cette perception ? Nicolas Sarkozy : Vous me parlez de perception, moi je voudrais vous parler de faits concrets. Et la réalité, c’est que les liens entre l’Afrique et la France non seulement ne diminuent pas, mais qu’ils se renforcent depuis dix ans. Prenez les échanges économiques : sur les dix dernières années, nos exportations à destination de l’Afrique ont augmenté de près de 30%, et nos importations de près 50%. « Il y a aujourd’hui de plus en plus de pays qui s’intéressent à l’Afrique. L’arrivée de ces nouveaux acteurs peut donner l’impression – fausse – d’un moindre engagement de ceux qui étaient là avant. C’est souvent comme cela, on a tendance à plus remarquer le dernier arrivé. » Mais il n’y a pas que l’économie. Plus que jamais, l’Afrique est pour la France un partenaire dans la mondialisation, un allié pour faire face aux défis du XXIe siècle. Rappelez vous Copenhague ! Certes, les résultats du sommet n’ont pas été à la hauteur de toutes nos espérances, mais nous avons obtenu des avancées absolument majeures, en particulier en matière de financements, de court et long terme. A quoi vont servir ces financements ? A aider les pays qui en ont le plus besoin, en particulier en Afrique, à faire face au défi du changement climatique. Et nous parlons de sommes gigantesques : 10 milliards de dollars par an jusqu’à 2012, puis les sommes augmenteront pour atteindre 100 milliards de dollars à partir de 2020. Et pour obtenir cela, l’alliance entre l’Afrique et la France, et à travers elle l’Europe, a joué un rôle absolument déterminant. Alors pourquoi cette impression d’un moindre engagement ? Parce que, comme vous l’avez souligné, il y a aujourd’hui de plus en plus de pays qui s’intéressent à l’Afrique. L’arrivée de ces nouveaux acteurs peut donner l’impression – fausse – d’un moindre engagement de ceux qui étaient là avant. C’est souvent comme cela, on a tendance à plus remarquer le dernier arrivé. Mais je vais être très franc : moi, je trouve cela très bien qu’il n’y ait plus, entre la France et ses partenaires africains, des relations exclusives. Les notions de partenariat exclusif, de « pré-carré » n’existent plus et c’est très bien ainsi. C’est vrai, la France a fait depuis longtemps le choix de l’Afrique. Nos entreprises ont souvent été les premières à venir travailler sur votre continent, à un moment où peu de monde s’intéressait à l’Afrique. Mais le fait que d’autres viennent – Américains, Chinois, Indiens, … –, cela ne me gêne pas. Au contraire. C’est une très bonne chose que de plus en plus de pays s’intéressent à l’Afrique, investissent en Afrique. Les besoins sont immenses. Et c’est la preuve que votre continent a de l’avenir. Il y une concurrence accrue, tant mieux ! La concurrence est bonne pour l’Afrique : elle oblige nos entreprises à donner le meilleur d’elles-mêmes. La seule chose que je dis, c’est que la concurrence doit être à armes égales. Et je dis une autre chose : nous avons beaucoup fait, les pays développés et en particulier la France, pour désendetter l’Afrique. Il ne faudrait pas que ces nouveaux partenaires ré-endettent l’Afrique, car ce ne serait certainement pas un service à lui rendre. LA : Plusieurs pays africains, par exemple l’Algérie, souhaitent développer un savoir faire dans la production d’énergie nucléaire. Jusqu’où la France pourra-t-elle les accompagner dans le transfert de technologies ? Nicolas Sarkozy : J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur ce sujet devant le Conseil de Sécurité des Nations unies en septembre dernier. En réponse à une question du Président Museveni, j’ai indiqué que la France, comme les autres puissances nucléaires, devait accepter des transferts de technologies pour que tout le monde puisse avoir accès à cette énergie propre. Ces transferts de technologie permettront par ailleurs d’éviter l’amalgame de ceux qui prétendent faire de la recherche nucléaire dans un but civil alors qu’ils le font dans un but militaire. LA : Michel Rocard a déclaré l’an passé à notre journal : « nous avons commis l’erreur de croire que la démocratie, c’était seulement le multipartisme et les élections ». Partagez-vous ce mea culpa ? Nicolas Sarkozy : Je partage pleinement son avis. Ce serait une grave erreur de réduire la démocratie au multipartisme et aux élections. Il s’agit naturellement de deux conditions nécessaires mais qui sont loin d’être suffisantes. Encore faut-il que les élections soient libres, honnêtes et transparentes. Encore faut-il un Etat de droit qui garantisse le respect des libertés fondamentales, individuelles comme collectives. Encore faut-il une administration neutre, une justice indépendante, une presse libre et responsable. Vous l’avez compris, pour moi, la démocratie est indissociable des droits de l’Homme. Et je refuse l’idée qu’il y aurait une exception africaine sur ces questions. Je refuse le discours qui voudrait les réduire à des valeurs artificiellement plaquées sur les sociétés africaines et qu’une arrogance occidentale aurait qualifiées d’universelles. La démocratie et les droits de l’Homme sont aussi des valeurs africaines parce que ce sont des valeurs universelles et qu’elles correspondent aux aspirations de tous les hommes. D’ailleurs, la démocratisation et la vague du multipartisme des années 1990 en Afrique répondait d’abord à une aspiration des Africains. Les crises de ces derniers mois dans plusieurs pays africains sont venues souligner la fragilité de ces acquis, mais la démocratie n’est pas seulement un système politique ou une culture, elle est aussi un processus. Par ailleurs, même dans ces crises, il y a des signes positifs. Je pense par exemple à l’attitude très courageuse de la Cour Constitutionnelle du Niger. LA : Concernant Madagascar, les positions de la France ont, jusqu’à lors, sensiblement divergé de celles de l’Union africaine ou de la SADC. La France pourrait-elle soutenir une solution qui rendrait possible un retour au pouvoir de M. Ravalomanana ? Nicolas Sarkozy : Rien ne permet d’affirmer comme vous le faites que la position de la France ait divergé de celle de l’Union africaine ou de la SADC. La France est la voisine directe de Madagascar, elle accueille sur son sol une importante communauté malgache ; et près de 25 000 Français vivent à Madagascar. C’est pourquoi, depuis le début de la crise, nous avons soutenu l’action des médiateurs des Nations unies, de l’UA, de la SADC et de l’OIF. Nous avons participé activement aux travaux du Groupe International de Contact sur Madagascar. C’est avec le concours et le soutien de la France que le Médiateur de la SADC a réuni les chefs de mouvances malgaches à Maputo, à Addis-Abeba et plus récemment à Pretoria. J’ai même mis à la disposition de l’ancien Président Ratsiraka un avion du gouvernement français pour participer à ces réunions chaque fois que le Président Chissano nous l’a demandé. Face au blocage, c’est l’initiative conjointe de l’Afrique du Sud et de la France, en étroite concertation avec le Président Chissano, qui a permis de renouer les fils du dialogue et d’organiser la réunion de Pretoria fin avril. Pour répondre à votre question : ce n’est certainement pas à nous de dire qui devrait ou ne devrait pas exercer le pouvoir à Madagascar. La France soutiendra toute solution qui ferait l’objet d’un accord entre Malgaches. Mon sentiment, aujourd’hui, est que cette crise n’a que trop duré. Et ce sont les Malgaches qui en souffrent le plus. Il est vraiment temps de parvenir à l’organisation rapide d’élections crédibles qui permettront de restaurer l’ordre constitutionnel à Madagascar. LA : Les jeunes Africains considèrent de moins en moins la France dans leurs projets d’études ou de carrière. Considérez-vous cette baisse d’attractivité de la France comme un succès de votre politique d’immigration ? Nicolas Sarkozy : Déjà, je dois vous dire que l’idée selon laquelle il y aurait moins d’étudiants africains en France est tout simplement fausse. La réalité, c’est qu’il n’y a jamais eu autant d’étudiants africains en France, plus de 100 000, et que leur nombre continue d’augmenter chaque année. A eux seuls, ils représentent plus de la moitié des étudiants étrangers accueillis dans nos universités. Et la France demeure le premier pays d’accueil des étudiants africains. Croire que la politique d’immigration que nous mettons en œuvre aurait pour objectif de diminuer le nombre d’étudiants africains n’a donc aucun sens. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de dire à plusieurs reprises que nous étions prêts à accueillir davantage d’étudiants africains. Simplement, nous ne voulons pas que cela se fasse aux dépens de leurs pays d’origine. Parce que les pays africains ont besoin de leurs élites, de cette jeunesse formée, pour leur développement. L’Afrique a trop souffert du pillage de ses cerveaux et je n’en serai pas le complice. Je souhaite que nous continuions à encourager la venue d’étudiants africains en France, pour qu’ils puissent bénéficier de nos formations ou d’une première expérience professionnelle ; mais une fois formés, ils doivent revenir dans leur pays d’origine pour participer à son développement. C’est dans cet esprit que nous avons mis en place une politique d’immigration concertée avec les pays d’origine. Nous avons déjà signé de nombreux accords de ce type, avec le Gabon, le Sénégal, le Congo, le Bénin ou encore la Tunisie. Ce que nous voulons, c’est une immigration maîtrisée, régulée, organisée, qui permette d’accueillir dignement les personnes qui rejoignent notre territoire. Cela passe notamment par une lutte sans merci contre l’immigration illégale, et en particulier contre les réseaux mafieux qui exploitent la misère. LA : Le prochain Sommet Afrique-France s’ouvre cette année à l’entreprise privée, notamment africaine. Que peuvent attendre aujourd’hui de la France les entrepreneurs africains ? Nicolas Sarkozy : Le prochain sommet Afrique-France, s’ouvrira en effet et pour la première fois, aux acteurs non étatiques, comme les entreprises, les sociétés civiles, le monde culturel ou encore le monde associatif. Ce sont eux qui font la richesse et la spécificité des relations entre l’Afrique et la France. « Le sommet de Nice devrait notamment permettre l’adoption d’une Charte de l’entrepreneur en Afrique, par laquelle les sociétés françaises installées sur le continent africain souscriront des engagements clairs au service des pays qui les accueillent dans le domaine de la formation, du respect des normes sociales et environnementales ou encore en matière de sous-traitance. » A Nice, ce sont les acteurs économiques qui seront mis à l’honneur, puisque plus de 200 entrepreneurs français et africains, mais aussi des représentants des organisations syndicales, participeront aux travaux. Dès le lendemain de mon élection, j’avais proposé à nos partenaires africains de faire évoluer ces sommets, pour les adapter aux nouvelles réalités des relations entre l’Afrique et la France, mais aussi pour mieux répondre aux défis du XXIe siècle. C’est ce que nous avons fait. Le sommet de Nice sera l’occasion d’aborder des problématiques essentielles pour le développement des économies africaines : comment améliorer l’environnement des affaires en Afrique ? Comment favoriser le financement des entreprises africaines ? Comment développer la formation professionnelle ? Nous parlerons aussi de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises. Sur toutes ces questions, il s’agira d’apporter des réponses concrètes. Le sommet de Nice devrait notamment permettre l’adoption d’une Charte de l’entrepreneur en Afrique, par laquelle les sociétés françaises installées sur le continent africain souscriront des engagements clairs au service des pays qui les accueillent dans le domaine de la formation, du respect des normes sociales et environnementales ou encore en matière de sous-traitance. Sur votre deuxième question – ce que nous faisons pour les entrepreneurs africains – je vous réponds que la France a fait du développement du secteur privé africain une priorité de sa politique de développement. C’est dans cet esprit que j’ai lancé, en février 2008, l’initiative du Cap dont l’objectif est justement de soutenir le développement du secteur privé africain. Cette initiative, qui va mobiliser 2,5 milliards d’euros sur cinq ans, permettra de financer directement ou indirectement près de 2000 entreprises africaines, et de créer à terme plus de 300 000 emplois. Concrètement, l’initiative du Cap s’appuie sur trois instruments. Premièrement, le doublement de l’activité de l’Agence française de développement (AFD) en faveur du secteur privé, soit un engagement de 2 milliards sur cinq ans, grâce notamment au triplement du capital de Proparco, qui est la filiale de l’AFD consacrée au financement du secteur privé. Deuxièmement, la création d’un fonds de 250 millions d’euros, pour investir soit directement dans les entreprises, soit dans d’autres fonds. Troisièmement, enfin, la mise en place d’un fonds de garantie, doté lui aussi de 250 millions d’euros, pour faciliter l’accès des entreprises africaines, notamment les PME, au crédit et au capital. A cela s’ajoutent d’autres initiatives, comme par exemple le programme de « mise à niveau » des PME que nous avons mis en place avec des pays comme la Tunisie ou le Gabon, et qui vise à aider les entrepreneurs africains à améliorer la présentation de leur offre afin de faciliter leur accès au crédit. LA : La France défend avec une certaine efficacité les intérêts africains de ses grands groupes industriels, comme Areva ou GDF Suez. Est-elle aussi pugnace, selon vous, dans le soutien aux PME françaises en Afrique ? Nicolas Sarkozy : Evidemment ! D’ailleurs c’est très largement le même combat. Quand la France se bat pour plus de transparence, pour une concurrence à armes égales, pour l’application des mêmes règles à tous les partenaires économiques, pour le déliement de l’aide ; cela concerne toutes nos entreprises, les grands groupes comme les PME. Ma conviction, c’est que nous sommes à un tournant historique en Afrique. Avec la croissance et l’urbanisation du continent, on voit émerger, dans de nombreux pays africains, une demande solvable. La France veut être aux côtés de l’Afrique pour accompagner le décollage du secteur privé sur le continent. C’est l’un des objectifs du Sommet de Nice. LA : Nous assistons depuis quelques années à l’émergence d’un secteur financier africain dynamique et bien géré. En quoi cette nouvelle donne va-t-elle modifier l’approche de la coopération française en Afrique ? Nicolas Sarkozy : Vous avez raison. On ne le dit peut-être pas assez, mais l’émergence, ces dernières années, d’institutions financières sérieuses, efficaces et fiables en Afrique constitue une avancée absolument majeure pour le développement du continent, parce que seul un environnement financier solide peut permettre la croissance d’un secteur privé dynamique qui est la clé du développement de l’Afrique. Comprenez-moi bien : je crois que l’aide publique au développement (APD) est nécessaire ; c’est la raison pour laquelle, malgré la crise économique sans précédent que nous traversons, la France a décidé de maintenir et même d’augmenter son effort en matière de développement. Notre APD est ainsi passée de 0,38% du PIB en 2007 à 0,46% en 2009. Mais je suis convaincu que le développement de l’Afrique passe aussi – et peut-être surtout – par le développement du secteur privé, qui crée plus de croissance, plus de richesse et plus d’emplois. « Ce n’est pas la banque d’investissement pour laquelle travaille l’auteur que vous citez (Dambisa Moyo NDLR), ni aucune autre d’ailleurs, qui financera la modernisation des agricultures africaines, pour que plus jamais nous ne connaissions les émeutes de la faim. Ce n’est pas elle non plus qui gérera les conséquences du changement climatique sur les villes et les campagnes africaines. Et ce n’est pas elle qui a aidé les pays d’Afrique à faire face à la crise financière. » Vous me demandez si ce nouvel environnement économique a des conséquences sur notre politique de coopération ? Bien sûr. Aujourd’hui, plus du tiers des engagements de l’AFD en Afrique subsaharienne porte déjà sur des institutions privées, le plus souvent des banques locales. Mais j’ai voulu que nous allions plus loin et c’est pourquoi nous avons lancé l’initiative du Cap et ses 2,5 milliards d’euros sur cinq ans, qui représente un effort sans précédent pour le développement du secteur privé en Afrique. LA : Une experte de Goldman Sachs, Dambisa Moyo, rencontre actuellement un grand succès international en soutenant, dans son livre Dead Aid, que l’aide est contreproductive pour le développement de l’Afrique. Comment vous situez-vous dans ce débat qui ressurgit ? Nicolas Sarkozy : L’idée selon laquelle l’aide nuirait en fait au développement est non seulement fausse, mais elle est dangereuse. Je crois à la solidarité internationale et je suis convaincu que l’aide est non seulement utile, mais qu’elle est indispensable pour qu’un certain nombre de pays dans le monde puissent relever le défi du développement. Bien sûr, l’aide publique ne peut suffire, à elle seule, à assurer le développement ; seule l’émergence d’un secteur privé dynamique peut donner à l’Afrique la croissance dont elle à besoin. Mais l’aide peut justement jouer un rôle irremplaçable pour favoriser et accompagner la consolidation de ce secteur privé, que ce soit en matière d’infrastructures, de santé, d’éducation… Regardez ce qui se passe en Afrique ! Les pays les plus performants en termes de croissance sont aussi ceux qui ont été le plus aidés. C’est bien parce qu’ils ont su faire un bon usage de l’aide qui leur a été apportée ! Vous l’avez compris, opposer l’aide au développement, d’une part, et l’émergence d’un secteur privé fort, d’autre part, est une erreur. Si l’aide est bien conçue, elle doit au contraire favoriser la construction d’une économie solide. Il ne faut pas oublier non plus que le seul recours aux instruments de marché ne permet pas de répondre à tous les défis. En matière de lutte contre la pauvreté, contre les pandémies, contre le changement climatique, ou lorsqu’il s’agit de faire face à l’urgence, l’aide joue un rôle absolument irremplaçable. Ce n’est pas la banque d’investissement pour laquelle travaille l’auteur que vous citez, ni aucune autre d’ailleurs, qui financera la modernisation des agricultures africaines, pour que plus jamais nous ne connaissions les émeutes de la faim. Ce n’est pas elle non plus qui gérera les conséquences du changement climatique sur les villes et les campagnes africaines. Et ce n’est pas elle qui a aidé les pays d’Afrique à faire face à la crise financière, dans laquelle ils n’étaient pour rien et qui les a pourtant tout aussi durement frappés. Regardez avec quelle rapidité les marchés financiers se sont fermés aux pays les plus pauvres et les efforts que les acteurs publics ont dû faire pour compenser le retrait des grandes banques internationales. Franchement, qui peut sérieusement soutenir aujourd’hui que l’Afrique se porterait mieux sans l’aide internationale ? Soyons raisonnables. LA : Si vous étiez vous-même à la tête d’un pays africain de la zone franc, ne seriez-vous pas enclin à reprendre la maîtrise de votre politique monétaire ? Nicolas Sarkozy : Sur ce point, je veux être très clair : c’est aux quinze Etats africains membres de la Zone franc et à eux seuls, qu’il revient de décider comment ils veulent gérer leurs monnaies communes. Ce n’est pas à la France de déterminer si le système actuel est conforme à leurs attentes. Et je vous rappelle que, si la France apporte sa garantie illimitée de convertibilité aux francs CFA, comme au franc comorien d’ailleurs, ce sont les banques centrales africaines et les autorités politiques qui, dans chacune des sous-régions – en Afrique de l’Ouest, en Afrique centrale, aux Comores – décident en toute indépendance de la politique monétaire. La Zone franc est une des plus anciennes unions monétaires en fonctionnement au plan international. Ses mécanismes, qui permettent la mise en commun des réserves de change, font aujourd’hui écho aux débats les plus modernes au sein du G20 ; en particulier la nécessité de développement de filets de sécurité financière face aux retournements brusques des mouvements de capitaux et aux crises de liquidité internationale. C’est un acquis précieux, qui a apporté aux Etats membres la stabilité macroéconomique, une maîtrise de l’inflation et des progrès majeurs pour l’intégration régionale. Mais il n’y a pas de tabou. D’ailleurs, la Zone franc a évolué au fil du temps, la dernière fois encore entre 2005 et 2007 quand la gestion des comptes d’opérations a été réformée. Je suis toujours à l’écoute de nos partenaires africains s’ils souhaitent moderniser encore notre coopération monétaire. Propos recueillis par Chérif Elvalide Seye et Dominique Flaux Sources: Les Afriques

Mr Le président français Nicolas Sarkozy lundi Berlin pour une coordination des positions franco-allemande


Le président français se rendra lundi à Berlin pour une coordination des positions franco-allemande

Le président français Nicolas Sarkozy se rendra lundi à Berlin pour une réunion avec la chancelière allemande Angela Merkel afin de coordonner les positions françaises et allemandes en vue du prochain Conseil européen et des sommets du G8 et G20 prévus fin juin au Canada, selon l'agenda du chef d'Etat français publié par l'Elysée.Les deux dirigeants doivent discuter notamment sur les positions franco-allemandes coordonées dans les domaines politique et économique européens, ont rapporté les médias français.Lors de leur dernier entretien téléphonique daté du 20 mai , M. Sarkozy et Mme Merkel se sont mis d'accord pour que les positions françaises et allemandes soient étroitement coordonnées, en particulier dans le cadre des travaux du Conseil européen.Ils sont convenus de préparer ensemble le Conseil européen du 17 juin prochain, en particulier l'adoption de la stratégie européenne de croissance, ainsi que les sommets du G8 et G20 qui se tiendront à la fin du mois au Canada, selon le communiqué de l'Elysée.

Mr le président russe Dmitri Medvedev ordonne un bilan écologique de la Russie



MOSCOU - Le président russe Dmitri Medvedev a ordonné lundi au gouvernement de dresser d'ici à la fin de l'année un bilan écologique de la Russie ainsi que de déterminer la stratégie russe en matière de défense de l'environnement, a indiqué le Kremlin.
Le chef de l'Etat a demandé au gouvernement et aux autorités régionales "de faire l'inventaire des dommages écologiques qui se sont accumulés et d'élaborer l'éventail de mesures nécessaires pour les liquider", est-il indiqué sur le site de la présidence russe.
Il a aussi ordonné au gouvernement de travailler avec les ONG concernées pour rédiger d'ici à la fin de l'année les "fondements de la politique écologique de la Russie pour la période allant jusqu'à 2030".
M. Medvedev avait déjà souligné samedi sur son blog que la Russie avait hérité de problèmes écologiques "énormes" de l'Union soviétique, notamment "plus de deux milliards de tonnes de déchets industriels". Il a appelé à une prise de conscience contre une "attitude de goujat et dédaigneuse envers la nature".
L'organisation de protection de l'environnement Greenpeace Russie avait dénoncé vendredi dans un communiqué les ratés de la politique écologique russe depuis dix ans, et notamment le fait que la défense de l'environnement soit placée sous la tutelle du ministère russe des Ressources naturelles.
Les ONG du secteur critiquent régulièrement des projets industriels russes qui menacent des sites protégés comme le lac Baïkal en Sibérie, première réserve d'eau douce au monde.
(©AFP / 07 juin 2010 14h34)

Algerie programmes nationaux de recherche : un instrument au service du développement économique du pays


Portail Algérien des ÉNERGIES RENOUVELABLES
Mercredi 9 juin 2010
Plusieurs universitaires ont mis l’accent mardi à Alger sur l’importance des programmes nationaux de recherche (PNR) qu’ils ont considérés comme un instrument au service du développement économique du pays.
Intervenant lors d’un séminaire sur la recherche dans le domaine des sciences de la mer et de l’aménagement du littoral, organisé à l’université de Dely-Brahim à l’occasion de la journée internationale de l’océan, célébrée le 8 juin de chaque année, ces universitaires ont qualifié l’opération de lancement des PNR de "stratégique".
Ils ont estimé qu’elle reflète "la volonté et l’effort considérable consenti par l’Etat" pour la promotion de la recherche scientifique et du développement technologique, ajoutant que cette promotion "ne peut se concevoir sans des obligations en retour, principalement en termes d’objectifs atteints, de retombées socio-économiques et d’utilisation rationnelle des deniers publics".
Cette rencontre, qui a réuni les membres du Réseau national de recherche, des universitaires et des responsables de différents secteurs autour de projets de recherche innovants, a permis d’échanger les connaissances en ce qui concerne l’importance des sciences de la mer et faire le point sur les avancées réalisées dans ce domaine.
Considérant le Réseau national de recherche comme un "outil de production et de diffusion de la connaissance au service de l’action de l’Etat en mer et sur le littoral", les participants ont recommandé de concentrer les efforts, désormais, sur des "initiatives structurantes" pour "répondre aux besoins identifiés et atteindre les résultats escomptés".
Pour ce faire, la loi d’orientation et de programme à projection quinquennale sur la recherche scientifique et le développement technologique, a défini les principaux objectifs pour la décennie à venir.
Dans cette perspective, il a été procédé au lancement des 34 programmes nationaux de recherche prévus par la loi et dont les contenus scientifiques ont été élaborés par plus de 480 experts avec la participation de tous les secteurs économiques et de l’élite nationale établie à l’étranger.
Le lancement de ces programmes de recherche devrait permettre également la redynamisation du Conseil national de la recherche scientifique et technique, organe décisionnel suprême en matière de politique nationale de recherche scientifique et de développement technologique, a-t-on relevé.
D’autres intervenants ont, quant à eux, insisté sur la nécessité de promouvoir la recherche et le développement technologique dans le domaine de l’environnement et de l’énergie afin d’améliorer, ont-ils expliqué, la qualité de vie, favoriser la croissance économique, la compétitivité et la création d’emploi.
Ils ont souligné que les activités de recherche sont pluridisciplinaires et multisectorielles couvrant aussi bien la recherche fondamentale que les projets de démonstration, en mettant l’accent sur la participation des petites et moyennes entreprises (PME).
Cette approche, a-t-on suggéré, permet de développer le concept d’"éco-efficacité" pour produire des biens et des services "de meilleure qualité, avec moins de matériaux, d’énergie et de déchets".
APS

Workshop sur l’amélioration de l’Efficacité Energétique dans les secteurs du bâtiment et de l’industrie

Portail Algérien des ÉNERGIES RENOUVELABLES
Workshop sur l’amélioration de l’Efficacité Energétique dans les secteurs du bâtiment et de l’industrie
Le Ministère de l’Energie et des Mines, en collaboration avec la Ligue des Etats Arabes organise les 14 et 15 juin 2010 à l’Hôtel El Aurassi (Alger), un workshop sur l’amélioration de l’efficacité énergétique dans les secteurs du bâtiment et de l’industrie et sur les politiques énergétiques des pays arabes.
Cette manifestation avait été décidée par le Conseil des ministres des pays membres de la Ligue des Etats Arabes en charge de l’électricité, lors de sa session tenue en mai 2009 au Caire (Egypte).
Plus de 150 participants représentant les 22 pays membres de la Ligue arabe prendront part à ces travaux ainsi que des experts internationaux dont ceux de la Banque mondiale (BM), du Centre régional des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (RCREEE) et du MEDENEC (Efficience énergétique dans le secteur du bâtiment en Méditerranée).
Des représentants des Ministères de l’Habitat et de l’Urbanisme, de l’Industrie, de la Petite et Moyenne Entreprise et de la promotion de l’investissement, ainsi que les organismes et entreprises nationales intervenant dans le domaine telles que l’Agence Nationale pour la Promotion et la Rationalisation de l’Utilisation de l’Energie (APRUE), New Energy Algeria (NEAL), le Centre National d’Etudes et de Recherches intégrés du bâtiment (CNERIB), le Centre de Développement des Energies Renouvelables (CDER) et la Banque de Développement Locale (BDL) seront également présents.
Prendront part aussi à ce workshop, des représentants de départements ministériels des pays arabes en charge des questions énergétiques, de sociétés et institutions publiques activant dans le secteur, ainsi que ceux de l’Union Arabe des Producteurs, Transporteurs et Distributeurs de l’électricité (UAPTDE), de l’Organisation Arabe pour le Développement Industriel de la Métallurgie (ONADIM) et de la Commission Economique et Sociale de l’Asie de l’Ouest (ESCOA).
Les travaux s’articuleront en trois sessions thématiques portant sur l’efficacité énergétique dans le bâtiment et dans le secteur industriel et sur les politiques d’efficacité énergétique dans les pays arabes.
Une exposition regroupant les stands des organismes algériens activant dans le domaine de l’énergie et de la maîtrise de l’énergie sera organisée en marge de ce workshop.
Durant deux jours, les participants se pencheront sur les résultats des expériences et projets menés par les pays arabes en matière de maîtrise des consommations énergétiques, principalement dans les secteurs du bâtiment et de l’industrie qui à eux seuls totalisent plus de 60 % de la consommation nationale finale d’énergie.
Ils procéderont également à un échange de points de vue et d’expériences pour sortir avec des recommandations à même d’aider les pays arabes à améliorer leurs programmes d’efficacité énergétique.
MEM

Union pour la Méditerranée maison de la création initiée par Mr le Président Nicolas Sarkozy



Maison de la Création" pour soutenir les jeunes
Par corinne jeammet + afp

7 jeunes entrepreneurs de mode de pays du pourtour méditerranéen ont entamé une résidence dans la Maison de la Création
Cette structure inédite -portée par des professionnels- est destinée à accompagner leur développement économique. La Maison de la Création espère accueillir 14 pays participants d'ici 2013, année au cours de laquelle Marseille sera Capitale européenne de la Culture.
"Les créateurs sont très aimés et aidés du métier, rarement les jeunes entrepreneurs. Ce sont eux que nous voulons soutenir", explique Jean-Jacques Picart. "En 40 ans de métier, j'ai été meurtri de voir des garçons et des filles faire faillite et abandonner leur rêve", dit-il avant de rajouter: "La mode, ce n'est pas de l'art: c'est du commerce inspiré".La Cité Euroméditerranéenne de la Mode, dont la tête de réseau est basée à Marseille, regroupe plus de 1.500 professionnels et s’est fixée depuis 2005, de maintenir et de
développer les savoir-faire Français et Méditerranéens.Ces jeunes patrons venus d'Espagne, de France, d'Italie, du Liban, du Maroc, du Portugal et de Tunisie ont été choisis par un jury de professionnels selon leur créativité mais aussi leur potentiel de développement. Jusqu'en décembre 2010, une semaine par mois, ils parleront identité, distribution, prix, communication... Parmi les intervenants, les créateurs Christophe Lemaire, Vanessa Bruno, le PDG de Maje Frédéric Biousse, le directeur du Musée Galliera Olivier Saillard et la dirigeante de Chanel Françoise Montenay.A l'origine du projet, la Cité euroméditerranéenne de la Mode de Marseille, animée par Maryline Bellieud Vigouroux. Celle-ci se réjouit que le monde de la mode ait l'occasion de travailler "de manière plus collaborative", "sur cette façade méditerranéenne porteuse de grands talents", comme l'ont montré Balenciaga, Alaïa ou Lacroix. Dotée d'"un budget serré" de 400.000 euros, la Maison de la création est financée par les collectivités locales, l'Etat et des partenaires.Pour M. Picart, l'époque est plus favorable qu'il y a 10 ans: "Face aux Zara, Dior ou Chanel, les consommateurs veulent une complémentarité, un méli-mélo et au-delà, quelque chose d'émouvant. C'est une opportunité formidable pour ces jeunes".Des professionnels s'engagent
Deux engagements forts de l’Etat Français à travers le parrainage de Madame Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi et Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture et de la Communication. La France et ses acteurs de la mode sont au coeur d’une dynamique Méditerranéenne et citoyenne reposant sur la valorisation et la reconnaissance de jeunes créateurs de mode définissant un courant stylistique Méditerranéen. Des partenaires, Jean-Jacques Picart, Consultant mode et luxe, Olivier Saillard, Historien de mode, et Jocelyne Imbert, Designer et chef de projet Accessoires du luxe apportent leur expertise, leur connaissance et leur sensibilité et l’a font partager aux partenaires, aux fédérations professionnelles et à plus d’une centaine d’acteurs de la mode de cette filière. Ils sont en charge du rayonnement de la Maison de la Création, de la constitution du collège des experts et de la programmation proposée aux lauréats.
Rappel historique
En, 2005, suite à l’étude du cabinet Bernard Brunhes réalisée en 2003, les principales fédérations professionnelle s’engagent dans une démarche innovante et collaborative avec la création à Marseille d’une Cité Euroméditerranéenne de la Mode à laquelle participent la France, le Maroc, la Tunisie, l'Italie, le Liban et la Turquie.L’association Cité Euroméditerranéenne de la Mode rejoint les grandes structures internationales installées à Marseille dont l’Institut de la Banque Mondiale, le Conseil Mondial de l’Eau, l’Onudi, Anima…La Cité Euroméditerranéenne de la Mode initie quatre chantiers que sont : la formation, la création, les partenariats industriels et le multimédia s’inscrivant au coeur du programme Union pour la Méditerranée initiée par le Président Sarkozy. En 2007, le Portugal et l’Espagne adhèrent.

Cité EuroMéditerranéenne de la Mode. Espace Mode Méditerranée. 11, La Canebière. 13001 Marseille. Tél. 04.91.14.92.05. http://www.citemedmode.com/

5e édition du Festival national du théâtre professionnel: Sidi Bel-Abbès décroche le Grand Prix



Après quinze jours de compétition, le jury a rendu son verdict en attribuant le Grand Prix au Théâtre régional de Sidi Bel-Abbès, pour sa pièce Moghri Noujoum. Le jury a été juste et équitable mais son choix n’est pas incontestable !

Du 24 mai dernier et jusqu’au 7 juin, le Théâtre national algérien a abrité la 5e édition du Festival national du théâtre professionnel, placé cette année sous le signe de la création. Les théâtres régionaux se sont succédé à la salle Mustapha-Kateb, les troupes amateurs ont élu domicile à la salle Hadj-Omar, un colloque portant sur l’utilisation du patrimoine dans le théâtre maghrébin a été organisé à la Bibliothèque nationale d’Algérie, et des ateliers de formation en acting, en écriture dramatique et en mise en scène ont été initiés. Avant-hier soir, ce festival, qui a rassemblé un grand nombre de praticiens et théoriciens du théâtre, a pris fin.
En présence de la ministre de la Culture, Khalida Toumi, du commissaire du FNTP, M’hamed Benguettaf, le jury a rendu public son verdict en attribuant le Grand Prix au TRSBA, qui a revisité dans sa pièce Moghri Noujoum les écrits de Kateb Yacine, en traduisant quelques fragments de son œuvre vers l’arabe classique.
Mais avant l’annonce du palmarès, l’Orchestre symphonique national, sous la houlette du maestro Rachid Saouli, a interprété quelques classiques universels, tout en rendant un hommage aux défunts Chérif Kortbi, compositeur du célèbre hymne Min Ajlika, et Haroun El Rachid. Avant l’attribution des prix, M’hamed Benguettaf a dit, dans une brève allocution, sa fierté des jeunes qui ont créé le divertissement. Par la suite, il a remis le prix spécial du festival au défunt Tewfik Mimiche, mort sur scène en plein répétition.
Et c’est Ali Braoui, directeur du Théâtre régional de Annaba qui a réceptionné cette distinction. Noureddine Amroune, le président du jury, a rejoint la scène pour lire les recommandations.
Les membres du jury ont salué l’excellente prestation des comédiens qui ont réellement brillé. D’ailleurs, les départager n’a pas été tâche facile. Toutefois, le jury a déploré la qualité des mises en scène et des scénographies, qui n’ont pas été à la hauteur du niveau des comédiens. “Au lieu de la mise en scène, nous avons eu droit à une mise en place, et au lieu de la scénographie, on a eu des décors”, estime Mustapha Nedjaï, un des membres du jury de cette édition.
Ces derniers ont également regretté la quasi-absence de textes originaux – puisque sur quatorze spectacles, onze sont des adaptations – tout en insistant sur l’initiation d’ateliers d’écriture. En outre, dans son choix, le jury a été impartial, attribuant un prix à chaque théâtre, sauf au Théâtre régional de Béjaïa, récipiendaire du Grand Prix en 2009 pour les Vigiles qui n’a, malheureusement, pas convaincu cette année, et le Théâtre régional d’Oran, qui peine à revenir sur le devant de la scène.
Avec Moghri Noujoum, le TRSBA avait proposé une mise en scène basique en forme de triangle, limitée par un décor statique en forme de panneau. La représentation scénique du texte de Kateb Yacine qui s’est concrétisée par des miroirs (qui symbolisent la vérité), n’a pas réellement de lien direct avec le texte de Kateb Yacine.
En plus, le scénographe a complètement gommé le metteur en scène qui n’a pas eu grand choix que de gérer un espace déjà limité. Par ailleurs, Sonia Mekiou a été consacrée meilleure metteur en scène pour sa pièce Amem Aswar el Madina. Malgré un décor imposant figuré par un mur grandiose qui limitait les déplacements sur scène, Sonia a réussi à créer de nouveaux espaces grâce à ce mur et non à cause de celui-ci. Malgré les débats, une certaine incompréhension et beaucoup de déceptions, le choix du jury est irréversible mais il demeure juste et adroit. En tout cas, le théâtre algérien se cherche. Les visions sont plurielles et les metteurs en scène ne regardent pas encore dans la même direction.
Palmarès
- Meilleur espoir masculin : Nabil Asli (TNA)/ Mohamed Abdelhakim Habbani (coopérative Chourouk de Mascara)
- Meilleur espoir féminin : Soraya Bessaâdi (TRT)/ Rahil el Ouanfoufi (TRM)
- Meilleure interprétation masculine : Allaoua Zermani (TRC)/ Ramzi Kedja (TRBatna)
- Meilleure interprétation féminine : Nadia Larini (TRS)/ Yasmine Abdelmoumen (TNA)
- Meilleure mise en scène : Sonia Mekiou (TRS)
- Meilleur texte original : La Marelle (Coopérative Ettaj de BBA)
- Meilleure scénographie : Hamza Djaballah (Lahadate Masrah, TRG)
- Meilleure musique : Salim Souhali (Blaoui Sodaf, TRA)
- Prix spécial du jury : Nouzha fi Ghadab du TNA
- Grand Prix du festival : Moghri Noujoum du TRSBA
source: Liberte

Algerie Jardin Taleb-Abderrahmane (Bab El-Oued)inauguration de la fontaine de l'Espérance



La «fontaine de l'Espérance» a été inaugurée, hier, au jardin Taleb-Abderrahmane sis à la commune de Bab El-Oued, en présence du sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, du wali d'Alger, Mohamed Kabir et du ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement, Chérif Rahmani, ainsi que le wali délégué de Bab El-Oued, Meziane Saïd, accompagnés d'élus locaux. Ce projet fait partie de la convention de partenariat décentralisé liant les deux ville, Marseille et Alger. Lors de cette inauguration, M. Jean-Claude Gaudin a indiqué que ce projet de la «fontaine de l'Espérance» a été monté «en commun» par Alger et Marseille et «est le symbole de la fraternité et de l'amitié entre les deux pays». Pour Jean-Claude Gaudin, ceci traduit «la volonté d'une politique de générosité» et ce, «pour un environnement durable de la ville de Marseille en partage avec Alger», a-t-il précisé. M. Jean-Claude Gaudin, a souligné, dans ce sens, que «ce projet consiste en l'implantation d'un arbre-fontaine en charpente métallique, qui procure aux visiteurs, un lieu de loisir pour les Algérois et pour les touristes en quête de repos et de distraction. Il devait ajouter : la fontaine est le symbole d'une page, d'un livre, et l'arbre représente le mouvement, et l'eau : la vie perpétuelle.» De son côté, M. Mohamed Kabir Addou, wali d'Alger, a déclaré que cet événement coïncide avec le 30e anniversaire de la signature du premier accord de coopération entre les deux villes, en juin 1980. «Les relations entre la ville de Marseille et la wilaya d'Alger, ajoute le wali sont, au-delà de la signature des accords de coopération car très anciennes.» Des passerelles existent, entre les deux rives de la Méditerranée, entre les deux peuples : les institutions, les entreprises. Et de souligner que «ces liens sont très forts et privilégiés jouant un rôle essentiel dans notre démarche de coopération décentralisée, renforcé ensemble depuis 2006. Puis, vient la signature de cet accord». Il convient de rappeler que le chantier de la fontaine a été ouvert en juin 2009. L’arbre-fontaine est haut de 20 m en charpente métallique, et la wilaya avait décidé son installation au milieu du jardin Taleb-Abderrahmane, dans la commune la plus populaire de la capitale. Le jardin est le plus grand en superficie et connaît une affluence quotidienne des riverains.Mehdi Isikioune
09-06-2010