PATRICK LE BERRIGAUD EUROPE fédérale/UNION POUR LA MEDITERANNEE consultant ingenieur conseil
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Développer les zones agricoles et les régions frontalières
Présidant un atelier sur "la lutte contre la désertification dans les régions sahariennes", Noureddine Redjal directeur central au ministère de l'Agriculture et du Développement rural a indiqué mardi que le programme du renouveau rural prôné par le ministère se fixe des objectifs visant le développement des régions rurales et l'amélioration des conditions de vie de leurs populations. Il a souligné dans ce sens que ce programme vise l'organisation des terres agricoles, entre autres, les oasis de l'Atlas saharien, ainsi que la mise au point d'une stratégie de développement des régions frontalières et la fixation des populations rurales par la création d'exploitations agricoles. "Un investissement de 17 milliards DA a été consacré aux opérations retenues au titre de ce programme devant toucher, à horizon 2020, neuf wilayas du Sud et 5 autres semi-sahariennes", a précisé le même responsable, ajoutant que la mise en œuvre du programme, au titre de l'actuel quinquennat, s'opère par étapes, en vue d'optimiser les ressources financières existantes. Dans son intervention, le directeur du commissariat au développement de l'agriculture en régions sahariennes (CDARS), Hannachi Slimane, a indiqué qu'une série d'opérations ont été retenues, en coordination avec le secteur des forêts, pour la lutte contre la désertification. D'un montant de plus de 2 milliards DA, ces opérations consistent, a-t-il expliqué, en la réhabilitation des palmeraies, l'extension des cultures maraîchères et la revivification des espaces semi sahariens. Une trentaine d'opérations, pour un coût de plus de 12 milliards DA, avaient été réalisées ces dernières années en régions sahariennes, a rappelé M. Hannachi. Ces opérations, qui ont généré 13.000 emplois temporaires, ont été axées sur la réalisation de puits agricoles et pastoraux, l'aménagement de périmètres agricoles et 11.000 Ha de terres agricoles et l'amenée de l'électrification sur un linéaire de 100 km.Notons que près de 12 000 projets de programme de développement rural intégré (PPDRI) sont prévus jusqu'à l'horizon 2014, dont plus de 2.000 sont en cours de réalisation à travers le pays. Ces programmes se fixent, entre autres, comme objectif de programme de développement rural intégré (PPDRI) sont prévus jusqu'à l'horizon 2014, dont plus de 2.000 sont en cours de réalisation à travers le pays. R.A.
Projet Grenelle II : dernier acte législatif le 4 mai Le projet de loi Grenelle II qui a fait l'objet de 2500 amendements est le 5ème et dernier acte parlementaire du Grenelle marquant la fin de la transcription législative du Grenelle Environnement et de la loi Grenelle I. Ce projet de loi, adopté par le Sénat le 8 octobre dernier sera examiné en séance publique par l'Assemblée nationale à partir du 4 mai prochain.Ce volet législatif se décline avec la mise en oeuvre de six chantiers majeurs. Il présente des mesures liées à la lutte contre le réchauffement climatique (dans les secteurs du bâtiment, de l'urbanisme, des transports, de la maîtrise de l'énergie, etc.), à la préservation de la biodiversité, au développement d'une agriculture durable, à la prévention des risques et la protection de la santé, à la mise en oeuvre d'une gestion durable des déchets ou encore à l'instauration d'une gouvernance adaptée à cette mutation écologique.Une partie est consacrée au chantier de l'énergie avec comme objectif de réduire "radicalement" les émissions de gaz à effet de serre, au travers de la généralisation de l'affichage des performances énergie-carbone, du maintien de la France au premier rang des pays européens producteurs d'énergies renouvelables, ou encore du développement de nouveaux carburants issus de végétaux ou de déchets organiques. En effet, le projet de loi propose des mesures en faveur de la réduction de la consommation énergétique et de la prévention des gaz à effet de serre : instauration, au niveau régional, des « schémas du climat, de l'air et de l'énergie » dont le but est notamment de valoriser le potentiel régional d'énergies renouvelables et de développer l'efficacité énergétique ; instauration d'un schéma régional de raccordement au réseau d'énergies renouvelables (afin d'accélérer le raccordement des sources d'énergies renouvelables au réseau national d'électricité) ; http://www.enerzine.com/604/9610+projet-grenelle-ii---dernier-acte-legislatif-le-4-mai+.html
Afrique - Création d’un Conseil maghrébin de la coopération douanièrePublié le 29 avril 2010 à 18h16 (PANA) - Les directeurs généraux des douanes des pays de l’Union du Maghreb arabe (UMA) ont décidé, à l’issue de leur réunion mercredi à Rabat, de créer un Conseil maghrébin de la coopération douanière qui sera basé à Alger, a appris la PANA, jeudi auprès du secrétariat général de l’UMA, à Rabat. L’UMA, organisation sous-régionale, dont le traité constitutif a été signé le 17 février 1989 à Marrakech, comprend le Maroc, l’Algérie, la Libye, la Tunisie et la Mauritanie. Ce conseil constituera un « mécanisme de consolidation de la coopération douanière maghrébine visant à contribuer à la relance des échanges commerciaux entre les pays membres et la simplification des procédures douanières pour les opérateurs économiques dans l’espace maghrébin », précise un communiqué du secrétariat général de l’UMA. Les directeurs généraux ont également convenu d’adopter au moins 8 chiffres lors de l’encodage des marchandises, tout en veillant au respect des engagements des pays maghrébins vis-à-vis de l’Union européenne. En outre, ils ont décidé d’ériger le Centre de formation douanière de Casablanca (sud de Rabat) en institut régional agréé auprès de l’Organisation mondiale des douanes et qui sera chargé de la qualification des douaniers des pays maghrébins. Une réunion maghrébine sur l’harmonisation des procédures douanières sera tenue en juin à Alger, alors qu’une autre sur la lutte contre la contrebande dans les pays de la région sera abritée par Tripoli.
Expo 2010 à Shanghai : l'Algérie va promouvoir son patrimoine architectural et culturel L'Algérie, un des premiers pays à s'engager à la réussite de l'exposition universelle 2010 à Shanghai, va promouvoir son patrimoine architectural et culturel et ses atouts touristiques, a annoncé mercredi le gouvernement algérien.L'Algérie y sera représentée par un pavillon individuel de 1.000 m2 qui se singularise par une architecture de type à la fois Casbah et Ghardaïa. "Le pavillon national fait ainsi une large part à la promotion du patrimoine architectural et culturel et aux atouts touristiques indéniables qui constituent une des plus grandes richesses du pays et qu'il importait de mettre en valeur", souligne un communiqué des services du Premier ministre algérien.L'Algérie a été un des premiers pays à s'engager à la réussite de l'exposition universelle qui doit se dérouler à Shanghai du 1er mai au 31 octobre 2010, "au regard des liens historiques qui l'unissent au pays d'accueil et des rapports d'amitié qu'entretiennent les peuples algérien et chinois", note le communiqué.La décision de participer à cette "grande exposition" a été prise par le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, et confirmée par voie diplomatique aux autorités chinoises dès le mois d'avril 2006, indique le communiqué."C'est au niveau des services du Premier ministre que sont gérées depuis près de deux années la préparation et l'organisation de la participation nationale à cet important événement planétaire. L'opération a mis à contribution, autour du Commissaire de l'Algérie à cette exposition universelle, une commission nationale composée des représentants des institutions et des secteurs directement concernés par le thème, ce à l'effet d'assurer à la présence algérienne toute la réussite qui en est attendue", ajoute le communiqué.L'Expo de Shanghai 2010, qui réunira plus de 240 pays ou régions et des organisations internationales, ambitionne d'accueillir jusqu'à 100 millions de visiteurs. Elle s'articulera autour du thème "Meilleure ville, meilleure vie" que chaque pavillon participant saisira comme leitmotiv pour "mettre en valeur son histoire, ses conceptions architecturales, son économie, ainsi que ses atouts commerciaux, culturels, et touristiques", conclut le communiqué. ● - Exposition universelle de Shanghai
1ère Journée de l’Energie des Régions d’Europe : la subsidiarité énergétique en marche à Bruxelles [Fenêtre sur l'Europe] L’Assemblée des Régions d’Europe (ARE), le Ministère de l’environnement, la protection de la nature et du transport du Land Baden-Württemberg (D) ainsi que GE Energy ont inauguré aujourd’hui la Journée de l’Energie des Régions d’Europe. Symbole de l’essor croissant de la dynamique interrégionale au service du développement durable, et témoin de l’essor de la subsidiarité énergétique au niveau européen, cet événement vient couronner un an de collaboration inédite entre acteurs publics et privés dans le domaine de l’énergie. Deux jours pour apporter aux Régions d’Europe "l’Energie de demain"Première édition d’un rendez-vous annuel unique en son genre à Bruxelles, cette rencontre représente une étape clé dans le renouveau des politiques énergétiques régionales. Il illustre l’apport de la dynamique interrégionale alors que les négociations internationales sur le climat peinent à déboucher sur un accord contraignant. Pendant deux jours, 300 décideurs politiques régionaux et experts européens de l’énergie se sont rassemblés pour discuter du rôle des Régions dans l’élaboration de politiques de protection de l’environnement et présenter les bonnes pratiques régionales en la matière. Véritable vitrine des réponses apportées par les Régions aux défis énergétiques actuels et à venir, cet événement s’inscrit dans la droite ligne des actions menées à Belfort, puis à Copenhague par l’ARE et GE Energy en 2009. La Journée de l’Energie des Régions d’Europe a deux visées principales :- Apporter des réponses régionales aux défis énergétiques en Europe et des recommandations concrètes sur 3 paramètres clés : l’efficacité énergétique, la sécurité d’approvisionnement et la réduction des émissions de CO2 ,- Soutenir l’émergence d’une démocratie participative régionale face aux enjeux énergétiques et environnementaux.Tanja Gönner, Ministre de l’environnement du Land Baden-Württemberg (D), Michèle Sabban, Présidente de l’Assemblée des Régions d’Europe, Johannes Hahn, Commissaire européen chargé de la politique régionale, Ricardo Cordoba, Président de GE Energy Europe de l’Ouest & Afrique du Nord, Steve Howard, Président du Climate Group et Knud Andersen, Vice-président de la chambre des régions, Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe, comptent parmi les personnalités présentes à cet événement.D’après Michèle Sabban : "Cette journée marque une étape importante dans l’action menée par l’ARE sur les questions liées à la transformation énergétique de nos territoires. Dès 2006 une 'déclaration des régions européennes pour l’efficacité énergétique et le développement des sources d’énergie renouvelables’ avait été produite, qui dessinait les contours de notre action présente. Nous sommes convaincus que les régions doivent désormais se voir octroyer les moyens de prendre en main leur avenir de manière responsable et autonome, surtout sur la question de la production d’énergie, qui concerne directement la vie quotidienne des citoyens et l’avenir des populations et constitue en tant que tel un axe crucial de toute stratégie de développement local." Ricardo Cordoba a également commenté : "Nous sommes fiers de participer, aux côtés de l’ARE, à la prise de conscience du rôle-clé des régions dans le développement et la mise en œuvre de politiques énergétiques efficaces et pertinentes, décisives et salvatrices pour notre futur à tous."Pour Tanja Gönner "Les régions sont des moteurs puissants pour la protection du climat. Il est très important qu’elles s’allient à la Communauté européenne afin de parvenir à enrayer le réchauffement de la planète."L’un des temps forts de cette journée a résidé dans la présentation d’un Livre Blanc sur l’action de l’ARE dans le domaine de l’énergie et du changement climatique. Ce document propose un panorama dynamique des différentes initiatives mises en place par l’ARE pour soutenir les régions d’Europe dans l’élaboration de mesures d’atténuation et d’adaptation au changement climatique. En 2009, l’ARE s’est attachée à proposer aux décideurs politiques régionaux un panel encore plus varié d’outils leurs permettant de répondre efficacement aux défis posés au niveau régional. Au travers d’audits énergétiques, de projets européens comme MORE4NRG et PRESERVE, de conférences thématiques et de partenariats novateurs avec une variété d’acteurs considérable, l’ARE jongle entre expérience de terrain, recherche et analyse, montrant son approche pragmatique des besoins de ses membres. Au-delà, son rôle est éminemment politique, c’est pourquoi le Livre Blanc résume également les recommandations de l’ARE pour des stratégies climatiques plus efficaces. Cette journée a également été l’occasion de révéler les résultats complets de l’enquête exclusive menée par l’ARE auprès de 67 régions d’Europe pour évaluer leurs besoins et attentes en matière de politique énergétique durable. Les premiers enseignements étaient qu‘un élargissement du champ de compétences des autorités locales, accompagné d’incitations financières adaptées, leur permettrait de répondre aux défis énergétiques globaux en tirant le meilleur parti de leurs potentiels locaux. C’est grâce à l’utilisation créative de leurs ressources endogènes telles que la neige, la paille, la force de vague ou la liqueur noire (sous-produit du processus de traitement du bois), que les régions contribuent à l’enrichissement et à la diversification de leurs portfolios énergétiques ainsi qu’au renforcement de leur autonomie en matière d’approvisionnement énergétique.Cette enquête a également permis de constater que 92 % des régions qui avaient participé à l’enquête considéraient l’énergie comme l’une de leurs priorités-clés pour les années à venir et 77 % d’entre elles ont d’ores et déjà mis en place une stratégie énergétique. Ceci permet d’instaurer une approche horizontale de la politique de l’énergie et d’intégrer les préoccupations du développement durable dans les nombreuses activités sectorielles telles que l’aménagement du territoire, le transport, le tourisme ou l’agriculture. Les résultats de cette enquête sont à mettre en perspective avec les conclusions du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), qui indique dans son Quatrième Rapport d’évaluation que 50 à 70 % des mesures d’atténuation et d’adaptation au changement climatique devront être mises en place à l’échelle régionale dans les prochaines années.Étude complète de l’ARE sur les politiques énergétiques régionales: http://www.aer.eu/fr/themes-majeurs/energy-policy.html ‘Livre Blanc’ des activités de l’ARE sur l’énergie et le changement climatique : http://www.aer.eu/fr/themes-majeurs/energy-policy.html
Une ville, une histoire Depuis que le monde est monde, Bordj Ménaïel a toujours été Bordj Ménaïel et son nom est tiré de la période turque car durant l’invasion romaine, Bordj-Ménaïel portait le nom de Vasara, allusion faite à l’ancienne Hippodium romain. Mais durant la période turque, ces derniers ne se contentèrent pas d’une installation territoriale mais ils construisirent une forteresse qui servait de camp militaire afin d’assurer maintien de l’ordre et la sécurité dans toute la région jusqu’au littoral de Boumerdès (Rocher-Noir), Zemmouri (Courbet marine), Cap-Djinet, Dellys et Tigzirt. Ainsi, c’est à partir de cette forteresse surnommée Bordj-Ménaïel, «le fort bleuté», que les Turcs étendaient leur domination sur les populations, l’appellation du mot Ménaïel est une définition provenant de la période turque car la lettre I porte deux points qui équivaut à l’alphabet employé dans la langue de la Turquie, manière de faire la phonétique. Aussi, il ne peut être question d’un mot français car la langue de Molière utilise le «y».Bordj veut dire «le fort», Ménaïel signifiant la couleur bleu étant donné que la forteresse avait toujours été peinte avec la couleur utilisée de la «Nila», allusion faite à la chanson chaâbi qui dit «dhak stah e aali li masbough ba nila». De toutes les invasions étrangères, c’est incontestablement l’Islam qui a le plus profondément imprégné la population de cette région.Bordj-Ménaïel à travers l’histoire a été érigée en commune de plein exercice par un arrêté préfectoral du 18 novembre 1870 et confirmé par décret. Elle est reliée par une route (actuellement autoroute) de grand trafic allant de Menerville (Thénia) à Fort National (Larbâa Nath Irathen) et est situé à 70 km d’Alger, 25 km de la wilaya de Boumerdès et 30 km de la wilaya de Tizi-Ouzou, elle a toujours offert aux passants une vue très agréable. Dans l’histoire ancienne, la ville de Bordj-Ménaïel et plus précisément durant l’époque romaine, elle portait le nom Vasara en reconnaissance à l’ancien Hippodium Romain. La colonisation française a agrandi la ville en 1863 qui fut détruite pendant l’insurrection de 1871 puis reconstruite la même année et élargie en 1872. Un souvenir perduLes Issers Larôch étaient sous la domination turque, une grande famille des Issers qui s’étendaient depuis Dellys jusqu’à les Beni-Djaâd et qui était partagée en cinq factions, à savoir Isser Iarach, Isser El Djediane, Ouled Smir, Isser et Ouedianne, Isser Ras El Oued. Suite à plusieurs guerres qui ont longtemps agité cette contrée, les Issers Laârach ont été constitués en un commandement distinct par une décision du gouverneur général en date du 25 juillet 1863. Depuis, ils ont formé une tribu séparée, située à l’ouest de Dellys, chef-lieu de la subdivision et du cercle de ce nom. Les Issers Larach ont pu délimiter par le nord la tribu des Issers d’Ouled Smir, à l’est la tribu des Issers d’El Djedianne et celle de Sebaou El Kedima, au sud la tribu des Kabyles de Béni Amrane et la tribu des Zemmouls, à l’ouest la tribu des Khalfouns, celle des Kharchs de la montagne et l’oued Isser qui la sépare de la tribu des Issers El Ouidiane.Cependant, le décret impérial du 16 avril 1864 avait désigné la tribu des Issers Laârach pour être soumise aux opérations prescrites par le Senatus consulte du 22 avril 1863. La grande tribu des Issers tirait évidemment son nom de la rivière qui arrosait une grande partie considérable de son territoire. L’histoire reconnaît également que la faction des Issers formait la plus puissante des cinq autres, sans doute par affinité de race et d’intérêts, dont le souvenir est aujourd’hui perdu, et son organisation intérieure comprenait comme les autres factions un caïd dont les fonctions consistaient à assurer la rentrée des impôts. La période turqueLes Ménaïlis ou les ex-Vasarien étaient très attachés à la terre. En 1830, ce Bordj n’était plus qu’une ferme de pacha d’Alger et l’autorité française avait réuni ce bordj avec toutes ses dépendances au territoire des deux Amalastes précitées à celui des villages de Teurfa et des Ouled Moussa, et créa le noyau d’une nouvelle tribu à laquelle il fut donné le nom de Zemouls. La tribu des Issers Larach possédait à titre de melk et de temps immémorial le territoire qu’elle occupe. Il est vrai que sur l’ensemble du territoire, elle présentait certaines dérogations du fait même du principe de possession depuis des siècles antérieurement à la promulgation du Senatus Consulte du 22 avril 1963, le territoire des Issers lié à celui de Bordj-Ménaïel renfermait cinq factions administratives placées sous le commandement d’antan de «cheikh el dechra» (le sage de village), qui centralisait les pouvoirs. Ces cinq factions dépendaient des Béni Athmane El Ghious. Les Beni Rabia, Larach El Rabate et les Larach Cheragas devenus plus tard (Raïcha et Ouled Aïssa).Les factions d’El Ghious comprenaient le pays qui s’entendait de la grande route d’Alger à la rive droite de l’oued Issers, celle des Béni Rabia qui elle était divisée en deux parties, la première située dans la montagne et qui occupait les hauteurs de Draâ El Gueffar composé du Haouch de Béni Bakhti Bechala et Ouled Amara à Haouch Guerrouma et à Haouch Kara Ahmed, la deuxième partie était constituée du haouch Sbaâ et Béni Hamid qui se composait d’un territoire se situant entre la route d’Alger et l’oued Isser d’une part et de l’autre part de l’oued Boumzar de Bordj-Ménaïel qui la séparait des Larachs Laraba.Elle dépendait, autrefois, de l’autorité du caïd des Issers, en l’occurrence El-Gharbi, puis passa sous le commandement de ce dernier lors de la réunion de toute la tribu à l’arrondissement d’Alger. Le centre de colonisation détruit lors de l’insurrection de 1871 fut reconstruit la même année au niveau de Bordj-Ménaïel et comprenait des lots urbains des lots ruraux et des concessions agricoles (huit familles d’origine française s’y sont implantées à l’origine). La rapide mise en valeur des terres et les ressources agricoles du pays ont provoqué une rapide évolution du centre agrandi en 1872. Ce complément de la ville de Bordj-Ménaïel était le Cap-Djinel qui représentait le contact du territoire communal avec la mer. La superficie de la daïra de Bordj-Ménaïel (autrefois sous préfecture) était de 97 et 80 km2. (A suivre)Kouider Djouab 28-04-2010
Les créations artisanales de la jeune fille à l'honneur
L'artisanat est considéré comme une créneau porteur qui permet d'impulser l'activité économique tout en préservant des pans entiers de notre patrimoine immatériel. Ainsi, et grâce à l'initiative de l'association "Izdihar" des arts traditionnels, les créations de la jeune fille dans le domaine de l'artisanat sont à l'honneur à Constantine qui leur a consacré un festival national de trois jours. La manifestation à la maison de jeunes Ahmed-Saâdia a regroupé des jeunes artisanes de plusieurs wilayas du pays. Elles sont venues de Ghardaïa, Touggourt, Ouargla, Tizi Ouzou, Alger, Blida et de Bordj Bou Arréridj pour montrer, aux côtés de leurs paires constantinoises, ce qu'elles savent faire de leurs mains. Le hall de la maison de jeunes Ahmed-Saâdi, a réuni pour cette occasion sur quelques mètres carrés, tout, ou presque tout ce que les différentes régions du pays offrent comme richesse et variété en matière d'habit traditionnel féminin, de literies, de pâtisserie et de mets du terroir. Mme Samia Benamor, à titre d'exemple, expose des échantillons du tapis traditionnel de la région de Ait Yahia (Tizi Ouzou), présentés sous forme de coussins, faute de ramener tous les types de ces tapis. Cette exposante qui pratique le tissage depuis plus de 25 ans a saisi cette occasion pour montrer son produit et aussi transmettre, à bon entendeur, son savoir-faire acquis à force de patience, de persévérance et d'application, à d'autres jeunes filles, notamment celles de son village natal à Akbou (Béjaia). Le stand de Mlle Houria Benmoussa, venue avec sa sœur Zohra du village de Tazghout Alebtène, dans la daïra de Ain El Hammam (Tizi Ouzou), expose des échantillons du costume kabyle féminin, et retient l'attention du visiteur par le magnifique burnous de la mariée, brodé de motifs berbères qu'elle a, affirme-t-elle, entièrement réalisé chez elle. Des Bibans, Mlle Taous Tassine est venue, pour sa part, avec un produit plutôt rare pour ne pas dire inédit chez la femme : 17 tableaux en cuivre repoussé représentant des scènes inspirées de l'histoire du pays et imaginées à partir d'autres thèmes. L'exposante espère que le public récompense à sa juste valeur, en venant nombreux découvrir son travail, son audace et son esprit de pionnière. La manifestation, dont le but est d'encourager la rencontre et l'échange entre les jeunes artisanes de différentes régions du pays dans le domaine de la préservation et de la promotion du patrimoine et la découverte de nouveaux talents, a également donné lieu à un concours dans les domaines de cuisine et des arts traditionnels ainsi qu'à des soirées artistiques.R.R.
La Mitidja veut retrouver sa prospérité d'antan et on compte bien y relancer l'arboriculture fruitière. Ainsi, dans la wilaya de Blida les pépinières se multiplient. Selon le chef du service de production végétale à la DSA, "la wilaya compte actuellement 42 pépinières agréées bénéficiant notamment de visites de contrôle de la part des ingénieurs agronomes de la DSA". La tâche de ces derniers consiste, entre autres, à constater "l'état de santé" des plantes et végétaux en serre, et lutter contre les différentes maladies entravant leur bon développement, est-il souligné. La grande majorité de ces pépinières est implantée dans la partie Est, plus particulièrement à Hallouiya, Bouinan et Soumaa, des régions réputées pour leurs activités horticoles à l'échelle nationale. "Il existe deux types de pépiniéristes à l'échelle locale, les diplômés, agréés par la direction des services agricoles (DSA), et les "empiristes", dont la compétence repose sur une expérience professionnelle cumulée sur de nombreuses années d'activités dans ce domaine", indique-t-on à la DSA. Lors de visites sur le terrain, les agronomes de la DSA veillent à prendre des échantillons de ces pépinières, qui devront obligatoirement être soumis à des analyses au niveau de la station régionale de Boufarik relevant de l'Institut national de production végétale d'El Harrach, en vue de "déceler une éventuelle atteinte par la CTV pour ce qui est des agrumes, ou par les cochenilles (de type Saint José notamment) pour les autres essences arboricoles", selon la même source. "En cas de détection de l'une de ces affections, l'échantillon en question est immédiatement incinéré", a assuré le même responsable, en faisant également part d'autres prises d'échantillons pour analyses en laboratoires, effectuées d'octobre à décembre, coïncidant avec la période de mise en terre d'arbustes et plantes, puis vers la fin décembre pour constater leur développement et bonne santé. "Pour ouvrir droit à l'agrément de la DSA, une pépinière doit compter une surface de 9 ha de terre dotée d'une source d'irrigation, tout en étant facile d'accès, notamment, pour les agents de la DSA", apprend-on du chef du service de production végétale, qui ajoute que la structure en question doit être "encadrée par un spécialiste agricole (ingénieur ou technicien), au moment où son promoteur est détenteur d'une carte d'agriculteur". Le deuxième type des pépiniéristes de Blida (non agréés), dont certains ont été approchés par l'APS, en marge des floralies qui se tiennent dans la ville des roses, ces derniers ont tenu à exprimer certaines de leurs préoccupations professionnelles, notamment celles liées à la commercialisation de leurs produits. Actuellement, la seule opportunité offerte à ces producteurs c'est ces floralies qui se tiennent annuellement au niveau du boulevard "Laichi Abdellah" du centre-ville où ils peuvent écouler leurs produits. Certes, des efforts ont été consentis par l'APC qui a prolongé la durée de cette manifestation à un mois au lieu de 15 jours initialement, mais cette faveur demeure "insuffisante" à leurs yeux. D'autres pépiniéristes rencontrés au niveau de ces floralies, estiment "très contraignante" la condition exigeant une surface de 9 ha pour l'agrément d'une pépinière, car une majorité d'entre eux, disent-ils, "ne peut remplir une telle condition et détiennent des lots ne dépassant pas, dans le meilleur des cas, un (1) ha de terre". La majorité de ces pépiniéristes se félicite d'être structurés au sein de l'association de wilaya "Chlorophylle" qui leur a dédié une section spéciale, dite "promoteurs de pépinières", qui se targue de compter en son sein Ami Hocine, le doyen des pépiniéristes de Blida, qui a consacré une cinquantaine d'années de sa vie aux plantes et végétaux.R.R.
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