PATRICK LE BERRIGAUD EUROPE fédérale/UNION POUR LA MEDITERANNEE consultant ingenieur conseil
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Algérie-Turquie : La 9e Commission mixte s’ouvre aujourd’hui à Alger La 9e session de la Commission mixte algéro-turque de coopération économique, scientifique et technique se tiendra aujourd’hui et demain à Alger, a-t-on appris, hier, auprès du ministère des Affaires étrangères. Les travaux de la réunion seront co-présidés par le ministre de l'Energie et des Mines, M. Chakib Khelil, et le ministre d'Etat turc chargé de la Planification, M. Cedvet Yilmaz, a indiqué le ministère dans un communiqué. Prévu par l'accord de coopération économique, scientifique et technique signé entre l'Algérie et la Turquie en 1989, ce mécanisme de coopération bilatérale "permettra aux deux pays de faire une évaluation de cette coopération et d'examiner les voies et moyens de son renforcement dans tous les domaines d'intérêt commun", a-t-on ajouté de même source. Le volume des échanges commerciaux entre l'Algérie et la Turquie au cours de l'année 2009 a atteint plus de 3,8 milliards de dollars, plaçant la Turquie au 6e rang des clients de l'Algérie (2,066 milliards de dollars) et au 7e rang de ses fournisseurs avec 1,7 milliard de dollars, selon les chiffres des douanes algériennes. En outre, les investissements turcs directs en Algérie sont de l'ordre d'environ 300 millions de dollars répartis, particulièrement, entre le BTPH et l'agroalimentaire, rappelle-t-on.
Ouverture hier du Salon “Bien-être sétifien” : Un espace pour les professionnels, les décideurs et les porteurs de projets C'est en présence d'une affluence remarquable, illustrant déjà le succès qui avait été enregistré l'an dernier, que s'est ouverte hier dans la cité de Aïn Fouara, la 2e édition du Salon du “Bien-être sétifien”.Cette édition, qui se tient au niveau de la grande salle d'exposition “El Maâbouda”, regroupant de nombreux exposants algériens, iraniens, français et indiens, se veut être, comme nous l’explique son organisateur M. Rida Djamel, un espace entièrement consacré au bien-être, la cosmétique, la haute coiffure et autres éléments non moins importants, tels que celui du textile et notamment tout ce qui a trait aux soirées.Pas moins de 22 exposants, dont 3 étrangers désireux investir et nouer par la même un partenariat avec des praticiens, ou fabricants algériens spécialisés en la matière, occupent donc cet espace et mettent en exergue les tout derniers produits à l'instar de ceux qui sont destinés au traitement de la peau avec le “galvanique” qui, nous explique-t-on, est le plus petit fer à repasser des “rides”, stoppant par la même la chute de cheveux et agissant contre la cellulite... Le traitement par d'autres produits naturel tels que le miel naturel algérien par excellence et ses vertus qu'il renferme trouvent bonne place au niveau de ce deuxième Salon national qui consacre à la femme sétifienne, sa juste place dans la dynamique multidimensionnelle que connaît cette wilaya.Une initiative d'autant plus importante quand on sait l'adhésion qui a déjà marqué le premier Salon et qui pour une première du genre à Sétif aura été un véritable coup de maître, marquée on se souvient par un grand succès et le chiffre impressionnant de 17.722 visiteurs, il est vrai en quête de nouveautés, de rencontres ou d'échanges comme le stipule l'organisateur qui ne manque pas, dans ce même contexte, de faire état du niveau du Salon qui a été organisé à Oran.L'espace de quelques jours, jusqu'au 14 février, Sétif sera ainsi en raisons des bonnes conditions qui ont été mises en place, un espace privilégié à l'effet de permettre à tous ces exposants et visiteurs, pour la grande majorité des femmes ou des familles, de partager et leurs idées et leur savoir-faire dans un créneau en évolution constante.«Nous veillerons comme l'année dernière à ne ménager aucun effort pour faire que celle seconde édition nationale du Salon des senteurs, soins et remise en forme qui sera également marquée comme l'année dernière par l'élection de Miss Sétif 2010, soit à la hauteur des aspirations de la gent féminine de celle grande ville du pays, veillant sans cesse à accorder le professionnalisme avec la compétence et la bonne humeur », conclut M. Djamel Rida. Un programme aussi riche que varié avec la participation de stylistes et coiffeuses, démonstrations, défilé de mode, de même que des concours et show de coiffure et de maquillage.
Algérie-UE : Selon une étude présentée par M. Zelmati La mise en œuvre de l'Accord d'association entre l'Algérie et l'Union européenne (UE), entré en vigueur en 2005, a entraîné "un creusement du déficit commercial hors hydrocarbures" de l'Algérie, selon une étude présentée mardi à Alger. Si sur le plan macroéconomique, l'Accord d'association n'a pas entraîné de modification de la dynamique d'échanges entre l'Algérie et l'UE, il a été relevé "un creusement du déficit commercial hors hydrocarbures" en faveur des pays de l'UE, note l'étude élaborée par le Programme d'appui à la mise en oeuvre de l'accord d'association (P3A) et dont les grands axes ont été rendus publics lors d'un point de presse par le directeur de ce programme, M. Aissa Zelmati. L'étude, réalisée en collaboration avec les institutions concernées (Douanes, Banque d'Algérie et ministère du Commerce) vise à faire une première évaluation de la mise en oeuvre de cet accord . Elle reléve que globalement, la part de l'UE dans les importations de l'Algérie "a très légèrement diminué entre 2002 et 2007". Les répercussions de cet accord sur le plan macroéconomique se sont également traduites par un manque à gagner sur les recettes fiscales et douanières de l'Algérie, en raison de l'application du démantèlement tarifaire, dira-t-il. Néanmoins, le démantèlement tarifaire appliqué aux produits importés de l'UE n'a engendré "ni détournement ou dérivation du flux des échanges, ni création supplémentaire de commerce", selon l'étude. L'étude d'évaluation conduite par des experts indépendants durant l'année 2009 a noté également "une insuffisante ouverture des entreprises nationales à la concurrence internationale". Ces experts relèvent toutefois que des potentialités existent en matière d'exportation de produits algériens vers l'Europe, mais les entreprises algériennes doivent encore acquérir une véritable culture d'exportation pour être actives sur le marché européen. Au plan des investissements, l'étude a relevé une "forte augmentation" des investissements directs étrangers d'origine européenne, liée principalement aux secteurs des bâtiments et travaux publics et des hydrocarbures Mais l'étude ne se prononce pas sur les effets des mesures récentes adoptées en Algérie, en matière de commerce ou d'investissements étrangers, car les statistiques de 2009 n'étant pas encore disponibles, explique M. Zelmati qui a précisé que l'étude a recommandé d'entreprendre des analyses régulières de la situation des investissements étrangers en Algérie. L'étude conclut par ailleurs, qu'il "est encore tôt" de se prononcer objectivement sur les effets réels d'un tel accord car une évaluation plus précise de ses impacts ne pourra se faire que d'ici 5 ans, soit 10 ans après son entrée en vigueur. Des études complémentaires sont envisagées pour les domaines qui n'ont pas été évalués avec suffisamment de précision notamment l'agriculture et la pêche ou qui n'ont pas été pris en compte tels que la coopération environnementale ou le transport. L'Algérie compte renégocier avec l'UE certaines clauses de cet accord lors du prochain conseil d'association prévu en juin prochain, en vertu d'une clause dénommée clause de rendez-vous. Les propositions d'amendement relatives à l'aspect commercial de l'accord vont concerner notamment les contingents de produits algériens exportés vers l'UE sans droits de douanes, avait déclaré récemment à l'APS le ministre du Commerce M. El Hachemi Djaaboub. En mai dernier, le directeur général du commerce extérieur au ministère du Commerce, M. Chérif Zaaf, avait déclaré que l'évaluation préliminaire de la mise en oeuvre de cet accord démontre que la balance commerciale hors hydrocarbures reste très déséquilibrée en faveur de l'UE avec une faiblesse des investissements européens. "Pour 1 dollar exporté vers l'UE, l'Algérie importe pour 20 dollars", a-t-il alors indiqué pour illustrer ce déséquilibre. M. Zelmati a par ailleurs fait savoir que l'unité de gestion du programme P3A a enregistré trois appels d'offres pour des projets de jumelage institutionnel d'un coût global de près de 3 millions de dollars qui seront financés par l'UE. Il s'agit de jumelages qui vont profiter à la Direction générale des impôts, au ministère de l'Industrie et de la promotion des investissements et à l'entreprise l'Algérienne des eaux. Ces projets visent à promouvoir la coopération entre un service public d'un pays partenaire et l'institution équivalente dans un Etat membre de l'UE afin d'améliorer et de moderniser l'institution dans le pays bénéficiaire par le biais de la formation et de la réorganisation. Trois autres opérations d'assistance technique et d'échange d'informations dans les domaines judiciaire, financier et fiscal viennent d'entre validées par la commission européenne au profit d'institutions algériennes et qui vont se dérouler les prochaines semaines, a-t-il encore indiqué. APS
L’Allemagne devient le 4e fournisseur de l’Algérie
L’Allemagne est devenue le 4ème fournisseur de l’Algérie et ambitionne de renforcer ses échanges commerciaux avec la 1ère économie du Maghreb.mardi 9 mars 2010. Les entreprises allemandes qui font le déplacement en Algérie visent un partenariat qui n’aboutir a pas forcément à un investissement direct, mais qui permettra un transfert de technologie et de savoir-faire ainsi que la formation. L’Allemagne est passée du cinquième au quatrième rang dans la liste des fournisseurs de l’Algérie. Le directeur général de la chambre algéro-allemande du commerce et d’industrie, Andreas Hergenröther, estime que c’est la preuve que les échanges commerciaux entre l’Algérie et l’Allemagne deviennent de plus en plus intenses. Le commerce est une première étape dans un processus qui devrait conduire les entreprises allemandes à s’implanter en Algérie, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse qu’il a conjointement animée avec le ministre de l’Economie, du Transport et du Développement régional du Land de Hesse, en visite en Algérie à la tête d’une délégation d’hommes d’affaires du domaine de l’eau, de l’environnement et des infrastructures. Les entreprises qui souhaitent investir en Algérie sont généralement des petites et moyennes entreprises familiales très réticentes à ouvrir leur capital même en Allemagne, a-t-il souligné, en faisant allusion à la réglementation sur les investissements directs étrangers qui octroie une part d’au moins 51% du capital aux partenaires algériens dans les projets où l’Etat offre des avantages comparatifs. Les entreprises allemandes qui font le déplacement en Algérie visent un partenariat qui n’aboutira pas forcément à un investissement direct mais qui permettra un transfert de technologie et de savoir-faire ainsi que la formation, a-t-il noté. Les précédentes délégations ont des réactions très positives et des entretiens intéressants avec les opérateurs algériens, a-t-il relevé. Les responsables de ces entreprises comptent revenir en Algérie pour approfondir leur prospection, alors qu’une délégation algérienne prévoit de faire une visite dans la région de Basse-Saxe. Le ministre de l’Economie, du Transport et du Développement régional du Land de Hesse, Dieter Posch, a indiqué pour sa part que les autorités allemandes soutiennent et accompagnent les entreprises qui souhaitent investir en Algérie. « Les entreprises allemandes ont besoin d’exporter mais aussi d’investir dans des pays en voie de développement comme l’Algérie où il y a une demande croissante », a-t-il affirmé. Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com D’après El Watan
Bejaia bénéficie d'un important programme pour l'année en cours
Le désenclavement de certaines régions reste une priorité. Dans ce sens la wilaya de Béjaïa devrait bénéficier d'importants projets, visant la modernisation du réseau routier. Le plus important concerne le financement d'une étude portant sur le dédoublement de la RN 09, entre Souk-El-T'nine, à l'Est, et les limites de la wilaya de Sétif sur une distance de plus de 50 km. Cet axe, fortement engorgé, notamment en période estivale, et qui a la réputation d'être l'un des plus redoutables de la wilaya, va pouvoir connaître non seulement une meilleure fluidité mais offrira une meilleure sécurité aux usagers. Sa concrétisation va se faire en complément au projet d'évitement de la ville de Kherrata en réalisation, dont la combinaison est de nature à rendre la liaison entre les deux wilayas plus sécurisée et plus confortable. De l'autre coté, sur le territoire de la wilaya de Sétif, des travaux analogues (dédoublement) engagés sur cette voie sont à un stade de réalisation avancé. Selon la même source, un projet d'évitement a été également retenu pour la ville de Tichy, à 20 Km à l'Est de Bejaia, et qui viendra alléger les désagréments autant des automobilistes que des riverains, soumis, particulièrement en été, à un trafic infernal. Un nouveau projet, achevé en 2009, et qui a consisté en l'agrandissement, voire le dédoublement de la traversée de l'agglomération n'a pas été de nature à absorber tout le trafic régnant, d'où cette option d'aller vers un nouveau tracé, prévu sur site vierge. En fait leur conjonction à terme va permettre d'assurer une voie à grande circulation sur toute la distance, séparant Bejaia de Sétif, sur plus de 100 km linéaires, et qui aura pour caractéristique de joindre, à l'est comme à l'ouest, l'autoroute Est Ouest. Un projet de pénétrante est en voie de réalisation sur le versant occidental, entre Bejaia et Bouira, avec une jonction prévue à Laadjiba. Il est à noter que l'axe reliant Bejaia à Jijel, notamment le tronçon situé entre les localités de Melbou et Ziama Mansouriah à travers le site des falaises accueille un projet d'envergure sur 11, 5 Km, fait de correction de tracé, d'agrandissement de la voie et de mise en place de plusieurs ouvrages d'art dont 3 tunnels. R.R.
Culture : Bruxelles propose un label du patrimoine européen [Fenêtre sur l'Europe] La Commission européenne propose d’instaurer un "label du patrimoine européen" qui vise à mettre en évidence des sites qui célèbrent et symbolisent l’intégration européenne, ainsi que les idéaux et l'histoire de l'Union européenne. La proposition de décision relative au label sera présentée au Conseil des ministres de l’UE et au Parlement européen en vue de son adoption et pourrait entrer en vigueur en 2011 ou 2012."Je crois que le label du patrimoine européen contribuera à faire mieux connaître notre patrimoine culturel commun et néanmoins diversifié, à stimuler le tourisme culturel et à encourager le dialogue interculturel", a déclaré à ce sujet Androulla Vassiliou, commissaire à l’éducation, à la culture, au multilinguisme et à la jeunesse.Pour plus d'informations :http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/10/250&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=fr
Social : Le microcrédit "première mesure" spécifique de l'UE destinée à soutenir l'emploi [Fenêtre sur l'Europe] L'Union européenne a approuvé formellement la création d'un mécanisme facilitant la concession de 100 millions d'euros sous forme de crédits aux chômeurs souhaitant monter une entreprise, comme "la première mesure" spécifique destinée à soutenir l'emploi à la suite de la crise, selon les termes employés par le ministre espagnol du Travail, Celestino Corbacho, à Bruxelles. Cet instrument permettra la concession d'environ 45 000 microcrédits pouvant atteindre jusqu'à 25 000 euros en vue de soutenir les initiatives en matière de création d'emploi des chômeurs et des petites et moyennes entreprises (PME) déjà existantes, menées par des personnes qui, comme les jeunes, ont des difficultés à accéder aux services bancaires traditionnels.Parmi les mesures mises en place par l'UE pour faire face aux conséquences de la crise économique internationale, il s'agit de "la première qui n'est pas en rapport avec le système financier mais avec l'emploi" a souligné M. Corbacho."Nous devons sortir de la crise non seulement en consolidant le système financier, mais aussi en générant de l'emploi et en incorporant au monde professionnel toutes les personnes qui ont (...) perdu leur poste pendant cette période" a souligné le ministre espagnol.Pour structurer l’accord dans le cadre de la stratégie 2020 et en vue du Conseil européen de printemps qui se tiendra les 25 et 26 mars prochains, M. Corbacho a souligné que le Conseil conçoit "qu’il convient d’aborder à court terme la question la plus importante", qui est "le thème de l’emploi", mais que cette stratégie doit également "considérer l’emploi et la cohésion sociale sur le long terme.""L’instrument de microfinancement sera opérationnel dans quelques mois. La somme va être investie par le biais du Fonds d’investissement européen, qui va soutenir des institutions de microfinancement dans plusieurs États membres. Ainsi, dans les pays où ces institutions de microfinancement sont déjà établies, les résultats se verront sans tarder et, au second semestre de cette année, tout sera pleinement opérationnel", a affirmé pour sa part le commissaire européen chargé de l’emploi, des affaires sociales et de l’égalité des chances, Vladimir Spidla.
Le Maroc, un acteur de référence dans la zone Euromed La CGEM et Business Europe réclament une forte implication des institutions financières, notamment la BEI. Un Sommet historique pour un avenir commun. C'est la première fois que l'UE tient un Sommet bilatéral avec un pays du Sud de la Méditerranée. Une symbolique très forte qui conforte les choix économiques et politiques du Royaume. Le Sommet entrepreneurial tenu samedi dernier à Grenade au Palais des congrès et des expositions, à la veille du Sommet politique, témoigne de la volonté affichée par les chefs d'entreprise de renforcer davantage les relations économiques entre le Maroc et l'Europe des 27. A l'issue d'une journée de débats intenses, une déclaration a été prononcée conjointement par le président de la CGEM, Mohamed Horani, et son homologue espagnol, par ailleurs vice-président de l'instance patronale de l'UE, Business Europe, Gerardo Díaz Ferrán. La cérémonie de clôture a été présidée par le Premier ministre, Abbas El Fassi, et le chef du gouvernement espagnol (président en exercice de l'Union européenne), José Luis Rodriguez Zapatero. En évaluant les succès enregistrés dans les différents secteurs de la coopération économique, les chefs d'entreprise estiment qu'il est nécessaire de faire davantage d'efforts en vue d'obtenir une convergence de la dimension réglementaire, notamment dans les domaines des services et des marchés publics. De l'avis de tous, le Statut avancé, conclu en octobre 2008, est un cadre de coopération unique dans son genre dont l'objectif est de faire du Maroc « un acteur de référence dans la zone Euromed ». Les patronats des deux rives accordent à ce titre une extrême importance à l'engagement pris par le gouvernement marocain de mettre en place le Conseil économique est social (CES). A Grenade, la CGEM et Business Europe ont saisi l'occasion du Sommet pour recommander aux deux chefs de gouvernement la mise en place d'une coopération institutionnelle entre le CES marocain et le CES européen. S'agissant de l'Union pour la Méditerranée, tout en saluant l'installation récente du Secrétariat dont le siège se trouve à Barcelone, les entrepreneurs estiment nécessaire l'approfondissement de l'application des accords Sud-Sud, comme celui d'Agadir (les Européens souhaitent qu'il soit élargi au-delà des quatre pays signataires). Par ailleurs, les tables rondes sectorielles organisées en marge du Sommet patronal ont débouché sur de nombreuses idées et propositions intéressantes. Dans le domaine du transport maritime, les chefs d'entreprise souhaitent que la qualité des infrastructures portuaires soit accompagnée par une offre de services alliant régularité, qualité et prix compétitifs. « A l'instar de ce qui a été réalisé en 1999 avec la libéralisation des services maritimes de cabotage dans l'UE, nous jugeons nécessaire de permettre la libre circulation maritime régulière entre le Maroc et l'UE », lit-on dans la déclaration « économique » de Grenade. De même, au niveau du secteur énergétique, l'idée serait d'aboutir à un bouquet énergétique incluant l'ensemble des sources de production dont le nucléaire. Enfin, pour accompagner cet élan de coopération, la CGEM et Business Europe réclament une forte implication des institutions financières, notamment de la Banque européenne d'investissement, dans le financement des projets industriels et technologiques.
Après Picnik la semaine dernière, Google poursuit sa stratégie de croissance afin de renforcer ses services cloud avec le rachat de DocVerse.
D'après le Wall Street Journal, le géant du web aurait déboursé 25 millions de dollars pour se payer cet outil qui s'installe dans les logiciels de la suite bureautique Office de Microsoft (Excel, PowerPoint et Word) et offre un mode collaboratif en ligne. Chaque version modifiée des documents est sauvegardée sur des serveurs et les utilisateurs peuvent les consulter en ligne sans ouvrir un des logiciels Office.
Les deux fondateurs de DocVerse, Shan Sinha et Alec DeNeui ont travaillé chez Microsoft sur les technologies serveur SharePoint et SQL. « L'avenir des applications de productivité se trouve dans le nuage », annonce Google dans son communiqué. Interrogé par Reuters, Microsoft a répondu que cette annonce confirmait le fait que les utilisateurs voulaient travailler et collaborer avec les solutions Office.
Pour le moment, DocVerse maintient son service pour tous les utilisateurs actuels, mais les inscriptions sont fermées. (Eureka Presse)
JACQUES HUBERT-RODIER Rêve méditerranéen et réalité européenne Et si l'Union pour la Méditerranée, ce projet lancé en grande pompe la veille du 14 juillet 2008 par le président Nicolas Sarkozy, n'était pas morte ? Un peu loin des projecteurs de l'actualité euroméditerranéenne centrés sur la Grèce et son sauvetage, la semaine dernière son premier secrétaire général, un diplomate jordanien, Ahmad Massa'deh, a pris ses fonctions lors d'une cérémonie à Barcelone avec les représentants des 43 pays engagés dans ce processus. Après nombre de tractations, byzantines, pour surmonter des obstacles qui semblaient encore il y a peu insurmon-tables, six postes de secrétaire général adjoint ont été répartis : un Palestinien en charge de l'eau et de l'environnement, un Israélien pour l'enseignement, un Turc pour les transports, un Maltais pour les affaires sociales, un Grec pour l'énergie, et un Italien pour le financement des projets et des PME. Et l'on espère qu'un représentant d'un pays du Maghreb, Maroc ou Tunisie, soit désigné, lors du prochain sommet des chefs d'Etat ou de gouvernement de juin prochain en Espagne, à la coprésidence pour le Sud, une fonction occupée actuellement par l'Egypte. Tout cela tient du « petit miracle », comme l'a dit la semaine dernière à Barcelone le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner. Surtout si l'on remonte à novembre dernier où l'annulation du sommet prévu à Istanbul en raison de la crise de Gaza avait été considérée comme la mort de l'institution naissante. Mais il y a aussi le facteur « chance ». L'Espagne, après avoir obtenu le siège à Barcelone du secrétariat, assure actuellement la présidence tournante de l'Union européenne et a voulu reprendre le flambeau de la France pour l'Euroméditerannée qui apparaît ainsi en continuité avec le processus, moribond, de Barcelone de 1995. Et l'on peut encore ajouter le fait que, le week-end dernier, comme si l'on parvenait enfin à rapprocher les deux rives du bassin, à Grenade, l'une des villes symboles mêmes du mélange des civilisations méditerranéennes, le Maroc a été le premier pays arabe et du Sud à partager un sommet avec l'Union européenne à vingt-sept. Tout cela pourrait n'être qu'institutionnel. Mais aujourd'hui les promoteurs de l'Union pour la Méditerranée (UPM) veulent mettre en avant de premières réalisations concrètes notamment dans le cadre du plan solaire et la mobilisation de financements privés à côté de financements nationaux et multilatéraux. Le Japon même aurait pris des engagements et plus de 230 projets, dans l'éducation, le solaire, les autoroutes de la mer, l'enseignement ou encore la protection civile ont été examinés. L'idée des promoteurs est de parvenir à une sorte de « géométrie variable » entre les différents pays pour le financement des projets afin qu'aucun ne puisse bloquer à lui seul l'ensemble comme ce fut le cas avec la règle de l'unanimité dans l'Union européenne dans certains domaines. Et que les financements publics aient un effet de levier. Politiquement, seule la Libye boude encore le projet. Certes ! Il faut reconnaître une incontestable, et discrète, avancée. Mais est-ce à dire que l'UPM pourrait jouer le rôle de ce que fut en son temps la Communauté européenne du charbon et de l'acier (Ceca) qui avait permis de mettre les bases de ce qui est devenu l'Union européenne ? On en est évidemment très loin. Les rives nord et sud de la Méditerranée restent toujours éloignées, et il ne s'agit pas de géographie par la mer, mais par les niveaux disparates de développement entre les deux rives. La suspicion existe toujours. Les relations entre la France et l'Algérie sont très loin d'être apaisées. Le Maghreb, ni le « petit » (Algérie, Maroc, Tunisie) ni, a fortiori, le grand (avec la Mauritanie, toute la Libye), n'existe en tant qu'entité économique. Même la question de Chypre n'est pas résolue. De plus, contrairement à ce qui s'est passé dans les années 1950 en Europe entre Français, Allemands et Italiens, les Israéliens et les Palestiniens n'ont pas encore pris le chemin de la paix. Ce qui rend très difficile la réalisation au Proche-Orient de ce projet. Aujourd'hui, la Turquie, dont l'entrée dans l'Union européenne est de plus en plus lointaine si ce n'est définitivement ajournée, se tourne vers son autre espace, vers l'est, vers l'Iran notamment. Ce qui risque encore plus de compliquer les choses. Et il n'est pas encore certain que l'Allemagne, après avoir torpillé le projet initial du président Sarkozy d'Union méditerranéenne qui visait avant tout à sortir du « paternalisme » dans les relations nord-sud du bassin, soit totalement convaincue de cette nouvelle institution alors que l'heure est au resserrement des politiques budgétaires dans toute l'Europe. La Commission européenne n'a, elle, accepté d'y participer qu'à reculons. Ce qui a obligé à élargir le projet aux 27 pays européens y compris au nord. De plus, en France même les jalousies entre diplomates et conseillers à l'Elysée n'ont pas toujours facilité la tâche du lancement du projet. La finalité de l'entreprise, celle d'un jour parvenir à assurer la paix, la stabilité et la prospérité, entre tous les voisins de la rive sud, n'est en tout cas pas pour demain. Mais là où les promoteurs de l'UPM ont raison, c'est qu'il faudra bien, non pas quelques mois, mais dix ou vingt ans, pour voir si les projets encouragés par cette institution ont bien été réalisés. C'est à cette aune-là que l'on pourra juger, la réussite ou l'échec, et non pas seulement à la capacité de construire une nouvelle institution et à réunir des sommets. Le rêve méditerranéen attend, lui, depuis si longtemps.
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