
Friday, October 16, 2009
Social


Social : Le secteur des services à la personne se "mobilise "
[Fenêtre sur l'Europe]
Ou l'importance de la téléphonie mobile dans le secteur des services à la personne.
Prylos, jeune entreprise française innovante spécialiste des applications mobiles, a été, avec son projet ASAP, lauréat en 2008 de l’appel à projet lancé par l’Agence nationale des services à la personne et la Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services.Ce projet collaboratif vise à démontrer l’apport de la téléphonie mobile au secteur des services à la personne. Dix mois après le démarrage de ce programme ambitieux, un premier retour d’expérience permet d’analyser les résultats obtenus et de prévoir les prochaines étapes du projet. Il en résulte que le mobile est parfaitement adapté au secteur des services à la personne. Dix mois après le lancement du projet, le premier retour d’expérience a permis d’analyser les résultats obtenus. Les producteurs sont unanimes : le téléphone mobile est parfaitement adapté au besoin de traitement d’information en temps réel du secteur des services à la personne.Les bénéfices constatés sur le terrain sont : - se voir attribuer un téléphone est perçu comme un avantage valorisant tout autant qu’un outil de professionnalisation par les intervenants.- la déclaration en temps réel des heures effectuées : la facturation est réalisée immédiatement dans 80% des cas et facilite considérablement l’établissement des paies et des contrôles, en remplaçant la saisie des émargements papiers.- la gestion du planning en temps réel permet un meilleur service client avec notamment, un traitement plus rapide des demandes clients (en quelques heures, entre le 1er appel d’un nouveau client et l’intervention chez celui-ci, contre un jour et demi auparavant).- une meilleure communication entre le producteur, l’intervenant et le client : à tout moment, l’intervenant peut joindre ou être joint, grâce à l’offre « voix ».- une solution rentable et à un coût compétitif par rapport aux solutions de télégestion actuelles.Pour plus d'informations : http://www.prylos.com/
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Qatar Airways premier vol au gaz naturel


Qatar Airways réalise son premier vol au gaz naturel
(src : Qatar Airways)
Dans la nuit du lundi 12 octobre, un avion de Qatar Airways a réalisé son premier vol commercial en utilisant un carburant alternatif à base de gaz naturel (GTL Jet Fuel).
Ce vol entre Londres et Doha, d'une durée de 6 heures, a été effectué à bord d'un Airbus A340-600 utilisant un moteur Rolls-Royce Trent 556. C'est la compagnie néerlando-britannique Shell qui a conçu et produit un mélange composé à 50 % de kérosène synthétique de gaz liquide (GTL) et à 50 % de kérosène conventionnel. Selon la firme pétrolière, ce carburant alternatif permettra de dégager moins de dioxyde de souffre lors de sa combustion et améliorera la qualité de l'air des aéroports.Les données de ce vol au GTL vont maintenant être utilisées par les scientifiques pour mieux comprendre et analyser les bénéfices du GTL par rapport à un carburant normal. "Nous attendons beaucoup de ce GTL, particulièrement au niveau de l'amélioration de la qualité de l'air. Cette étape est le premier pas vers la production de kérosène alternatif pour les vols commerciaux. Qatar Airways s’engage, avec les membres du consortium, à continuer dans cette voie pour le développement de ce projet en faveur de l’environnement" a déclaré Akbar Al Baker, PDG de Qatar Airways. Ce vol couronne 2 années de recherche mené par un consortium qui regroupe Airbus, Qatar Airways, Qatar Petroleum, Qatar Science & Technology Park, Rolls-Royce, Shell et WOQOD, afin de proposer le Jet Fuel pour les vols commerciaux. La majorité de ces recherches a été effectuée au Qatar Science & Technology Park à Doha ;
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Aide humanitaire : L'Union Européenne

Aide humanitaire : L'Union en pointe de la lutte contre la faim dans le monde
[Fenêtre sur l'Europe]
Aujourd'hui à l'occasion de la Journée mondiale de l'alimentation 2009, l'UE s'engagera plus que jamais pour améliorer l'accès à la nourriture partout dans le monde.
En promettant, lors du sommet du G8 à L'Aquila, d'y consacrer plus de 2 milliards €, en complément de la "facilité alimentaire d'1 milliard d'euroe", l'Union Européenne fournit la contribution la plus importante à la sécurité alimentaire mondiale.Plus d'un milliard de personnes dans le monde souffrent de malnutrition, c'est-à-dire 15 % ou un sixième de toute l'humanité. Ce chiffre est en augmentation à la suite des crises alimentaire et financière. L'insécurité alimentaire constitue donc une menace réelle et nous n'atteindrons pas tous les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) si nous ne parvenons pas à éradiquer l’extrême pauvreté d'ici 2015.L'UE a placé la sécurité alimentaire, l'agriculture et le développement rural au cœur de son aide aux pays en développement en leur fournissant un soutien rapide et massif pour lutter contre la recrudescence de la faim dans le monde. Pour de plus amples informations sur les politiques et les stratégies de la CE concernant la sécurité alimentaire, voir:http://ec.europa.eu/europeaid/how/finance/food-facility_fr.htm http://ec.europa.eu/europeaid/what/food-security/index_fr.htm
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Thursday, October 15, 2009
Programme Averroès

Programme Averroès :Des universitaires d’Europe et du Maghreb à Marrakech pour consolider leur partenariat
Ce sont une soixantaine d’universitaires et de chercheurs en provenance de pays européens et du Maghreb qui ont fait le déplacement du 12 au 14 octobre à Marrakech, dans le cadre du programme Averroès, un nouveau dispositif d’aide à la mobilité, piloté par l’Université de Montpelier II, et financé par la Commission européenne dans le cadre du programme européen “Erasmus Mundus”. Ce programme ambitieux qui vise à consolider le partenariat académique et universitaire entre les deux rives de la Méditerranée est de nature à permettre de promouvoir l’excellence universitaire et scientifique au sein des pays méditerranéens. Il permet aussi d’accorder une attention particulière à l’amélioration de la gouvernance des universités afin de mutualiser les bonnes pratiques et le savoir-faire et de renforcer des liens économiques, politiques, culturels et éducatifs entre les pays de l’UE et du Maghreb. Ce programme réunit 20 universités du Maroc, France, Belgique, Espagne, Italie, Tunisie et Algérie, outre une quarantaine de partenaires associés (acteurs socio- économiques locaux, nationaux et internationaux) qui participent activement à l’organisation et à l’accueil des mobilités étudiantes ou académiques. Ce Forum, dont l’initiateur est l’Université Cadi Ayyad (UCAM), en partenariat avec l’Université de Montpelier II, est le cinquième du genre tenu, après ceux organisés à Montpellier (France), Bejaia (Algérie), Sousse (Tunisie) et Perpignan (France). L’un des moments forts de cette grande manifestation étant le discours prononcé par Michel Dumas, coordonnateur du programme Averroès et dans lequel, il a tenu à indiquer que la rencontre de Marrakech est une occasion pour réfléchir ensemble sur le rôle du programme Averroès dans le processus d’édification de l’Union pour la Méditerranée (UPM). Elle se veut aussi une étape décisive pour dresser un bilan des échanges estudiantins mais aussi définir, préalablement, les objectifs escomptés des appels d’offres qui seront présentés par l’UE dans le domaine de la construction universitaire euro-méditerranéenne. Le président de l’Université Cadi Ayyad, Mohamed Merzak, a mis l’accent sur le rôle du programme Averroès notamment en matière d’établissement des rapports de coopération sociale et culturelle entre les deux rives du pourtour méditerranéen. « Le rôle du programme Averroès ne se limite pas uniquement aux volets académique et universitaire, mais les dépasse pour contribuer, de manière directe, au développement des liens de coopération sociale et culturelle entre les deux rives de la Méditerranée ». La mobilité des jeunes que le programme Averroès tente de consolider, permettra, sans nul doute, à cette catégorie sociale, de mieux se connaître et se faire connaître notamment par le biais de l’ouverture sur d’autres cultures et le développement de l’esprit de tolérance et du respect d’autrui, a souligné également M. Merzak. Et de conclure que pour s’acquitter au mieux de son rôle dans l’activation du programme Averroès, l’Université Cadi Ayyad ne ménage aucun effort pour mobiliser, à cette fin, un dispositif humain et matériel conséquent. Quant à M. Yanick Prost du pôle Enseignement supérieur, formation professionnelle et recherche auprès de la présidence de la République Française et en évoquant l’UPM, il a fait savoir qu’elle a été pensée et créée dans le but de combler « les lacunes du Processus de Barcelone », de donner une nouvelle impulsion politique et de mettre en œuvre une bonne gouvernance, de manière à ce que la coopération entre les deux rives de la Méditerranée soit orientée dans le bon sens. Il a axé également son intervention autour d’une énumération de projets conjoints à réaliser. Source : http://www.libe.ma/Programme-Averroes-Des-universi...
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L'UE carbone


L'UE veut industrialiser la séquestration de carbone
(Src : Commission Européenne)
Les dirigeants de 22 pays du monde ont étudié les meilleurs moyens d'accélérer la commercialisation du captage et du stockage du carbone (CSC) lors du forum CSLF** qui s'est tenu à Londres, mardi dernier.
Le captage et le stockage du carbone consistent en une technologie permettant de réduire les émissions résultant de la combustion de sources d'énergie fossiles par les grands émetteurs (tels que les centrales électriques au charbon ou au gaz et la sidérurgie) au moyen du captage du CO 2 et du stockage souterrain."Les autorités publiques doivent continuer de favoriser le développement et l'utilisation des technologies CSC si nous voulons lutter avec succès contre le changement climatique. Toutefois, il convient également que le secteur privé investisse de manière significative dans ce domaine pour que les projets de démonstration soient commercialisés et que les technologies CSC atteignent la faisabilité économique" a déclaré M. Andris Piebalgs, membre de la Commission européenne chargé de l'énergie.Le forum a adopté une déclaration ministérielle portant sur le soutien aux projets, l'échange de connaissances, le renforcement des capacités et d'autres priorités du CSLF. Les activités du forum s'inscriront dans le cadre général des actions en faveur de l'énergie et du climat, qui comprend le processus de mise en œuvre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.Des projets de démonstration sont actuellement financés à hauteur d'1,05 milliard d'euros suite au plan européen pour la relance économique. L'évaluation des propositions de projets est en cours.
De plus, ces projets bénéficient de 300 millions de quotas au titre du système européen d'échange de quotas d'émission. Ces quotas auront une valeur monétaire en fonction du prix du carbone; ils pourront donc être vendus aux enchères par les États membres sur le marché du carbone européen.Sur le plan industriel, la Commission se prépare à créer un réseau de projets de pionniers européens qui participent à des projets de démonstration CSC à grande échelle. L'initiative européenne industrielle sur le CSC vient compléter le tableau. Son objectif consiste à exploiter le développement et l'utilisation de technologies telles que le CSC pour réduire considérablement les émissions de CO 2 résultant de la production d'électricité en Europe.** CSLF : Carbon Sequestration Leadership Forum. Le forum directif pour le piégeage du carbone est une initiative internationale dans le domaine du changement climatique axée sur le développement de technologies améliorées et rentables pour la séparation et le piégeage du dioxyde de carbone (CO 2), son transport et son stockage sûr à long terme.
(Src : Commission Européenne)
Les dirigeants de 22 pays du monde ont étudié les meilleurs moyens d'accélérer la commercialisation du captage et du stockage du carbone (CSC) lors du forum CSLF** qui s'est tenu à Londres, mardi dernier.
Le captage et le stockage du carbone consistent en une technologie permettant de réduire les émissions résultant de la combustion de sources d'énergie fossiles par les grands émetteurs (tels que les centrales électriques au charbon ou au gaz et la sidérurgie) au moyen du captage du CO 2 et du stockage souterrain."Les autorités publiques doivent continuer de favoriser le développement et l'utilisation des technologies CSC si nous voulons lutter avec succès contre le changement climatique. Toutefois, il convient également que le secteur privé investisse de manière significative dans ce domaine pour que les projets de démonstration soient commercialisés et que les technologies CSC atteignent la faisabilité économique" a déclaré M. Andris Piebalgs, membre de la Commission européenne chargé de l'énergie.Le forum a adopté une déclaration ministérielle portant sur le soutien aux projets, l'échange de connaissances, le renforcement des capacités et d'autres priorités du CSLF. Les activités du forum s'inscriront dans le cadre général des actions en faveur de l'énergie et du climat, qui comprend le processus de mise en œuvre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.Des projets de démonstration sont actuellement financés à hauteur d'1,05 milliard d'euros suite au plan européen pour la relance économique. L'évaluation des propositions de projets est en cours.
De plus, ces projets bénéficient de 300 millions de quotas au titre du système européen d'échange de quotas d'émission. Ces quotas auront une valeur monétaire en fonction du prix du carbone; ils pourront donc être vendus aux enchères par les États membres sur le marché du carbone européen.Sur le plan industriel, la Commission se prépare à créer un réseau de projets de pionniers européens qui participent à des projets de démonstration CSC à grande échelle. L'initiative européenne industrielle sur le CSC vient compléter le tableau. Son objectif consiste à exploiter le développement et l'utilisation de technologies telles que le CSC pour réduire considérablement les émissions de CO 2 résultant de la production d'électricité en Europe.** CSLF : Carbon Sequestration Leadership Forum. Le forum directif pour le piégeage du carbone est une initiative internationale dans le domaine du changement climatique axée sur le développement de technologies améliorées et rentables pour la séparation et le piégeage du dioxyde de carbone (CO 2), son transport et son stockage sûr à long terme.
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Algerie l’éclairage à partir de l’énergie solaire

Cap sur l’éclairage à partir de l’énergie solaire
? Lors de sa visite, le ministre des Travaux publics a fait savoir que le projet de la deuxième rocade Sud a atteint un taux d’avancement qui dépasse les 89%. Selon lui, ce projet sera, sans aucun doute, livré avant la fin de l’année 2009. Le ministre a inspecté une nouvelle technique d’éclairage à partir des énergies solaire et éolienne, dont des prototypes ont déjà été installés au niveau du tronçon Zéralda-Douéra. A ce sujet, le ministre a indiqué que «si les résultats de cette expérience sont satisfaisants, elle sera généralisée sur l’ensemble de la rocade», l’objectif, selon lui, étant à la fois économique et écologique. La rocade Sud, d’une longueur totale de près de 66 km, est destinée à réduire la densité du trafic que connaît la première rocade d’Alger reliant Ben-Aknoun à Dar El-Beïda, et de désenclaver de nombreuses régions situées dans les wilayas d’Alger, Blida et de Boumerdès. Elle fera partie d’un réseau de plus de 200 km, une fois raccordée à plusieurs échangeurs et pénétrantes assurant sa liaison avec plusieurs infrastructures, notamment l’autoroute Est-Ouest, la rocade Sud d’Alger (Zeralda-Ben Aknoun), la zone industrielle de Rouiba, ainsi que le pôle technologique de Sidi Abdallah. Elle absorbera, ainsi, près de 70 % des véhicules empruntant actuellement la rocade reliant Ben Aknoun à Dar El-Beida. Quant à sa réalisation, elle est confiée au groupement algéro-luso-espagnol Gotera. R. A.
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Wednesday, October 14, 2009
Union pour la méditerranée plan solaire


Que vaut le «plan solaire» pour l’Union pour la Méditerranée?Par le Pr. Robert Lanquar
Des mois durant, ses détracteurs avaient proclamé sa prochaine disparition en raison du conflit proche-oriental. Aujourd’hui, l’Union pour la Méditerranée poursuit les travaux commencés lors du Sommet de Paris du 13 juillet 2008 et de la Conférence de Marseille des 3 et 4 novembre 2008. La coprésidence franco-égyptienne a notamment tenu une première réunion sur les projets de développement durable le 25 juin 2009 pour traiter de quatre enjeux majeurs: l’eau et l’environnement, les transports, l’énergie et le développement urbain.C’est que les enjeux du développement durable se posent avec une particulière acuité en Méditerranée qui se trouve confrontée à des dangers qu’on ne peut plus dissimuler derrière la crise financière et économique. Ses 520 millions d’habitants en 2025 subiront de plein fouet les effets du changement climatique: manque d’eau pour plus de la moitié des Méditerranéens, biodiversité qui se dégrade de plus en plus vite, besoins énergétiques qui demandent de grands investissements. Dans son rapport «le coût humain du changement climatique» publié en juillet 2009, l’ONG Oxfam démontre que le changement climatique aura des effets sur l’ensemble des questions liées à la pauvreté et au développement et prévient que, sans une action immédiate, 50 ans de développement seront définitivement perdus. Dans certaines régions en Afrique du Nord, les revenus nets de récolte pourraient chuter de presque 90% d’ici 2100. Les enquêtes se multiplient comme celle effectuée dans le cadre de Megapoli («Megacities: emissions, urban, regional and global atmospheric pollution and climate effects, and integrated tools for assessment and mitigation») qui pourrait bientôt s’étendre aux pays associés et de l’instrument de voisinage. Il s’agit d’une vaste campagne européenne de mesure de la pollution de l’air, la plus importante jamais lancée au sein de l’Union européenne afin d’étudier les sources de pollution particulaire en milieu urbain.
Agenda lourdLors du Sommet de l’ONU sur le climat de Copenhague en décembre 2009, les dirigeants devront surmonter leurs divergences et se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif; il s’agira de remplacer le protocole de Kyoto pour la réduction du CO2 après 2012 et lui donner une suite qui soit à la hauteur des enjeux des décennies à venir. «Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité», soulignent les ONG. Auparavant, les représentants climatiques du monde entier se retrouvent à Bonn en Allemagne maintenant pour en discuter. Ces discussions seront thématiques et informelles, tout comme les rassemblements déjà prévus à Bangkok et à Barcelone, en plus des forums de Pittsburgh (Pennsylvanie) et New York. Tous ces rassemblements auront pour thème principal «le problème du changement climatique et la façon dont le monde peut lutter contre ce phénomène à partir d’une première ébauche de nouveau Protocole». En Méditerranée, les projets de l’UPM veulent non seulement protéger l’environnement mais aussi créer de l’emploi, développer les territoires, promouvoir des technologies ou des concepts innovants et faire connaître les réalisations exemplaires en particulier dans le domaine de l’énergie, de la dépollution et de l’eau. Sur la question du changement climatique, le monde arabe souffre d’une absence de représentation et l’Union pour la Méditerranée pourrait la lui fournir.
L’Afrique du Nord et l´énergie solaireLes industriels de l’énergie - surtout les Allemands et les espagnols - comptent fournir d’ici 2020-2025 plus de 15% de l’électricité européenne à partir du Plan solaire méditerranéen (PSM), un des projets pilotes de l’Union pour la méditerranée. Faisant suite à la réunion d’Alexandrie du 30 avril 2009 sur le financement des infrastructures dans la région euroméditerranéenne, la priorité mise sur le Plan solaire est le prix payé aux industriels allemands pour leur faire accepter l’UPM. Les grandes agences internationales et les pays bailleurs s’y intéressent de près, car la réussite du projet aura des conséquences directes sur toutes les zones désertiques et tropicales du monde: Afrique subsaharienne, Amérique latine, Asie centrale… notamment le centre de transfert technologique dans le domaine du solaire de l’Unido, dont le siège est à Vienne. Plus de 30 acteurs internationaux sont déjà impliqués; le fonds pour l’environnement mondial (FEM) de la Banque mondiale intervient fortement dans ce domaine: plus de 50 millions de dollars au Maroc sur une centrale thermique solaire, une autre qui se construit en Egypte, etc.La France est en train de réagir, mais choisit le photovoltaïque. Jean-Louis Borloo, ministre français de l’Ecologie et de l’Energie a souligné le 23 juillet que son ambition était de faire de son pays un leader mondial des énergies renouvelables et qu’il parrainait l’annonce d’une usine de panneaux solaires photovoltaïques cofinancée par EDF Energies nouvelles et l’américain First Solar. Dans ce domaine la concurrence chinoise est féroce, les Chinois dominent le marché et ont réduit considérablement les coûts de production, seul facteur qui a limité le développement du photovoltaïque. L’Association européenne de l’industrie photovoltaïque (EPIA) pense que, d’ici 2020, les progrès techniques rendront possible une énergie solaire parfaitement compétitive qui pourra alors de passer d’aides publiques. Si le Plan solaire réussit, l’Union pour la Méditerranée aura fait d’une pierre trois coups: des énergies renouvelables à grande échelle et à bas coût, du développement durable et une image renforcée par ces succès.
«Desertec Industriel Initiative»
Les entreprises allemandes s’enthousiasment pour le projet énergétique «Desertec»: 400.000 millions d’euros seraient dépensés pour construire un grand réseau de centrales solaires depuis le Maroc jusqu’à l’Egypte, pour couvrir non seulement les besoins de ces pays, mais jusqu’à 15% de la demande européenne d’énergie. L’entreprise sévillane Abengoa multiplie les alliances comme avec la Deutsche Bank et l’assureur Münchener Rück et vient d’entrer comme associé fondateur de Desertec avec le consortium allemand EON et le suisse ABB comme il a été annoncé lors d’une conférence à Munich où participaient entre autres, la Ligue arabe, le ministère égyptien de l’Energie et le Club de Rome. Le projet comporte le tracé de trois routes de lignes électriques de haute tension, de l’Egypte à l’Europe du Nord en passant par la Turquie, de la Tunisie à l’Italie et la dernière du Maroc à l’Espagne. La chancelière Angela Merkel et le président de la Commission européenne Durao Barroso s’en félicitent. Ce ne serait pas un rêve futuriste, puisque technologiquement il serait réalisable; d’ici trois ans, Desertec pourrait devenir une réalité. Les partenaires seront réunis dans une société anonyme d’ici octobre 2009. Abengoa amène une technologie pionnière avec déjà deux projets pilotes d’usines thermo-solaires de cycle combiné en Algérie et au Maroc, c’est-à-dire que la chaleur peut être accumulée pour la nuit ou quand le soleil ne brille pas et produire ainsi de l’électricité de manière constante. En plus, ces fermes solaires pourraient devenir des attractions touristiques!
Nador, le grand port énergétique de l’Afrique du Nord
Avant la crise, le chinois Hutchinson, leader de la manutention de conteneurs, prévoyait à 20 km à l’ouest de Nador, au niveau de la Pointe noire-Chemlala, la construction d’un «port pivot global pour l’éclatement des conteneurs transitant par les lignes est-ouest le long de la route équatoriale» qui ne serait fréquenté que par des porte-conteneurs géants de 10.000 à 12.000 conteneurs (pour l’horizon 2015-2020). Mais le 2 juillet 2009, le gouvernement marocain confirmait son ambition stratégique à long terme (2025) de positionner le pays sur la carte des grandes routes maritimes internationales par la réalisation progressive à Nador d’un complexe intégré portuaire, industriel, énergétique et commercial érigé sur un foncier public de 850 ha. «Nador West Med» (NWM) comprendrait un «port en eaux profondes, un pôle énergétique (production, conditionnement, stockage), une plate-forme portuaire dotée de capacités importantes pour le transbordement des conteneurs, l’import-export et le traitement des produits vrac et une plate-forme industrielle intégrée ouverte aux investisseurs nationaux et étrangers, et destinée à abriter les métiers mondiaux du Maroc (MMM)». La zone franche de «Nador West Med» serait réalisée, plus loin que Pointe-noire, au niveau de l’estuaire de l’oued Kert dans la baie de Betoya, à 30 km à l’ouest de Nador. Les travaux pourraient débuter en 2010 par la mise en place d’une plate-forme énergétique dédiée essentiellement à l’export, avec des installations de stockage d’hydrocarbures répondant aux standards internationaux,
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L’Union pour la Méditerranée

L’Union pour la Méditerranée (UPM), dont l’appellation officielle est « Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée », est une organisation internationale intergouvernementale à vocation régionale. Elle est fondée à l’initiative du président de la République française Nicolas Sarkozy le 13 juillet 2008 dans le cadre de la présidence française de l'Union européenne.
Elle rassemble des États riverains de la mer Méditerranée et l’ensemble des États membres de l’Union européenne (UE). Elle compte 44 membres : les 27 de l’UE, l’Albanie, l’Algérie, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, l’Égypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Mauritanie, Monaco, le Monténégro, l’Autorité palestinienne, la Syrie, la Tunisie, la Turquie, et la Ligue arabe (en tant que telle).
Cette organisation se coule dans la structure du processus de Barcelone, un pacte liant l’Europe aux pays riverains de la Méditerranée mis sur pied en 1995 à l’initiative de Jacques Chirac.
Les principaux buts de cette organisation sont d'ordre énergétique et environnemental : l'eau, l'énergie (en particulier l'énergie solaire), l'environnement (avant tout la dépollution de la Méditerranée), l'autoroute de la mer, sont au cœur du projet. A l'inverse, des sujets moins consensuels comme l'immigration, la nature des régimes politiques des États membres, le conflit israélo-palestinien, ont été écartés.
Le siège de l'UPM devrait être hébergé à Barcelone
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